lundi 23 mars 2026

Pour gagner la grève nationale du 31 mars, amplifions les grèves locales

 

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le budget adopté sacrifie les Services publics au refus de la justice sociale et fiscale ainsi qu’au budget militaire et nous serions censé·es applaudir une copie finale nous épargnant les mesures les plus dures du projet d’origine ! Alors que les guerres impérialistes se multiplient faisant peser, au Moyen-Orient, le risque d’une crise économique mondiale, c’est une politique de paix et de réponse aux besoins sociaux qu’il nous faut exiger.

Rejoignons les grèves décidées localement

mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites

Soyons massivement en grève le 31 mars

Télécharger le tract de la CGT Educ’action


Dans l’Éducation nationale :
moyens, salaires, conditions de travail,

amplifions la mobilisation !

Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril

Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril.

Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars

Télécharger la déclaration intersyndicale

Répartition des créations de postes d’infirmier.ères et d’assistant.es sociaux.ales pour la rentrée 2026

 

Vous trouverez ci-joint la ventilation des 100 créations de postes pour la rentrée 2026. Il reste à mettre en place une réelle politique de  revalorisation des personnels de ces services pour que tous les postes soient pourvus le plus rapidement possible. Cette revalorisation passe par notamment par des augmentations des rémunérations , un RIFSEEP harmonisé entre les académies et la fin des postes partagés.

Retrouvez le document du CSA MEN :

CSAMEN_INF-ASS

dimanche 1 mars 2026

Face à la multiplication des violences d’extrême droite : protéger les libertés, protéger le monde du travail

Dès l’annonce du drame de Lyon, la CGT a exprimé sa condamnation ferme et a rappelé qu’on ne lutte pas contre l’extrême-droite en reprenant sa violence. La justice doit pouvoir être rendue sereinement et faire toute la lumière sur le déroulement des faits. La famille a appelé au calme et s'est opposée à toute récupération politique, elle doit être respectée et entendue.

Pourtant, depuis 10 jours, ce drame est instrumentalisé pour banaliser l’extrême droite et invisibiliser sa vraie nature raciste, antisémite et violente. Nous assistons à une escalade ciblant les organisations progressistes : menaces et violences visant des militant·es, slogans racistes et fascistes, saluts nazis lors de la marche de Lyon le samedi 21 février, dégradations de locaux syndicaux et de permanences parlementaires. La CGT tient à faire part de toute sa solidarité avec celles et ceux qui ont été victimes de cette violence, dont la CGT du Rhône, victime d'une alerte à la bombe le samedi 21 février.

Alors que l’extrême droite est responsable de nombreuses violences ces dernières décennies y compris des dizaines de meurtres, ce sont les organisations progressistes qui sont stigmatisées.

Cette inversion des valeurs est inacceptable.

Forte et fière de son constant combat antifasciste, la CGT le rappelle avec force : l’extrême droite a toujours été l’ennemie du monde du travail. Son projet repose sur la division, la stigmatisation et la remise en cause des droits. Elle détourne la colère sociale pour l’orienter contre les plus fragiles et protéger les puissants, au lieu de s’attaquer aux véritables responsables des inégalités. Ses votes, que ce soit au niveau national ou européen, sont toujours du côté du grand patronat et des plus riches.

Pendant que certains attisent la haine et que le débat public se focalise sur les polémiques, les urgences sociales, elles, passent au second plan.

Chez SEB, un plan de suppressions d’emplois menace près de 500 salarié·es en France. Chez ArcelorMittal, c'est un nouveau plan de licenciement de 1650 postes qui vient d'être annoncé et qui confirme l'urgence de la nationalisation, qui était débattue ce mercredi au Sénat. Alors que nous sommes dans la dernière ligne droite des négociations sur l’assurance chômage, le patronat veut faire revenir par la fenêtre les réformes Attal et Bayrou que la mobilisation syndicale a fait sortir par la porte. Et dans le même temps, ce sont plus de 13 000 millionnaires qui ne paient pas d'impôt sur le revenu !

