mercredi 28 octobre 2026

Lycéen·nes mobilisé·es : le compte n’y est pas !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lundi 26 octobre, le ministre a réuni les organisations syndicales pour une réunion dite de « sortie de crise ». La CGT Éduc’action y a rappelé que les lycéen·nes sont mobilisé·es depuis des semaines avec des revendications claires qu’elle partage depuis des années.

Quelques avancées, timides, sont à noter : plafonnement à 28 élèves en seconde dans certains lycées dits « les moins favorisés » en 2027 (alors que nous revendiquons le retour des lycées dans l’Éducation prioritaire) ; 500 postes supplémentaires dans le Projet Loi de Finances 2027, 920 postes pour les remplacements, 500 postes de personnels sociaux, de santé et de psychologues (très insuffisants au regard des besoins), hausse du Fonds Vert (après l’avoir réduit), doublement des sièges des organisations lycéennes dans des instances, rappelons-le, consultatives, en particulier entrée des élèves de la voie professionnelle. Pour ce qui est des ajustements des options qui devraient permettre de « meilleurs emplois du temps » ou encore la place du contrôle continu, aucune annonce précise ne permet de cerner les ajustements à venir.

Ces annonces sont très largement insuffisantes. Les critères du plafonnement du nombre d’élèves en seconde sont flous et celui-ci serait reporté à 2028 pour les autres lycées. Rien sur les AESH, pourtant indispensables pour une inclusion digne, en particulier dans les lycées professionnels. Les 10 000 places en BTS ne répondent pas aux quelques 100 000 élèves sans affectation. Sur le bâti scolaire, aucun contrôle de l’usage des fonds n’est annoncé. Quant à Parcoursup, les jeunes en réclament la fin, pas des ajustements. La « nouvelle version » attendue en 2028 ne saurait remettre en cause la sélection dans l’enseignement supérieur due en grande partie au manque de places et à la loi ORE ou encore la pression excessive ressentie par les élèves de terminale. À ce propos, pour y répondre, le ministère propose un accompagnement à l’orientation dès la classe de seconde. Et pourquoi pas « dès le départ, presque depuis la maternelle », comme l’avait suggéré Elisabeth Borne, alors Première ministre ?!

La CGT Educ’action continue donc de revendiquer l’annulation de la réforme Blanquer du bac, la fin du contrôle continu et le retour à des épreuves nationales.

Enfin, dans un contexte économique fortement dégradé où le taux de pauvreté a augmenté depuis 2017 et où près d’un·e lycéen·e sur quatre travaille pendant l’année scolaire (un sur trois dans la voie professionnelle), la CGT Educ’action regrette qu’aucune annonce concernant une revalorisation substantielle des bourses lycéennes ne soit prévue, ni le doublement des fonds sociaux (aujourd’hui en baisse de 20%). Nous n’avons obtenu aucune réponse sur ce point.

La consultation du ministère ne peut pas servir à balayer les revendications des organisations de jeunesse, fortement exprimées dans la rue. Les jeunes attendent des réponses politiques et budgétaires qui leur permettent d’étudier et de réussir dans des conditions de scolarisation dignes. La CGT Éduc’action appelle à amplifier la mobilisation, le samedi 31 octobre là où c’est possible par la manifestation aux côtés des jeunes, et à renforcer le rapport de force avec la journée interprofessionnelle de grève du 5 novembre. 

 

Montreuil, le 27 octobre 2026

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dimanche 25 octobre 2026

Personnels sociaux : Pétition SNUASFP FSU, SNASEN UNSA, SNFOASEN et CGT Éduc’action

 Le ministère de l’Éducation nationale prévoit de généraliser un questionnaire annuel sur les VSS (Violences Sexistes et Sexuelles) de la Grande Section à la Terminale dès novembre 2026.

Ce projet a reçu un avis défavorable du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) le 1ᵉʳ octobre 2026. Nous affirmons que la lutte contre les violences faites aux enfants est une priorité absolue, mais cette priorité ne peut justifier n’importe quel dispositif. Ce projet de questionnaires VSS, mis en œuvre dans la précipitation, comporte de nombreuses questions sans réponses à ce jour, pose la question de la coordination interministérielle et fait l’impasse sur l’insuffisance criante de moyens avec seulement 300 créations de postes d’assistant·es de service social, d’infirmier·es et de psyEN annoncées au budget 2027.

