dimanche 7 juin 2026

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et directeurs d’école.

Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication, nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.

La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas. Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 202, et ce, malgré nos avis divergents sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, en allant bien au-delà des cadres existants. Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de « pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail, conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.

Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions sur la base des revendications des personnels soient entamées.

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Affectation des élèves fonctionnaires et des fonctionnaires stagiaires

 

Fonctionnaires stagiaires ou élèves fonctionnaires :  pour votre affectation, suivez les conseils de la CGT Educ’action

 

 

Affectation des fonctionnaires stagiaires et des élèves stagiaires

Note de service publiée au BO n°18 du 30 avril 2026 Fiche affectation élève fonctionnaire Fiche affectation fonctionnaire stagiaire Les Élu-es Nationaux-ales de la CGT-Éduc’action 263, rue de Paris – – case 549 – 93515 MONTREUIL cedex Tél. 01.55.82.76.55 – Fax : 01.49.88.07.43 unsen@cgteduc.fr

Collège : Retrouvons du sens à nos métiers

 

Pourtant période charnière pour nos élèves, le collège reste le parent pauvre du système éducatif. Depuis des années, nous subissons les assauts répétés de réformes menées au nom de la modernisation ou de l’excellence. Une réalité bien moins séduisante se cache derrière ces discours : le démantèlement méthodique du service public d’éducation, au détriment des élèves et des personnels. La logique est toujours la même : faire plus avec moins, sous couvert de pédagogies innovantes. Pour la CGT Éduc’action, une autre éducation est possible, à condition de lui en donner les moyens.

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vendredi 29 mai 2026

Bac pro 2026 : Des modalités d’examens et de corrections déplorables

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les premières épreuves écrites du bac professionnel (Français, Histoire-Géographie et EMC) débutent ce jeudi 28 mai dans une relative indifférence médiatique alors que plus d’un tiers des lycéen·nes sont scolarisé·es en lycée professionnel. Ces épreuves vont se dérouler durant toute la journée, dans une chaleur accablante, sans anticipation ni adaptation de la part du ministère, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions préoccupantes. Alors que la question d’un plan d’urgence pour la rénovation du bâti scolaire se pose le ministère se satisfait d’une communication sur le sujet inconséquente.

Pour la CGT Éduc’action, ces épreuves « anticipées » sont la conséquence de l’introduction du « parcours différencié » en Terminale, réforme et calendrier dénoncés par notre organisation. Le « parcours différencié » engendre dysfonctionnements, désorganisation, absentéisme, mais surtout stress pour les élèves et incohérence pédagogique (notamment en cassant les progressions pédagogiques), en plus de la remise en cause du groupe classe ou de la rupture d’égalité entre élèves. Il avait été d’ailleurs un véritable échec l’an passé et les quelques aménagements de cette année suscitent peu d’espoir.

Pour cette session 2026, les corrections de ces épreuves écrites sont dématérialisées. Cette mesure, imposée dans la précipitation et sans concertation, va dégrader les conditions de travail des personnels en entravant le travail collectif et collaboratif. De plus, les personnels correcteurs convoqués ne seront pas clairement déchargés de cours (seulement des consignes de souplesse arrachées au ministère dans la plus grande confusion à quelques jours du début des épreuves) alors qu’ils auront encore des classes en responsabilité.

Concernant les épreuves passées en Contrôle en Cours de Formation (CCF), les dates de remontée des notes varient fortement selon les académies et les établissements, mais aussi selon les diplômes et les filières préparés, allant du 22 mai au 12 juin 2026. Cette situation remet en cause l’égalité entre les candidat·es et fragilise le caractère national du diplôme.

Dans certaines matières professionnelles, le développement du Contrôle en Cours de formation Continué (CCC) aggrave encore cette logique. Ce mode d’évaluation entretient une pression constante sur les élèves et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation permanents alourdissant considérablement la charge de travail des enseignant·es.

Face à ces conditions inacceptables, la CGT Éduc’action demande le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre. Elle revendique aussi la fin des CCF et des CCC. Elle exige la fin du « parcours différencié » et le retour des examens après la mi-juin avec des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales.

Montreuil, le 28 mai 2026

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Écologie, Rénovation du bâti… Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail

 

L’épisode actuel de très fortes chaleurs est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler qu’il est urgent d’agir sur les bâtiments pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.

En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.

À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études…

Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique. Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.

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Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es : Des moyens suffisants pour cette mesure tant attendue ?

 La précarité des étudiant·es est une réalité très préoccupante dans notre pays et s’intensifie dans un contexte d’inflation. Les étudiant·es doivent faire face à la hausse du coût du logement, des soins, de l’alimentation et cumulent souvent études et emploi. Une situation qui les fragilise : fatigue, stress, problèmes de concentration, décrochage, mal-être, … C’est dans ce contexte que le Service Social en Faveur des Étudiant·es, un des trois services sociaux de l’Éducation nationale, accompagne les jeunes et favorise la réussite de leurs études. Face à l’urgence de la précarité étudiante, des mesures sont attendues. Le gouvernement a répondu en partie par l’annonce du repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es à partir du 1er mai 2026, une mesure qui nécessite des moyens. Rappelons qu’à la suite de la crise COVID, depuis septembre 2020, les étudiant·es boursier·ères bénéficient du repas à 1 euro. Et depuis 2021, les étudiant·es en situation de précarité, par une évaluation sociale, peuvent également en bénéficier.

Communiqué Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es

GRILLES DES RÉMUNÉRATIONS PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF

 Les grilles n’ont pas bougé depuis janvier 2024, mais les tableaux tiennent compte de la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 (+1,18%). Les grilles continuent à se dévaloriser par rapport au SMIC.

Après des années blanches en 2024 et 2025, le gouvernement compte à nouveau geler le point d’indice en 2026. Voici la réalité : le point d’indice a perdu plus de 27% de sa valeur depuis l’an 2000.

Depuis 2020, du fait de l’inflation non compensée, les grilles ont perdu environ 13% de leur valeur.

Vous trouverez sur cette page les grilles des rémunérations pour les personnels administratifs et ITRF

Catégorie AAttaché d’administration
Assistant·e Ingénieur·e
Ingénieur·e de recherche

Ingénieur·e d’étude

Catégorie BSecrétaire d’administration et technicien·ne recherche et formation
Catégorie CAdjoint·e administratif·ve et Adjoint·e recherche et formation