Voilà les vraies préoccupations du monde du travail : l’emploi, les salaires, l’industrie, la santé et la protection sociale, la justice fiscale.

La CGT refuse que la violence et les surenchères politiciennes servent d’écran de fumée.

La CGT appelle solennellement le gouvernement et le président de la République à arrêter de jouer avec le feu. L’extrême droite est un danger mortel pour la démocratie. Il faut cesser les surenchères politiciennes, faire respecter l'Etat de droit et garantir la sécurité des biens et des personnes.

Dans l'immédiat, parce que personne ne peut plus ignorer les risques qui en découlent, le gouvernement doit interdire au groupuscule fasciste Nemesis de chercher par ses provocations à perturber les manifestations du 8 mars. C'est ce que nous venons d'exiger du ministre de l’Intérieur dans l'unité syndicale et féministe.

Montreuil, le 26 février 2026

MALGRÉ L’ÉCHEC DU PARCOURS DIFFÉRENCIÉ, LE MINISTRE S’ENTÊTE !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lors du comité de suivi de la voie professionnelle du mardi 17 février, le ministère de l’Éducation nationale a rendu son arbitrage sur le devenir du parcours « personnalisé » pour la rentrée 2026. Alors que le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, il l’impute à un problème de calendrier et de durée et a donc décidé de le maintenir sous une forme allégée. Ainsi, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas, deux semaines supplémentaires sécables et gratifiées en entreprise. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seront aménagés avec des temps forts et des interventions extérieures pour préparer au BTS. La mise en œuvre de ce dispositif, en dehors de tout cadre national, est renvoyée, une fois de plus, à l’autonomie des établissements. Même réduit et placé à un moment différent de l’année, ce parcours va engendrer comme l’autre : dysfonctionnements, désorganisation et absentéisme !

La CGT Éduc’action rappelle que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il ne s’agit pas de trier les élèves mais plutôt de rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux.

La CGT Éduc’action réaffirme son opposition à tout parcours « différencié » qui remet en cause le groupe classe et casse les progressions pédagogiques des enseignant·es, comme il crée une rupture d’égalité entre élèves. La CGT Éduc’action rappelle son attachement à des examens se déroulant après la mi-juin et à des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales. Elle revendique l’abandon du CCF et de l’évaluation par compétences.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Télécharger le communiqué de presse

Statut des AESH : Le jeu du vrai/faux pour combattre les idées fausses

Lors de la présentation du projet de loi au Sénat pour la création d’un statut AESH, nous avons pu assister au déploiement d’arguments assez grossiers voire mensongers pour s’opposer à cette juste revendication des personnels. L’instauration d’un statut de la Fonction d’État est indispensable pour la reconnaissance du métier d’accompagnant·e, la sécurisation des emplois, mais aussi des salaires (à travers une grille de rémunération) et du suivi de carrière. Combattons la mauvaise foi et le mépris grâce à notre argumentaire. 

Télécharger le tract ici

dimanche 8 février 2026

Non à la militarisation de l’Ecole !

 

Courrier intersyndical à Monsieur Edouard Geffray, Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le ministre,

Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ».

Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de “découverte professionnelle” des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’Écoles et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation.

Paris, le 4 février 2026

Télécharger le courrier intersyndical

Communiqué intersyndical AESH : nous exigeons un statut maintenant!

 

Grâce à la mobilisation des AESH portée par l’Intersyndicale depuis le mois de mai 2025 au travers de journées de mobilisation et la mise en place d’une pétition dépassant les 100 000 signatures, c’est l’ensemble de la société civile, notamment des associations de parents et des parlementaires par diverses propositions de loi, qui s’est emparé de la question d’un nécessaire statut pour toutes et tous les AESH.
Après une demande déposée dès la mi-novembre, l’intersyndicale AESH a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture le 27 janvier 2026.