Malgré toutes ces réserves, le ministère maintient la passation de ce questionnaire arguant d’une priorité absolue. Nous réaffirmons que la lutte contre les violences faites aux enfants doit être en effet une priorité absolue, pour laquelle la réponse doit être à la hauteur des ambitions affichées.

La protection de l’enfance ne peut se limiter à la recherche organisée de révélations. Ce dont les enfants ont besoin, ce n’est pas d’être systématiquement interrogés sur les violences qu’ils pourraient subir, c’est de pouvoir trouver des professionnel·lles disponibles, qualifié·es et en capacité de les accompagner.

L’approche par dépistage standardisé et systématique soulève quatre difficultés déontologiques et humaines :

  • Non-respect de la temporalité de l’enfant : la libération de la parole ne se décrète pas à une date fixe. Elle nécessite du temps et une relation de confiance. Le questionnaire ignore le parcours des enfants (ceux qui ont déjà parlé, ceux qui sont suivis ou ceux qui ne sont pas prêts).
  • Risque de sur-traumatisme : confronter brutalement un enfant à des questions intrusives sans encadrement adapté peut raviver des traumatismes, la simple option de “ne pas répondre” étant insuffisante.
  • L’absence de garanties sur les suites données aux révélations : recueillir la parole engage la responsabilité de l’institution. Faute de professionnel·les disponibles en nombre suffisant, on prend le risque de confronter certains enfants à des situations douloureuses sans garantir les conditions nécessaires à leur protection et à un accompagnement adapté.
  • Vision réductrice de la protection de l’enfance : Le repérage ne peut se limiter à un dépistage systématique. Il repose sur la présence continue des professionnel·les sur le terrain, l’observation fine des changements de comportement et la connaissance de l’environnement familial, et non sur un outil standardisé. C’est cette présence qui permet de construire des relations de confiance dans la durée.

L’École dispose déjà de professionnels spécialisés en protection de l’enfance mais en nombre insuffisant. Les assistant·es et les conseiller·ères techniques de service social des élèves disposent d’une expertise spécifique en protection de l’enfance fondée sur l’approche globale des situations et une connaissance des partenaires de la protection de l’enfance.

Le SNUASFP FSU, le SNASEN UNSA, le SNFOASEN et la CGT Éduc’action revendiquent :

  1. L’abandon immédiat du questionnaire ministériel VSS.
  2. Une politique de prévention qui passe par le repérage et aboutisse à l’accompagnement des enfants victimes de violence. Nous demandons une approche centrée sur l’accueil individualisé, respectueuse de la singularité et des droits de l’enfant et non un recours à des dispositifs de dépistage systématique sans réponses concrètes prévues en termes d’accompagnement interne et externe à l’École.
  3. La reconnaissance et le respect des missions, des qualifications et des cadres déontologiques des professionnel·les, notamment en matière de protection de l’enfance et de secret professionnel.
  4. Un plan massif de création de postes d’assistant·es de service social scolaire dès 2027 pour assurer un maillage réel dans les établissements qui garantisse leur présence effective et régulière dans le second degré. Nous demandons également la création d’un service social spécifique au 1er degré.

Remplacer le questionnaire par des entretiens de dépistage systématiques ne suffirait pas à résoudre les problèmes soulevés. La protection de l’enfance mérite une politique forte qui passe par des moyens humains et financiers faute de quoi, nous sommes uniquement sur une politique d’affichage qui ne permettra pas de mieux protéger les enfants et adolescent·es victimes.

Le SNUASFP FSU, le SNASEN UNSA, le SNFOASEN et la CGT Educ’Action appellent l’ensemble des assistant·es et conseiller·es techniques de service social à signer cette pétition.

On vous met le lien pour la pétition personnels sociaux :

Pétition intersyndicale (FO/CGT) des infirmier·ères de l’Éducation nationale pour l’abandon du questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles.


Le ministère de l’Éducation nationale par le décret du 14 octobre 2026 a instauré la mise en place d’un questionnaire annuel sur les Violences Sexistes et Sexuelles (VSS) de la Grande Section à la Terminale dès novembre 2026.

Ce projet a obtenu un avis défavorable du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) du 1ᵉʳ octobre 2026.

Nous tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences sexuelles et sexistes doit être une priorité absolue. Or, il existe un manque criant de moyens humains. L’annonce de 300 postes d’assistant·es de service social, d’infirmier·ères et de psychologues de l’Éducation nationale dans le budget 2027 ne permettra pas de répondre aux enjeux affichés.

