dimanche 3 mai 2015

Réforme du collège : Appel intersyndical à la grève le 19 mai 2015

Paris, le 16 avril 2015
Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Éduc’action et SUD Éducation font le constat du maintien d’une réforme du collège contestée par la majorité des enseignants et rejetée au CSE par des organisations syndicales représentant plus de 8O % des enseignants du second degré...
Elles continuent à demander le retrait de cette réforme fondée sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l'autorité du chef d'établissement et la reprise de discussions sur de nouvelles bases pour la réussite de tous les élèves.
Sans répondre aux véritables besoins du collège, cette réforme ne ferait en outre, si elle était mise en oeuvre en 2016, qu'engendrer davantage d'inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements.
Dans un contexte déjà largement dégradé pour tous les personnels, elles appellent à poursuivre les mobilisations en cours, débattre en AG des conditions de l'amélioration du collège, multiplier les formes d'action et se mettre massivement en grève le 19 mai. 
Le communiqué au format 

Apprentissage : La CGT exige l’ouverture d’urgence d’Assises de l’alternance

Cette semaine, le Medef communique sur l’apprentissage à partir d’une enquête téléphonique réalisée auprès de 601 entreprises dont aucune caractéristique (taille, secteur…) n’est précisée. Quelle part pour les entreprises TPE et PME, principales intéressées par l’apprentissage ? Il dramatise outrageusement la situation en France alors même que la situation en Europe, y compris en Allemagne, est loin d’être au beau fixe.
Cette opération de communication est un nouveau prétexte pour réclamer de nouvelles aides aux employeurs. Elle participe de la croisade engagée par Pierre Gattaz contre le « coût du travail » : il faudrait maintenant un apprenti à coût zéro !
Le Medef voudrait faire croire qu’il prend l’initiative d’exiger une réforme globale de l’apprentissage, alors qu’il a refusé toute concertation lors de l’élaboration de la loi de mars 2014 sur la formation professionnelle et l’apprentissage, quand la CGT proposait d’ouvrir une réflexion ambitieuse sur l’alternance.
Il devrait plutôt faire le bilan de son « Pacte de l’alternance », affiché en octobre 2013 pour prétendument faire face à la diminution du nombre de contrats d’apprentissage, plutôt que de se dédouaner de ses responsabilités.
Pire, il n’avance aucune analyse sur la nécessaire revalorisation de la formation initiale professionnelle dans son ensemble.
Pourtant, la voie professionnelle et technologique scolaire en lycée forme la très grande majorité des jeunes avec des niveaux de réussite supérieurs et de moins en moins de rupture en cours de formation, contrairement à l’apprentissage. L’une comme l’autre voie s’appuie sur une démarche inductive, c’est-à-dire sur les observations et expériences menées au lycée ou au CFA et en entreprise pour formaliser les savoirs.
En miroir, le taux d’emploi des apprentis sept mois après leur sortie de formation accuse une baisse de 6% entre 2012 et 2013, 65% ayant obtenu un emploi et 30% se trouvant au chômage.
Cela pose la question des véritables freins au développement de la voie professionnelle : orientation scolaire par défaut, discrimination à l’embauche, déréglementation du code du travail notamment en matière de sécurité pour les mineurs, faiblesse des exigences en matière de tutorat en entreprise, mise en concurrence entre le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation…
Le discours patronal récurrent contre la formation initiale diplômante, les référentiels de diplôme, leur reconnaissance placée sous la responsabilité de l’Etat n’est pas crédible. En effet, c’est bien de plus de qualification dont a besoin notre économie. C’est bien d’une formation initiale de qualité permettant une évolution par la formation professionnelle continue tout au long de la vie dont ont besoin les salariés.
Déqualifier, spécialiser à outrance, réclamer des modules exclusivement adapté aux exigences des employeurs d’un secteur ou d’un bassin d’emploi est un non-sens économique !
Or, c’est ce qui est avancé par le Medef quand, par exemple, il remet en cause l’organisation annuelle de la formation en CFA, quand il préconise une flexibilité extrême de l’entrée en formation des apprentis en formation tout au long de l’année en fonction des contrats, et une mixité des publics généralisée !
Le Premier ministre envisage une nouvelle réunion sur l’apprentissage le 12 mai : la CGT, quant à elle, exige que s’ouvrent d’urgence des Assises de l’alternance pour prendre enfin en compte l’ensemble de la formation initiale professionnelle, du CAP à l’enseignement supérieur.
Montreuil, 17 avril 2015.

