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dimanche 6 septembre 2026

Bilan des quinquennats macron : Un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

 

RENTRÉE 2026 : IMPRÉPARATION, MÉPRIS ET ENTÊTEMENT …

Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire.

L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée.

Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation.

Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

Télécharger le “4 pages” de rentrée de la Voie Pro

PFMP : Non ce n’est pas le métier qui rentre !

 

Ne pas perdre la santé ou la vie en PFMP !

Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP!…

Lire notre 4 pages sur la sécurisation des PFMP

vendredi 29 mai 2026

Bac pro 2026 : Des modalités d’examens et de corrections déplorables

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les premières épreuves écrites du bac professionnel (Français, Histoire-Géographie et EMC) débutent ce jeudi 28 mai dans une relative indifférence médiatique alors que plus d’un tiers des lycéen·nes sont scolarisé·es en lycée professionnel. Ces épreuves vont se dérouler durant toute la journée, dans une chaleur accablante, sans anticipation ni adaptation de la part du ministère, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions préoccupantes. Alors que la question d’un plan d’urgence pour la rénovation du bâti scolaire se pose le ministère se satisfait d’une communication sur le sujet inconséquente.

Pour la CGT Éduc’action, ces épreuves « anticipées » sont la conséquence de l’introduction du « parcours différencié » en Terminale, réforme et calendrier dénoncés par notre organisation. Le « parcours différencié » engendre dysfonctionnements, désorganisation, absentéisme, mais surtout stress pour les élèves et incohérence pédagogique (notamment en cassant les progressions pédagogiques), en plus de la remise en cause du groupe classe ou de la rupture d’égalité entre élèves. Il avait été d’ailleurs un véritable échec l’an passé et les quelques aménagements de cette année suscitent peu d’espoir.

Pour cette session 2026, les corrections de ces épreuves écrites sont dématérialisées. Cette mesure, imposée dans la précipitation et sans concertation, va dégrader les conditions de travail des personnels en entravant le travail collectif et collaboratif. De plus, les personnels correcteurs convoqués ne seront pas clairement déchargés de cours (seulement des consignes de souplesse arrachées au ministère dans la plus grande confusion à quelques jours du début des épreuves) alors qu’ils auront encore des classes en responsabilité.

Concernant les épreuves passées en Contrôle en Cours de Formation (CCF), les dates de remontée des notes varient fortement selon les académies et les établissements, mais aussi selon les diplômes et les filières préparés, allant du 22 mai au 12 juin 2026. Cette situation remet en cause l’égalité entre les candidat·es et fragilise le caractère national du diplôme.

Dans certaines matières professionnelles, le développement du Contrôle en Cours de formation Continué (CCC) aggrave encore cette logique. Ce mode d’évaluation entretient une pression constante sur les élèves et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation permanents alourdissant considérablement la charge de travail des enseignant·es.

Face à ces conditions inacceptables, la CGT Éduc’action demande le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre. Elle revendique aussi la fin des CCF et des CCC. Elle exige la fin du « parcours différencié » et le retour des examens après la mi-juin avec des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales.

Montreuil, le 28 mai 2026

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mardi 21 avril 2026

28 avril 2026 : Mobilisons-nous pour la protection des jeunes en formation !

 


Entre avril et juillet 2025, 5 mineurs, apprenti, lycéen professionnel ou élève de 2nde Général et technologique, ont perdu la vie en entreprise. Et nous ne pouvons oublier que le plus jeune des mort∙es au travail est un élève de 3ème ! Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais bien la conséquence du fait que, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale. Poussée par une logique de rentabilité, elle ne prend pas le temps de bien former.

Selon l’INRS, la fréquence des accidents du travail est deux fois et demie plus élevée chez les jeunes de moins de 25 ans que chez le reste des salarié·es. De même, les études alertent sur une surexposition des apprenti∙es et des stagiaires aux produits CMR (substances chimiques cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction). Elle est un lieu dangereux, avec un risque accru de Violence Sexistes et Sexuelles, pour les stagiaires et apprenti·es, souvent mineur·es, moins en mesure de se défendre.

Alors que ces chiffres auraient au contraire dû alerter, depuis 2022, le choix a été fait, d’augmenter la présence des jeunes mineur·es dans l’entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a diminué la protection des apprenti·es mineur·es : possibilité de déroger aux durées maximales hebdomadaires de 35h et quotidienne de 8h, assouplissement du travail de nuit …

Depuis 2003, l’OIT a proclamé le 28 avril journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Sous l’impulsion de la fédération Construction, Blois et Ameublement de la CGT, cette date est devenue une journée de mobilisation contre les mort∙es au travail. Cette année, le choix est fait de mettre en avant la question de la jeunesse.

