lundi 31 août 2026

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

 

Communiqué de presse

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants.

Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat.

À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre.

Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.

Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…

Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole !

La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Télécharger le communiqué de presse

Informations aux personnels administratifs et ITRF : Néo-titulaires et contractuels

 

La CGT Éduc’action regroupe et syndique tous les personnels de l’Éducation nationale dans une même organisation. Forte de ses valeurs, elle joue son rôle pour rompre le double sentiment d’isolement et de non-reconnaissance de tous personnels

En tant que néo-titulaire, la première année correspond à une année de stage. Le stage est similaire à une période d’essai et de formation, qui a pour but de permettre à l’administration-employeur de s’assurer que vous « justifiez » des capacités professionnelles pour exercer les fonctions correspondantes à votre grade.

La durée normale de stage est généralement d’un an et est fixée par le statut particulier du corps dans lequel vous êtes nommé·e fonctionnaire-stagiaire. Un entretien de mi-parcours permettra déjà dans un premier temps de vous évaluer mais aussi de faire remonter les facilités et difficultés que vous pouvez rencontrer.

Vous trouverez dans le tract, les informations nécessaires pour une rentrée plus légère :

  • Fiche de poste
  • Traitement et rémunérations
  • Temps de travail
  • PSC / Prévoyance
  • Congé maladie ordinaire
  • Autorisations spéciales d’absence
  • Messagerie professionnelle
  • Formation

dimanche 30 août 2026

Salaires, Conditions de travail : toutes et tous mobilisé·e·s le 29 septembre - Ensemble, arrêtons-les !

 

Communiqué CGT Fonction publique

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent•es publics.

D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc.

De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.

À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent•es publics dont les premières victimes sont les citoyen•nes et les usager•es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits.

La maltraitance des agent•es publics atteint des sommets. Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi-temps thérapeutique, etc.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel•les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire… En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur. La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent•es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date.

Trop, c’est trop !

La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possibles mais nécessaires.

Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social.

Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construites sur d’autres bases.

Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’est nécessaire et de titulariser les contractuel•les.

Oui, il y a besoin de mettre en œuvre une autre politique salariale avec, entre autres :

  • L’augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation,
  • La refonte des grilles indiciaires intégrant la revalorisation des filières professionnelles à prédominance féminine,
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • Le rétablissement à 100 % des rémunérations versées aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire,
  • L’abrogation du jour de carence.

Plutôt que de faire la chasse aux agent•es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer.

Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent•es publics pour les appeler à :

  • Se réunir en assemblées générales pour débattre des attaques inédites portées à l’encontre de la fonction publique et de ses agent•es,
  • Débattre de leurs revendications,
  • Décider de construire une journée massive de grève et de manifestations.

De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix.

Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social.

Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

Montreuil, le 25 juin 2026.

>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement

RAPPEL :

>> Préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026

>> Tract + Affiche UFSE-CGT « Salaires, Conditions de travail : tou·te·s mobilisé·e·s le 29 septembre ! »

>> Communiqué UFSE-CGT « Un gel infini du point d’indice et 125 Md€ d’austérité budgétaire ? Le plan scandaleux de la mission sur la transparence des finances publiques »

>> Visuels 29 septembre : mobilisation Fonction publique pour les salaires et les conditions de travail

>> Communiqué de l’intersyndicale Fonction publique « La réponse du gouvernement n’est pas à la hauteur de l’urgence salariale. Mardi 29 septembre : mobilisons-nous pour imposer d’autres choix ! »

>> Déclaration intersyndicale Fonction publique « Pour les salaires des agent⋅es publics, mobilisation le 29 septembre ! »

Perte actualisée de la valeur du point d’indice (juillet 2026)

 

Suite à la publication de l’indice des prix juillet 2026 par l’INSEE, mise à jour de la perte actualisée de la valeur du point d’indice. L’UFSE propose depuis 2026 une nouvelle présentation et de nouveaux indicateurs avec la perte calculée depuis juillet 2023 et mai 2017, tout en conservant les indicateurs depuis 2010 et 2000.

L’UFSE-CGT vous met à disposition la perte de valeur du point d’indice actualisée pour mai 2026. Nous subissons la troisième année pleine du gel du point d’indice que les gouvernements ont refusé de revaloriser depuis juillet 2023 (s’il avait suivi l’inflation depuis 2010, le point d’indice devrait être à 5,98 € et non à 4,92€. S’il l’avait suivie depuis 2000, il serait à 6,50€).

Perte de valeur du point d’indice juillet 2026

NOUVEAU : L’UFSE-CGT calcule désormais dans son document de référence la perte du point d’indice avec quatre bornes temporelles :

  • Juillet 2023 : date de la dernière revalorisation du point d’indice ;
  • Mai 2017 : arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir ;
  • Juillet 2010 : gel du point d’indice sous Nicolas Sarkozy ;
  • Janvier 2000 : mesure de la perte du pouvoir d’achat sur le temps long ;

Vous trouvez à la fin du document les pertes dues à l’augmentation de la cotisation retraite depuis le 1er janvier 2011, avec un tableau récapitulatif des augmentations jusqu’en 2020.

