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vendredi 19 décembre 2025

Réforme de la formation des enseignant·es

 

Une réforme de la formation initiale qui résonne avec une mise sous tutelle par l’employeur et un métier fragilisé

La formation des enseignant·es est soumise à des réformes successives : en 20 ans, on dénombre 5 réformes majeures et nous venons d’en connaitre 3 en moins de 5 ans.

Pourtant, le nombre de candidat·es au métier ne cesse de chuter ; il a été divisé par plus de deux en 20 ans, provoquant une « crise du recrutement ». Depuis 2024, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’un profond bouleversement de la formation initiale, qui s’appliquera dès la rentrée 2025.

Cette réforme modifie à la fois le moment du concours, le contenu de la formation, l’organisation des stages, le rôle des universités, et même le statut des futur·es enseignant·es. Le ministère avance plusieurs objectifs : rendre le métier plus attractif, proposer un parcours plus professionnalisant, mieux préparer les futur·es enseignant·es aux réalités du terrain. Pourtant, cette énième réforme ne va pas s’attaquer au principal problème du « déficit d’attractivité » qui est la dégradation des conditions de travail et des salaires des enseignant·es !

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vendredi 31 mai 2024

Réforme de la formation initiale : stop au mépris !

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ce mercredi 29 mai, la CGT Éduc’action a quitté le groupe de travail sur la réforme de la formation initiale des personnels enseignants et CPE. C’est en effet, comme il est devenu d’usage, une occasion de plus pour l’administration d’imposer un projet à marche forcée et de manière précipitée, malgré l’opposition et les alertes de la totalité des organisations syndicales.

Toutes ont dénoncé l’infaisabilité d’un calendrier qui instaurerait cette réforme dès la rentrée prochaine, les incertitudes juridiques et l’attaque du statut de la Fonction publique que constitue le statut des élèves stagiaires en M1 (qui recevraient une gratification malgré l’obtention d’un concours de la Fonction publique et n‘auraient pas le statut de fonctionnaire stagiaire). Faisant fi de ces lignes rouges, le ministère poursuit tête baissée. Une réforme de plus, bâclée, sur laquelle le ministère devra certainement revenir, au fil de l’eau et de la catastrophe annoncée en termes de recrutements.

Aucune des mesures prises ne permettra en effet de régler les graves problèmes d’attractivité de nos professions. Et ce n’est certainement pas l’obligation « d’engagement à servir » pour 4 ans dans la Fonction publique, à l’issue de l’année de titularisation, qui va faire se précipiter en masse les candidat·es !

Si la CGT Éduc’action revendique de longue date le recrutement au niveau Licence (et valide donc cette annonce), elle juge inacceptables tous les autres éléments de cette réforme. C’est par l’amélioration des conditions de travail, de rémunération et par une formation de qualité, et justement rétribuée, que l’on donne envie de devenir enseignant·es et non en cassant les statuts ou en méprisant les personnels comme s’y emploie méthodiquement le ministère.

Montreuil, le 29 mai 2024

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jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

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samedi 1 juillet 2023

Projet de note de service du Pacte… ou la confirmation de l’ampleur des attaques contre les personnels.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Alors qu’il ne reste que quelques jours aux équipes pour préparer la rentrée 2023, le ministère va enfin publier la circulaire d’encadrement du futur Pacte dans l’Éducation nationale. Pour la CGT Éduc’action, ce retard est clairement le signe de l’impréparation et surtout de la fébrilité ministérielle à rendre publique l’ensemble des menaces et attaques contenues dans ce dispositif.

Ce projet de note ne fait que confirmer le fait que le Pacte est une véritable usine à gaz qui va broyer les équipes et collectifs de travail, individualiser davantage le travail et les rémunérations et provoquer des changements profonds et dangereux du système éducatif avec en premier lieu l’enseignement professionnel.

Alors que le gouvernement s’attaque à la formation professionnelle sous statut scolaire, il reconnait, par les dispositions avancées, que la réforme LP en cours ne pourra pas voir le jour sans la mise en place forcée des briques afférentes. L’instauration du Pacte dans l’enseignement professionnel va aussi augmenter le temps de travail des personnels tout en les mettant en concurrence pour de missions déjà exercées.

