jeudi 5 novembre 2026

Nous étions près d'1,6 million en grève et dans les manifestations : un nouveau cap franchi pour gagner sur nos revendications !

 

Ce 5 novembre, pour la huitième fois depuis le 29 septembre, une puissante vague de mobilisation a déferlé dans tout le pays, un niveau inégalé depuis la lutte contre la réforme des retraites de 2023.

Les grèves ont été fortes dans de nombreux secteurs : un·e cheminot·e sur trois en grève ; plus de 2000 arrêts de travail recensés dans la métallurgie, l’agro-alimentaire, le verre/céramique, la construction, le commerce et les services, les industries chimiques, les organismes sociaux, les ports et docks, les activités postales et de télécommunication, les transports; des centaines de milliers d’agent·es de la Fonction publique en grève. Des dizaines de journalistes et technicien·nes de BFM TV étaient en grève pour dénoncer la dérive de la ligne de la chaîne et la banalisation des propos racistes à l’antenne.

Plus de 250 manifestations et rassemblement étaient programmés sur l'ensemble du territoire. A 17h30, dans 207 villes, la CGT recense 1 573 000 manifestantes et manifestants dont  350 000 à Paris, 150 000 à Marseille, 120 000 à Bordeaux, 100 000 à Lille, 80 000 à Toulouse, 55 000 à Lyon, 35 000 à Nantes et Rennes, 30 000 à Rouen, 28 600 à Grenoble, 26 000 à Caen et Strasbourg, 25 000 à Brest, 22 000 à Tours, 20 000 à Orléans.

Dans la continuité de la grève de la Fonction publique, du mouvement des lycéen·nes et étudiant·nes, des manifestations du samedi contre la vie chère, et des centaines de grèves dans les entreprises et services durant cet automne, la journée du 5 novembre marque un nouveau temps fort d’expression des revendications.

La CGT condamne la répression qui continue de s’abattre contre les lycéen·nes mobilisé·es ces derniers jours. Elle dénonce les multiples obstructions déployées par de nombreux préfets pour entraver la préparation et le bon déroulement des manifestations, comme à Toulouse où plusieurs militant·es de la CGT et de la FSU ont été blessés aujourd’hui lors de charges policières.

La CGT souligne que cette stratégie liberticide n’empêche pas et n’empêchera jamais les jeunes, les travailleurs, les retraités, les privés d’emploi de se mobiliser massivement ! Elle salue leur courage et leur détermination.

La CGT l’affirme avec force : la lutte sera poursuivie autant que nécessaire pour faire plier le gouvernement et le patronat.Tant qu’ils n’auront pas répondu aux revendications sur les salaires, les services publics, les conditions d’étude, la protection sociale, la mobilisation populaire se poursuivra ! 

Dans l’unité syndicale interprofessionnelle la plus large possible, c’est en ce sens que la CGT continuera d’agir à tous les niveaux.

A Montreuil, le 5 novembre

Remplacement en lycées. Derrière les annonces…

 

L’annonce du ministre Geffray vendredi 9 octobre concernant le déploiement d’un peu plus de 3000 TZR fait beaucoup parler. Il semble important de redonner un peu de contexte à ce nouvel enfumage gouvernemental.

Les TZR, c’est quoi ?

Les TZR, ce sont ces « fameux·ses » Titulaires sur Zone de Remplacement. Il s’agit donc de professeur·es ayant obtenu un concours de l’enseignement (CAPES, CAPLP, Agrégation…) mais dont le poste n’est pas fixe dans un établissement : ils et elles sont appelé·es pour répondre aux besoins chaque année sur le territoire. Les TZR peuvent être affecté·es pour une année entière, ou pour des suppléances de « courte » durée (les absences de moins de 15 jours n’étant pas comblées, même en cas de renouvellement d’arrêt de travail par exemple). Dans ce dernier cas, entre deux suppléances « courtes », le·la TZR doit se rendre dans son établissement de rattachement pour accomplir certaines tâches pédagogiques.

Mais alors, pourquoi avait-on plus de 3000 professeurs TZR non affecté·es début octobre ?

