dimanche 11 décembre 2016

PPCR, la CGT Éduc'action portera son opposition auprès des personnels

Les textes soumis au Comité Technique Ministériel (CTM) du 7 décembre 2016 sont la traduction statutaire des discussions menées sur les Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR) des agents de la fonction publique. 
Les organisations de la CGT fonction publique ont refusé de signer le protocole d’accord issu de ces négociations qui a été rejeté par des syndicats représentant une majorité des personnels de la fonction publique... 
Manuel Valls, alors Premier ministre, a décidé de passer en force, en imposant un accord minoritaire dans toute la fonction publique, un 49-3 du dialogue social. 
Les dispositions qui ont été présentées au CTM continuent à lier l’avancement d’échelon à l’évaluation professionnelle de l’agent, lors des trois premiers rendez-vous carrière. 
Ces textes ne garantissent pas le passage à la hors classe pour toutes et tous les agent-es avant leur départ en retraite. Cette prétendue volonté de la Ministre reste un vœu pieux qui n’a pas été traduit en dispositions statutaires. 
La seule garantie apportée par le ministère pour assurer le passage de toutes et tous les collègues à la hors classe est un ajustement des ratios promus/promouvables qui, pour l’instant, sont en cours de calcul par les services du ministère. Ils ne nous seront communiqués qu'au printemps… 
Le caractère subjectif de l’appréciation professionnelle de nos collègues par la hiérarchie sera renforcé. 
Ces nouvelles modalités d’avancement de carrière sont contraires aux revendications de la CGT-Éduc’action, qui demande une déconnexion totale de la rémunération avec l’évaluation, comme c’est le cas pour certains corps de ce ministère, en particulier celui des personnels de direction. 
La création de la classe exceptionnelle est un grade à accès fonctionnel à 80 %. La CGT s’était prononcée contre ce type de grade dans la fonction publique de l’État, lors de son introduction en 2010 par le gouvernement Sarkozy-Fillon. Nous nous opposons toujours à un dispositif discriminant qui ne peut qu’exacerber la concurrence entre collègues. 
Ce grade ne sera accessible qu’à 10 % de l’effectif d’un corps. Ce sont donc 90 % de l’effectif des collègues qui en seront irrémédiablement exclus. 
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! 
Rien ne dit que les dispositions prévues ne seront pas plus orientées vers des promotions uniquement au mérite ! 
Les modalités de gestion et le contrôle que les commissions administratives paritaires devraient avoir sur l’ensemble du processus ne sont toujours pas connus précisément. 
Le calendrier d’application de l’ensemble du dispositif se fait dans un contexte politique où il n’y a aucune visibilité ni aucune assurance sur le respect des engagements qui seraient pris par l’actuelle ministre de l’Éducation, au-delà de l’année 2017. 
Pour l’immense majorité des agent-es, le gain financier est pour l’instant très faible, quelques dizaines d’euros tout au plus en 2017. 
Ce protocole n’améliore pas les déroulements de carrières des agents, ne corrigera pas le déclassement salarial de nos collègues et ne rendra pas plus attractifs les métiers enseignants. 
Les enseignant-es français-es qui ont déjà perdu 14 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000 seront toujours parmi les plus mal payé-es d’Europe. 
La CGT Éduc’action a voté contre ces projets de décrets au comité technique ministériel du 7 décembre. Elle s’engage à poursuivre le travail unitaire avec toutes les organisations syndicales qui partagent son analyse pour alerter et mobiliser nos collègues contre les dangers de ces dispositifs. 
Montreuil, le 8 décembre 2016
Le communiqué au format 

Livret Scolaire Unique, stop aux pressions hiérarchiques !


