jeudi 24 septembre 2026

Budgets de l’État et de la sécurité sociale 2027 : le gouvernement annonce la couleur (Tract CGT)

 

PROFITS ÉPARGNÉS, SACRIFICES IMPOSÉS

FAIRE LE PLEIN OU REMPLIR LE FRIGO, ON NE DEVRAIT PAS AVOIR À CHOISIR

Tout augmente sauf les salaires et les pensions. Alors que la priorité devrait être de permettre à chacun·e de vivre correctement de son travail, le gouvernement fait un autre choix en annonçant 54 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques et sociales.

>> Tract CGT en téléchargement

HAUSSE DES PRIX, BAISSE DES DROITS ET DU NIVEAU DE VIE

Parmi les mesures d’austérité envisagées :

  • gel des salaires des fonctionnaires alors qu’elles et ils ont déjà perdu 16 % par rapport à la hausse des prix ;
  • 6 milliards ponctionnés sur les pensions des retraité·es qui ne suivraient plus la hausse des prix dès 1 260 euros de retraite par mois ;
  • 2 milliards d’euros d’économies sur les arrêts maladie, qui feront peser un nouvel effort sur la prise en charge des malades ;
  • gel des aides au logement, alors que les loyers ont augmenté de 1,6 % en un an.

Moins de prise en charge collective, c’est payer davantage de sa poche ou renoncer.

QUAND CERTAIN·ES SE SERRENT LA CEINTURE, D’AUTRES ENCAISSENT

Quand il s’agit de faire des économies, le gouvernement ne demande pas les mêmes efforts à tout le monde. Alors que les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises françaises atteignent des niveaux records (61 milliards en six mois), le projet de budget pour 2027 fait un choix clair : la contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises serait réduite, mais pas les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contre-partie !

FAIRE DES ÉCONOMIES OU FAIRE D’AUTRES CHOIX ?

À force de réduire les budgets, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins de la population. L’enjeu n’est donc pas de savoir où il faut faire des économies, mais qui les finance.
Pour la CGT, faire contribuer davantage les grandes entreprises, les hauts revenus et les patrimoines les plus importants, et conditionner les aides publiques aux entreprises permettrait de dégager des recettes pour développer les services publics sur le territoire, dégeler le point d’indice des agent·es et financer les investissements indispensables à la lutte contre le changement climatique. Il faut par ailleurs augmenter tous les salaires, dont le Smic : le net pour le mois et le brut, garant de notre Sécurité sociale, pour la vie.

Rendez-vous le 29 septembre, pour peser sur les choix budgétaires

Toutes les organisations syndicales de la fonction publique appellent les personnels à se mobiliser pour d’autres choix budgétaires et l’augmentation des salaires. Parce que ces choix touchent directement à nos vies, ils ne peuvent pas se décider sans celles et ceux qui en subiront les conséquences.

Les semaines qui viennent seront donc décisives pour faire entendre d’autres priorités, notamment le renforcement de notre protection sociale et de nos services publics mais aussi l’augmentation des salaires et des pensions. Ce débat doit avoir lieu dans les entreprises et les services.
Échanger entre collègues, discuter des conséquences de ces annonces et participer aux initiatives et mobilisations permet de construire collectivement le rapport de force nécessaire pour peser sur les choix budgétaires.

Quand l’extrême droite gère les affaires scolaires, la jeunesse et l’enfance…

 

Lors des dernières élections municipales du printemps 2026, de nombreuses collectivités ont basculé aux mains de l’extrême droite, impliquant des décisions aux conséquences graves pour l’École, les élèves et les familles.