Notation dans le 1er et 2nd degré

  • Le premier degré
    • Le PE titulaire obtient de l'inspecteur d'académie (IA) une note pédagogique unique de 0 à 20. Elle est attribuée sur proposition d'un inspecteur de l'Education nationale (IEN), suite à une inspection (pas d'inspection lors de la première année de titulaire). Un rapport est adressé sous un mois, et une note attribuée dans le trimestre et harmonisée au niveau départemental.
  • Le second degré
    • Le professeur se voit attribuer deux notes : une note pédagogique (sur 60), une note administative (sur 40), soit une note globale (sur 100)
    • La note pédagogique (sur 60) : 
        • Le professeur certifié, PLP, d'EPS, obtient de son inspecteur, suite à une inspection, une note pédagogique en fonction de la grille correspondant à son corps
        • Les agrégés ont une note sur 60 mise par l'inspection générale à la suite des inspections intervenues au cours de l'année scolaire (procédure
        • Signer sa note ou son rapport ne signifie pas l'approuver. Il est possible de le (ou la) contester, particulièrement, en cas de baisse de note, en saisissant la CAPD (1er degré) ou la CAPA de son corps (2nd degré).
          En cas de baisse de note, une nouvelle inspection peut avoir lieu (voir note de service n°83-512 
          du 13 décembre 1983 modifiée : Modalités de l'inspection des personnels enseignants ; refus d'inspection)
        • L'inspection des personnels enseignants de l'enseigement secondaire : Textes officiels, jurisprudence

          LIJ n°130 de décembre 2008 : Il a été jugé, s’agissant des personnels des corps enseignants, qu’ils doivent être informés de la classe ou du niveau de classe où les inspections pédagogiques doivent se dérouler (C.E. N° 222173, 23.10.2002, Mme COLLET-SEPPELT, Recueil Lebon, tables, p. 762). Une information par téléphone 48 heures à l’avance a été jugée suffisante (C.E., 10.02.2006, M. Georges POYET c/ ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, n° 257484).
    • La note administrative (sur 40) :
      • Le professeur reçoit du chef d'établissement une proposition de note administrative sur 40 correspondant à la moyenne de son corps et de son échelon.
        • Vous avez la possibilité de faire une requête en révision de note administrative sur un formulaire ad hoc joint à la circulaire rectorale précisant les dates de la campagne de notation. Confiez votre requête aux élus paritaire CGT de votre académie afin qu'ils puissent défendre votre situation à la CAPA traitant du sujet.
    • La note globale (sur 100) :
      • Elle est arrêtée par le recteur et sert pour l'avancement d'échelon.
    • Les Conseillers Principaux d'Education (CPE), Conseillers d'Orientation Psychologues (COP) :
GRILLES NATIONALES DES NOTES PÉDAGOGIQUES
 
 TABLEAU 1
 Notes pédagogiques des PLP
Classe normale
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
 -
36 
 2
 -
 36,8
 3
 -
 -
 37,6
 4
 -
 -
 39,2
 5
37,5
43
 40,8
 6
 39
45
42,4
 7
 42
47
44,5
 8
 43,5
49
46,6
 9
 45
51
48,7
 10
 48
53
50,6
 11
 49,5
54
52,4
     
 TABLEAU 2
 Notes pédagogiques des PLP
Hors Classe
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
43
48
46
 2
44
50
48
 3
46
52
50
 4
49
55
53
 5
51
57
55
 6
53
59
57
 
 TABLEAU 3
 Notes pédagogiques des Certifiés,
P.EPS et CE.EPS Classe normale
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
32
47
39,5
 2
32
47
39,5
 3
32
47
39,5
 4
32
47
39,5
 5
33
48
40,5
 6
34
49
41,5
 7
35
50
42,5
 8
36
51
43,5
 9
38
53
45,5
 10
40
55
47,5
 11
42
59
49,5
   