Depuis la rentrée, et plus particulièrement en cette fin de trimestre, de très nombreux-ses collègues s’inquiètent de l’obligation qui leur est faite par leurs chef-es d’établissement ou Inspecteur-trice-s de remplir le Livret Scolaire Unique (Numérique). 
La CGT Éduc'action tient à rappeler que les textes réglementaires devant instaurer ce livret ont été retirés de l’ordre du jour du Conseil Supérieur de l’Éducation de septembre 2016 et qu’ils devront être représentés d’ici juin 2017. Dans ces conditions, cette année scolaire est une année de test et l'utilisation du livret scolaire numérique n'est pas obligatoire ni généralisée. Le ministère avait d’ailleurs indiqué que "la version numérique du LSUN n’était pas immédiatement obligatoire, seul le bilan de fin de cycle est incontournable"... 
Cependant, dans de très nombreux départements, la hiérarchie a tenté de passer en force auprès des collègues pour les obliger à utiliser cet outil qui s’est rapidement révélé incomplet et peu utilisable en l’état. Après de très nombreuses interpellations syndicales, la DGESCO et les DASEN ont été obligés de répondre aux personnels. Dans un courrier daté du 1er décembre, Florence Robine, Directrice générale de l’enseignement scolaire, précise que les anciennes modalités sont toujours applicables en l’absence de LSU opérationnel et que la communication des résultats scolaires aux parents peut encore se faire en version papier. 
Pour la CGT Éduc'action, ces annonces sont une première victoire pour les personnels qui étaient soumis à de nouvelles charges de travail. Elle reste cependant perplexe face au maintien temporaire du Livret de Compétences et à l’instauration prochaine du LSU. En effet, si nous craignons un outil numérique sans garde-fous, nous rappelons surtout que la priorité de l’Éducation nationale n’est pas d’"assurer la maîtrise" du socle commun de compétences et de connaissances via ses livrets, mais qu’il faut en finir avec ce socle commun lui-même. Nous continuons donc à revendiquer un service public d’éducation progressiste, non réduit aux seuls apprentissages d’un socle commun de savoirs formatés pour satisfaire le patronat, qui permette à tou-tes l’accès à une culture commune émancipatrice.
Dans cette optique, la CGT Éduc'action revendique la liberté laissée aux équipes pédagogiques de définir les modalités de communication vers les familles. 
Montreuil, le 8 décembre 2016
Le communiqué au format 

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 7 décembre 2016 (PPCR)


Les textes qui sont soumis à ce CTM sont la traduction statutaire des décisions prises suite aux discussions menées sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations des agents de la Fonction publique.
Les organisations de la CGT Fonction publique ont refusé, le 29 septembre 2015, de signer le protocole d’accord issu de la négociation portant sur le PPCR.
Les syndicats représentant une majorité des personnels de la Fonction publique se sont prononcés contre ce texte...
Le Premier ministre, Manuel Valls, a décidé de passer en force en imposant un accord minoritaire dans toute la Fonction publique, une sorte de 49-3 du dialogue social.
À partir du mois de juillet 2016, des discussions ont été menées par le cabinet de la ministre de l’Éducation avec les organisations syndicales pour préciser les modalités d’évaluation et d’avancement de carrière des personnels enseignants et d’éducation.
Ces nouvelles dispositions continuent à lier l’avancement d’échelon à l’évaluation professionnelle de l’agent, lors de rendez-vous carrière aux 6e et 8e échelons ainsi que pour accéder plus rapidement à la hors-classe.
Ces textes ne garantissent pas le passage à la hors classe pour tous les agents avant leur départ en retraite. Cette soi-disant volonté de la ministre reste un vœu qui n’a pas été traduit en dispositions statutaires. Dès lors, cela ne préjuge en rien des décisions qui pourraient être prises par un prochain gouvernement prônant uniquement le mérite comme critère de référence.
Le caractère subjectif de l’appréciation professionnelle de nos collègues par l’inspecteur et/ou le chef d’établissement sera de notre point de vue renforcé.
Ces nouvelles modalités d’avancement de carrière sont contraires aux revendications de la CGT-Éduc’action. 
Nous revendiquons une déconnexion totale de la rémunération avec l’évaluation, comme c’est le cas pour certains corps de ce ministère notamment pour celui des personnels de direction.
La création d’un nouveau grade, la classe exceptionnelle, est comme l’a dit le directeur de cabinet de la ministre, un grade à accès fonctionnel à 80 %. La CGT s’était prononcée contre ce type de grade dans la Fonction publique de l’État, lors de son introduction en 2010 par le gouvernement Sarkozy-Fillon, et nous n’avons pas changé d’avis. 
Ce grade ne sera accessible qu’à 10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant de 8 années accomplies dans des conditions d'exercice difficiles ou sur des fonctions particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve d'une valeur professionnelle exceptionnelle » dans l’exercice de leur mission principale, pourront y accéder. C’est donc, 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement exclu. 
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 !
Là encore, rien ne dit que les dispositions prévues ne seront pas plus orientées vers des promotions uniquement au mérite !
Les modalités de gestion et le contrôle que les commissions administratives paritaires devraient avoir sur l’ensemble du processus ne sont toujours pas connus précisément.
Le calendrier d’application de l’ensemble du dispositif se fait dans un contexte politique ou nous n’avons aucune visibilité ni aucune assurance sur le respect des engagements qui seraient pris par l’actuelle ministre de l’Éducation au-delà de l’année 2017.
Pour l’immense majorité des agents le gain financier dont ils sont assurés, est pour l’instant très faible, quelques dizaines d’euros tout au plus en 2017.
Pour s’en convaincre, nos collègues n’auront qu’à regarder leur fiche de paye…
Ce protocole qui prétendait améliorer les déroulements de carrières des agents, n’atteindra pas cet objectif, ne corrigera pas le déclassement salarial de nos collègues.
Il n’améliorera pas l'attractivité de nos métiers.
Les enseignants français qui ont déjà perdu 14 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000, seront toujours parmi les plus mal payés d’Europe et n’ont toujours pas obtenu une réelle reconnaissance de leur qualification.
Nous ne croyons pas qu'un prochain gouvernement améliorera la situation salariale des personnels, mais nous savons à la CGT, et notre histoire l'a démontré, que les avancées réelles s'obtiennent par la mobilisation et par les luttes.
Nous allons poursuivre le travail unitaire avec toutes les organisations syndicales qui partagent notre analyse pour alerter et mobiliser nos collègues contre les dangers de ces dispositifs.
Pour toutes ces raisons, la CGT-Éduc’action votera contre ces projets de décrets. 
La déclaration de la CGT-Éduc'action au format 