La FERC-CGT appelle à se saisir des initiatives organisées pour porter nos revendications sur la question de la protection des stagiaires et des apprenti∙es !

Montreuil, le 31 mars 2026

 

dimanche 1 mars 2026

MALGRÉ L’ÉCHEC DU PARCOURS DIFFÉRENCIÉ, LE MINISTRE S’ENTÊTE !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lors du comité de suivi de la voie professionnelle du mardi 17 février, le ministère de l’Éducation nationale a rendu son arbitrage sur le devenir du parcours « personnalisé » pour la rentrée 2026. Alors que le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, il l’impute à un problème de calendrier et de durée et a donc décidé de le maintenir sous une forme allégée. Ainsi, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas, deux semaines supplémentaires sécables et gratifiées en entreprise. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seront aménagés avec des temps forts et des interventions extérieures pour préparer au BTS. La mise en œuvre de ce dispositif, en dehors de tout cadre national, est renvoyée, une fois de plus, à l’autonomie des établissements. Même réduit et placé à un moment différent de l’année, ce parcours va engendrer comme l’autre : dysfonctionnements, désorganisation et absentéisme !

La CGT Éduc’action rappelle que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il ne s’agit pas de trier les élèves mais plutôt de rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux.

La CGT Éduc’action réaffirme son opposition à tout parcours « différencié » qui remet en cause le groupe classe et casse les progressions pédagogiques des enseignant·es, comme il crée une rupture d’égalité entre élèves. La CGT Éduc’action rappelle son attachement à des examens se déroulant après la mi-juin et à des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales. Elle revendique l’abandon du CCF et de l’évaluation par compétences.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

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dimanche 1 février 2026

Pour une filière des métiers d ’ art ambitieuse, formatrice et émancipatrice

 

Envisagée dans un rapport non rendu public, la réforme de la filière des métiers d’art de l’enseignement professionnel vise à remplacer l’actuel cursus en 4 ans (CAP et BMA), par un Brevet National des Métiers d’Art (BNMA) en 3 ans.

Dans sa note de présentation, la DGESCO constate que « l’ensemble de la filière des métiers d’art souffre d’un manque de main-d’œuvre qualifiée » et propose paradoxalement de réduire le temps de formation et la nature de celle-ci, ce que la CGT Éduc’action conteste.

Une orientation plus compliquée pour les élèves

Alors qu’actuellement, le CAP, clairement identifié par les familles, permet de construire la culture des métiers d’art pour s’engager vers une formation BMA plus approfondie, la future orientation en BNMA dès la sortie de 3ème mettra les familles et les élèves dans un choix délicat de professionnalisation précoce.  Le recrutement proposé dans la réforme est national. Or toutes les familles n’ont pas les moyens d’envoyer leur enfant de 14 ans loin de chez elles.

Des suppressions de postes et des reconversions difficiles

Ainsi, la crainte est réelle de voir se multiplier les fermetures de sections de CAP dans les lycées préparant au BNMA, faute de demandes suffisantes pour des raisons d’accessibilité et de mobilité. Pour les enseignant·es, cette réforme entraîne donc à la fois une perte du sens dans leur travail et des menaces sur les postes. Les enseignant·es, dont les postes vont être supprimés, vont se retrouver, compte tenu de la spécificité de leur discipline, sans possibilité réelle de reconversions ou de mutations.

Émanciper les élèves

L’adéquationnisme désiré par l’industrie du luxe impose à la filière des objectifs de formation exclusivement tournés vers la production au détriment de la dimension créative. C’est une remise en cause fondamentale et historique du design et des arts appliqués comme disciplines émancipatrices. Les élèves ont besoin de temps pour réussir et s’émanciper dans ces métiers très exigeants. D’abord apprendre le geste, le maîtriser, en développer de nouveaux. Puis découvrir la culture du métier, explorer l’histoire, les styles, les procédés de création pour ensuite expérimenter des possibles et réaliser in fine des projets de grande qualité.

 Cette réforme a été menée tambour battant, sans concertation avec les personnels, les organisations syndicales, et les artisan·es d’art. L’Éducation nationale n’a pas vocation à être au service de politiques adéquationnistes qui subordonnent la formation aux seuls besoins immédiats du marché du travail.

