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jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

Télécharger l’appel intersyndical

samedi 1 juillet 2023

Projet de note de service du Pacte… ou la confirmation de l’ampleur des attaques contre les personnels.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Alors qu’il ne reste que quelques jours aux équipes pour préparer la rentrée 2023, le ministère va enfin publier la circulaire d’encadrement du futur Pacte dans l’Éducation nationale. Pour la CGT Éduc’action, ce retard est clairement le signe de l’impréparation et surtout de la fébrilité ministérielle à rendre publique l’ensemble des menaces et attaques contenues dans ce dispositif.

Ce projet de note ne fait que confirmer le fait que le Pacte est une véritable usine à gaz qui va broyer les équipes et collectifs de travail, individualiser davantage le travail et les rémunérations et provoquer des changements profonds et dangereux du système éducatif avec en premier lieu l’enseignement professionnel.

Alors que le gouvernement s’attaque à la formation professionnelle sous statut scolaire, il reconnait, par les dispositions avancées, que la réforme LP en cours ne pourra pas voir le jour sans la mise en place forcée des briques afférentes. L’instauration du Pacte dans l’enseignement professionnel va aussi augmenter le temps de travail des personnels tout en les mettant en concurrence pour de missions déjà exercées.

De façon plus générale, ce projet de note et la ventilation des briques par missions et niveau d’enseignement (école-collège-lycées) confirment que la CGT Éduc’action avait vu juste : les priorités du MEN sont clairement les remplacements de courte durée (RCD) et le soutien en 6ème. Pour y parvenir et vendre coûte que coûte les briques spécifiques, le ministère indique clairement que ces missions, sauf cas particuliers (non définis pour l’heure par l’administration), devront être remplies avant d’accéder à d’autres. C’est donc la volonté de modifier en profondeur et de façon unilatérale le fonctionnement des collèges et des lycées. Inacceptable.

Il est aussi clairement indiqué que l’octroi du Pacte sera soumis à un contrôle strict des missions exercées (au moins 2 contrôles annuels et l’obligation pour les personnels d’établir un bilan d’activité) et que le versement de la part fonctionnelle de l’indemnité en dépendra. Il est donc certain qu’il ne pourra pas y avoir « d’arrangements » entre les personnels et la hiérarchie comme certain·es l’ont laissé penser…

Enfin, il est désormais évident que la distribution des briques de Pacte va entrainer un accroissement des inégalités salariales entre le 1er et le 2nd degré, alors que l’objectif affiché par le MEN était bien le contraire. Renoncement intolérable de la part du ministère. Les écoles seront largement moins pourvues que les établissements du second degré qui vont « bénéficier » des gros volumes de briques RCD et LP. Pour la CGT Éduc’action, cette inégalité de traitement va également accroitre les inégalités femmes-hommes, en plus de celles déjà induites par les missions supplémentaires, comme elle le dénonce depuis des mois.

Notre organisation syndicale ne peut que réaffirmer son opposition au Pacte au regard des dangers avérés qu’il représente. Pour toutes ces raisons, la CGT Éduc’action réitère sa demande faite aux personnels de refuser de signer le Pacte et de militer pour une augmentation générale de tous les salaires pour tous les personnels. Il y a urgence.

Montreuil, le 29 juin 2023

Télécharger le communiqué

mercredi 31 mai 2023

Tract Pacte – Salaires : Pourquoi ne pas pactiser ?

 

LA PROMESSE DES 10% NON TENUE

 

  • LE PACTE, C’EST QUOI ?
  • ET CONCRÈTEMENT ?
  • PLUS DE HIÉRARCHIE, MOINS D’ÉGALITÉ
  • CELA VAUT VRAIMENT LE COUP
  • UN VULGAIRE REDÉPLOIEMENT DE MOYEN (HSE, IMP..) AU DÉTRIMENT D’UNE AUGMENTATION INDICIAIRE GÉNÉRALISÉE
  • POURQUOI NE PAS SIGNER  ?

 

La CGT Éduc’action appelle à refuser de signer le Pacte.

