vendredi 2 octobre 2026

Le 6 octobre, la CGT sera aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es !

 Depuis plusieurs jours, partout en France, des dizaines de milliers de lycéennes et de lycéens se mobilisent pour faire entendre leur colère et leurs revendications. 

Toutes et tous concernés ! 

Comme cela a été porté lors des grèves du 29 septembre, elles et ils se mobilisent en raison du manque d’enseignant·es et de personnels, des classes surchargées, des conditions d’études dégradées, d'établissements vétustes, et aussi de l’inquiétude face à leur avenir et la précarité qui touche une partie croissante des plus jeunes et de leurs familles. 

Elles et ils demandent la fin de Parcoursup qui amplifie la sélection sociale pour l'accès aux études.

Les lycéen·nes et étudiant.es d'aujourd'hui sont les travailleurs et travailleuses de demain, ils et elles ne doivent pas payer le prix des politiques d’austérité. 

  Le projet de budget aggrave une situation déjà délétère.

Quand il manque des professeur·es, quand les classes sont surchargées, quand les bâtiments se dégradent et que les jeunes voient leurs perspectives d’avenir se réduire, la réponse ne peut pas être la répression.

Pourtant, c’est le choix fait par le gouvernement. Aux revendications légitimes, il répond par la violence, les interpellations, les gardes à vue et le déploiement des forces de l’ordre aux abords des établissements. 

Près de 3 000 lycéen·nes et étudiant·es ont été interpellés depuis le début de la mobilisation et 170 d'entre elles et eux ont été blessés ainsi que des personnels, parfois gravement. Le gouvernement assume l’escalade répressive et cherche à museler la contestation, allant jusqu’à demander aux parquets de faire preuve de fermeté à l’égard des parent·es des lycéen·nes mobilisé·es.

Cette répression est d’une ampleur sans précédent. 

Et le gouvernement ne se contente pas de laisser faire : il organise et assume cette escalade. En faisant le choix de la répression, le gouvernement alimente la colère et prend délibérément le risque d’aggraver une situation dont il porte la responsabilité.

La  CGT condamne avec la plus grande fermeté cette répression et appelle le gouvernement à y mettre un terme immédiat. 

Elle a saisi, avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE, le Défenseur des droits pour l’alerter sur cette violente répression et lui demander de veiller au respect des droits et libertés des lycéen·nes et étudiant·es mobilisé·es.

Comme elle le fait déjà devant les établissements, la CGT sera le 6 octobre aux côtés des lycéen·nes, étudiant·es et personnels de l'éducation mobilisés. 

Elle appelle toutes ses organisations à protéger leur droit à se mobiliser et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour s’organiser, notamment en ouvrant les bourses du travail et les maisons du peuple pour leur permettre de se réunir, en sécurisant les mobilisations et en déposant les demandes d'autorisation en lien avec les organisations lycéennes et étudiantes.

Toutes et tous concernés ! Les salarié·es de l'énergie seront en grève sur leurs revendications le 6 octobre. Dans le respect de leur autonomie, nous devons être nombreux et nombreuses aux côtés des jeunes. Rejoignons les manifestations organisées partout en France, en organisant la mobilisation par tous les moyens à disposition de nos syndicats, y compris par la grève dans le cadre notamment des préavis déjà déposés par plusieurs de nos organisations.

Le 6 octobre, faisons entendre une même exigence : les lycéen·nes et étudiant·es ont des droits, ils et elles ont des revendications, elles doivent être entendues, pas réprimées !


 

Ensemble, lycéen.nes, étudiant.es et agent.es public.ques, manifestons le 6 octobre !

 

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.

>> Communiqué UFSE-CGT en téléchargement

Le mardi 29 septembre dernier, des milliers d’agent•es publics se sont mobilisé•es par la grève et dans les manifestations pour exiger les moyens nécessaires à l’exercice des missions de service public, leurs rémunérations, leurs conditions de travail.

Ce même jour, les lycéen•nes eux aussi ont aussi manifesté.

Depuis plusieurs jours, elles et ils se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions d’études, des créations de postes d’enseignant•es, la diminution des effectifs par classe, l’abrogation de Parcoursup, des bourses pour toutes et tous… Elles et ils s’engagent aussi contre l’extrême droite et ses allié•es. Le gouvernement ne leur offre comme seule réponse que l’envoi des forces de l’ordre et la répression, c’est inacceptable !

Leur mobilisation est aussi la nôtre !