Avec PISA, l’OCDE exprime son soutien au gouvernement (communiqué confédéral)

Ce mardi 6 décembre, en présence de la ministre de l’Education nationale, le « thermomètre » 2015 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’OCDE a été présenté.
La CGT reste sceptique sur ces évaluations du système qui, bien souvent, servent à justifier des contre-réformes... 
Sur le fond, d’ailleurs, il est contestable de s’appuyer sur des sondages sur les compétences basiques en lecture, mathématiques et sciences de certains élèves pour, ensuite, faire des préconisations se présentant comme « scientifiques » donc incontestables. 
Que ce soit pour les travaux de PISA ou, encore, ceux du Conseil national de l’évaluation du système scolaire (CNESCO), ils ne « montrent » rien d’autre que ce que ces institutions veulent leur faire dire. 
Dans ce contexte, PISA met en avant, cette année, les inégalités sociales et apporte son soutien explicite à la politique gouvernementale sur l’Education prioritaire. Ceci alors que le gouvernement impose une réforme de l’Education prioritaire en la limitant à la scolarité obligatoire, excluant donc les lycées et creusant les inégalités dans les écoles et collèges. 
PISA note, d’ailleurs, que les écarts dans les lycées professionnels, en France, seraient le double de l’écart moyen dans l’OCDE. Plutôt que de préconiser plus de moyens pour l’Education prioritaire, comme l’exigent les personnels qui se sont mobilisés ces dernières semaines et se mobiliseront en janvier 2017, l’OCDE préconise une diminution des enseignements généraux dans les lycées professionnels. Voilà une drôle de conception de l’émancipation et de l’éducation pour tous ! 
Autre soutien explicite à la politique gouvernementale : l’OCDE préconise un renforcement de la politique du socle commun, ce formidable outil du… tri social. 
Pour la CGT, PISA reste donc ce qu’il a toujours été : un outil de l’OCDE pour défendre et imposer une vision de l’école qui sert des politiques gouvernementales austéritaires et impose une culture de la concurrence et du tri social dès le plus jeune âge. 
Montreuil le, 6 décembre 2016
Le communiqué en lien sur le site confédéral CGT

La limite d’âge applicable aux agents publics et les dispositifs particuliers aux personnels du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