La faute à une mauvaise gestion administrative ? Bien sûr que non…

Il faut savoir que « TZR » est une affectation comme une autre lors du mouvement intra-académique, au printemps. Les personnels affectés deviennent titulaires de ce poste, et il faut souvent de nombreuses années avant d’obtenir un poste dit « fixe », dans un établissement. Les besoins dans les établissements en septembre ne peuvent pas être en adéquation parfaite avec les professeur·es disponibles. Ainsi, des TZR peuvent rester sans affectation, car il n’y a pas de besoins immédiats dans leur matière sur leur zone (qui peut pourtant aller jusqu’à un département entier). Il faut bien comprendre que pour remplacer des personnels absents (malades, en accident, en congé maternité ou paternité…) après la rentrée scolaire, il faut disposer de ces personnels supplémentaires. C’est bien l’insuffisance de ces personnels disponibles qui donne des situations intenables de non-remplacement des semaines durant. D’ailleurs, certaines zones ne disposent d’aucune ressource en TZR dans certaines matières.

Où sont les contractuel∙les ?

S’ajoute qu’à la rentrée de septembre, de nombreux·ses contractuel·les se sont vu signifier un non-renouvellement de leurs contrats, pour des raisons budgétaires. Aujourd’hui, pour tenter de gérer l’urgence, le ministre a annoncé l’embauche d’un millier de contractuel·les… soit moins que les suppressions de postes de l’an dernier !

La magie des heures supplémentaires

Enfin, le Ministère annonce débloquer des moyens pour que les professeur·es titulaires puissent effectuer des « remplacements » sous forme d’Heures Supplémentaires Exceptionnelles ou sous forme de « PACTE », l’incroyable dispositif déployé sous Gabriel Attal pour faire du remplacement de courte durée. Outre qu’il n’est pas consommé dans de nombreux établissements, ce pacte a montré son échec d’un point de vue pédagogique : les remplacements non concertés, multiplication de cours dans certaines disciplines qui ne pallient pas des heures perdues dans d’autres disciplines, pas de continuité pédagogique, coût exorbitant du dispositif…

Ne nous y trompons pas

Derrière ces annonces ne repose aucun progrès concret quant au recrutement de personnels. L’attractivité des métiers de l’Éducation nationale a été mise à mal par des années de politiques mortifères. La situation ne pourra pas s’améliorer durablement tant qu’une large revalorisation salariale n’aura pas eu lieu, doublée d’embauches importantes et d’un plan de titularisation des personnels contractuels.

 

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Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 

L’égalité n’est pas une menace : elle est une condition de liberté, de dignité et de justice pour toutes et tous, la CGT Éduc’action appelle à participer aux mobilisations autour du 25 novembre.

 

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dimanche 1 novembre 2026

Tous et toutes, Gagnons la grève du 5 NOVEMBRE

 

Pour nos salaires et nos conditions de travail…

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

La mobilisation lycéenne et étudiante a su, depuis plusieurs semaines, s’organiser collectivement pour faire entendre ses revendications. Acculé, le gouvernement n’a eu d’autres choix que de lâcher quelques annonces qui restent à ce stade extrêmement floues et pas à la hauteur des enjeux. Les organisations de jeunesse ont décidé de rejoindre la journée de grève et mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre 2026 pour les salaires et pour un autre budget. Alors que le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes, nous devons dénoncer les choix politiques de gouvernement : les aides publiques aux entreprises atteignent plus de 200 milliards d’euros par an. Dans notre secteur, nous devons maintenir la pression afin d’obtenir un autre budget pour l’Éducation et la fin de sa précarité organisée.

Salaires en berne, manque de personnel, bâtiments inadaptés, outils numériques qui lâchent…

Une seule et même politique d’austérité frappe l’École et celles et ceux qui la font vivre

Toutes et tous en grève le 5 novembre et en AG pour préparer les suites

Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

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AESH : une avancée pour un statut, poursuivons la mobilisation !