Alors que les projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale organisent une nouvelle purge budgétaire de 54 milliards d’euros, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’une politique qui sacrifie l’avenir de la jeunesse et ses droits à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche, la formation, la culture…
Et pourtant de l’argent, il y en a ! 211 milliards d’euros sont octroyés chaque année aux entreprises sans contrepartie, ni évaluation, ni contrôle. La fraude fiscale est estimée à plus de 80 milliards d’euros. Ce sont plus de 400 milliards d’euros qui ont d’ores et déjà mobilisés pour militariser toujours plus la société française. Trop, c’est trop !

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT :

  • apporte son soutien plein et entier aux lycéen•nes,
  • condamne la répression policière, le gouvernement doit la faire cesser immédiatement,
  • réaffirme que comme pour le monde du travail, les lycéen•nes disposent du droit d’expression, de réunion, de manifestation et qu’il relève des pouvoirs publics de le garantir.

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.

L’UFSE CGT rappelle qu’elle a déposé un préavis de grève couvrant la période jusqu’au 31 octobre 2026.

Montreuil, le 1er octobre 2026.

Autres communiqués en téléchargement :

>> La CGT Éduc’action aux côtés des lycéennes et des lycéens

>> Syndicat des avocats de France 93 « Tu es lycéen et tu es arrêté : garde le silence ! »

>> Communiqué CGT Intérieur « Lycéens et travailleurs côte à côte : envoyer la police n’est pas la bonne réponse »

>> Communiqué FERC Sup CGT

>> Communiqué CGT « Lycéen·nes mobilisé·es : la répression doit cesser, la démocratie doit vivre dans les établissements »

jeudi 1 octobre 2026

Motion de soutien aux lycéen·nes mobilisé·es

 

La CGT Éduc’action aux côtés des lycéennes et des lycéens.

La CGT Éduc’action réunie en conseil national apporte son soutien aux lycéennes et lycéens mobilisé·es notamment pour obtenir de meilleures conditions d’études, la diminution des effectifs par classe, l’abrogation de parcours sup… Ils et elles se mobilisent également contre l’extrême droite.

La CGT Éduc’action rappelle que la situation actuelle est le résultat des politiques gouvernementales et de la surdité aux alertes répétées des personnels et syndicats lycéens depuis plusieurs mois, plusieurs années.

La CGT Éduc’action dénonce la répression policière organisée par le gouvernement et utilisée pour intimider la jeunesse qui mène ce mouvement. La CGT Éduc’action dénonce l’ensemble des violences subies par les élèves et les collègues au cours de ce mouvement.

La CGT Éduc’action rappelle que les lycéens et lycéennes disposent de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Les établissements scolaires doivent rester des lieux sécurisés pour leur permettre de se réunir. Ce sont nos élèves, nos enfants que la police réprime !

La CGT Éduc’action rappelle que des préavis de grève ont été posés pour tous les personnels sur le mois et appelle tous les personnels à se mettre en grève pour soutenir les revendications des jeunes mobilisé·es, les protéger et se tenir à leurs côtés.

La CGT Éduc’action, avec l’ensemble de la CGT, invite les militants et militantes à ouvrir les bourses du travail et les maisons du peuple pour accueillir les jeunes afin qu’ils et elles puissent s’organiser dans les meilleures conditions.

La CGT Éduc’action appelle à rejoindre dès aujourd’hui les mobilisations lycéennes en cours. Elle appelle à la grève le 6 octobre, jour de mobilisation lycéenne.

Télécharger la motion

mercredi 30 septembre 2026

Le démantèlement du collège

 

Cette rentrée aura au moins eu un mérite : celui de la clarté. Partout où le ministère nous promet des “progrès”, c’est la même antienne qui revient : diagnostiquer, se former, innover, remplir des feuilles de route. Partout où les personnels demandent des moyens, c’est le même silence qui répond.

Lire la suite dans le 4 pages

jeudi 24 septembre 2026

Budgets de l’État et de la sécurité sociale 2027 : le gouvernement annonce la couleur (Tract CGT)

 

PROFITS ÉPARGNÉS, SACRIFICES IMPOSÉS

FAIRE LE PLEIN OU REMPLIR LE FRIGO, ON NE DEVRAIT PAS AVOIR À CHOISIR

Tout augmente sauf les salaires et les pensions. Alors que la priorité devrait être de permettre à chacun·e de vivre correctement de son travail, le gouvernement fait un autre choix en annonçant 54 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques et sociales.