De façon plus générale, ce projet de note et la ventilation des briques par missions et niveau d’enseignement (école-collège-lycées) confirment que la CGT Éduc’action avait vu juste : les priorités du MEN sont clairement les remplacements de courte durée (RCD) et le soutien en 6ème. Pour y parvenir et vendre coûte que coûte les briques spécifiques, le ministère indique clairement que ces missions, sauf cas particuliers (non définis pour l’heure par l’administration), devront être remplies avant d’accéder à d’autres. C’est donc la volonté de modifier en profondeur et de façon unilatérale le fonctionnement des collèges et des lycées. Inacceptable.

Il est aussi clairement indiqué que l’octroi du Pacte sera soumis à un contrôle strict des missions exercées (au moins 2 contrôles annuels et l’obligation pour les personnels d’établir un bilan d’activité) et que le versement de la part fonctionnelle de l’indemnité en dépendra. Il est donc certain qu’il ne pourra pas y avoir « d’arrangements » entre les personnels et la hiérarchie comme certain·es l’ont laissé penser…

Enfin, il est désormais évident que la distribution des briques de Pacte va entrainer un accroissement des inégalités salariales entre le 1er et le 2nd degré, alors que l’objectif affiché par le MEN était bien le contraire. Renoncement intolérable de la part du ministère. Les écoles seront largement moins pourvues que les établissements du second degré qui vont « bénéficier » des gros volumes de briques RCD et LP. Pour la CGT Éduc’action, cette inégalité de traitement va également accroitre les inégalités femmes-hommes, en plus de celles déjà induites par les missions supplémentaires, comme elle le dénonce depuis des mois.

Notre organisation syndicale ne peut que réaffirmer son opposition au Pacte au regard des dangers avérés qu’il représente. Pour toutes ces raisons, la CGT Éduc’action réitère sa demande faite aux personnels de refuser de signer le Pacte et de militer pour une augmentation générale de tous les salaires pour tous les personnels. Il y a urgence.

Montreuil, le 29 juin 2023

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mercredi 31 mai 2023

Tract Pacte – Salaires : Pourquoi ne pas pactiser ?

 

LA PROMESSE DES 10% NON TENUE

 

  • LE PACTE, C’EST QUOI ?
  • ET CONCRÈTEMENT ?
  • PLUS DE HIÉRARCHIE, MOINS D’ÉGALITÉ
  • CELA VAUT VRAIMENT LE COUP
  • UN VULGAIRE REDÉPLOIEMENT DE MOYEN (HSE, IMP..) AU DÉTRIMENT D’UNE AUGMENTATION INDICIAIRE GÉNÉRALISÉE
  • POURQUOI NE PAS SIGNER  ?

 

La CGT Éduc’action appelle à refuser de signer le Pacte.

 

EXIGEONS POUR TOUS LES PERSONNELS, SANS CONDITION NI CONTREPARTIE :

  • Augmentation immédiate de tous les personnels de 400 € net et le smic à 2000 € brut ;
  • Dégel de la valeur du point d’indice avec le rattrapage des pertes antérieures ;
  • Indexation de la valeur du point d’indice sur l’indice des prix à la consommation ;
  • Égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
  • Mise en place d’échelle mobile de rémunération pour toutes la catégories .

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vendredi 12 mai 2023

Communiqué Intersyndical : Réforme des retraites, « Pacte enseignant » Macron-Ndiaye : c’est toujours NON !


Les organisations syndicales de l’Éducation nationale partagent l’appréciation des confédérations et organisations syndicales interprofessionnelles qui, dans leur communiqué « Toujours unis, nombreux et déterminés pour le retrait et pour le progrès social » indiquent suite aux manifestations du 1er mai : « Cette 13e journée unitaire contre la réforme des retraites démontre la détermination des travailleurs et travailleuses à faire échec à cette réforme des retraites. Depuis plus de 3 mois, des records sont battus tant par le nombre de manifestant.e.s que par le nombre de grévistes dans le public comme dans le privé. »

Tout comme ils n’acceptent pas la réforme des retraites, les personnels de l’Éducation nationale dénoncent les annonces du président Macron et du ministre Ndiaye :