 TABLEAU 4
 Notes pédagogiques des Certifiés,
P.EPS et CE.EPS Hors Classe
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
44
50
47
 2
44
51
47,5
 3
44
53
48,5
 4
44
55
49,5
 5
44
57
50,5
 6
45
58
51,5
7
46
59
52,5
 
Notation pédagogique des agrégés
Elle est mise par l’inspection générale à la suite des inspections intervenues au cours de l’année scolaire. Chaque groupe d’I.g. a la responsabilité de la notation des agrégés de sa discipline et les échelles de notation sont très variables. Le statut ne prévoit pas de possibilité de contester cette note, mais la note de service 83-512 du 13/12/83, R.l.r. 803-0 indique que la C.a.p.n. peut être saisie en cas de baisse de note.
GRILLES NATIONALES DES NOTES ADMINISTRATIVES
 
 TABLEAU 5
 Notes administratives des PLP
Classe normale
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
 -
30 
 2
 -
 30,2
 3
 -
 -
 30,6
 4
 -
 -
 31,1
 5
31
32,5
32
 6
32
33,5 
33,1
 7
 33,5
34,5
34,1
 8
 34,5
35,5
35,2
 9
35,5
37
36,2
 10
36,5
37,5
37,2
 11
 38
39
38,5
     
 TABLEAU 6
 Notes administratives des PLP
Hors Classe
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
34,5
35,5
35
 2
35,5
36,5
36
 3
36,5
37,5 
37
 4
37,5
38,5 
38
 5
38,5
39,5
39
 6
39
40
39,5
 7
 39,5
40
39,7
 
 TABLEAU 7
 Notes administratives des Certifiés,
Bi-admissible, P.EPS et CE.EPS

Classe normale 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
30
35
33,3
 2
30
35
33,3
 3
30 
35
33,3 
 4
31
36
34,2
 5
33,5
37,5
35,6
 6
34,5
38,5
37
 7
36
39
38
 8
36,5
39,5
38,7
 9
37
40
39,1
 10
38
40
39,3
 11
38,5
40
39,6
     
 TABLEAU 8
 Notes administratives des Certifiés,
Bi-admissible, P.EPS et CE.EPS
Hors Classe 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
36,5
39,5
38,7
 2
36,7
39,7
39
 3
37,5
40
39,2
 4
38,2
40
39,5
 5
38,5
40
39,7
 6
39
40
39,8
 7
 39,5
40
39,9
 
 TABLEAU 9
 Notes administratives des Agrégés 
Classe normale 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
32
35
34
 2
32
35
34
 3
32,2
36
34,1
 4
32,5
37
34,7
 5
33,5
38
35,8
 6
34,5
39
37,1
 7
36
40
38,1
 8
37
40
38,9
 9
37,5
40
39,4
 10
38
40
39,6
 11
38,5
40
39,8
     
 TABLEAU 10
 Notes administratives des Agrégés
Hors Classe
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
36,5
40
38,6
 2
37,5
40
39
 3
37,5
40
39,4
 4
38
40
39,6
 5
38,5
40
39,8
 6
39
40
39,9
 7
-
40
-
 
 TABLEAU 11
 Notes administratives des CPE 
Classe normale 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 3
16,6
18,6
17,6
 4
16,8
18,8
17,8
 5
17,3
19,3
18,3
 6
17,6
19,6
18,6
 7
18,2
20
19,1
 8
18,8
20
19,4
 9
19,2
20
19,6
 10
19,4
20
19,7
 11
19,6
20
19,8
     
 TABLEAU 12
 Notes administratives des CPE
Hors Classe
 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 1
18,3
20
19,2
 2
18,9
20
19,5
 3
19,3
20
19,7
 4
19,5
20
19,8
 5
19,7
20
19,9
 6
19,8
20
19,9
 7
19,8
20
19,9
 
