mardi 31 mars 2026

Non aux propositions ministérielles suite aux Assises de la santé scolaire

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Suite aux Assises de la santé scolaire et après quelques réunions, le ministère a présenté aux organisations syndicales un certain nombre de mesures à destination des personnels médicaux/sociaux et des élèves (protocole santé mentale et pôle départemental santé bien-être et protection de l’enfance). Considérant que ces mesures ne répondent pas aux besoins des élèves et des familles, la CGT Éduc’action s’y oppose et rappelle que la priorité reste le recrutement massif de personnels statutaires, de revalorisation salariale et d’avancées sur les conditions de travail des personnels médicaux et sociaux.

Notre organisation considère également que la création de 300 postes d’infirmier·ères-psychologues-assistant·es de service social pour la rentrée 2026 (100 postes pour chaque corps) est une goutte d’eau dans l’océan des besoins alors que la santé physique et psychique est une des priorités gouvernementales.

Le protocole santé mentale (dans le 1er et le 2nd degré) doit faciliter le « repérage et la prise en charge des élèves en situation de souffrance psychique ». Deux référent·es santé mentale (hors personnels médicaux et sociaux) dans chaque établissement du 2nd degré et dans chaque circonscription du 1er degré seraient nommé·es et suivraient une pseudo-formation d’une journée. Que l’ensemble des personnels soit sensibilisé à cette problématique est une bonne chose. Cependant, il est inacceptable de demander au Service Social en Faveur des Élèves d’augmenter sa charge de travail en intervenant en plus dans les écoles, et ce sans recrutement de personnels. Ce protocole ne peut pas être le palliatif du manque de personnels médicaux et sociaux (d’autant plus qu’il n’existe pas de service social scolaire dans le 1er degré) et au désinvestissement de l’État dans les domaines de la psychiatrie, de la petite enfance, de la protection de l’enfance et du handicap.

Les pôles départementaux, pilotés par les DASEN avec 3 conseiller·ères techniques existant·es (infirmier·ère /service social/médecin), pôles appuyés par un·e conseiller·ère technique PsyEN santé mentale (poste nouvellement créé) et une circulaire globale sur les missions des quatre métiers, est une remise en cause du cadre national et de la spécificité des missions des personnels médicaux et sociaux. Chaque département va devoir gérer la pénurie et faire des choix ne répondant pas à ce qu’on est en droit d’attendre d’un Service public d’Éducation en termes de prévention, d’accompagnement social, de protection de l’enfance.

Toutes ces mesures ne permettront ni de « prévenir, détecter ou promouvoir la santé en recentrant les personnels sur leur cœur de métier en allégeant leur charge administrative », ni de détecter dès le plus jeune âge 100% des élèves pouvant bénéficier d’une analyse personnalisée de santé. Dans ce contexte et refusant de cautionner ces choix politiques, la CGT Éduc’action ne participera aux réunions de mise en œuvre de ces mesures. Elle continue de revendiquer des créations massives de postes pour qu’enfin, l’enjeu de la santé mentale des élèves soit véritablement pris en charge par les professionnel·les formé·es du secteur.

Montreuil, le 27 mars 2026

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dimanche 29 mars 2026

Mardi 31 mars : mobilisation dans la manche

 


Appel du Conseil National de l’Union CGT Educ’action

 

La CGT Éduc’Action, réunie en Conseil National du 25 au 27 mars 2026, condamne la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban. Cette intervention militaire illustre la poursuite d’une politique impérialiste dont l’objectif est le contrôle des ressources énergétiques. Cette logique impérialiste fait peser une grave menace de guerre généralisée au Moyen-Orient, d’autant qu’elle s’ajoute à la guerre en Ukraine, l’intervention au Vénézuéla et le génocide à Gaza. La CGT Éduc’action appelle à participer, le 28 mars aux manifestations partout en France pour la défense des droits du peuple palestinien, la fin du génocide, de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid. La CGT Éduc’action appelle à la mobilisation des travailleur·euses contre la course à la guerre des impérialistes et à se mobiliser dans un grand mouvement pour la paix.

La récupération médiatique et politique de la mort, à Lyon, d’un militant lié à la mouvance néo-nazie a amplifié une diabolisation de l’antifascisme et des organisations s’en revendiquant. La minute de silence suivie à l’Assemblée nationale est une véritable faute politique et morale et accélère l’inversion des valeurs. Les attaques fascistes de personnes et de lieux se multiplient en toute impunité. La CGT Éduc’action s’engage à participer à un front d’autodéfense contre l’extrême droite et ses politiques. La CGT Éduc’action s’alarme des résultats de l’extrême droite aux élections municipales et continue à la combattre ainsi que ses idées et les politiques qui l’alimentent.

Malgré les mobilisations du début d’année qui réclamaient plus de justice sociale et fiscale, le budget adopté attaque violemment les services publics au profit du budget militaire. En tant que salarié·es de l’Éducation nationale, nous avons toute notre place à prendre dans le combat contre la militarisation du monde et l’embrigadement nationaliste des consciences, dont celle de la jeunesse visée par les classes défense et la propagande pour le nouveau service militaire auxquelles nous nous opposons. Dans notre secteur, la baisse démographique sert de prétexte pour supprimer 3256 postes, alors que l’Éducation nationale est déjà rongée jusqu’à l’os. Il faut au contraire en profiter pour améliorer le fonctionnement du service public d’Éducation et créer massivement des postes.