ource : Lettre d'information juridique du MEN (LIJ N°195 - novembre 2016)
La limite d’âge est l’âge au-delà duquel un agent public ne peut plus exercer ses fonctions. Atteint par cette limite, l’agent est alors admis à faire valoir ses droits à pension de retraite et radié des cadres. 
Jusqu’à la réforme des retraites de 2010, la limite d’âge applicable dans la fonction publique était fixée, en règle générale et sauf dispositions particulières applicables à certaines catégories d’agents publics, à soixante-cinq ans. Elle a été relevée de deux années par la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites, de manière progressive, pour les fonctionnaires et les agents contractuels de la fonction publique nés à compter du 1er juillet 1951. Ainsi, elle évolue de manière croissante à raison de quatre mois par génération pour les agents nés entre le 1er juillet et le 31 décembre 1951 et de cinq mois par génération pour les agents nés à compter du1er janvier 1952, sans pouvoir excéder soixante-sept ans. Pour ceux nés antérieurement au 1er juillet 1951, elle reste fixée à soixante-cinq ans. Au terme de la période transitoire d’augmentation progressive, c'est-à-dire en 2022, la limite d’âge applicable dans la fonction publique sera de soixante-sept ans. 
Toutefois, il existe de nombreuses dérogations à cette règle générale, au nombre desquelles celles prévues par la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public, mais également celles prévues par d’autres textes spécifiques de certaines catégories de fonctionnaires.
Nous rappellerons ici les limites d’âge applicables dans la fonction publique, en particulier à certains personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche (I), les différentes dérogations à ces limites d’âge offrant la possibilité d’un maintien en activité au-delà de l’âge limite ou de reculs de limite d’âge (II), et les conséquences pour les agents de la survenance de la limite d’âge (III). 
 Sommaire : 
I. LES LIMITES D’ÂGE OPPOSABLES   II. LES DÉROGATIONS AUX LIMITES D’ÂGE   III. LES CONSÉQUENCES DE LA SURVENANCE DE LA LIMITE D’ÂGE
A. La limite d’âge de principe : soixante-sept ans   A. Les dérogations prévues par des textes   A. La radiation des cadres
1. Dispositions générales applicables aux fonctionnaires   1. Dérogations générales   B. L’illégalité de l’acte maintenant un agent illégalement dans ses fonctions au-delà de la limite d’âge
2. Dispositions particulières applicables à certains personnels de l’enseignement supérieur   Les reculs de limite d’âge pour raisons familiales   C. L’impossibilité de concourir
3. Dispositions particulières applicables aux agents contractuels   – Le maintien en activité pour carrière incomplète   NOTES
B. Des limites d’âges spécifiques   2. Dérogations spécifiques de certaines catégories de personnels de l’enseignement scolaire    
    Le maintien en fonctions jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours    
    – Le cas particulier des comptables publics des établissements scolaires    
    3. Dérogations spécifiques des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche    
    Le maintien en fonction jusqu’à la fin de l’année universitaire en cours    
    Le maintien en surnombre accordé aux professeurs des universités et personnels assimilés    
    B. Une dérogation jurisprudentielle en cas de circonstances particulières    

Pour l'Inspection Générale : vive l'autonomie des chef-fes d'établissement à la mode du privé !

Le ministère de l'Éducation nationale vient de publier un rapport de l'Inspection générale sur la "Concertation dans les établissements" (lire en ligne). 
Au prétexte de l’échec de la concertation en REP+, le rapport est une apologie du-de la chef-fe d'établissement manager, en s’appuyant sur le modèle de l'enseignement privé :
"Les rapports entre enseignants et direction sont basés sur une forme de respect mutuel, lui‐même fondé sur la reconnaissance de la liberté pédagogique de l'enseignant. Peut‐être même, la mission a‐t‐elle pu noter une plus forte proximité entre un chef d'établissement du privé, enseignant lui‐même, et ceux qu'il considère encore comme des collègues sans que ceux‐ci d'ailleurs ne contestent son autorité". [...] "Dans le privé, le choix fait de confier à des enseignants une fonction d'adjoint ou de référent au sein de l'équipe de direction contribue manifestement à faciliter la concertation aux deux niveaux, vertical (direction/enseignants) et horizontal (entre enseignants). Ces "adjoints" bénéficient d'un service d'enseignant à temps incomplet, au minimum un mi‐temps, complété par un temps de direction financée par l'organisme de gestion de l'établissement. Ils sont référents d'un ou de plusieurs niveaux et animent le réseau des professeurs principaux. Membres à part entière de l'équipe de direction, ils peuvent également être professeurs principaux et établissent un lien permanent entre les enseignants et la direction". [...] "Une organisation des équipes de direction analogue à celle de l'enseignement privé serait possible dans l'enseignement public sans modification statutaire".
Et l'Inspection générale de préconiser une telle expérimentation dans les établissements publics.
Rappelons que l'enseignement privé -très majoritairement catholique- est dirigé par des directeurs-trices missionné-es par l'Evêque et/ou les congrégations religieuses. Jolis modèles en termes de Service public et de laïcité ! L'Inspection générale a visiblement oublié de consulter les personnels de l'enseignement privé, qui, dans de nombreux établissements, "subissent" tous les jours ce type de managers.
Globalement, pour l'Inspection générale, la "concertation" concerne les rapports entre un-e chef-fe d'établissement mi-autoritaire mi-paternaliste, et un personnel isolé. D'ailleurs, l'Inspection générale a pris soin de ne pas consulter les syndicats et les représentant-es des personnels.
Il s'agit bel et bien de développer encore plus l’autonomie des chef-fes d'établissement, pour leur permettre par exemple, comme dans le cas des réformes des lycées et du collège, de mettre en concurrence les disciplines et les projets via le conseil pédagogique, ce qui génère de la division entre les personnels.
La CGT Éduc'action et la CGT Enseignement privé s'opposeront à toute réforme visant à renforcer l'autonomie des chefs d'établissements. Elles exigent que les directeur-trices de l'Enseignement privé soient soumis à un réel contrôle rectoral afin d’éviter les dérives trop souvent observées. Elles rappellent leur conception basée sur la liberté pédagogique, sur le travail en commun des enseignant-es sans relation hiérarchique car, pour elles, l’autonomie ne doit être que celle, pédagogique, des équipes.
Montreuil, le 25 novembre 2016
Le communiqué au format 