 TABLEAU 13
 Notes administratives des COP 
 Echelon
mini
 maxi  moyenne
 2
16
17,2
16,6
 3
16,4
17,4
16,9
 4
16,9
17,9
17,4
 5
17,8
18,4
18,1
 6
18,3
19,1
18,7
 7
19
19,6
19,3
 8
19,4
19,8
19,6
 9
19,5
19,9
19,7
 10
19,7
20
19,8
 11
19,7
20
19,8
Toutes les circulaires et notes de service sur la notation :
Notation administrative des professeurs agrégés :
Déconcentration de la notation et de l'avancement des professeurs certifiés :
Notation des professeurs de lycée professionnel :
Notation des professeurs d'enseignement général de collège :
Notation des enseignants d'EPS, des professeurs de lycée professionnel hors classe, des CPE hors classe et des DCIO :
Notation des professeurs nouvellement nommés dans le corps des professeurs certifiés, d'EPS et dans le 2e grade des PLP :
Mission du professeur exerçant en collège ou en lycée d'enseignement général et technologique ou en lycée professionnel :
Notation des CPE (RLR 830-0) :
décret n° 70-738 du 12 août 1970 modifié (art. 10-1 et 10-2).

Affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours et des examens professionnalisés du second degré - rentrée 2015

Note de service 2015-064 publiée au BO n°16 du 16 avril 2015
Fiche de suivi syndical de la CGT-Éduc'action : Affectation lauréat concours 2015 Image
Fiche à compléter et à retourner à :
Les Élus Nationaux de la CGT-Éduc'action
263, rue de Paris - - case 549 –
93515 MONTREUIL cedex
Tél. 01.55.82.76.55 - Fax : 01.49.88.07.43
unsen@ferc.cgt.fr
http://www.unsen.cgt.fr/
Connexion sur le site Sial
La saisie des vœux d'affectation s'effectue, y compris pour les lauréats d'une session antérieure placés en report de stage, du 4 mai au 15 juin 2015 à midi heure de Paris, sur le site Sial accessible à l'adresse : http://www.education.gouv.fr/cid55752/sial-systeme-d-information-et-d-aide-aux-laureats.html
L'objet de la présente note de service est de définir les règles et les procédures de nomination et d'affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours externes, internes, troisième concours et réservés, des examens professionnalisés réservés de l'enseignement du second degré de la session 2015 ainsi que ceux d'une session antérieure ayant bénéficié d'un report de stage durant l'année scolaire 2014-2015...
Cette affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire, première étape de la prise de fonction, est un moment déterminant du parcours professionnel des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation du second degré. Elle comprend deux phases successives.
La première, conduite au niveau ministériel (DGRH), est interacadémique et consiste à désigner les intéressés dans une académie. Les règles et procédures d'affectation font l'objet de la présente note de service.
La seconde phase, intra-académique, qui consiste à affecter les fonctionnaires stagiaires sur un poste, est de la compétence des recteurs auxquels il reviendra d'en préciser les modalités dans une note de service rectorale. Ils veilleront à mettre en place un dispositif d'accueil pour les fonctionnaires stagiaires nommés dans leur académie qui devra être opérationnel dès la diffusion des résultats d'affectation ministériels (à partir du 2 juillet 2015), afin de permettre aux fonctionnaires stagiaires prenant connaissance de leur affectation dans une académie que beaucoup découvriront, de recevoir toutes les informations et repères utiles pour favoriser leur prise de fonction.
Les lauréats disposent sur le site http://www.education.gouv.fr/ du système d'information et d'aide aux lauréats (Sial), qui comporte notamment un guide synthétisant la présente note de service. De plus, un dispositif d'aide et de conseil personnalisé joignable par téléphone est également mis à leur disposition du 4 mai au 12 juin 2015 puis du 15 au 31 juillet 2015.
Afin de faciliter l'accompagnement des lauréats, des améliorations ont été apportées au dispositif mis en place. Celles-ci concernent d'une part l'accueil téléphonique avec une seconde période d'ouverture de la plateforme du 15 au 31 juillet 2015. En parallèle, une boîte fonctionnelle est dédiée aux traitements des demandes des lauréats portant sur une révision d'affectation conformément aux situations énoncées au II.4.3 de la présente note de service.
D'autre part, la procédure de transmission des pièces justificatives a été revue. Certaines seront déposées sous format dématérialisé sur l'application Sial dédiée à la saisie des vœux. De même, pour les services accomplis au sein de l'enseignement du second degré public, à l'exception de ceux effectués en tant qu'emploi d'avenir professeur (EAP), les lauréats n'auront plus à fournir une pièce justificative. Ces données seront directement récupérées à partir des bases de gestion académiques.
La publication des résultats aura lieu entre le 2 et 9 juillet afin de permettre d'une part aux lauréats de connaître au plus tôt leur affectation et d'autre part pour les académies de mettre en place leur dispositif d'accueil académique.
Cette note de service comporte cinq parties :
- la première traite des principes généraux de l'affectation des fonctionnaires stagiaires ;
- la seconde expose les modalités d'affectation en académie ;
- la troisième concerne la phase intra-académique de l'affectation ;
- la quatrième précise les autres possibilités d'accomplissement du stage ;
- la cinquième se rapporte aux modalités d'entrée en stage.
Elles sont suivies de six annexes relatives au calendrier des opérations d'affectation (annexe A), aux critères de classement des demandes (annexe B), à l'ordre d'examen des vœux pour la procédure d'extension (annexe C), aux reports de stage (annexe D), à l'état académique des stagiaires non titularisés (annexe E) et aux pièces justificatives (annexe F).
Lire la suite de la note de service...