  • Le « socle avec le doublement de ISOE/ISAE, est une revalorisation insuffisante au regard de la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis plusieurs décennies. Les mesures à moyen et long termes sur l’accélération du déroulement de carrière étaient indispensables. Pour une majorité de professeurs, CPE et PsyEN, les mesures à court terme ne vont même pas permettre de compenser l’inflation sur un an. Par ailleurs, les projets concernant les AED et AESH sont très largement insuffisants et continueraient de les maintenir dans une précarité inacceptable ;
  • Le « pacte enseignant » va considérablement dégrader le fonctionnement des écoles et des EPLE et fragiliser les collectifs de travail par une mise en concurrence des personnels. Nos organisations contestent le choix du déploiement des réformes à coup de pactes au risque de traitements inéquitables des élèves dans le service public d’éducation. Cette stratégie est démultipliée pour la voie professionnelle. Nos organisations refusent le Pacte et réclament dans l’immédiat le basculement de l’enveloppe du Pacte dans celle prévue pour le Socle.

Les organisations syndicales revendiquent une véritable revalorisation des salaires au moins à hauteur de l’inflation pour tous les personnels de l’éducation nationale sans contrepartie avec un effort supplémentaire pour les plus faibles rémunérations et particulièrement les AED et les AESH, les personnels de catégories B et C ! Cela suppose des mesures fortes et pluriannuelles.

Dans cette situation, elles appellent les personnels à multiplier les réunions syndicales pour faire le point au lendemain des puissantes manifestations du 1er mai, pour réaffirmer les revendications et décider des moyens efficaces de faire reculer le gouvernement, y compris par la grève.

Avec les confédérations et organisations syndicales interprofessionnelles, elles appellent les personnels de l’Éducation nationale à être massivement en grève mardi 6 juin pour exiger l’abrogation de la loi sur les retraites !

Montreuil, le 9 mai 2023

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vendredi 28 avril 2023

« Revalorisation » des enseignants et enseignantes : comme prévu, c’est le retour du travailler plus pour perdre moins !!



Le ministère a communiqué, ce matin à travers une grille détaillée, le processus de revalorisation des enseignant∙es. La CGT Éduc’action n’est, hélas, pas surprise des propositions. C’est avant tout un message adressé aux personnels titulaires en essayant de les amadouer tandis que le sort des contractuel∙les, pourtant si nécessaire au fonctionnement de notre Institution, n’est pas la priorité de la communication ministérielle.

Une revalorisation Socle insuffisante

Tout d’abord, la revalorisation Socle (ou inconditionnelle), celle qui s’applique à tous les échelons, se fait par le biais de la revalorisation des primes ISOE et ISAE (prime suivi des élèves).  Cela représente environ à 92€ net, soit de 2,7% à 4,2% dès lors que les agents ont plus de 15 ans d’ancienneté. Cette revalorisation ne rattrape pas, bien sûr, l’inflation de ces derniers mois et correspond donc, in fine, à une perte de pouvoir d’achat qui s’additionne à celle des années précédentes…

Par ailleurs, on assiste inévitablement à un « tassement des grilles ». Quelles sont les perspectives pour un∙e jeune collègue qui après 2 ans de carrière dépassera le seuil symbolique des 2000€ (2076€ net soit 1,5 SMIC) et dont le salaire sera, douze ans plus tard, de… 2271€ net (moins de 200 euros d’augmentation en 12 ans) ?  Avec une inflation de 6% par an, comme celle que l’on connait actuellement, ces mesures sont synonymes de perte de pouvoir d’achat. La seule solution qui s’offrirait donc aux collègues pour « perdre moins », serait d’accepter les missions du Pacte.