>> Tract CGT en téléchargement

HAUSSE DES PRIX, BAISSE DES DROITS ET DU NIVEAU DE VIE

Parmi les mesures d’austérité envisagées :

  • gel des salaires des fonctionnaires alors qu’elles et ils ont déjà perdu 16 % par rapport à la hausse des prix ;
  • 6 milliards ponctionnés sur les pensions des retraité·es qui ne suivraient plus la hausse des prix dès 1 260 euros de retraite par mois ;
  • 2 milliards d’euros d’économies sur les arrêts maladie, qui feront peser un nouvel effort sur la prise en charge des malades ;
  • gel des aides au logement, alors que les loyers ont augmenté de 1,6 % en un an.

Moins de prise en charge collective, c’est payer davantage de sa poche ou renoncer.

QUAND CERTAIN·ES SE SERRENT LA CEINTURE, D’AUTRES ENCAISSENT

Quand il s’agit de faire des économies, le gouvernement ne demande pas les mêmes efforts à tout le monde. Alors que les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises françaises atteignent des niveaux records (61 milliards en six mois), le projet de budget pour 2027 fait un choix clair : la contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises serait réduite, mais pas les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contre-partie !

FAIRE DES ÉCONOMIES OU FAIRE D’AUTRES CHOIX ?

À force de réduire les budgets, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins de la population. L’enjeu n’est donc pas de savoir où il faut faire des économies, mais qui les finance.
Pour la CGT, faire contribuer davantage les grandes entreprises, les hauts revenus et les patrimoines les plus importants, et conditionner les aides publiques aux entreprises permettrait de dégager des recettes pour développer les services publics sur le territoire, dégeler le point d’indice des agent·es et financer les investissements indispensables à la lutte contre le changement climatique. Il faut par ailleurs augmenter tous les salaires, dont le Smic : le net pour le mois et le brut, garant de notre Sécurité sociale, pour la vie.

Rendez-vous le 29 septembre, pour peser sur les choix budgétaires

Toutes les organisations syndicales de la fonction publique appellent les personnels à se mobiliser pour d’autres choix budgétaires et l’augmentation des salaires. Parce que ces choix touchent directement à nos vies, ils ne peuvent pas se décider sans celles et ceux qui en subiront les conséquences.

Les semaines qui viennent seront donc décisives pour faire entendre d’autres priorités, notamment le renforcement de notre protection sociale et de nos services publics mais aussi l’augmentation des salaires et des pensions. Ce débat doit avoir lieu dans les entreprises et les services.
Échanger entre collègues, discuter des conséquences de ces annonces et participer aux initiatives et mobilisations permet de construire collectivement le rapport de force nécessaire pour peser sur les choix budgétaires.

Quand l’extrême droite gère les affaires scolaires, la jeunesse et l’enfance…

 

Lors des dernières élections municipales du printemps 2026, de nombreuses collectivités ont basculé aux mains de l’extrême droite, impliquant des décisions aux conséquences graves pour l’École, les élèves et les familles.

Rappelons que parmi les principes fondateurs de l’école publique, il y a la question de sa gratuité, inscrite dans le code de l’Éducation. Mais force est de constater que ce principe n’a jamais été complètement appliqué (ou du moins que très partiellement) sous l’effet conjoint de la décentralisation et des politiques libérales. En revanche, une chose est sûre : quand l’extrême droite arrive aux affaires municipales, les écoles, les services périscolaires et de restauration scolaire sont davantage mis à mal, creusant de fait un peu plus les inégalités. Ces équipes municipales font clairement d’autres choix et privilégient un fléchage budgétaire pour financer les uniformes ou des mâts porte-drapeaux…

Questionnaire sur les violences sexuelles sur enfants : Un Travail bâclé sans concertation

 

Les mauvaises habitudes prises sous Blanquer ne se perdent visiblement pas… C’est en effet par voie de presse et durant leurs congés estivaux que les personnels ont appris qu’Édouard Geffray prévoyait de déployer un questionnaire à destination des élèves de la grande section à la terminale, pour repérer les violences sexuelles.

Cette volonté ministérielle de s’emparer d’un sujet aussi sensible aurait pu apparaître comme un signal positif dans le contexte actuel de mobilisation pour l’adoption de la loi intégrale contre les VSS. Mais force est de constater que l’outil choisi est loin de faire l’unanimité.

Présenté le 8 septembre dernier, le questionnaire a été rejeté par les organisations syndicales qui n’avaient d’ailleurs pas été associées à sa conception. Ces dernières ont réussi à obtenir l’organisation de deux réunions supplémentaires et à repousser le passage du décret en CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) au 1er octobre, au lieu du 17 septembre initialement prévu.

Ce questionnaire suscite de vives inquiétudes et soulève un grand nombre d’interrogations, notamment sur son contenu, les conditions de passation, le traitement des réponses et ses suites.