Déclaration de la CGT Educ’action au CSE du vendredi 10 avril 2015

Madame la Ministre,
Hier 9 avril, plus de 300 000 salariés, actifs, jeunes et retraités, privés d’emploi, dans les 86 rassemblements et manifestations en province et à la manifestation nationale à Paris ont dit non à l’austérité. Dans la capitale, plus de 120 000 manifestants ont convergé durant tout l’après-midi. Au-delà de ces manifestations, la journée a aussi été marquée par quelques 1000 appels à la grève...
 Dans les secteurs de l’Education, la Recherche et la Culture, la politique d’austérité se traduit par des décisions budgétaires qui prolongent et aggravent celles des gouvernements précédents. Les associations soumises à des baisses de subvention, comme les établissements publics, réduisent leurs missions, licencient, renforcent une précarité déjà excessive. Les salaires baissent et les recrutements se font sans respect des qualifications et des statuts dans de nombreux secteurs. La marchandisation, les restructurations dans la formation professionnelle ou la Recherche et l’Enseignement supérieur vont à l’encontre des intérêts des usagers comme des salariés.
Le 9 avril, salariés et retraités du public et du privé, tous ont manifesté pour :
  • Le retrait du projet de loi Macron et du pacte de responsabilité ;
  • En finir avec l’austérité ;
  • L’augmentation générale et immédiate des salaires, des pensions et des minima sociaux ; 
  • Le dégel du point d’indice dans la Fonction Publique ;
  • La création massive d’emplois stables et qualifiés ;
  • Pour le développement des services publics de proximité ;
  • Une protection sociale renforcée, universelle et solidaire.
Dans la Fonction Publique, le plan Sauvadet, dit de résorption de la précarité est un échec reconnu par tous. Les engagements concernant le nombre de titularisations n’ont pas été respectés. De plus, le plan mis en place ne permet pas de faire diminuer réellement le nombre de précaires, qui ne cesse d’augmenter depuis trois ans !
L'annonce, le 16 mars 2015, par la ministre de la Fonction publique, du prolongement de ce plan de deux années (jusqu'en 2018) ne change rien au problème de fond. En effet, des jurys de concours opèrent un blocage sur la Reconnaissance des Acquis de l'Expérience. De plus, les non-titulaires qui ont eu une rupture de contrat en mars 2010 ou qui ont été recrutés après mars 2010 resteront exclus du dispositif.
Seule une titularisation sans condition de concours ni de nationalité permettrait de réellement résorber la précarité.