La CGT Éduc’action exige son retrait, le temps de construire un projet concerté et ambitieux pour les élèves et les personnels. Le lycée professionnel doit garder son rôle émancipateur en permettant une insertion professionnelle de qualité et des poursuites d’études nombreuses.

     Télécharger le communiqué de presse

jeudi 29 janvier 2026

Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

Le fond idéologique est toujours le même : l’entreprise ferait mieux que l’École pour orienter, former et insérer.  Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître ses liens avec le monde économique. Les vertus formatrices de l’entreprise seraient novatrices et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle.

La CGT Educ’action, au contraire, revendique une diminution du nombre de semaine de Périodes de Formation en Milieu Professionnel. Elle demande également que ces périodes soient sécurisées face aux accidents de travail, aux risques liés à l’exposition aux produits CMR, et aux VSST.

Nous sommes souvent sollicté·es pour faire tout et n’importe quoi, en termes de recherche, de suivi de ces périodes. Vous trouverez dans la FAQ ci-dessous l’ensemble des droits et des obligations de service liés à ces PFMP

Télécharger la FAQ : Droits et Obligations de service des Enseignant·es Référent·es pour les PFMP

jeudi 15 janvier 2026

RÉFORME DU PARCOURS EN «Y »: IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ÉCHEC

 

Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ». Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !

La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier.

Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Montreuil, le 15 janvier 2026

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mercredi 12 novembre 2025

CAP : des constats justes sans réelles solutions

 

L’Inspection générale de l’Éducation, du sport et de la recherche a publié au mois d’août un rapport sur « Le rôle et la place du CAP, entre rôle social et diplôme d’insertion ».

Ce document rappelle des éléments de constats justes, la « dégradation des conditions d’enseignement » dans les Lycées Professionnels et « l’accroissement significatif des élèves à besoins éducatifs particuliers pourtant éloignés des exigences de la spécialité du CAP et des attentes des employeurs ». Il fait le constat que les formations CAP de la voie scolaire accueillent majoritairement des élèves fragiles socialement et scolairement et que « compte tenu des fragilités des élèves, ils rencontrent des difficultés  à trouver des lieux pour les PFMP, parfois à y demeurer et donc à valider le diplôme ». Le rapport fait aussi le constat de la non-adaptation de l’entreprise pour les élèves en situation de handicap.

Pour autant, les occurrences de termes sont révélatrices des obsessions qui guident ce rapport : « insertion professionnelle » (68), « entreprise » (76), « apprenti » et « apprentissage » (236) ; alors que « qualification » (52) apparaît moins que « compétence » (74) et « poursuite d’études » (6) n’est quasiment pas évoqué.

Malheureusement, en dehors de la création de places dédiées en 1ʳᵉ Baccalauréat professionnel pour garantir les poursuites d’études des élèves de CAP, les « solutions » proposées sont rarement pertinentes. Elles reposent en grande partie sur la volonté d’amplifier dans les classes de CAP les réformes néfastes de ces dernières années en donnant davantage d’autonomie aux établissements pour les appliquer ou de développer l’apprentissage et le mixage des publics dans les Lycées Professionnels, sans tenir compte des besoins spécifiques et des fragilités des élèves de CAP.

Pour accompagner les élèves de CAP, la CGT Éduc’action revendique un plan d’urgence pour la voie professionnelle : avec notamment un recrutement massif d’enseignant·es, de personnels de santé et sociaux, d’AED et d’AESH et une réintégration des Lycées Professionnels dans l’Éducation Prioritaire.

Montreuil, le 12 novembre 2025

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dimanche 2 novembre 2025

[Tribune] « Le travail tue, et il tue des mineurs »

 Plusieurs secrétaires généraux de l’organisation cégétiste alertent, dans une tribune au « Monde », sur les risques au travail des mineurs en formation. Ils appellent à la suppression des périodes en entreprise non formatrices et des stages dits d’« observation » en classes de 3ᵉ et de 2de. 

 

« Le travail tue, et il tue des mineurs »

Entre avril et juillet, cinq jeunes sont morts au travail. Parmi eux, un apprenti de 15 ans, un lycéen de bac pro de 17 ans, deux élèves de 16 ans en « séquence d’observation » de 2de ont perdu la vie en entreprise. Le plus jeune des morts était un élève de 3e.

Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais une réalité cruelle : le travail tue, et il tue des mineurs. Selon le dernier rapport annuel de l’Assurance-maladie sur les risques professionnels, en 2023, 1 287 décès liés au travail seraient à déplorer, maladies professionnelles et accidents de trajets inclus, dont 810 accidents du travail reconnus. En la matière, la France est parmi les mauvais élèves de l’Union européenne.