 

Nos organisations syndicales FSU, CGT Educ’Action, SE UNSA, CFDT, SNALC et Sud Education saluent l’adoption à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH. Ce vote constitue une avancée pour la reconnaissance d’un métier indispensable au service public d’éducation. Il est le fruit des mobilisations des AESH et de leurs organisations syndicales, qui dénoncent depuis des années la précarité et exigent un véritable statut de la fonction publique.

Les résistances de certains partis politiques via des votes contre ou massivement en abstention rappellent que rien n’est acquis. Les discours de soutien aux AESH doivent se traduire en actes : ces personnels, très majoritairement des femmes, ne peuvent continuer à subir des temps incomplets imposés, des salaires insuffisants et l’absence de perspectives de carrière.

La création d’un corps de la fonction publique doit garantir à toutes et tous un statut protecteur, une rémunération permettant de vivre, une formation adaptée et la reconnaissance de l’ensemble du travail effectué.

Ce vote est une étape : le texte doit désormais être adopté au Sénat. Nous appelons à maintenir la pression sur le gouvernement et les parlementaires et à poursuivre les mobilisations jusqu’à l’adoption définitive et la mise en œuvre de ces droits.

L’État doit se doter d’un budget à la hauteur : création du corps, titularisations, revalorisation des salaires, temps plein rendu possible et recrutements répondant aux besoins. Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Agriculture doivent garantir ces avancées à l’ensemble des AESH, y compris dans l’enseignement agricole et maritime.

Dans la période actuelle de mobilisation pour la jeunesse et les moyens des services publics, cette exigence est centrale : reconnaître les personnels et garantir à chaque élève un accompagnement répondant à ses besoins.

Un statut, un vrai salaire, des moyens : poursuivons ensemble la mobilisation !

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Nos revendications pour les AEd

 

DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIFFICILES

Les conditions de travail se dégradent : effectifs insuffisants, tâches qui s’élargissent, pression accrue et baisse du nombre de postes. La CGT Éduc’action revendique des créations de postes, un temps plein ramené à 32 heures hebdomadaires et la comptabilisation intégrale des heures d’internat.

CONTRE LA PRÉCARITÉ ET LES RÉMUNÉRATIONS INSUFFISANTES

Les AEd subissent une forte précarité : contrats courts, renouvellements incertains, accès inégal au CDI selon les établissements. Cette gestion locale fragilise les personnels et entretient l’arbitraire. La CGT Éduc’action revendique des CDD de trois ans, un droit effectif au CDI au bout de six ans et une gestion académique garantissant des règles communes. Les salaires restent trop bas, souvent proches du SMIC, malgré des missions élargies.

L’absence de vraie grille nationale accentue encore les inégalités. LaCGT Éduc’action exige une hausse immédiate des salaires, une grille d’étudiant·e/salarié·e avec des droits alignée sur la catégorie B et le versement complet des primes REP et REP+.

UN VRAI MÉTIER

Les Assistant·es d’Éducation (AEd) occupent une place essentielle dans les établissements scolaires. Au quotidien, elles et ils participent à l’accueil, au suivi des élèves, à l’accompagnement éducatif et au climat scolaire. Pourtant, ces personnels restent parmi les plus précaires et les moins reconnus de l’Éducation nationale. Pour la CGT Éduc’action, il s’agit d’un vrai métier qui doit être stabilisé et revalorisé. Les AEd ne sont pas de simples « jobs étudiants ». Elles et ils exercent un véritable travail éducatif : encadrement, écoute, régulation et accompagnement des élèves. Ce métier doit relever d’un statut de catégorie B. Pour celles et ceux en études, un vrai statut d’étudiant·e/salarié·e avec des droits renforcés est nécessaire.

