lundi 11 mai 2026

Circulaire de rentrée : des vœux sans moyens ni changement de politique.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les personnels de l’Éducation nationale ont reçu, jeudi 7 mai, la circulaire de rentrée 2026 signée du ministre Geffray. Cette temporalité interroge et sa publication 4 mois avant la rentrée donne davantage le sentiment que le ministère a voulu se débarrasser d’un exercice formel (et largement sacrifié au cours des années Macron) que d’une volonté de fixer un cap. Comme une volonté de gérer les affaires courantes dans une fin de règne poussive où le gouvernement tente à nouveau de se convaincre du « bien-fondé » d’un certain nombre de contre-réformes qu’il souhaite « consolider…

Une nouvelle fois, par cette circulaire, le ministère vend une idéologie rétrograde à travers son insistance pour les apprentissages fondamentaux (tant vantés depuis l’ère Blanquer et avec des prescriptions déjà inscrites dans les programmes), à travers celle pour les principes républicains (stipulés sans lien réel avec le reste des orientations) ou enfin, dans un dernier paragraphe au ton très IIIème République convoquant déclinisme et peurs (conflits et séparatisme venant s’agréger au déclin démographique).

Pour la CGT Éduc’action, cette circulaire n’est pas riche d’enseignements par ce qu’elle indique, mais plutôt par tout ce qui ne l’est pas, toutes ces absences lourdes de sens. Concernant le raisonnement scientifique, à part un plan Filles-maths insuffisant pour lutter contre l’aspect inégalitaire, rien n’est prévu par le ministère alors qu’un récent rapport de la DEPP met lui l’accent sur le manque de moyens ou de formation des personnels. Sur le climat scolaire, le ministre estime que son amélioration passera par la fin du téléphone portable dans les établissements alors qu’il est anecdotique au regard de l’absence d’une politique de santé mentale ou du manque de personnels pour encadrer-accompagner les élèves dans une scolarité apaisée. De même, l’amélioration de la gestion des personnels et leur accompagnement ne pourront pas se réaliser sans la fin de l’austérité (suppression de postes) ou celle de l’autoritarisme, sans la reconnaissance des droits des personnels (à muter, à exercer leur liberté pédagogique, à se former…). Respecter la communauté éducative et ses personnels (et leur « autorité »), c’est aussi mettre fin à une forme de mépris institutionnel et leur accorder une reconnaissance professionnelle et salariale. Pour les plus précaires comme les AESH, à qui le ministre reconnaît un « investissement » (terme pouvant aussi être utilisé pour des bénévoles…), c’est aussi leur octroyer, enfin, un véritable statut de fonctionnaire à l’heure où les négociations peinent à débuter concrètement.

Enfin, que dire de « l’exigence » très largement invoquée par le ministre et qui laisse à penser que la communauté éducative doit se ressaisir ? Pour la CGT Éduc’action, la seule exigence qui vaille est la nôtre, celle portée par nos revendications pour améliorer le Service public d’Éducation, améliorer le travail de tous les personnels, la réussite de tous·tes les élèves et la lutte contre les inégalités, et donc celle de gagner une autre politique éducative gouvernementale.

Montreuil, le 11 mai 2026

Communiqué de presse Circulaire de rentrée des vœux sans moyens ni changement de politique

8 ans de Parcoursup : Savoir tirer les leçons d’un échec

 

Un récent rapport parlementaire affirme que Parcoursup est « un échec sur le plan politique au
regard des missions que le législateur lui a assignées (réduction des taux de réorientation et d’échec
en licence, démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, etc.) ». Pourtant, le
gouvernement ne tire toujours pas les leçons de cet échec bien prévisible et persiste.

Télécharger le tract commun CGT Educ et CGT Ferc Sup 

dimanche 10 mai 2026

Campagne intersyndicale pour le statut des AESH

 

Lors de l’examen, au Sénat, en janvier, de la proposition de loi relative à la création d’un statut d’AESH puis lors d’une séance de questions au gouvernement, toujours au Sénat, le 25 février, le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé sur un début de discussion autour du statut des AESH en mars.

Aucun signe depuis n’a été donné en ce sens, pas l’ombre d’un calendrier permettant d’ouvrir les discussions alors même que le Ministre avait évoqué un ouverture des discussions courant mars.

L’intersyndicale FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation, Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation n’entend pas en rester là ! Dans la continuité des actions menées depuis plus d’un an (pétition, journées d’actions, grève, adresses aux parlementaires, aux parents d’élèves etc), elle invite les personnels à interpeller le ministre de l’Éducation nationale par l’envoi de la carte postale ci-dessous.
Elle peut aussi être utilisée dans des actions locales d’information aux parents d’élèves, aux collègues et pour témoigner sur les réseaux sociaux (photos réunissant les collègues en réunion syndicale etc).

La médecine de prévention

 

La médecine de prévention, c’est ainsi qu’elle est qualifiée, ses prérogatives, son usage, ses effets doivent pouvoir constituer des leviers pour prévenir mais aussi protéger. Il y a très peu d’information sur les droits en la matière, sans parler du manque criant de médecins du travail, certaines académies n’ont même pas un·une médecin, le rectorat doit sous-traiter à des services privés inter-entreprises. Ce guide a pour but d’informer sur les droits et développer des stratégies pour mieux se protéger et se défendre.