Les moins de 25 ans sont surreprésentés dans les accidents du travail : 2,5 fois plus que le reste des salariés, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). En 2023, toujours d’après les statistiques de l’Assurance-maladie, 32 travailleurs de moins de 25 ans cotisant au régime général sont décédés sur leur lieu de travail, 38 si l’on compte les cotisants à la Mutualité sociale agricole.

Exécution de tâches, parfois dangereuses

Ces chiffres auraient dû alerter. Pourtant, le choix a été fait, depuis 2022, d’augmenter les temps de présence des mineurs en entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle : stage d’observation pour les élèves de 2de générale et technologique, aides financières massives pour développer à marche forcée l’apprentissage, parcours différenciés en terminale bac pro.

L’entreprise est un mauvais lieu de formation. D’une part, les stages et l’apprentissage sont discriminatoires dans la mesure où ils reproduisent les inégalités d’accès au marché de l’emploi. D’autre part, poussée par une logique de rentabilité, l’entreprise n’a pas le temps d’accompagner les jeunes : les stages d’observation deviennent rapidement des stages d’exécution de tâches, parfois dangereuses.

En mécanique auto, par exemple, un apprenti ou un stagiaire peut se retrouver à dévisser des pneus à longueur de semaines : aucune plus-value pédagogique… À l’inverse, dans un atelier de lycée professionnel, les élèves vont apprendre à travailler en toute sécurité sur des pannes et des activités de plus en plus complexes.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel de 2018 a diminué la protection des apprentis mineurs : dérogation aux durées maximales hebdomadaire (trente-cinq heures) et quotidienne (huit heures), assouplissement du travail de nuit… La dangerosité de l’entreprise se manifeste également par l’exposition des jeunes à des substances cancérogènes.

« Des filières particulièrement exposées »

La sociologue et codirectrice du groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle Zoé Rollin le confirme : « Nous avons identifié des filières particulièrement exposées, la mécanique et la carrosserie automobile, la coiffure et l’esthétique, et la rénovation de bâtiment. Le taux d’exposition à des cancérogènes y avoisine les 90 %. »

Nous n’oublions pas non plus les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) dont peuvent être victimes les apprentis et les stagiaires, et contre lesquelles il n’existe aucune politique de prévention. Les jeunes sont catapultés dans la vie professionnelle – un monde d’adultes très hiérarchisé – et n’osent souvent pas parler lorsqu’ils en sont victimes par crainte de perdre leur contrat d’apprentissage ou leur stage et de compromettre l’obtention du diplôme préparé.

Nous l’affirmons avec force, il faut supprimer les périodes en entreprise non formatrices, les stages dits « d’observation », en 3e et en 2de générale et technologique, qui n’ont pas de réel intérêt et contribuent à accroître les inégalités. L’apprentissage avant 18 ans doit être interdit : les jeunes doivent être à l’école et non mourir au travail !

Des mesures immédiates et concrètes

Une étude réalisée par l’INRS révèle que les jeunes de moins de 25 ans formés en santé et sécurité au travail pendant leur scolarité ont deux fois moins d’accidents du travail que les autres. Il est nécessaire de renforcer cette formation des jeunes travailleurs aux règles élémentaires du droit du travail, notamment aux règles relatives au droit de retrait, aux principes généraux de prévention et aux possibilités de saisir l’inspection du travail, dès le lycée et dans les centres de formation des apprentis (CFA). En cas de danger ou de VSST, les apprentis et les stagiaires doivent pouvoir savoir vers qui se tourner et exercer leur droit de retrait sans aucune conséquence, ni sur leur parcours scolaire ni sur leur rémunération.

Pour s’attaquer au fléau des accidents du travail, il faut des moyens et des mesures immédiates et concrètes. Parmi eux, une interdiction stricte des travaux dangereux avant 18 ans, un contrôle de conformité des conditions de travail par les services de l’inspection du travail avant la conclusion du premier contrat d’apprentissage. Il est nécessaire de mettre en place une politique pénale intransigeante qui sanctionne sévèrement la délinquance patronale ainsi qu’un doublement des effectifs de l’inspection du travail et des services de prévention.