Mouvement 2017 ATSS

Personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé : Modalités des mouvements - rentrée 2017
Voir :
NOTRE PUBLICATION DANS LE PEF N°145 CONCERNANT LE MOUVEMENT 2017 DES :
  • "AGENTS ADMINISTRATIFS" pages 31 et 32 du PEF N°145
    • Lire la déclaration de la CGT-Éduc'action lors de l'installation de la CAPN des ADJAENES le --- mars 2017 (à venir)  
  • "Assistants sociaux et Conseillers techniques de service social" pages 29 et 30 du PEF N°145
     
     
  • "ATRF et TRF (ex adjoint et technicien de laboratoire)" page 33 du PEF N°145

dimanche 4 décembre 2016

Communiqué intersyndical - Rénovation des bacs pro commerce et vente : de l’art du double discours !

Prétendant agir dans l’intérêt des élèves, la Dgesco et l’IG tentent d’imposer un bac à deux options en lieu et place des bacs professionnels vente et commerce. En réalité cette « rénovation » va réduire le nombre d’heures d’enseignement dispensées et augmenter le nombre de CCF, telle est la réalité à venir de ce tour de passe-passe ! ...
La rénovation initiée par l’IG et la Dgesco et lancée par la CPC a suscité la réalisation d’une étude du CEREQ auprès des entreprises qui a conclu au bien-fondé de l’existence de deux champs d’emplois réellement distincts.
Or l’affirmation faite par l’IG et la DGESCO qu’un bac à options constitue toujours deux bacs différents et qu’il s’agit juste de reculer le moment du choix d’orientation dans l’intérêt des élèves est irrecevable et malhonnête.
Une fois de plus, c’est faire fi des réalités du terrain, des conditions de travail des personnels et d’études des 90 000 élèves qui sont scolarisés dans ces deux filières.
Les élèves ont besoin de groupe classes stables et de temps d’enseignement suffisant pour mener à bien leur scolarité et leur projet professionnel.
Le rééquilibrage prétendument recherché entre les deux options se heurtera aussi aux contraintes budgétaires et aux organisations des établissements. Ce bac à options va avoir pour conséquence mécanique des regroupements de sections puisqu’il n’y aura plus de classes spécifiques à chaque diplôme : effectifs pléthoriques en enseignement général pour tous partout.
De surcroît les épreuves professionnelles ponctuelles terminales se transforment en CCF : curieuse conception de l’allègement réclamé par une majorité d’enseignant-es et curieuse conception d’un diplôme national !
Pour toutes ces raisons, nos organisations syndicales, CGT Éduc’action, Snalc, SNUEP-FSU, SUD Éducation, demandent le maintien de deux baccalauréats professionnels distincts. 

7 pages Spécial "heures supplémentaires" (Nov. 2016)

 
 Heures supplémentaires : Un marché de dupes !