Cette politique austéritaire appauvrit et précarise les personnels tout en dégradant leurs conditions de travail ainsi que les conditions d’études des élèves. Il est urgent d’augmenter les salaires pour rompre cette spirale et créer un statut de catégorie B pour les AESH et les AEd.

Notre CNU a adopté (à plus de 94%) des repères Égalité femmes-hommes pour réaffirmer notre volonté de lutter contre le patriarcat, de gagner l’égalité réelle et d’œuvrer à une école inclusive et émancipatrice pour toutes et tous.

Depuis des années, les moyens en personnels administratifs, AESH, de vie scolaire, de santé et sociaux ne permettent pas de répondre aux besoins croissants des élèves et des familles. La pauvreté et la ségrégation sociale ne cessent de s’aggraver. Pourtant, les moyens attribués à l’éducation prioritaire sont diminués et la carte reste ainsi figée depuis douze ans. Le principe même de l’éducation prioritaire est dévoyé par le ministère qui annonce en décembre 2025 un plan 800 collèges qui conditionne les financements aux résultats des élèves au mépris des besoins réels et sociaux.  La CGT Éduc’action soutient les mobilisations pour la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, réintégrant les lycées, basée sur des critères sociaux. Elle s’engage dans la construction d’une mobilisation nationale, dans l’unité la plus large possible.

Dans plusieurs académies, les lycéen·nes et les personnels sont mobilisé·es contre les réductions de moyens qui frappent les établissements. La répression policière envers les lycéen·nes est féroce : à Marseille, 5 mineur·es ont déjà fait l’objet d’une arrestation suivie d’une garde à vue de 24 ou 48 heures et de mesures de contrôle judiciaire. Nous dénonçons fermement cette mise au pas de la jeunesse par l’intimidation et la violence policière, encourageons les camarades à être vigilant·es et à protéger les lycéen·nes et exigeons l’annulation de toute poursuite ou mesure de contrôle judiciaire.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à rejoindre les actions décidées localement, à être massivement en grève et en manifestation le 31 mars et à discuter des suites en assemblées générales.

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Collège : ne les laissons pas faire !

 

Profitant d’un contexte géopolitique guerrier avec la multiplication de conflits impérialistes, le gouvernement a imposé un budget qui sacrifie les Services publics et tourne le dos à la justice sociale et fiscale. Pour la première fois, le budget de la Défense dépasse celui de l’Éducation nationale : tout un symbole.

Dans nos collèges publics, déjà fragilisés, les conséquences sur nos conditions de travail vont être importantes. Ne laissons pas faire !

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Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Rejoignons les grèves décidées localement,
mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites

soyons massivement en grève le 31 !

Le plan “800 collèges”

 

Ou, comment contourner l’indispensable refonte de la carte d’éducation prioritaire

Depuis 2014, les différentes politiques menées et la multiplication des dispositifs (cités éducatives/CLA…) sont venues vider de leur sens les objectifs premiers de l’éducation prioritaire et ainsi l’affaiblir. Cela a été l’occasion pour le ministère de développer des laboratoires d’expérimentations : autonomie des établissements, Choc des savoirs… Or, dans ces établissements, les besoins sont criants : manque de moyens horaires, de personnels, problèmes de bâti, relégation sociale… Avec le plan « 800 collèges » du ministre Geffray, le gouvernement poursuit et accentue cette casse du cadre collectif, tout en évacuant la question des inégalités sociales et en culpabilisant les personnels.

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Collège : des choix politiques discutables et des combats à mener

 

Urgence pour une vraie rupture dans les politiques d’éducation.

Les années se suivent et se ressemblent. Cette année se distingue toutefois par une absence de budget voté dès le mois de janvier, mais aussi par le fait que le budget de l’Éducation nationale sera dépassé par celui de la Défense, ce qui ne présage rien de positif. Si un arrêté met enfin un coup d’arrêt à l’obligation des groupes de niveau, les CSA qui se déroulent en ce moment dans les académies, suscitent l’angoisse des collègues face à l’annonce des milliers de postes supprimés. Même la création promise de 2000 postes d’AESH est devenue fragile, par un mystérieux tour de passe-passe (ou de langue de bois). Tour d’horizon des annonces de ce début d’année.

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lundi 23 mars 2026

Pour gagner la grève nationale du 31 mars, amplifions les grèves locales

 

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le budget adopté sacrifie les Services publics au refus de la justice sociale et fiscale ainsi qu’au budget militaire et nous serions censé·es applaudir une copie finale nous épargnant les mesures les plus dures du projet d’origine ! Alors que les guerres impérialistes se multiplient faisant peser, au Moyen-Orient, le risque d’une crise économique mondiale, c’est une politique de paix et de réponse aux besoins sociaux qu’il nous faut exiger.

Rejoignons les grèves décidées localement

mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites

Soyons massivement en grève le 31 mars

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Dans l’Éducation nationale :
moyens, salaires, conditions de travail,

amplifions la mobilisation !

Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril

Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril.

Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars

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