Les choix politiques et budgétaires des dernières années ont été opérés au détriment des travailleurs et, à l’évidence, au détriment des jeunes en formation qui sont parmi les plus exposés aux risques. La vision managériale néolibérale est une régression sociale : les droits conquis au travail, à la sécurité et au bien-être ne cessent d’être attaqués, et le patronat impose une mise en concurrence rétrograde des travailleurs et des travailleuses.

 

Les signataires

Cécile Clamme, secrétaire générale de l’Union nationale CGT-Travail Emploi Formation professionnelle ; Christophe Delecourt, secrétaire général de l’UFSE-CGT ; Michaël Marcilloux, cosecrétaire général de la CGT-Educ’action ; Charlotte Vanbesien, secrétaire générale de la FERC-CGT ; Isabelle Vuillet, cosecrétaire générale de la CGT-Educ’action.

dimanche 12 octobre 2025

LP - mobilisation nationale et académique - mardi 14 octobre

 


LP en grève le 14 octobre pour défendre nos élèves et nos métiers

Après les mobilisations réussies des 10 et 18 septembre, le combat contre l’austérité va se poursuivre le 2 octobre pour imposer par la justice fiscale une autre répartition des richesses qui permettent de répondre aux besoins sociaux et écologiques. Revendiquer un plan d’urgence pour la voie professionnelle contribue à renforcer cette mobilisation. 

Le démantèlement des lycées professionnels a connu une impulsion décisive avec la réforme qui s’est mise en place à la rentrée 2024. Si la diminution drastique des heures disciplinaires, l’appauvrissement des contenus de formation, et le développement de l’apprentissage, se sont poursuivis, la réforme Macron va plus loin car elle livre, sur un plateau, les lycées professionnels au monde économique…

Combattre ce projet réactionnaire est une nécessité, émanciper la jeunesse scolarisée en LP est un enjeu de classe et de société qui demande la construction d’une mobilisation d’ampleur.
L’appel à la grève intersyndicale le 14 octobre est une étape décisive pour abroger cette réforme.


Défense des lycées pro,
mobilisation et
grève le 14 octobre !


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L’appel intersyndical :  Lycées professionnels,
il y a urgence !
Toutes et tous mobilisés, par la grève et les manifestations,
le 14 octobre

mardi 7 octobre 2025

Guide de l'apprenti·e

 Apprenti·es, la CGT met à votre disposition ce guide, disponible gratuitement en téléchargement.


Apprentie·e·s, la CGT s'adresse à vous

La formation professionnelle des jeunes est essentielle pour l’économie, pour l’emploi et pour la société tout entière. Elle a pour but de former des professionnels, mais aussi des citoyens. C’est pourquoi la CGT est attachée à sa qualité, que la formation soit dispensée dans le cadre de l’apprentissage ou dans celui des lycées professionnels, technologiques et de l’enseignement supérieur. Dans les deux cas, si les modalités de la formation sont différentes, l’objectif final est le même : acquérir une qualification sanctionnée par une « certification professionnelle », c’est-à-dire pour l’essentiel un diplôme, du CAP au master, que vous pourrez faire valoir tout au long de votre parcours professionnel.

Vous êtes apprenti·e ou souhaitez le devenir. La CGT vous remet aujourd’hui un guide pratique qui présente les règles de fonctionnement de l’apprentissage : le contrat de travail, le déroulement de la formation, les obligations des différents acteurs (entreprise et centre de formation d’apprentis). Il rappelle aussi quels sont vos droits tout au long de votre apprentissage. Leur respect ne va pas toujours de soi et il peut arriver que vous ayez besoin de faire appel au syndicalisme, qui organise l’union des salariés pour la défense de tous leurs intérêts, le respect des droits existants et la conquête de nouveaux.

En espérant que ce guide vous sera utile, la CGT vous souhaite plein succès dans votre formation et au-delà, une belle carrière professionnelle.

L’apprentissage : une formation professionnelle dans le cadre d'un contrat de travail

Même si l’actuel Gouvernement a modifié substantiellement le système de l’apprentissage dans le sens de sa privatisation, en voulant en faire un « marché » comme n’importe quel autre, l’apprentissage reste toutefois l’une des voies de la formation professionnelle dite « initiale », complémentaire de celle qui délivre les mêmes diplômes dans le cadre des lycées professionnels et technologiques et de l’enseignement supérieur.

