dimanche 8 février 2026

Non à la militarisation de l’Ecole !

 

Courrier intersyndical à Monsieur Edouard Geffray, Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le ministre,

Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ».

Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de “découverte professionnelle” des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’Écoles et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation.

Paris, le 4 février 2026

Télécharger le courrier intersyndical

Communiqué intersyndical AESH : nous exigeons un statut maintenant!

 

Grâce à la mobilisation des AESH portée par l’Intersyndicale depuis le mois de mai 2025 au travers de journées de mobilisation et la mise en place d’une pétition dépassant les 100 000 signatures, c’est l’ensemble de la société civile, notamment des associations de parents et des parlementaires par diverses propositions de loi, qui s’est emparé de la question d’un nécessaire statut pour toutes et tous les AESH.
Après une demande déposée dès la mi-novembre, l’intersyndicale AESH a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture le 27 janvier 2026.

Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans des conditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années.

Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions.

C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures.

Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite.

Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nous devons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.

L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :

  • Un temps complet à 24H d’accompagnement
  • Une formation initiale et continue de qualité
  • Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements
  • Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B

La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !

Montreuil, le 5 février 2026

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Concours et examens professionnels 2026 ITRF

 

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF 2026

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.

Les inscriptions aux concours ITRF

Les inscriptions aux concours ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.

Recrutements 2026 personnels administratifs (ADJAENES/SAENES/AAE)

 

Arrêté recrutement sans concours adjoint administratif 2026

Les inscriptions seront enregistrées par internet, exclusivement sur le site du ministère de l’éducation nationale du 10 février 2026, à partir de 12 heures, au 12 mars 2026, 12 heures (heure de Paris), à l’adresse suivante :

https://www.education.gouv.fr/recrutements-sans-concours-d-adjoints-administratifs-308245

Concours interne AAE : 100
15 Arrêté du 29 janvier 2026 fixant au titre de l’année 2026 le nombre de postes offerts au concours interne de recrutement d’attachés d’administration de l’Etat dans les services et établissements publics relevant des ministres chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447393
Ouverture concours SAENES interne et externe.
Date épreuves admissibilité 9 avril. Nb de postes fixés ultérieurement par arrêté
18 Arrêté du 5 février 2026 autorisant au titre de l’année 2026 l’ouverture et l’organisation de concours communs pour le recrutement dans le premier grade de divers corps de fonctionnaires de catégorie B
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447434
Inscriptions aux concours de secrétaire administratif de classe normale session 2026Les inscriptions aux concours de recrutement de secrétaires administratifs de classe normale seront enregistrées du 10 février au 12 mars 2026. 

Ouverture concours ADJAENES interne et externe P2.
Date épreuves admissibilité 8 avril. Nb de postes fixés ultérieurement par arrêté
19 Arrêté du 5 février 2026 autorisant au titre de l’année 2026 l’ouverture et l’organisation de concours communs pour le recrutement dans le deuxième grade de divers corps de fonctionnaires de catégorie C
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053447464

Les inscriptions aux concours de recrutement d’adjoints administratifs seront enregistrées du 10 février au 12 mars 2026. 

dimanche 1 février 2026

Non au CPE XXL !

 

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le MEDEF ose remettre le couvert. Dans un document qu’il vient de remettre aux organisations syndicales, il propose d’ouvrir une négociation sur l’emploi des jeunes pour mettre en place un contrat spécifique pour les jeunes avec 3 ans de période d’essai...

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le MEDEF ose remettre le couvert. 

Dans un document qu’il vient de remettre aux organisations syndicales, il propose d’ouvrir une négociation sur l’emploi des jeunes pour :

  • mettre en place un contrat spécifique pour les jeunes avec 3 ans de période d’essai. Il réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai !
  • Mettre en place un Smic jeunes (inférieur au Smic). C’est ce que M. Balladur avait essayé d’imposer en 1994 avec le CIP, balayé lui aussi par la mobilisation des jeunes et des salarié.es.
  • Permettre de déroger pour les jeunes aux règles qui limitent l’utilisation des contrats précaires et des temps partiels. 

Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.es. 

La CGT refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments. Si le patronat tente d’imposer ces propositions, il trouvera la CGT sur son chemin !



Portons le projet d’un lycée professionnel émancipateur

Pour la CGT Éduc’action le lycée professionnel doit rester sous la tutelle exclusive du ministère de l’Éducation nationale. Il doit permettre une insertion professionnelle et des poursuites d’études, au service de l’émancipation. Pour cela, il faut redonner du temps scolaire et de la qualification, diminuer le nombre de semaines de PFMP et mieux protéger les élèves, reprendre la main sur la carte des formations et gagner un statut plus protecteur pour les personnels.

Télécharger le Tract