Pour l’année 2024 :

22 académies déclarent disposer d’au moins un médecin du travail. 69 médecins du travail sont en poste (73 en 2023), soit 62 ETP (61 ETP 2023). 3 académies font appel à un collaborateur médecin (5 en 2023).

La protection fonctionnelle

 

La protection fonctionnelle couvre les fonctionnaires, mais également les stagiaires, les élèves fonctionnaires, les agent·es contractuel·les de droit public, les vacataires. Les collaborateur·rices occasionnel·les du Service public, qu’ils·elles soient salarié·es mis·es à disposition par une entreprise ou agent·es non titulaires recruté·es à l’étranger, peuvent aussi bénéficier de la protection fonctionnelle si les faits concernent directement le service. La protection fonctionnelle peut également s’étendre aux membres de la famille si les faits en lien avec la fonction de l’agent·e les impactent.

Le harcèlement moral professionnel

 

 

ui n’a jamais été confronté·e à un·e secrétaire d’établissement qui craque dans son bureau après la remarque de trop du·de la principal·e ? À l’enseignant·e abasourdi·e devant le rapport désastreux de son rdv de carrière ?
À l’AESH qui claque la porte après une nouvelle humiliation face aux élèves ? Au. à la technicien·ne de recherche et formation qui se voit reprocher des manquements du fait de la pression continue sur des tâches toujours plus nombreuses ? Ces «petits faits du quotidien» paraissent anodins, mais en fait, ils constituent la première étape du harcèlement hiérarchique.
Quand ce mécanisme s’intensifie et s’installe, les agent·es craquent, ce qui entraîne une forte augmentation des arrêts maladie, de la démission active mais aussi passive (quand le·la salarié·e cesse de s’investir dans son travail), voire des suicides dans les cas les plus extrêmes.

Le registre santé et conditions de travail

 

Voici le guide syndical concernant le Registre Santé et Sécurité au Travail. Ce document obligatoire, dans toutes les écoles, établissements et services de l’Éducation nationale, est un des dispositifs centraux de la politique de santé et de sécurité au travail. En effet, il permet à chacun·e de signaler tout risque observé sur le lieu de travail, mais également toute atteinte à la santé physique et psychique des agent·es. Il s’inscrit dans une démarche de signalements concernant l’amélioration des conditions de travail mais peut contribuer également à la prévention. C’est un levier essentiel à actionner sans modération.

jeudi 7 mai 2026

Salaires dans la fonction publique… et si nous en parlions ? (Administratifs)


Le ministre des comptes publics, David Amiel, a reconnu que « le tassement des grilles désespère certain·es agent·es qui ne voient plus de progression salariale. » Au-delà du constat, la CGT Éduc’action exige donc des réponses concrètes et immédiates.

Depuis 2000, à cause du gel ou de l’augmentation insuffisante de la valeur du point d’indice, les agent·es de la Fonction publique ont vu fondre leur pouvoir d’achat de 28,6%. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 € comme aujourd’hui, mais à 6,50 €.

 

Retrouvez notre tract admin mai 26

Stages de seconde, une seule solution : l ’abrogation

 Depuis 2024 et la volonté de G.Attal de «reconquérir le mois de juin», les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer, à cette période de l’année, deux semaines de «stage d’observation» en entreprise. Alors que ces stages n’ont aucun intérêt pédagogique (comme ceux de 3ème), ils présentent avant tout des risques pour les élèves, augmentent la charge de travail des personnels et sont profondément inégalitaires (réseaux familiaux et autre reproduction sociale). Surtout, au-delà de leur caractère occupationnel, ils sont un outil au service du discours néolibéral et militariste du gouvernement qui ne cesse de présenter l’entreprise comme l’alpha et l’oméga de la formation.

Lire le tract : stages seconde: l’abrogation

Les dangers du rapprochement École/entreprise : L ’école n’est pas une entreprise

 École et capital, un objectif commun assumé

Pour la CGT Éduc’action, l’École a pour fonctions principales l’émancipation et l’épanouissement, immédiats et à long terme, de l’enfant en l’aidant à se construire et être acteur·trice de sa formation. Cette formation doit permettre d’acquérir des savoirs et des savoir-faire. Elle doit être aussi qualifiante et permettre de valider les années d’études par un diplôme reconnu dans les grilles de classification afin de garantir les droits et rémunérations des futur·es salarié·es.
Mais pour les tenant∙es du capitalisme, l’École a un tout autre rôle. Elle est tout d’abord synonyme d’employabilité et doit permettre, dans un rôle idéologique, la transmission des valeurs de hiérarchie dans la société tant par ses contenus que par son organisation. C’est d’ailleurs en ce sens que le Capital a accepté la massification afin d’obtenir, à un moment, une main d’œuvre plus qualifiée, mais sans la question de son émancipation.
C’est dans cet esprit que l’ École est sommée d’obéir au néolibéralisme prôné par un certain nombre de traités (dont celui de Lisbonne) visant à bâtir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », de « promouvoir une main d’œuvre qualifiée, formée et susceptible de s’adapter ». Cette stratégie vise à systématiser la relation École-entreprise pour développer un système scolaire le plus compétitif possible pour le monde du travail.

Lire le tract :  Rapprochement École Entreprise