Un Pacte inégalitaire

Le Pacte se compose de 3 unités possibles avec des valeurs d’unité qui varient en fonction de son échelon. Par exemple, un∙e collègue ayant 7 ans d’ancienneté acceptant 3 unités de pacte obtiendra une augmentation de 505 € net /mois alors qu’un ou une collègue ayant 15 ans d’ancienneté et acceptant également 3 unités de Pacte n’aura que 378 € net/mois d’augmentation…Ne doit-on pas en déduire, qu’un∙e enseignant∙e donne le meilleur de lui∙elle-même à l’échelon 5 et que ses performances diminuent après quelques années d’ancienneté ? C’est absurde !La différence de gain n’est-elle pas un choix idéologique de la part du ministère ?  En effet, l’indice n’aurait, ainsi, plus d’incidence sur le salaire et la notion de progression de carrière serait mise à mal. Une manière de vider de son sens la partie « déroulé de carrière » des statuts et d’inciter à accepter les missions du Pacte.Nous rappelons que la CGT Éduc’action est farouchement opposée au dispositif du Pacte qui instaure une concurrence entre collègues et met à mal l’égalité femmes-hommes malgré les discours ministériels sur ce sujet. Elle est opposée au principe même de corréler la revalorisation salariale à du travail supplémentaire. Nous sommes très loin des 10% promis par le candidat Macron ! La moyenne représente ainsi 5,5% d’augmentation de l’aveu même du ministère.Toutes les enquêtes montrent que les enseignant∙es travaillent déjà en moyenne 43H par semaine. Comment accepter 3 unités de Pacte en plus si ce n’est au détriment des conditions de travail et de la qualité du travail avec les élèves ? Ce n’est, en tout cas, pas la vision de l’École que porte la CGT Éduc’action.

La CGT Éduc’action rappelle l’urgence d’une réelle négociation salariale pour toutes les catégories de personnels de l’Éducation nationale.

Montreuil, le 26 avril 2023

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Communiqué de presse : Rémunération des enseignants et enseignantes Ni aumône ni Pacte.


Rémunération des enseignants et enseignantes Ni aumône ni Pacte. Le 1er mai, tous et toutes mobilisé·es pour nos retraites et nos salaires !

 

Emmanuel Macron et le ministère de l’Éducation nationale ont dévoilé le plan de revalorisation des personnels enseignants, CPE et Psy-En.

Seule surprise par rapport aux dernières propositions du ministère, l’assurance pour ces personnels de voir leur fiche de paie augmenter d’un peu moins de 100 € en septembre quelle que soit leur ancienneté.

Les augmentations pourront aller jusqu’à 230 € net par mois et aucun titulaire n’aura une rémunération inférieure à 2000 € net par mois, ce dont la CGT Éduc’action se félicite.

Toutefois, l’enveloppe budgétaire dédiée à la partie revalorisation inconditionnelle étant fermée et largement insuffisante, ces annonces vont se traduire par des évolutions salariales très faibles tout au long de la carrière ce qui aggravera la perte d’attractivité.

Si les sommes annoncées ne sont pas négligeables, elles sont très loin de compenser des pertes de 15 à 25% de pouvoir d’achat après des années de gel de la valeur du point d’indice et l’inflation galopante de ces deux dernières années. Les enseignant·es français·es vont demeurer parmi les moins bien payé·es de l’OCDE.
En outre, il ne s’agit que de revalorisations indemnitaires qui ne sont pas comprises dans le calcul des pensions de retraite.

Pire, le ministère confirme le « travailler plus pour gagner plus » avec le pacte auquel la CGT est farouchement opposée. Ce dispositif met en place une revalorisation en contrepartie de missions supplémentaire ce qui est inacceptable au vu du temps de travail des personnels enseignants.

Alors que les diverses études confirment l’épuisement professionnel des enseignant·es, le ministère persiste à mettre en place un dispositif qui va mettre les personnels en concurrence, fragiliser les collectifs de travail et aggraver largement les inégalités femmes/hommes, sous le prétexte fallacieux d’améliorer le service public d’Éducation.

Par ailleurs, il est mensonger de faire croire que toute absence sera remplacée dès le lendemain à partir de septembre, alors qu’un grand nombre d’absences de longue durée ne le sont déjà pas pendant parfois des mois, faute de personnels en nombre suffisant. Si le ministère veut améliorer le service public, il faut créer des postes à la hauteur des besoins, pourvus par des titulaires revalorisé·es, pour diminuer les effectifs par classe et assurer les remplacements.

Enfin, les autres catégories de personnels de l’Éducation nationale qui contribuent à faire vivre ce service public sont totalement ignorées par ces annonces, en particulier les personnels de catégorie C, AESH et AEd. C’est inacceptable !