D’autre part, les décrets Fonction publique de mars et novembre 2014 (décrets 2014-364 du 21 mars 2014 et 2014-1318 du 3 novembre 2014), améliorant la gestion des non-titulaires (encadrement des rémunérations, encadrement des recrutements, renouvellements et licenciements...), n'ont toujours pas trouvé leur application concrète au ministère de l’Éducation nationale. Nous sommes toujours en attente de la circulaire globale de gestion annoncée lors des chantiers métiers en... janvier 2014. Il y a urgence qu’elle soit publiée pour enfin "encadrer" des employeurs rectoraux ayant trop souvent la tentation de ne pas respecter les droits des personnels.
Difficile dans cette déclaration préalable d’évoquer les trop nombreux points (42) à l’ordre du jour du CSE d’aujourd’hui. Ces derniers temps, il y avait eu un réel effort pour éviter les séances Marathon. Mais selon l’expression populaire « chassez le naturel, il revient au galop ». A la commission spécialisée nous n’étions plus que 4 en fin de séance, combien parmi nous pourront encore être présents à la fin de ce CSE, même en ayant prévu le kit de survie : boissons et friandises ? On peut légitimement se demander si recueillir l’avis du CSE n’est pas que simple formalité. D’après les informations des médias ce matin, pour la réforme du collège, tout est bouclé.
Pour le calendrier scolaire par exemple, la France entière le connaît déjà, depuis le 2 avril au matin, avant même le point presse de Madame la Ministre. Un simple dossier de presse envoyé aux journalistes et la décision est entérinée. Tout est déjà publié sur le site du ministère, et relayé dans le sommaire de la lettre informatique du BO du 2 avril. On signale bien qu’il faut l’avis du CSE, mais pourquoi s’embarrasser d’échanges contradictoires en commission spécialisée alors que cela se fait habituellement ? Nous avons bien reçu le message, il est plus important de faire le « buzz » que d’attendre une semaine l’avis du CSE.
Si le ministère reprend les modes de communication en vogue sous Monsieur Chatel, à savoir informer les journalistes avant même la consultation des instances, je rappelle que la plupart des organisations représentées au CSE ont aussi une presse avec un dépôt légal. A défaut de respecter nos mandats, transmettez-nous les mêmes informations qu’aux journalistes et invitez-nous aussi aux conférences de presse !
Pour plusieurs points de l’ordre du jour, nous interviendrons lors des débats.
 Interventions de la CGT à ce CSE (Réforme du collège et Calendrier scolaire) 

PEF 135 Avril 2015

Sommaire : 
p. 2 Actu
p. 3 Édito
p. 4/5 Premier degré
p. 6/7 Collège/Lycée
p. 8 Formation pro.
p. 9 Enseignement pro.
p. 10/11 Infirmier-ère-s ; Personnels d’administration ; Personnels de Laboratoire
p. 13 à 16 - Dossier : Éducation prioritaire
p. 12 Non-titulaires/ESPE
p. 17 Interpro : loi Macron
p. 18/19 Retraité-e-s
p. 20 Fonction publique
p. 21 La Collective
p. 22/23 Enseignement privé
p. 24 Abécédaire : L comme ...
p. 25 Rencontre
p. 26 Page pratique
p. 27 Vie syndicale : la CGT a 120 ans
p. 28 RESF

Modalités de certification du baccalauréat professionnel : des modifications attendues mais encore insuffisantes

Le Conseil supérieur de l’Éducation (CSE) du 10 avril et la Formation Interprofessionnelle (FIP) du 13 avril auront à examiner les propositions d’épreuves ponctuelles dans plusieurs domaines du baccalauréat professionnel : Prévention Santé Environnement (PSE), Eco-droit et Eco-Gestion...
Depuis 2009, et la mise en place du baccalauréat professionnel en 3 ans, ces épreuves sont évaluées en CCF (Contrôle en Cours de Formation). Dès le départ, la CGT Éduc'action s’est déclarée opposée à ce CCF. Elle est intervenue à de nombreuses reprises pour exiger dans ces disciplines, comme dans d’autres, par exemple les maths-sciences, le retour à des épreuves ponctuelles en fin de cursus. Les CCF créent, outre une désorganisation de la scolarité et une importante surcharge de travail, une menace évidente sur la valeur nationale du baccalauréat.
Un retour partiel à des épreuves ponctuelles est donc accueilli favorablement par la CGT Éduc'action, mais ce n’est qu’un premier pas. La CGT Éduc'action aura l’occasion de réaffirmer cette position lors du CSE et de la FIP, mais également lors des réunions de bilan de la réforme du lycée et de la "rénovation de la voie professionnelle", que le ministère organise à partir du 14 avril.
Montreuil, le 9 avril 2015
Le communiqué au format