 

EXIGEONS POUR TOUS LES PERSONNELS, SANS CONDITION NI CONTREPARTIE :

  • Augmentation immédiate de tous les personnels de 400 € net et le smic à 2000 € brut ;
  • Dégel de la valeur du point d’indice avec le rattrapage des pertes antérieures ;
  • Indexation de la valeur du point d’indice sur l’indice des prix à la consommation ;
  • Égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • Mise en place d’échelle mobile de rémunération pour toutes la catégories .

Télécharger le tract pacte

vendredi 12 mai 2023

Communiqué Intersyndical : Réforme des retraites, « Pacte enseignant » Macron-Ndiaye : c’est toujours NON !


Les organisations syndicales de l’Éducation nationale partagent l’appréciation des confédérations et organisations syndicales interprofessionnelles qui, dans leur communiqué « Toujours unis, nombreux et déterminés pour le retrait et pour le progrès social » indiquent suite aux manifestations du 1er mai : « Cette 13e journée unitaire contre la réforme des retraites démontre la détermination des travailleurs et travailleuses à faire échec à cette réforme des retraites. Depuis plus de 3 mois, des records sont battus tant par le nombre de manifestant.e.s que par le nombre de grévistes dans le public comme dans le privé. »

Tout comme ils n’acceptent pas la réforme des retraites, les personnels de l’Éducation nationale dénoncent les annonces du président Macron et du ministre Ndiaye :

  • Le « socle avec le doublement de ISOE/ISAE, est une revalorisation insuffisante au regard de la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis plusieurs décennies. Les mesures à moyen et long termes sur l’accélération du déroulement de carrière étaient indispensables. Pour une majorité de professeurs, CPE et PsyEN, les mesures à court terme ne vont même pas permettre de compenser l’inflation sur un an. Par ailleurs, les projets concernant les AED et AESH sont très largement insuffisants et continueraient de les maintenir dans une précarité inacceptable ;
  • Le « pacte enseignant » va considérablement dégrader le fonctionnement des écoles et des EPLE et fragiliser les collectifs de travail par une mise en concurrence des personnels. Nos organisations contestent le choix du déploiement des réformes à coup de pactes au risque de traitements inéquitables des élèves dans le service public d’éducation. Cette stratégie est démultipliée pour la voie professionnelle. Nos organisations refusent le Pacte et réclament dans l’immédiat le basculement de l’enveloppe du Pacte dans celle prévue pour le Socle.

Les organisations syndicales revendiquent une véritable revalorisation des salaires au moins à hauteur de l’inflation pour tous les personnels de l’éducation nationale sans contrepartie avec un effort supplémentaire pour les plus faibles rémunérations et particulièrement les AED et les AESH, les personnels de catégories B et C ! Cela suppose des mesures fortes et pluriannuelles.

Dans cette situation, elles appellent les personnels à multiplier les réunions syndicales pour faire le point au lendemain des puissantes manifestations du 1er mai, pour réaffirmer les revendications et décider des moyens efficaces de faire reculer le gouvernement, y compris par la grève.

Avec les confédérations et organisations syndicales interprofessionnelles, elles appellent les personnels de l’Éducation nationale à être massivement en grève mardi 6 juin pour exiger l’abrogation de la loi sur les retraites !

Montreuil, le 9 mai 2023

Télécharger le communiqué intersyndical

dimanche 26 mai 2019

Promotion de grade à la Hors Classe

L’accès à la Hors Classe

C'est une des conséquences du protocole PPCR (Parcours Professionnel Carrière et Rémunération) : maintenant, tous les fonctionnaires ont vocation à parcourir au minimum deux grades (classe normale et hors-classe) sur une carrière complète. Les recteurs-trices ont reçu des consignes pour appliquer de nouvelles modalités de promotion sont parues le 18 mars 2019 au bulletin officiel n°12 du 21 mars 2019
Sommaire
A - Procédure et accès à la hors classe
                                   A – 1 – 3 – 1 Valeur professionnelle
                                   A – 1 – 3 – 2 Ancienneté dans la page d'appel

            A – 2 - 3 Établissement des tableaux d'avancement
                                   A – 2 – 3 – 1 Valeur professionnelle
                                   A – 2 – 3 – 2 Ancienneté dans la page d'appel
            A – 2 - 4  Opposition à promotion

B – Le reclassement et évolution de carrière.
      B – 2  Professeur agregé-e-s