L’instauration d’un dépistage standardisé et généralisé engendre plusieurs problématiques majeures :

– La libération de la parole ne peut être planifiée à une date fixe. Elle réclame du temps ainsi qu’un climat de confiance.

– Le risque de sur-traumatisme par l’exposition de l’élève à des questionnements intrusifs sans un encadrement psychologique adéquat. La simple alternative de s’abstenir de répondre s’avérant largement insuffisante pour ne pas réactiver des blessures profondes.

– Faute d’effectifs professionnel·les suffisants, il y a un risque d’exposer des enfants face à des vécus douloureux sans leur garantir une protection et un suivi adaptés.

– Un repérage efficient découle de la présence pérenne de professionnel·les sur le terrain, d’une observation fine des évolutions comportementales et d’une parfaite connaissance de la sphère familiale, bien plus que d’un formulaire standardisé. C’est précisément cette présence de proximité qui tisse des liens de confiance durables.

Ce dont ont besoin les enfants, c’est de pouvoir trouver des professionnel·les disponibles, qualifié·es et en capacité de les accompagner.

Le SNFOIEN et la CGT Éduc’action revendiquent :

– L’abandon immédiat du questionnaire ministériel sur les VSS.

– L’instauration d’une politique de prévention aboutissant à un accompagnement réel des victimes.

– Le respect des missions et des compétences propres à chaque corps (infirmier·ères, assistant·es de service social, psychologues de l’Éducation nationale, médecins). 

– Un plan massif de création de postes d’infirmier·ères de l’Éducation nationale afin d’assurer une présence régulière au sein des écoles et des établissements.

Et voici la pétition pour les infirmières mise en ligne : 
et  le lien pour la pétition personnels sociaux : 

Personnels administratifs : retrouvez nos revendications

 

52 000 agent·es avec des missions toujours plus complexes et une charge de travail en augmentation avec un ratio gérant·es/géré·es de 6 pour 1000, l’administration de l’Éducation nationale est globalement « sous-administrée ». Pour les personnels administratifs, cela se traduit par des surcharges de travail généralisées, des heures supplémentaires jamais rémunérées, des personnels en tension et finalement des conditions de travail particulièrement dégradées qui conduisent les agent·es à muter vers d’autres ministères d’où un fort turn-over, déstabilisant les services et accroissant le recours aux personnels contractuels.

 

ADJAENES

SAENES

AAE

dimanche 18 octobre 2026

​Il est urgent de répondre aux revendications de celles et ceux qui sont l’avenir du pays (communication confédérale)

 

En trois jours de manifestations les 6, 8 et 13 octobre, ce sont plus d’un million de manifestantes et manifestants qui se sont mobilisé·es !

Manifestations jeunesse

La CGT salue la combativité de la jeunesse

Elle se félicite de la forte tonalité antifasciste des manifestations, qui démontre qu’il n’y a décidément pas de fatalité à ce que les idées fascistes continuent de prospérer et à ce que l’extrême droite accède au pouvoir. 

Les militant·es de la CGT, avec notamment une participation en hausse des grévistes du corps enseignant, étaient une nouvelle fois fortement présent·es dans les cortèges pour soutenir la lutte des lycéen·nes et étudiant·es, la renforcer, la protéger de la répression policière. 

La CGT apporte son soutien aux mobilisations du 17 octobre 

qui portent sur les revendications sociales d'augmentation des salaires et pensions, de baisse des prix et de défense d'un service public à hauteur des besoins. Partout où les conditions sont réunies, les forces militantes de la CGT seront présentes avec celles et ceux qui se mobiliseront, lycéen·nes et étudiant·es, salarié·es, retraité·es. Notre présence vise aussi à empêcher les tentatives de détournement par l'extrême droite de cette journée de lutte sociale.

Le 5 novembre sera une grande journée unitaire et interprofessionnelle de grève et manifestations

Le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes. Les choix du gouvernement vont encore peser sur nos vies et nos droits. : se soigner correctement, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, compter sur des services publics accessibles sur tout le territoire… ce sont des droits essentiels à garantir, pas des économies à réaliser ! 

La situation actuelle n’est pas due au niveau des dépenses sociales, qui sont utiles pour toutes et tous, mais des milliards d’euros de recettes dont on se prive en faisant des cadeaux aux ultra-riches et aux grandes entreprises, sans aucune utilité sociale.