L’apprentissage étant l’une des voies de formation initiale, il en résulte que les grands principes de son fonctionnement sont définis dans les Codes du travail et de l’éducation. Personne ne peut déroger à ces principes qui concernent en particulier :

  • la nature du contrat d’apprentissage et ses conditions d’exécution :
  •  durées minimale et maximale, temps et conditions de travail, congés, 
  • rémunération…
  • l’objectif de la formation : obtention d’une qualification sanctionnée 
  • par une « certification professionnelle » (diplôme ou titre enregistré 
  • dans un répertoire national) ;
  • les modalités de la formation caractérisées par l’alternance entre 
  • deux lieux de formation : l’entreprise et le centre de formation
  •  d’apprentis (CFA).

Ces principes de fonctionnement vous sont présentés ici, les militants de la CGT étant à votre disposition pour toute précision, toute question que vous pourriez vous poser.

Sommaire

Introduction ... Page 3
Contrat d'apprentissage ... Page 6
La formation dans le cadre de votre contrat d'apprentissage ... Page 14
Les missions des CFA  ... Page 18
En cas de litige ... Page 23
Pour aller plus loin ... Page 25

Inscrivez-vous pour télécharger le guide gratuitement

jeudi 11 septembre 2025

Abrogation du parcours différencié

 

STOPPER LA CASSE DES LYCÉES PRO :

Le démantèlement des lycées professionnels a reçu une impulsion décisive avec la réforme qui s’est mise en place à la rentrée 2024. Si la diminution drastique des heures disciplinaires, l’appauvrissement des contenus de formation, et le développement de l’apprentissage, se sont poursuivis, la réforme Macron va plus loin, car elle livre, sur un plateau, les lycées professionnels au monde économique…

Lire notre 4 pages 

mardi 8 juillet 2025

SUJET DE PSE DU BAC PRO 2025 : UNE OFFENSIVE RÉACTIONNAIRE SOUS COUVERT D’ÉDUCATION À LA SANTÉ

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CGT Éduc’action dénonce avec la plus grande fermeté le sujet de l’épreuve de Prévention Santé Environnement (PSE) du baccalauréat professionnel session 2025. Il véhicule une vision rétrograde, culpabilisante et écologiquement douteuse des enjeux de santé sexuelle. Quelle incohérence entre la mise en place de l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) et ce sujet.

Un silence coupable

La partie consacrée au virus HPV et à la vaccination, omet toute mention de la santé sexuelle et gynécologique des femmes, pourtant principales concernées par les cancers liés aux papillomavirus. Il ne dit rien non plus des freins sociaux à l’accès aux soins, ni des violences médicales gynécologiques encore trop fréquentes. La logique patriarcale d’invisibilisation est une nouvelle fois à l’œuvre.

Un sujet qui nie le droit à une sexualité épanouie, choisie, et protégée.

Dans les réponses attendues l’abstinence est proposée comme moyen de prévention contre les IST. Ce parti pris réactionnaire et moralisateur est surtout inefficace d’un point de vue de la santé publique !

Ensuite, une page entière s’intéresse à la « pollution » générée par les préservatifs, évoquant leur fabrication à base de latex ou de dérivé du pétrole. Sans jamais rappeler leur efficacité avérée pour prévenir les IST. Ce glissement vers une écologie culpabilisante vise à faire peser la charge écologique sur les comportements individuels.

Des personnels de santé exposé·es aux HPV par les fumées chirurgicales ?

Le sujet évoque enfin que les soignant·es au bloc opératoire peuvent être contaminé·es au HPV par les fumées générées lors d’opérations au laser. Mais ces données scientifiques sont anciennes et manque de précisions notamment épidémiologiques. Ce discours anxiogène instrumentalise une question complexe sans contextualisation ni rigueur scientifique.

La CGT Éduc’action revendique des sujets de PSE qui reposent sur des données scientifiques rigoureuses, intègrent les approches féministes et respectent le vécu des élèves sans les infantiliser et les moraliser. C’est pourquoi L’EVARS est un impératif éducatif et citoyen. Pour la CGT Éduc’action l’éducation à la santé, à la prévention des risques au travail et à l’environnement doit être un outil d’émancipation, pas un outil de contrôle social. Nos élèves méritent mieux.

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mardi 10 juin 2025

Parcours différencié : Chronique d’une catastrophe annoncée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Après quelques semaines de mise en place du parcours différencié dit en « Y » en terminale Bac pro, les remontées des établissements sont unanimes et sans appel et confirment ce que la CGT Éduc’action avait prévu. C’est un naufrage ! Malgré l’investissement des personnels, les épreuves anticipées et les parcours différenciés ont entrainé un décrochage scolaire massif ! L’absentéisme des élèves qui devaient suivre le parcours « poursuite d’études » est d’ores et déjà très important.