Visionner ou télécharger notre 7 pages Spécial "Heures supplémentaires

Sommaire : 
Edito
p. 2 : Que se cache t-il derrière cette duperie ?
p. 3/4 : Second degré
p. 5 : Premier degré
p. 6 : Conclusions
p. 7 : La CGT Éduc'action revendique

Bulletin de syndicalisation
Avec tous nos commentaires CGT tout au long du document

Professeur-es documentalistes : enseignant-es en premier lieu

Le ministère a ouvert des discussions avec les organisations syndicales en vue de l’écriture d’une nouvelle circulaire de missions des professeur-es documentalistes.
Pour la CGT Éduc'action, mieux vaut tard que jamais, il était temps d’actualiser cette circulaire qui date de 1986. 
Ces discussions sont d’autant plus nécessaires que la mise en œuvre des nouvelles obligations réglementaires de service des professeur-es documentalistes pose de grandes difficultés.
En effet, le décret du 20 août 2014 indique que chaque heure d'enseignement, effectuée par les professeur-es documentalistes volontaires, est décomptée pour la valeur de deux heures pour l'application de leur maximum de service.
Or, ce droit est très difficilement respecté dans les établissements et les collègues doivent bien souvent batailler pour pouvoir l’exercer.
L’écriture d’une nouvelle circulaire de mission peut donc être l’occasion de clarifier cette situation.
Or, pour le moment, le projet de décret proposé par le ministère est encore loin du compte. 
Certes la CGT Éduc'action se satisfait de l’organisation du texte autour des trois missions des professeur-es documentalistes : "enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias", "maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition" et "acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel". 
Mais le projet du ministère n’affirme pas clairement le rôle essentiel d’enseignement des professeur-es documentalistes. Pire, il tend, dans ce domaine, à les cantonner à un rôle de conseil et d’ingénierie pédagogique auprès des autres enseignant-es.
Quant à la partie sur la politique documentaire, elle est totalement disproportionnée par rapport à celle sur la mission pédagogique. Elle multiplie les missions tendant à faire, là encore, des professeur-es documentalistes des expert-es au service des personnels, sous le contrôle étroit des chef-fes d’établissement et à réduire le travail documentaire au seul aspect numérique.
La CGT Éduc'action est opposée à cette vision des missions des professeur-es documentalistes qui, en partie, constitue un recul par rapport à la circulaire de 1986.
Elle revendique la création d’un véritable enseignement à la culture de l’information, l’application stricte des obligations de service pour chaque heure d’enseignement et la création de postes en nombre suffisants pour permettre cette application et l’ouverture des CDI.
De plus, au-delà des missions, elle exige l’alignement du montant de l’indemnité spécifique des professeur-es documentalistes sur celui de l’ISOE des autres enseignant-es du second degré.
La CGT Éduc'action va donc continuer à proposer des amendements à ce texte pour le faire correspondre aux attentes des personnels. 
Montreuil, le 23 novembre 2016
Le communiqué au format 

4 pages "La rentrée dans les services de Vie Scolaire !" (nov. 2016)

Une fois de plus, les services de Vie Scolaire sont en première ligne face à l’actualité… 
La montée des dispositifs de sécurité impacte directement les collègues dans les établissements. L’éducation est renvoyée dans les placards, place à l’ordre et à la sécurité… 
Au quotidien, les CPE se voient de plus en plus chargé-es de tâches qui n’ont rien à voir avec la définition de leur métier. Ils-elles sont toujours considéré-es comme des Chef-fes de service devant avoir un rapport hiérarchique avec les Assistant-es d’Education (AEd). 
Il s’agit de les contrôler eux et elles aussi… les fameuses fiches de poste et autres grilles de service ne sont là que pour les asservir. Quel gâchis pour la vie scolaire... 
Lire la suite dans le 4 pages "Vie scolaire" de la CGT-Éduc'action  

 Sommaire : 
Édito
p. 2 : CPE
- Une nouvelle tâche…
- Sexisme et Violence, c'a suffit !
p. 3 : Assistant-es d’éducation
- La précarité poussée à l’extrême
- Textes sur la Vie Lycéenne
p. 4 : Les revendications de la CGT
Bulletin de syndicalisation