NON À L’AUTORITARISME À L’ÉCOLE

Les AEd ne doivent pas être réduit·es à des fonctions de contrôle et de surveillance. La CGT Éduc’action défend une vie scolaire conçue comme un espace éducatif, fondé sur la prévention, le dialogue et l’accompagnement des élèves. Leur rôle est de contribuer à un cadre scolaire juste, protecteur et émancipateur

Nos revendications :

• créer des postes d’AEd ;
• généraliser le CDD de 3 ans ;
• rendre transparent l’accès au CDI et un droit effectif au CDI au bout de 6 ans ;
• obtenir une augmentation immédiate de 400 € net par mois et une grille de rémunération alignée sur celle des fonctionnaires de catégorie B ;
• gagner le versement de la prime REP/REP+ complète, avec rétroactivité depuis 2015 ;
• gagner un statut de fonctionnaire de catégorie B ;
• conquérir un statut étudiant·e/salarié·e avec un temps de décharge renforcé pour les personnels en études ou en formation.

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Télécharger la profession de foi du scrutin CCP AEd / AESH

mercredi 28 octobre 2026

Lycéen·nes mobilisé·es : le compte n’y est pas !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lundi 26 octobre, le ministre a réuni les organisations syndicales pour une réunion dite de « sortie de crise ». La CGT Éduc’action y a rappelé que les lycéen·nes sont mobilisé·es depuis des semaines avec des revendications claires qu’elle partage depuis des années.

Quelques avancées, timides, sont à noter : plafonnement à 28 élèves en seconde dans certains lycées dits « les moins favorisés » en 2027 (alors que nous revendiquons le retour des lycées dans l’Éducation prioritaire) ; 500 postes supplémentaires dans le Projet Loi de Finances 2027, 920 postes pour les remplacements, 500 postes de personnels sociaux, de santé et de psychologues (très insuffisants au regard des besoins), hausse du Fonds Vert (après l’avoir réduit), doublement des sièges des organisations lycéennes dans des instances, rappelons-le, consultatives, en particulier entrée des élèves de la voie professionnelle. Pour ce qui est des ajustements des options qui devraient permettre de « meilleurs emplois du temps » ou encore la place du contrôle continu, aucune annonce précise ne permet de cerner les ajustements à venir.

Ces annonces sont très largement insuffisantes. Les critères du plafonnement du nombre d’élèves en seconde sont flous et celui-ci serait reporté à 2028 pour les autres lycées. Rien sur les AESH, pourtant indispensables pour une inclusion digne, en particulier dans les lycées professionnels. Les 10 000 places en BTS ne répondent pas aux quelques 100 000 élèves sans affectation. Sur le bâti scolaire, aucun contrôle de l’usage des fonds n’est annoncé. Quant à Parcoursup, les jeunes en réclament la fin, pas des ajustements. La « nouvelle version » attendue en 2028 ne saurait remettre en cause la sélection dans l’enseignement supérieur due en grande partie au manque de places et à la loi ORE ou encore la pression excessive ressentie par les élèves de terminale. À ce propos, pour y répondre, le ministère propose un accompagnement à l’orientation dès la classe de seconde. Et pourquoi pas « dès le départ, presque depuis la maternelle », comme l’avait suggéré Elisabeth Borne, alors Première ministre ?!

La CGT Educ’action continue donc de revendiquer l’annulation de la réforme Blanquer du bac, la fin du contrôle continu et le retour à des épreuves nationales.

Enfin, dans un contexte économique fortement dégradé où le taux de pauvreté a augmenté depuis 2017 et où près d’un·e lycéen·e sur quatre travaille pendant l’année scolaire (un sur trois dans la voie professionnelle), la CGT Educ’action regrette qu’aucune annonce concernant une revalorisation substantielle des bourses lycéennes ne soit prévue, ni le doublement des fonds sociaux (aujourd’hui en baisse de 20%). Nous n’avons obtenu aucune réponse sur ce point.

La consultation du ministère ne peut pas servir à balayer les revendications des organisations de jeunesse, fortement exprimées dans la rue. Les jeunes attendent des réponses politiques et budgétaires qui leur permettent d’étudier et de réussir dans des conditions de scolarisation dignes. La CGT Éduc’action appelle à amplifier la mobilisation, le samedi 31 octobre là où c’est possible par la manifestation aux côtés des jeunes, et à renforcer le rapport de force avec la journée interprofessionnelle de grève du 5 novembre. 

 

Montreuil, le 27 octobre 2026

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