Cette déscolarisation de plusieurs semaines fait même craindre des difficultés pour le retour fin juin, de l’ensemble des élèves. Les remobiliser pour passer l’épreuve de PSE et l’oral de projet risque d’être très compliqué tout comme pour les élèves qui suivent le parcours « insertion professionnelle ». De plus dans ce cadre, la CGT Éduc’action constate une recrudescence du manque de respect du code du travail par certaines entreprises.

 La mise en place du parcours en « Y » a été laissée à l’autonomie des établissements et malgré nos interventions pour combattre des tentatives de dérégulation, faire respecter les Ventilations de Service et les Obligations Réglementaires de Service, force est de constater que le tout côtoie le n’importe quoi.

 Le ministère ne faisant jamais de bilan précis et honnête de ces expérimentations, la CGT Éduc’action, pour appuyer sa demande de suppression de ce dispositif, collectera un maximum de retours sur les situations d’établissements et s’en fera le porte-parole !

 La CGT Éduc’action combat cette amputation de l’année de terminale, qui réduit encore les heures d’enseignement et renforce la vision utilitariste de la voie professionnelle. L’avancement des examens ponctuels en mai, la précipitation des CCF qui en découle, l’absence d’aménagement de programme a généré du stress pour les personnels et les élèves.

 La CGT Éduc’action exige le retour aux examens fin juin et l’abrogation de l’ensemble des réformes avec une restitution des heures d’enseignement disciplinaire afin de garantir de meilleures chances de réussite aux élèves quelle que soit l’option choisie après le Bac.

Montreuil, le 10 juin 2025

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lundi 19 mai 2025

Examens En Mai, Parcours en Y : élèves et personnels sous tension

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’aménagement de l’année de Terminale Bac pro prévoit en ce mois de mai, la première mise en place du parcours en Y. Du 12 au 23 mai, les élèves passeront les épreuves écrites du baccalauréat puis ils et elles seront, selon l’option choisie, soit en PFMP soit en poursuite d’études. Alors que certain·es seront déscolarisé·es plusieurs semaines, ils et elles devront néanmoins revenir fin juin pour passer les dernières épreuves d’examen à savoir la PSE et l’oral de projet.

La CGT Éduc’action est opposée à cette amputation de l’année de terminale, qui réduit encore les heures d’enseignement et renforce la vision utilitariste de la voie professionnelle. La CGT Éduc’action dénonce l’avancement des examens ponctuels en mai, la précipitation des CCF qui en découle, l’absence d’aménagement de programme. Faire autant en moins de temps est en totale contradiction avec le rythme d’apprentissage de nos élèves.

La mise en place du parcours en « Y » a été laissée à l’autonomie des établissements et représente un véritable casse-tête pour les enseignants·es, souvent sommé·es de les organiser. C’est la porte ouverte à toutes les dérégulations : modification d’emplois du temps, recomposition des groupes classes, absence de programme clair et manque de précisions sur les disciplines enseignées. La CGT Éduc’action dénonce les dangers d’annualisation et la remise en cause du statut intrinsèques à l’application de cette réforme.

La situation est extrêmement tendue et stressante pour les élèves comme pour les personnels. Le fait de voir autant de situations différentes que d’établissements fait peser le risque d’une rupture d’égalité entre élèves et obère leur réussite dans tous les cas.

La CGT Éduc’action exige le retour aux examens fin juin et l’abrogation de l’ensemble des réformes avec une restitution des heures d’enseignement disciplinaire afin de garantir de meilleures chances de réussite aux élèves quelle que soit l’option choisie après le Bac.

Montreuil, le 12 mai 2025

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lundi 21 octobre 2024

Quand l’État développe le financement public de l’enseignement privé hors contrat…

 

Communiqué de presse FSU, UNSA, FO, CGT Educ’Action, SNALC, SUD, FCPE, JPA

La loi « avenir pro » de 2018 a permis la promotion des écoles de production. Le gouvernement veut les développer en renforçant le financement public de ces établissements privés hors contrat et ainsi atteindre la centaine d’ici 2028.

Lors du Conseil supérieur de l’Éducation le 10 octobre, l’examen de leur reconnaissance par l’État était à nouveau à l’ordre du jour. Les représentant·es des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves, ont une fois de plus dénoncé le développement important de ces écoles privées et le financement public dont elles bénéficient. Alors que dans le même temps, l’enseignement professionnel public voit diminuer ses moyens, que toute l’Éducation est soumise à une cure d’austérité, et que plus de 13 000 élèves dont 9 000 en lycée professionnel, sont resté·es dans l’attente d’une affectation en lycée à la rentrée faute de capacités d’accueil suffisantes dans le réseau public, ce financement du privé hors contrat est scandaleuse.

