dimanche 1 mars 2026

Face à la multiplication des violences d’extrême droite : protéger les libertés, protéger le monde du travail

Dès l’annonce du drame de Lyon, la CGT a exprimé sa condamnation ferme et a rappelé qu’on ne lutte pas contre l’extrême-droite en reprenant sa violence. La justice doit pouvoir être rendue sereinement et faire toute la lumière sur le déroulement des faits. La famille a appelé au calme et s'est opposée à toute récupération politique, elle doit être respectée et entendue.

Pourtant, depuis 10 jours, ce drame est instrumentalisé pour banaliser l’extrême droite et invisibiliser sa vraie nature raciste, antisémite et violente. Nous assistons à une escalade ciblant les organisations progressistes : menaces et violences visant des militant·es, slogans racistes et fascistes, saluts nazis lors de la marche de Lyon le samedi 21 février, dégradations de locaux syndicaux et de permanences parlementaires. La CGT tient à faire part de toute sa solidarité avec celles et ceux qui ont été victimes de cette violence, dont la CGT du Rhône, victime d'une alerte à la bombe le samedi 21 février.

Alors que l’extrême droite est responsable de nombreuses violences ces dernières décennies y compris des dizaines de meurtres, ce sont les organisations progressistes qui sont stigmatisées.

Cette inversion des valeurs est inacceptable.

Forte et fière de son constant combat antifasciste, la CGT le rappelle avec force : l’extrême droite a toujours été l’ennemie du monde du travail. Son projet repose sur la division, la stigmatisation et la remise en cause des droits. Elle détourne la colère sociale pour l’orienter contre les plus fragiles et protéger les puissants, au lieu de s’attaquer aux véritables responsables des inégalités. Ses votes, que ce soit au niveau national ou européen, sont toujours du côté du grand patronat et des plus riches.

Pendant que certains attisent la haine et que le débat public se focalise sur les polémiques, les urgences sociales, elles, passent au second plan.

Chez SEB, un plan de suppressions d’emplois menace près de 500 salarié·es en France. Chez ArcelorMittal, c'est un nouveau plan de licenciement de 1650 postes qui vient d'être annoncé et qui confirme l'urgence de la nationalisation, qui était débattue ce mercredi au Sénat. Alors que nous sommes dans la dernière ligne droite des négociations sur l’assurance chômage, le patronat veut faire revenir par la fenêtre les réformes Attal et Bayrou que la mobilisation syndicale a fait sortir par la porte. Et dans le même temps, ce sont plus de 13 000 millionnaires qui ne paient pas d'impôt sur le revenu !

Voilà les vraies préoccupations du monde du travail : l’emploi, les salaires, l’industrie, la santé et la protection sociale, la justice fiscale.

La CGT refuse que la violence et les surenchères politiciennes servent d’écran de fumée.

La CGT appelle solennellement le gouvernement et le président de la République à arrêter de jouer avec le feu. L’extrême droite est un danger mortel pour la démocratie. Il faut cesser les surenchères politiciennes, faire respecter l'Etat de droit et garantir la sécurité des biens et des personnes.

Dans l'immédiat, parce que personne ne peut plus ignorer les risques qui en découlent, le gouvernement doit interdire au groupuscule fasciste Nemesis de chercher par ses provocations à perturber les manifestations du 8 mars. C'est ce que nous venons d'exiger du ministre de l’Intérieur dans l'unité syndicale et féministe.

Montreuil, le 26 février 2026

MALGRÉ L’ÉCHEC DU PARCOURS DIFFÉRENCIÉ, LE MINISTRE S’ENTÊTE !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lors du comité de suivi de la voie professionnelle du mardi 17 février, le ministère de l’Éducation nationale a rendu son arbitrage sur le devenir du parcours « personnalisé » pour la rentrée 2026. Alors que le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, il l’impute à un problème de calendrier et de durée et a donc décidé de le maintenir sous une forme allégée. Ainsi, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas, deux semaines supplémentaires sécables et gratifiées en entreprise. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seront aménagés avec des temps forts et des interventions extérieures pour préparer au BTS. La mise en œuvre de ce dispositif, en dehors de tout cadre national, est renvoyée, une fois de plus, à l’autonomie des établissements. Même réduit et placé à un moment différent de l’année, ce parcours va engendrer comme l’autre : dysfonctionnements, désorganisation et absentéisme !

La CGT Éduc’action rappelle que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il ne s’agit pas de trier les élèves mais plutôt de rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux.