Rappelons que parmi les principes fondateurs de l’école publique, il y a la question de sa gratuité, inscrite dans le code de l’Éducation. Mais force est de constater que ce principe n’a jamais été complètement appliqué (ou du moins que très partiellement) sous l’effet conjoint de la décentralisation et des politiques libérales. En revanche, une chose est sûre : quand l’extrême droite arrive aux affaires municipales, les écoles, les services périscolaires et de restauration scolaire sont davantage mis à mal, creusant de fait un peu plus les inégalités. Ces équipes municipales font clairement d’autres choix et privilégient un fléchage budgétaire pour financer les uniformes ou des mâts porte-drapeaux…

Questionnaire sur les violences sexuelles sur enfants : Un Travail bâclé sans concertation

 

Les mauvaises habitudes prises sous Blanquer ne se perdent visiblement pas… C’est en effet par voie de presse et durant leurs congés estivaux que les personnels ont appris qu’Édouard Geffray prévoyait de déployer un questionnaire à destination des élèves de la grande section à la terminale, pour repérer les violences sexuelles.

Cette volonté ministérielle de s’emparer d’un sujet aussi sensible aurait pu apparaître comme un signal positif dans le contexte actuel de mobilisation pour l’adoption de la loi intégrale contre les VSS. Mais force est de constater que l’outil choisi est loin de faire l’unanimité.

Présenté le 8 septembre dernier, le questionnaire a été rejeté par les organisations syndicales qui n’avaient d’ailleurs pas été associées à sa conception. Ces dernières ont réussi à obtenir l’organisation de deux réunions supplémentaires et à repousser le passage du décret en CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) au 1er octobre, au lieu du 17 septembre initialement prévu.

Ce questionnaire suscite de vives inquiétudes et soulève un grand nombre d’interrogations, notamment sur son contenu, les conditions de passation, le traitement des réponses et ses suites.

Évaluations nationales, contrôle des pratiques pédagogiques… Refusons la coercition institutionnelle

 

Depuis plusieurs années, le ministère de l’Education nationale impose des évaluations standardisées des élèves à tous les niveaux de l’école élémentaire et au-delà. Elles consistent à faire passer chaque année à la rentrée puis en janvier (pour les CP) des tests à plus de 7 millions d’élèves français·es pour « évaluer leurs acquis » en mathématiques et en français. Elles sont complétées par des évaluations internationales telles que PISA, PIRLS et ICILS.

Néanmoins, ces évaluations sont bien loin de prendre en compte la diversité des enfants, leurs différences de développement et leur rythme d’apprentissage. Elles constituent qui plus est un outil supplémentaire de maltraitance de nos élèves en situation de handicap puisque dans certains départements, des élèves sourds n’ont même pas eu de fichier d’évaluation adapté.
Depuis leur mise en place, la CGT Éduc’action critique ces évaluations et dénonce les visées autoritaristes et managériales du ministère cachées (ou non) derrière.

 

Le ministère, les PAS et la CNH : LE compte n’y est pas.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Après de très nombreuses demandes formulées par la CGT Éduc’action au cours des 2 dernières années, le ministère a profité de la présentation des mesures issues de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 15 septembre dernier, pour faire un premier bilan des Pôles d’appui à la scolarité (PAS). Le ministère s’est contenté de reprendre des chiffres déjà connus et quelques données statistiques générales sur les difficultés rencontrées et les réponses apportées. Pour lui, ces éléments suffiraient à démontrer des « avancées », notamment le rapprochement avec le secteur médico-social et une meilleure prise en compte de l’accessibilité.

Pour la CGT Éduc’action, ceci ne constitue pas un bilan. Nous exigeons des indicateurs précis sur les parcours des élèves et les conditions de travail des personnels. Un rendez-vous, une observation en classe ou une prise en charge ponctuelle ne garantissent ni la continuité ni la qualité du parcours de scolarisation. Il faut prendre en compte l’environnement social et familial, l’accès aux soins et les ressources médico-sociales du territoire. Et surtout, les AESH ont disparu du bilan ! Pourtant, ce sont elles et eux qui accompagnent quotidiennement les élèves. La CGT Éduc’action revendique, plus que jamais, le recrutement d’enseignant·es, le renforcement de la formation spécialisée, un véritable statut pour les AESH, davantage d’interventions du médico-social et le renforcement des RASED afin que l’École inclusive soit une réalité de qualité.