La CGT Éduc’action refuse catégoriquement le pacte. Elle exige une augmentation indiciaire immédiate de l’ensemble des personnels de 400 € net par mois, une hausse de la valeur du point d’indice à la hauteur de l’inflation et sa ré-indexation sur l’indice des prix à la consommation ainsi que l’ouverture de négociation sur l’ensemble des grilles indiciaires.

Plus que jamais, elle appelle les personnels à faire du 1er mai une réussite exceptionnelle pour leur retraite et pour leur salaire.

Montreuil, le 21 avril 2023

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samedi 4 février 2023

Revalorisation des enseignant·es « Pactiser pour 10% de primes »

 

Selon le ministre qui s’exprimait ce jeudi 2 février dans les médias, le « pacte » proposé par le gouvernement aux enseignant·es, qui prévoit une hausse de rémunération conditionnée à de nouvelles missions, correspondrait à un « volume annuel d’environ 72 heures » de tâches supplémentaires, a annoncé le ministre le 2 février.

Contrairement à ce qu’annonce le ministre, non, les organisations syndicales, et a fortiori la CGT Éduc’action, ne sont pas en négociation « pour aboutir, début mars, à des propositions qui seront mises en œuvre à partir de la rentrée 2023 ». Il est par ailleurs cocasse, pour un ministre qui prône le dialogue social, de lire ces mesures envisagées dans la presse alors que les concertations sur le Pacte n’ont pas encore commencé.

Comme anticipé et dénoncé par la CGT Éduc’action, ce volet obligatoire du pacte comporterait bien « des missions liées, aux remplacements de courte durée (…) des missions d’orientation et d’accompagnement des élèves, avec « du côté du premier degré cette possibilité d’enseigner au collège », avec l’heure supplémentaire de renforcement et de soutien en français et en mathématiques en 6e, assurée en partie par des professeurs des écoles.

Ces nouvelles missions permettraient, selon le ministre, de « gagner 10 % de plus par rapport au salaire moyen, donc ça représente une somme de 3 650 euros annuels ». La CGT Éduc’action dénonce le fait que la revalorisation des enseignant·es soit conditionnée à des missions supplémentaires, vraisemblablement sous la forme de primes (et n’ouvrant donc pas de droits à la retraite et non pérennes), l’attaque que constitue ce temps de travail annualisé sur les statuts et enfin, le fait que de nombreux personnels de l’Éducation nationale soient exclus de ces pistes de pseudo-revalorisations salariales.

La CGT Éduc’action réaffirme son exigence d’une revalorisation immédiate de 400€ pour tous les personnels sans conditions ni contreparties, du dégel de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation, mais aussi l’égalité salariale.

 Montreuil, le 3 février

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mardi 31 janvier 2023

Pour une revalorisation indiciaire de toutes et tous sans contreparties !

 

Les concertations avec le ministère de l’Education nationale sur les augmentations de rémunération des enseignant·es CPE et Psy EN ont commencé mercredi et elles s’engagent bien mal !

L’enveloppe d’1,9 milliards en année pleine pour la partie socle c’est-à-dire sans contreparties, ne permet même pas de compenser l’inflation de cette année pour une majorité de personnels ! Elle rest notoirement insuffisante pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat de ces 20 dernières années etmieux rémunérer les missions existantes. Elle ne permet même pas de réaliser la promesse du candidat Macron (+10 % pour tous les personnels, sans contreparties, en janvier 2023) qui se confirme donc êtrenune tromperie. D’autre part, les personnels en-dehors des enseignant·es, CPE et psyEN ne sont pas concernés, alors même que les questions d’attractivité sont là aussi posées et que pour les plus basses rémunérations il y a un risque de paupérisation notamment les personnels catégories C, AED et AESH, donc beaucoup sont sous le seuil de pauvreté.