La CGT Éduc’action réaffirme son opposition à tout parcours « différencié » qui remet en cause le groupe classe et casse les progressions pédagogiques des enseignant·es, comme il crée une rupture d’égalité entre élèves. La CGT Éduc’action rappelle son attachement à des examens se déroulant après la mi-juin et à des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales. Elle revendique l’abandon du CCF et de l’évaluation par compétences.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Télécharger le communiqué de presse

Statut des AESH : Le jeu du vrai/faux pour combattre les idées fausses

Lors de la présentation du projet de loi au Sénat pour la création d’un statut AESH, nous avons pu assister au déploiement d’arguments assez grossiers voire mensongers pour s’opposer à cette juste revendication des personnels. L’instauration d’un statut de la Fonction d’État est indispensable pour la reconnaissance du métier d’accompagnant·e, la sécurisation des emplois, mais aussi des salaires (à travers une grille de rémunération) et du suivi de carrière. Combattons la mauvaise foi et le mépris grâce à notre argumentaire. 

Télécharger le tract ici

dimanche 8 février 2026

Non à la militarisation de l’Ecole !

 

Courrier intersyndical à Monsieur Edouard Geffray, Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le ministre,

Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ».

Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de “découverte professionnelle” des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’Écoles et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation.

Paris, le 4 février 2026

Télécharger le courrier intersyndical

Communiqué intersyndical AESH : nous exigeons un statut maintenant!

 

Grâce à la mobilisation des AESH portée par l’Intersyndicale depuis le mois de mai 2025 au travers de journées de mobilisation et la mise en place d’une pétition dépassant les 100 000 signatures, c’est l’ensemble de la société civile, notamment des associations de parents et des parlementaires par diverses propositions de loi, qui s’est emparé de la question d’un nécessaire statut pour toutes et tous les AESH.
Après une demande déposée dès la mi-novembre, l’intersyndicale AESH a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation Nationale et de l’Agriculture le 27 janvier 2026.

Ouverture de négociations sur le statut des AESH : gagner nos revendications

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le mardi 27 janvier dernier, suite à sa demande, l’intersyndicale (CGT Éduc’action, FSU, SUD, SNALC, CFDT et UNSA) a enfin été reçue par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée depuis mai 2025 pour l’accès à un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Si nos organisations ont été reçues c’est surtout grâce au combat mené depuis des années par ces personnels qui ont vu leurs conditions de travail se dégrader considérablement avec la mise en place des PIAL (fragmentation des emplois du temps, des lieux de travail, saupoudrage des accompagnements, gestion de profils d’élèves très complexes…), tous·tes étant maintenu·es dans des conditions salariales indignes du fait du temps incomplet imposé et d’une grille de salaire qui se tasse au fur et à mesure des années.

Depuis des années, la CGT Éduc’action n’a eu de cesse d’alerter sur la situation de ces personnels précaires, d’appeler à des journées de mobilisation et de grève, d’être à l’initiative d’actions dans de nombreuses villes pour porter les justes revendications des AESH et plus largement celles des conditions de l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Par ailleurs, les propos récents du ministre évoquant un « quasi-statut » ont semé la colère de ces personnels (et à juste titre) car c’est bien un véritable corps de fonctionnaire de catégorie B que les collègues AESH doivent obtenir pour une réelle reconnaissance de leurs missions.

C’est pourquoi, la campagne intersyndicale menée depuis mai 2026 a particulièrement insisté sur la précarité dans laquelle était maintenue ces personnels. D’ailleurs, ce combat dépasse largement les seul·es collègues AESH puisque la pétition lancée en ce sens a récolté plus de 101 000 signatures.

Grâce à cette mobilisation des personnels, mais également à la pression des parlementaires et des familles, les deux ministères se disent aujourd’hui prêts à ouvrir des négociations autour de la question du statut. C’est la première fois qu’une telle annonce est faite.

Suite à la Conférence Nationale du Handicap du 3 février, un calendrier de travail doit être proposé et des discussions sur l’impact d’un statut AESH seront menées avant, nous l’espérons, des annonces ministérielles à la prochaine CNH de juin prochain. Ceci n’est qu’une première étape et plein de points doivent encore être abordés (notamment la technicité et la pénibilité ou l’accès à ce corps), mais nous devons maintenir la pression pour amener le gouvernement à céder.

L’accès à un statut de fonctionnaire doit s’accompagner des revendications claires que la CGT Éduc’action porte depuis longtemps :

  • Un temps complet à 24H d’accompagnement
  • Une formation initiale et continue de qualité
  • Une stabilisation sur les lieux d’exercice n’excédant pas une ou deux écoles ou établissements
  • Une grille salariale de fonctionnaire de Catégorie B

La CGT Éduc’action restera vigilante et combattive lors de ces groupes de travail. Il est temps que le ministère adresse un signal fort. Au-delà des paroles, il faut désormais des actes !

Montreuil, le 5 février 2026

Télécharger le communiqué de presse

Concours et examens professionnels 2026 ITRF

 

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF 2026

Les inscriptions aux examens professionnels ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.

Les inscriptions aux concours ITRF

Les inscriptions aux concours ITRF seront enregistrées du 8 avril 2026, 12 heures, au 6 mai 2026, 12 heures, heure de Paris.
Attention : dates susceptibles de modifications.