Les écoles de production ne connaissent pas la crise !

Ces écoles bénéficient massivement de l’argent public, par l’usage gratuit d’équipements municipaux et surtout sous la forme de subventions. L’argent public semble couler à flot dans une totale opacité ! Les collectivités territoriales (régions, métropoles, communautés de communes, municipalités…), l’État, via les directions régionales de l’économie, de l’emploi et des solidarités (DREETS), et tous les dispositifs de financement comme « France relance » ou le Fonds national d’aménagement et de développement du territoire, sont mis à contribution. Alors qu’un·e élève en lycée professionnel public coûte en moyenne 13 760€, certaines écoles de production affichent 29 700€ par personne, soit plus du double, financés à 85% avec des fonds publics.

Les coûts de formation, astronomiques, peuvent se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an et par élève, un montant nettement supérieur à ceux de la scolarisation d’un·e élève en LP, ce qui n’empêche pas un taux de décrochage très important.

Au-delà d’un modèle économique fondé sur la captation de fonds publics et la défiscalisation de fonds privés via le mécénat, il s’agit aussi de confier la formation de jeunes à des entreprises locales, sans autre ambition que de répondre à une demande locale. Il s’agit de promouvoir un modèle de formation éculé, la formation « sur le tas » d’une main d’œuvre qui travaille gratuitement pour des entreprises et sans la protection juridique que confèrent les statuts de stagiaires ou d’apprenti·es. Quid des enjeux de sécurité au travail, de lutte contre le harcèlement et contre les violences sexistes et sexuelles ? Quid de la qualité des contenus enseignés et de leur exhaustivité ? Tout cela apparaît visiblement comme secondaire à des ministres et des élu·es, qui promeuvent, chaque fois qu’ils et elles le peuvent, ces écoles avec force d’inaugurations en grande pompe et d’interviews dans la presse régionale.

our les organisations et associations FSU , UNSA, FO, CGT Educ’Action, SNALC, SUD, FCPE, JPA, il est urgent de mettre fin à ce système qui gaspille l’argent public et organise l’exploitation de jeunes, très souvent mineur·es, pour une formation sans aucune garantie de qualité et de réussite aux examens. Tout cela relève de la gabegie et de l’escroquerie ! Pour obtenir une première qualification professionnelle par un diplôme, gage d’une formation professionnelle et générale globale et émancipatrice, le financement alloué à ces écoles de productions doit cesser et revenir à l’École publique.

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dimanche 13 octobre 2024

CARTES DES FORMATIONS

MISE EN ADÉQUATION DES FORMATIONS ET DES BESOINS EN EMPLOIS LOCAUX

Après l’attaque sur le bac pro, l’autre lame de fond de la réforme réside dans la modification en profondeur du cadre d’élaboration de la carte des formations qui se prépare pour la rentrée 2025. Sans surprise, il faut mettre en adéquation les formations et les besoins en emplois locaux. Le LP est considéré comme l’un des instruments pour atteindre, sous l’égide de France Travail, l’objectif de 5% de taux de chômage dans le cadre de la loi dite « plein emploi 2027 ». Le développement de formations « low cost » a pour finalité d’attaquer la qualification pour individualiser le salaire et rémunérer à faible « coût» en fonction de la compétence attachée au poste de travail.

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Enseignement pro : Mobilisation toujours actuelle contre la réforme


La nomination d’Anne Genetet comme ministre de l’Éducation nationale signifie qu’il n’y aura aucun changement de cap. Celle d’Alexandre Portier comme ministre délégué à la réussite scolaire et à l’enseignement professionnel, si elle met fin à la double tutelle avec le ministère du Travail, n’augure rien de bon puisque celui-ci est un ardent défenseur de l’école privée et de l’apprentissage !
La dérégulation de l’année de Terminale prend effet à cette rentrée alors que beaucoup d’élèves et de familles n’en sont pas encore informé∙es! L’impréparation est totale. Cette réforme vise toujours à mettre en adéquation formation et emploi en voulant atteindre les objectifs de la loi « plein emploi » 2027.
Dès à présent, dans nos établissements, organisons des heures d’information syndicales ou des AG pour construire la mobilisation nécessaire pour stopper cette réforme.

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