>> Visuels en téléchargement (Format Zip)

Mobilisé.es pour nos services publics et pour gagner sur les revendications ! (Appel du Comité confédéral national de la CGT)

 

Pour la grande majorité de la population du pays, l’été 2026, qui aurait dû être un temps d’insouciance et de repos, restera dans les mémoires comme un moment catastrophique. La canicule, les incendies et maintenant les intempéries ont provoqué des ravages et des milliers de morts notamment au travail. De nombreux.ses salarié.es ont perdu leur emploi, leur logement. La sécheresse risque d’entraîner des augmentations des prix de l’alimentation en plus de celles de l’énergie alors que les salaires sont gelés !

Une fois de plus en période de crise, travailleuses et travailleurs, notamment des services publics, ont démontré que ce sont elles et eux qui tiennent le pays debout. Au lieu d’en tirer les leçons, le gouvernement multiplie les ballons d’essai pour préparer les esprits à de nouvelles régressions dans le cadre de son projet de budget 2027, au détriment des services publics, de la Sécurité sociale, des salaires, des pensions et de l’emploi.

Le patronat porte une lourde responsabilité dans cette situation catastrophique. ll bénéficie déjà de 2L1 milliards d’aides, d’exonérations de cotisations sociales et de cadeaux fiscaux. ll en réclame toujours plus et pour cela n’hésite plus à s’acoquiner avec l’extrême droite.

Alors que cette rentrée ouvre une année cruciale de choix citoyens, et que plus que jamais depuis la Libération, l’extrême droite menace nos droits sociaux, nos libertés et nos Bourses du travail, l’heure est à la mobilisation !

Le CCN de la CGT réaffirme que le syndicalisme est d’intérêt général et continuera la bataille pour défendre nos locaux syndicaux et conquérir de nouveaux droits. Nous devons empêcher les mauvais coups préparés par le gouvernement et le patronat et gagner sur les revendications.

De nombreuses initiatives sont d’ores et déjà prévues qui doivent nous permettre de saturer l’actualité sur les questions sociales.

Le viol et le meurtre de la petite Lyhanna ont une fois de plus, une fois de trop, mis en lumière le manque de moyens pour les services d’enquête, la justice et la protection de l’enfance. Grâce à la mobilisation, nous avons gagné l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée le 28 septembre de la loi intégrale contre les VSS que nous avons contribué à rédiger. Continuons, avec les associations féministes, à maintenir la pression en nous rassemblant devant les tribunaux le 7 septembre !

Dans la continuité des initiatives organisées à l’occasion de la Journée mondiale pour la paix du 21 septembre, la CGT appelle à participer le 26 septembre partout en France à la grande marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités, impulsée par de nombreuses organisations, associations, ONG et collectifs citoyens. ll ne peut s’agir de seulement s’adapter au réchauffement climatique : il faut le limiter pour que la Terre reste vivable ! Cela appelle des changements structurels, et donc politiques, profonds.

Le 14 octobre, les retraité.e.s sont appelés à se mobiliser à l’occasion de la réunion du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco contre la désindexation des pensions de retraite de base com me complémentaires.

Le 20 octobre, avec les syndicats de toute l’Europe et la Confédération européenne des syndicats, nous serons devant le Parlement européen à Strasbourg pour dénoncer le projet de dumping que la Commission européenne veut imposer (28e régime).

Le 24 octobre, la CGT participera à Orléans à la grande manifestation unitaire antifasciste, anti-impéraliste et antiraciste.

Pour empêcher le gouvernement de nous imposer une nouvelle cure d’austérité et gagner des augmentations de salaires, le CCN appelle les syndicats de la CGT à prendre en compte quatre priorités :

  • Exiger partout l’ouverture de négociations salariales et multiplier les mobilisations sur cette question.
  • Avec des mobilisations dans l’énergie, la santé/action sociale, les organismes sociaux, l’enseignement supérieur, I’AFPA, les industries chimiques, le 15 septembre sera une première étape forte d’action et de mobilisations pour les salaires, les services publics et la Sécurité sociale.
  • Le 29 septembre sera le premier grand moment de convergence avec l’appel de l’intersyndicale Fonction publique à la grève et aux manifestations. Pompiers, hospitaliers, enseignant.e.s et toutes celles qui assurent des missions de service public sont appelé.es à se mobiliser. Rejoignons-les et faisons du 29 une grande journée de grèves et de manifestations pour les services publics et l’augmentation des salaires.
  • Partout, se déployer en direction des salariés pour leur proposer de se syndiquer et de créer la CGT sur leur lieu de travail.

Le gouvernement va présenter son projet de budget le 30 septembre. D’ores et déjà la CGT prend les contacts unitaires pour prolonger le processus d’action et organiser la mobilisation avec des temps forts d’action interprofessionnelles de grève et de manifestations.

Montreuil, le 25 août2026.

>> Appel du Comité confédéral national de la CGT en téléchargement