La réforme du collège à l'épreuve des faits

 
L’Institution voudrait faire passer les enseignant-es opposé-es à la réforme du collège pour des dinosaures, voire des réactionnaires, qui ne veulent rien changer au collège, qui ne tireraient aucune leçon des échecs de l’Education nationale. En substance des méchants syndicalistes qui paralyseraient la France par leurs postures idéologiques. Nous oserions nous satisfaire des « médiocres résultats » du système éducatif. 
Pourtant, la CGT Éducation fourmille d’idées pour l’école ; ses repères revendicatifs en sont d’ailleurs la preuve. Notre vision de ce que devrait être notre système éducatif n’est pas plus idéologique que celle que le ministère nous impose aujourd’hui. A la CGT, nous pensons que la réussite de tou-tes les élèves ne peut s’obtenir qu’avec des moyens pour lutter contre les difficultés et le décrochage scolaire, et non à grands renforts d’EPI et d’AP en classe entière... 
Nous pensons que le socle commun est une vision réductrice et un simple vecteur de la culture dominante et capitaliste. Le collège devrait, au contraire, permettre d’offrir une culture commune émancipatrice, libérée de tout rapport de domination, dans le cadre d’une co-production de savoirs. Nous ne croyons pas non plus au discours selon lequel l’évaluation par compétences permettrait aux élèves de progresser car elle serait plus fine et plus précise. Nous refusons cette hypocrisie car l'évaluation par compétences, même si cela est minoré par la ministre, est bien une recommandation de l’OCDE afin de répondre aux exigences patronales. 
Nous ne sommes pas dupes. Le collège ne peut, seul, endosser la responsabilité d’une école qui ne permet plus l’émancipation et l’ascension sociale. Il ne doit pas plus être la courroie de transmission des objectifs patronaux et la gare de triage entre les pauvres qui seraient irrémédiablement destiné-es à l’enseignement professionnel et les autres. La réforme ne changera rien à cet état de fait. Pire, elle l’aggravera ! 
Ne nous laissons pas piéger et portons haut et fort l’idée qu’une autre Ecole est possible. Mais pas celle-là ! ...
Sommaire
Page 2 : Le collège 2016 : concurrence et des conditions de travail dégradées
Page 3 : Un collège toujours plus inégalitaire
Page 4 : Témoignage de rentrée
Lire la suite dans notre 4 pages "La réforme du collège à l'épreuve des faits"  (nov. 2016)

Perspectives retraites n°15

Journal des retraités de l'académie de Caen (septembre 2016) 

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CSE du jeudi 17 novembre 2016


Madame la présidente, 
Madame La Présidente, 
Si en ce jeudi 17 novembre la CGT Éduc’action siège à ce CSE, elle tient à rappeler que  cette  journée  est  avant  tout  une  journée  nationale  d’action  et  de  grève intersyndicale pour exiger l’intégration des  lycées dans la carte de l’Education prioritaire.  
A  l’heure où la Ministre commence à dresser le bilan du quinquennat celui concernant l’éducation prioritaire n’est pas fameux...

Lire la suite de la la déclaration au format 

Bulletin d'information CLG N°13 (Novembre 2016)

Sommaire : 
  • Droit à la déconnexion… dans l’Éducation nationale aussi !!
  • Réforme de l’évaluation : un projet dangereux très éloigné de nos revendications
  • Demandez le programme… des dégradations à venir !
Lire le bulletin d'information au format  (novembre 2016)

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 16 novembre 2016

Le passage en seconde ne met pas fin aux inégalités sociales et territoriales, dès lors, il est inconcevable de considérer que l’Éducation prioritaire s’arrête à la fin du collège, en excluant les lycées. 
Beaucoup de lycées, en particulier dans la voie professionnelle, ont un taux de catégories socio‐professionnelles défavorisées qui est comparable à certains collèges relevant du dispositif de l’éducation prioritaire. 
Plusieurs dizaines d’établissements en grève ont manifesté devant le ministère le 29 septembre, la seule réponse a été, pour l’instant, la prolongation de façon transitoire du versement de l’intégralité de l’indemnité ZEP en 2018/2019. 
Mais les collègues ne toucheront plus qu’un tiers de l’indemnité l’année suivante puis, plus rien. 
Les collègues de ces établissements attendent une tout autre réponse de la part d’un gouvernement qui affirme toujours que l’éducation est sa priorité. 
Les 54 000 postes budgétaires mis en avant par la Ministre ne se sont pas vus sur le terrain, en particulier pour les élèves qui en ont le plus besoin. 
La hausse démographique en lycée rend inéluctable la hausse des effectifs par classe et détériora un peu plus les conditions d’études des élèves et de travail des personnels dans ces établissements difficiles.  
Écarter les lycées de l’Éducation prioritaire, c’est dégrader encore un peu plus le service public de l’éducation. 
Le ministère n’a pas rendu publics les critères qui ont permis d’établir la carte des REP et REP+, accentuant ainsi le sentiment d’injustice pour les collègues dont les établissements sont sortis du dispositif. 
Enfin, les conditions de mise en œuvre de la pondération en REP+, sans cadrage national, induisent souvent pour les enseignants une augmentation de la charge de travail.
La CGT Éduc'action revendique des mesures d'urgence pour l’Éducation prioritaire. 
Pour plus de transparence, il faut établir une carte de l’Éducation prioritaire par l’utilisation de critères objectifs rendus publics, qui prennent en compte l’indice social et les spécificités rurales et urbaines. 
Les difficultés d’exercice dans ces établissements nécessitent un renforcement des équipes de vie scolaire, de santé et de service social, de personnels administratifs et d'agents. 
Il faut étendre l’indemnité REP à tous les personnels en exercice, notamment de vie scolaire (AED, AESH…). 
Il est aussi nécessaire de rétablir une carte scolaire permettant la mixité sociale et de prendre des mesures qui permettront de maintenir des équipes stables. 
Pour faire aboutir toutes ces revendications, la CGT Educ‘action sera aux côtés des personnels qui seront en grève le 17 novembre 2016. 
La Ministre doit prendre en compte les difficultés rencontrées par les collègues, en particulier dans les lycées. 
La CGT Educ‘action demande à la Ministre d’ouvrir d’urgence des négociations avec les organisations syndicales sur le périmètre de la carte de l’éducation prioritaire et sur les mesures à prendre pour améliorer le fonctionnement de ces établissements et les conditions d’études des élèves. 

