La CGT Éduc’Action, réunie en Conseil National du 25 au 27 mars 2026, condamne la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban.
Cette intervention militaire illustre la poursuite d’une politique
impérialiste dont l’objectif est le contrôle des ressources
énergétiques. Cette logique impérialiste fait peser une grave menace de guerre généralisée au Moyen-Orient, d’autant qu’elle s’ajoute à la guerre en Ukraine, l’intervention au Vénézuéla et le génocide à Gaza. La CGT Éduc’action appelle à participer, le 28 mars aux manifestations
partout en France pour la défense des droits du peuple palestinien, la
fin du génocide, de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid.
La CGT Éduc’action appelle à la mobilisation des travailleur·euses
contre la course à la guerre des impérialistes et à se mobiliser dans un
grand mouvement pour la paix.
La récupération médiatique et politique
de la mort, à Lyon, d’un militant lié à la mouvance néo-nazie a amplifié
une diabolisation de l’antifascisme et des organisations s’en
revendiquant. La minute de silence suivie à l’Assemblée nationale est
une véritable faute politique et morale et accélère l’inversion des
valeurs. Les attaques fascistes de personnes et de lieux se multiplient
en toute impunité. La CGT Éduc’action s’engage à participer à un front d’autodéfense contre l’extrême droite et ses politiques.
La CGT Éduc’action s’alarme des résultats de l’extrême droite aux
élections municipales et continue à la combattre ainsi que ses idées et
les politiques qui l’alimentent.
Malgré les mobilisations du début
d’année qui réclamaient plus de justice sociale et fiscale, le budget
adopté attaque violemment les services publics au profit du budget
militaire. En tant que salarié·es de l’Éducation nationale, nous avons
toute notre place à prendre dans le combat contre la militarisation du
monde et l’embrigadement nationaliste des consciences, dont celle de la
jeunesse visée par les classes défense et la propagande pour le nouveau
service militaire auxquelles nous nous opposons. Dans notre secteur, la
baisse démographique sert de prétexte pour supprimer 3256 postes, alors
que l’Éducation nationale est déjà rongée jusqu’à l’os. Il faut au
contraire en profiter pour améliorer le fonctionnement du service public
d’Éducation et créer massivement des postes.
Cette politique austéritaire
appauvrit et précarise les personnels tout en dégradant leurs conditions
de travail ainsi que les conditions d’études des élèves. Il est urgent
d’augmenter les salaires pour rompre cette spirale et créer un statut de
catégorie B pour les AESH et les AEd.
Notre CNU a adopté (à plus de 94%) des
repères Égalité femmes-hommes pour réaffirmer notre volonté de lutter
contre le patriarcat, de gagner l’égalité réelle et d’œuvrer à une école
inclusive et émancipatrice pour toutes et tous.
Depuis des années, les moyens en
personnels administratifs, AESH, de vie scolaire, de santé et sociaux ne
permettent pas de répondre aux besoins croissants des élèves et des
familles. La pauvreté et la ségrégation sociale ne cessent de
s’aggraver. Pourtant, les moyens attribués à l’éducation prioritaire sont diminués
et la carte reste ainsi figée depuis douze ans. Le principe même de
l’éducation prioritaire est dévoyé par le ministère qui annonce en
décembre 2025 un plan 800 collèges qui conditionne les financements aux
résultats des élèves au mépris des besoins réels et sociaux. La CGT Éduc’action soutient les mobilisations pour la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire,
réintégrant les lycées, basée sur des critères sociaux. Elle s’engage
dans la construction d’une mobilisation nationale, dans l’unité la plus
large possible.
Dans plusieurs académies, les lycéen·nes
et les personnels sont mobilisé·es contre les réductions de moyens qui
frappent les établissements. La répression policière envers les
lycéen·nes est féroce : à Marseille, 5 mineur·es ont déjà fait l’objet
d’une arrestation suivie d’une garde à vue de 24 ou 48 heures et de
mesures de contrôle judiciaire. Nous dénonçons fermement cette mise au
pas de la jeunesse par l’intimidation et la violence policière,
encourageons les camarades à être vigilant·es et à protéger les
lycéen·nes et exigeons l’annulation de toute poursuite ou mesure de
contrôle judiciaire.
La CGT Éduc’action appelle
l’ensemble des personnels à rejoindre les actions décidées localement, à
être massivement en grève et en manifestation le 31 mars et à discuter
des suites en assemblées générales.