Lors de la première réunion technique, les services du ministère ont présenté leurs hypothèses de travail sur le socle, sans jamais rien dire du pacte : en différant la présentation de ces mesures dont le gouvernement sait qu’elles vont accroitre le mécontentement des personnels, le ministère cherche à jouer la montre, mais personne n’est dupe du stratagème ! Les deux hypothèses s’inscrivent dans la suite du Grenelle, c’est-à-dire que l’augmentation de la rémunération des professeurs, CPE et PsyEN est envisagée principalement en reconduisant le dispositif de primes d’attractivité initié par le Grenelle , et non par le biais d’une refonte de la grille indiciaire. En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, alors que les primes n’entrent pas dans le calcul de la retraite, cette proposition a tout d’une provocation ! Certes, des évolutions positives se dessinent aussi sur un accès facilité aux derniers échelons ou encore sur les reprises d’ancienneté au moment de la titularisation.

Aucune des deux hypothèses de travail présentées sur la revalorisation salariale immédiate ne sont acceptables : dans la première hypothèse, seule une partie des collègues toucheraient une prime, en oubliant la revalorisation immédiate de tous les collègues qui sont dans la 2eme moitié de leur carrière et qui ont déjà été oubliés dans le quinquennat précédent ! Dans la deuxième l’enveloppe dédiée serait répartie entre tous les collègues, de tous les grades dans une forme de gestion de la pénurie . Nous sommes loin de la réalité d’une « revalorisation » pour toutes et tous !

Les organisations FSU, Unsa Education, FNEC FP FO, CGT Educ’action et Sud Education dénoncent l’insuffisance des mesures pour la partie socle des discussions salariales. Ces propositions ne sont pas à la hauteur des attentes des personnels ni de la gravité de la situation : le déclassement salarial que connaissent nos professions a des conséquences graves et structurelles. Comme l’ont montré les derniers chiffres, les inscriptions aux concours sont toujours très, trop basses, le nombre de démissions et de ruptures conventionnelles augmentent, et l’état d’épuisement de la profession est objectivé par des données institutionnelles. Dans ces conditions, se limiter à des mesures ponctuelles, sous forme de primes, qui ne permettent même pas de rattraper les pertes de ces dernières années ne constitue pas la réponse promise et attendue par les personnels,

Nos organisations exigent des mesures salariales sans contreparties qui concernent tous les collègues, début, milieu et fin de carrière. Elles dénoncent aussi la logique du Pacte, synonyme de travailler plus pour gagner plus. Le pacte est une réponse provocatrice aux légitimes revendications de revalorisation salariales et qui va aggraver les inégalités femmes/hommes. Dans notre secteur, féminisé à hauteur de 73%, c’est particulièrement scandaleux !

Cette politique salariale relève du mépris ! Elle est très loin des attentes des personnels (revalorisation de la valeur du point d’indice, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, réduction des inégalités femmes/hommes…) Nos organisations rappellent que dans ce contexte de conditions salariales dégradées, la réforme des retraites apparaît comme la provocation de trop.

Nos organisations rappellent qu’elles s’inscrivent pleinement dans la mobilisation en cours contre la réforme des retraites. Elles appellent les personnels à amplifier les mobilisations et les actions de grève dans le mouvement social sur les retraites, notamment le 31 janvier. Elles se reverront la semaine prochaine.

A Paris, le 30/01/2023

Télécharger le communiqué intersyndical

dimanche 20 novembre 2022

Tract « Santé et conditions de travail » – novembre 2022

L’Éducation nationale ignore nos conditions de travail. Et ce n’est pas nouveau…

Pire, elle organise leurs dégradations : en intensifiant des évaluations nationales qui n’ont de sens que pour ceux et celles qui les ordonnent, en œuvrant pour la direction hiérarchique, en imposant des auto-évaluations d’école aussi inutiles que dangereuses, en prenant des décisions incohérentes dans le cadre de la pandémie, en poursuivant la destruction des Rased, en contraignant une école inclusive à marche forcée et sans moyen, en promouvant l’expérimentation marseillaise et en tentant de la généraliser…

Voter pour des élu·es CGT Éduc’action, c’est obtenir la garantie que vos conditions de travail et votre santé soient défendues avec force et expertise.

Parce qu’enseigner dans de bonnes conditions, c’est être libéré·e de la douleur…
Parce que nos conditions de travail se dégradent trop et trop vite…

  • Exigeons que la loi soit appliquée par notre employeur

  • Exigions le maintien des chsct

  • Exigeons des moyens dédiés à la prise en charge de nos conditions de travail

  • Réduisons notre temps de travail

Lire et télécharger le tract CGT Educ’action