Cette journée est d’ores et déjà en cours de construction. Partout, dans le public comme dans le privé, organisons des assemblées générales avec les salarié·es, posons les revendications, exigeons l’ouverture de négociations salariales et décidons de la grève !

Le 5 novembre, grandes grèves intersyndicales dans tout le pays !

En grève et dans les manifestations !

À l’appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU portons nos revendications et nos forces, dans le public comme dans le privé, pour peser sur les choix qui nous concernent.

Le gouvernement est affaibli, mobilisons-nous collectivement pour gagner des avancées pour toutes et tous !

 


 

Téléchargez pancartes et visuels sur cgt.fr/toutaugmente

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jeudi 15 octobre 2026

Le 5 novembre, grandes grèves intersyndicales dans tout le pays !

 Avec les budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2027, le Gouvernement veut encore faire payer les salarié·es, les retraité·es, et les malades, plutôt que les grandes entreprises et les ultra-riches. Dans la jeunesse et les services publics, de nombreuses mobilisations sont en cours. Dans l’énergie, la mobilisation a déjà payé ! Public, privé, jeunes et retraités, construisons le “tous ensemble” pour gagner !



Leur facture, c'est pour nous !

Le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes. Les choix du gouvernement vont encore peser sur nos vies et nos droits. : se soigner correctement, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, compter sur des services publics accessibles sur tout le territoire… ce sont des droits essentiels à garantir, pas des économies à réaliser ! 
La situation actuelle n’est pas due au niveau des dépenses sociales, qui sont utiles pour toutes et tous, mais des milliards d’euros de recettes dont on se prive en faisant des cadeaux aux ultra-riches et aux grandes entreprises, sans aucune utilité sociale.

Où va l’argent ? Il faut répartir les richesses !

De l’argent, il y en a ! D’un côté, les aides publiques aux entreprises ont fortement progressé et atteignent plus de 200 milliards d’euros par an. De l’autre, les sommes versées aux actionnaires battent des records, avec plus de 60 milliards d’euros ces 6 premiers mois pour le CAC 40. La question est de savoir à quoi il sert car seul notre travail crée les richesses, elles doivent profiter à toutes et tous pour vivre.

Pour simuler votre budget de progrès social, rdv sur cgt.fr/budget

Augmenter les salaires, c’est nécessaire et possible

L’urgence c’est :

  • d’augmenter le Smic, le point d’indice dans la fonction publique, les pensions et les minima sociaux et d’indexer les salaires et les prestations sociales sur les prix ;
  • de gagner de vraies augmentations de salaire, pas des primes non cotisées au bon vouloir des directions mais du salaire socialisé pour aujourd’hui et demain : le salaire net pour le mois, le salaire brut pour des droits tout au long de la vie (maladie, accident, licenciement, parentalité, retraite). Les cotisations c’est notre salaire pour financer notre Sécurité sociale ! 
  • de gagner l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Nos services publics ont besoin de moyens

Affaiblir les services publics c’est aussi préparer leur privatisation et quand c’est privé, c’est plus cher ! Hôpitaux, écoles, transports, petite enfance… Pour des services publics accessibles et de qualité, il faut plus d’emplois, de meilleurs salaires et des investissements. Réduire les moyens, c’est dégrader les services et les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre. 

Défendre l’emploi et l’industrie

Fermetures de sites, suppressions d’emplois, délocalisations… alors que les entreprises bénéficient de milliards d’aides publiques, des milliers d’emplois sont supprimés. Cet argent doit servir à maintenir et créer des emplois de qualité, relocaliser notre industrie et investir dans la transition écologique, et pas à réaliser des licenciements boursiers !


En grève et dans les manifestations !

À l’appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU portons nos revendications et nos forces, dans le public comme dans le privé, pour peser sur les choix qui nous concernent. 

Le gouvernement est affaibli, mobilisons-nous collectivement pour gagner des avancées pour toutes et tous !

C’est le moment de s’organiser avec la CGT !

Pour se protéger, s’informer et agir ensemble dans le syndicat et sur son lieu de travail, rdv sur cgt.fr/rejoindre

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tract 5 novembre

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Visuels et pancartes "Tout augmente, sauf mon salaire"

 En préparation de la grève et des manifestations du 5 novembre 2026, une série de visuels réseaux sociaux et de pancartes à imprimer pour les cortèges.



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