Bulletin d’information LGT N°16 (Novembre 2016

Sommaire : 
  • Droit à la déconnexion… dans l’Éducation nationale aussi !!
  • Réforme de l’évaluation : un projet dangereux très éloigné de nos revendications
  • Demandez le programme… des dégradations à venir !
Lire le bulletin d'information au format   (Oct. 2016)

Position commune CGT-FO-SUD sur l'évaluation des personnels enseignants et d'éducation

La FNEC-FP FO, la CGT-Éduc'action, Sud éducation alertent les personnels : 
Le projet de réforme de l'évaluation est dangereux, 
la ministre doit le retirer
Nos organisations ont décidé de s'adresser ensemble à tous les personnels pour les alerter et les mobiliser. 
La ministre a décidé de refondre l’évaluation des personnels enseignants. La notation chiffrée serait remplacée par une évaluation, fondée sur une inspection et deux entretiens professionnels reposant sur une grille de 11 items dont les critères sont pour l'essentiel éloignés de l’enseignement, et s'appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées ! ... 
Ce projet va de pair avec la mise en place d'un « accompagnement » des personnels qui peut être imposé par la hiérarchie et n'aurait plus grand-chose à voir avec la formation continue, et renforce le contrôle de la hiérarchie sur nos collègues au détriment de leur liberté pédagogique. 
Nous refusons la logique de ce projet qui repose sur ces entretiens, sur des critères subjectifs, et qui est l’instrument de l’arbitraire et de l’individualisation. Il est dangereux, inacceptable. 
Ce projet obéit à la même logique que celle du décret Chatel de 2012 qui avait été abrogé après l’élection de François Hollande, suite à la mobilisation des personnels appuyée sur l’action commune des organisations syndicales. 
Le projet ministériel instaure une classe exceptionnelle, qui est en réalité un « grade à accès fonctionnel ». 
Lors de l’introduction de ce type de grade dans la Fonction publique de l’État en 2010 par le gouvernement Sarkozy, toutes les organisations syndicales à l’exception de la CFDT s’étaient prononcées contre. 
En voulant valoriser l’exercice de fonctions particulières et l’évaluation, la classe exceptionnelle est la promotion à la «tête du client» et un renforcement de l’inégalité salariale. Il sera réservé à une toute petite minorité et ne sera accessible que pour 10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant defonctions particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve d'une valeur professionnelle exceptionnelle », pourront y accéder. C’est donc 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement exclu. 
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! Là encore, rien ne dit que les dispositions actuelles ne seront pas encore plus orientées vers des promotions uniquement au mérite ! 
De plus aucune garantie n'est donnée sur un déroulement de carrière sur deux grades (classe normale et hors classe) pour la totalité des collègues. 
La «revalorisation» des grilles indiciaires dont se targue la ministre est en fait un miroir aux alouettes. 
L’intégration partielle des primes et indemnités minore d’autant le montant de la hausse réelle et très loin de compenser les 14 % de pertes de niveau de vie subies par les enseignant-e-s qui restent parmi les plus mal payé-e-s d’Europe selon les chiffres de l’OCDE. 
Nos organisations se sont adressées à la ministre le 6 octobre pour lui demander de renoncer à ce projet néfaste et d'ouvrir de véritables négociations. Notre demande est restée à ce jour sans réponse.
Nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s'adresser à la ministre sur ces revendications.
Le projet de la ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s ne doit pas voir le jour : la ministre doit y renoncer.