Cette réunion devait avant tout permettre la présentation de la déclinaison ministérielle des mesures de la CNH. La « feuille de route » ministérielle de 3 ans prévoit notamment de « recentrer » les enseignant·es spécialisé·es, de « repenser » la place des AESH et de renforcer le pilotage. Derrière ces orientations et ces formules creuses, le risque est de faire porter toujours davantage, dans une certaine ambiguïté, la responsabilité de l’inclusion aux seuls personnels, sans moyens supplémentaires.

Rendre les apprentissages accessibles de façon universelle est une nécessité et un droit qu’on ne peut remettre en question. Mais à la différence de l’institution, nous ne pouvons opposer accessibilité et compensation. Chaque élève doit pouvoir bénéficier d’une réponse adaptée à ses besoins.

L’inclusion ne peut pas reposer sur la bonne volonté des personnels ni se faire à moyens constants. Elle nécessite une politique volontariste, des droits, des personnels formés et des moyens à la hauteur des besoins !

Montreuil, le 22 septembre 2026

vendredi 18 septembre 2026

29 Septembre Mobilisation ET appel à la grève pour les salaires

 

Nos salaires sont en berne et rattrapés par le SMIC. Les effectifs des services sont à l’os et nos conditions de travail ne cessent de se dégrader. Alors qu’à chaque événement « exceptionnel » le grand public se rend compte de l’importance des Services publics, le gouvernement poursuit leur casse en prétextant une politique de réduction de la dette. Cette politique d’austérité a surtout des effets sur les personnels  : refus de revaloriser la valeur du point d’indice et nouvelles coupes budgétaires au détriment des moyens de fonctionnement. La Fonction publique et les fonctionnaires méritent mieux ! À nous de gagner des moyens et des revalorisations.

Retrouvez notre tract à destination des personnels ATSS

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26 SEPTEMBRE 2026 Marche pour le climat, le vivant , la paix, la justice sociale

 


Au cours de ces derniers mois, les épisodes caniculaires ont frappé un bâti public très souvent vétuste, constitué majoritairement de “passoires thermiques” totalement inadaptées au dérèglement climatique, en été comme en hiver. Cette situation a entraîné une dégradation profonde des conditions de travail des personnels et d’études des élèves sur de longues périodes scolaires, touchant ainsi les examens.

Toutes les réponses gouvernementales successives sont insignifiantes et cachent à peine un profond mépris à l’égard des personnels. Ainsi, on apprend quelques jours seulement après la rentrée 2026 que le plan d’urgence de 60 millions d’€ décidé fin juin pour la rénovation thermique des établissements scolaire (déjà largement insuffisant), a été finalement amputé de 40 millions d’€. Les économies budgétaires se font encore sur l’urgence climatique…

Face à la situation, la CGT Éduc’action, avec l’Alliance Écologique et Sociale, revendique un plan massif de rénovation du bâti scolaire de 50 milliards d’€ sur 10 ans, financé par des recettes fiscales sur les dividendes des actionnaires, les transactions financières et les grandes fortunes. C’est essentiel pour être en mesure de répondre à l’urgence sociale et environnementale : protéger les personnels et les élèves tout en mettant en œuvre la sobriété énergétique.

Plus largement, la CGT Éduc’action place la question écologique au cœur de son activité syndicale pour construire ses revendications pour les personnels et les élèves, mais aussi pour construire une École émancipatrice. Il n’y aura pas de justice sociale sans justice environnementale !

Les épisodes de canicules ne disparaîtront pas à la fin de l’été… Nous exigeons donc, dès maintenant, des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation du changement climatique à la hauteur des crises à venir. Des mesures de justice sociale sont indispensables à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, pour vivre mieux.

Le budget 2027 ne peut ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois.

La CGT Éduc’action appelle à rejoindre les marches le 26 septembre sur tout le territoire pour peser sur les décisions futures.

Retrouvez notre tract :Lier Éducation et écologie de SEPT 26

Appel intersyndical :https://26septembre.org/actualites/appel-intersyndical-cgt-solidaires-fsu

Toutes les informations :https://26septembre.org/