dimanche 6 septembre 2026

Bilan des quinquennats macron : Un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

 

RENTRÉE 2026 : IMPRÉPARATION, MÉPRIS ET ENTÊTEMENT …

Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire.

L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée.

Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation.

Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

Télécharger le “4 pages” de rentrée de la Voie Pro

PFMP : Non ce n’est pas le métier qui rentre !

 

Ne pas perdre la santé ou la vie en PFMP !

Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP!…

Lire notre 4 pages sur la sécurisation des PFMP

Communiqué Intersyndical sur la situation du lycée Utrillo de Stains

 

Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute ? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision quant à l’objet de cette convocation, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée.

En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un enseignant de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie.

Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge, refus des enquêteur∙rices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙rices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙rices d’un personnel de la DSDEN qui avait pourtant incité les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles…

Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve de discernement et d’impartialité à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence des violences et autres comportements inadmissibles de la part du mis en cause. Pour nous, la mesure envisagée constitue une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences.

Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une mesure de « mutation dans l’intérêt du service visant nos collègues lanceuses d’alerte est totalement inacceptable. Ce comportement du Rectorat traduit une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est attaquable devant le Tribunal Administratif mais joue des lenteurs de la justice administrative pour tenter de passer en force. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie tout comme les personnels de l’établissement qui ont démontré leur pleine solidarité en se mettant massivement en grève jeudi 3 septembre.

Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions déguisées.

Montreuil, le 4 septembre 2026

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Bulletin Lycée GT Septembre 2026


  • Primes ZEP en lycée : Le ministère nous les sucre !

  • Interdiction du téléphone

  • Stages de seconde : pourquoi nous sommes contre

 

 

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lundi 31 août 2026

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

 

Communiqué de presse

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants.

Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat.

À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre.

Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.

Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…

Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole !

La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

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Informations aux personnels administratifs et ITRF : Néo-titulaires et contractuels

 

La CGT Éduc’action regroupe et syndique tous les personnels de l’Éducation nationale dans une même organisation. Forte de ses valeurs, elle joue son rôle pour rompre le double sentiment d’isolement et de non-reconnaissance de tous personnels

En tant que néo-titulaire, la première année correspond à une année de stage. Le stage est similaire à une période d’essai et de formation, qui a pour but de permettre à l’administration-employeur de s’assurer que vous « justifiez » des capacités professionnelles pour exercer les fonctions correspondantes à votre grade.

La durée normale de stage est généralement d’un an et est fixée par le statut particulier du corps dans lequel vous êtes nommé·e fonctionnaire-stagiaire. Un entretien de mi-parcours permettra déjà dans un premier temps de vous évaluer mais aussi de faire remonter les facilités et difficultés que vous pouvez rencontrer.

Vous trouverez dans le tract, les informations nécessaires pour une rentrée plus légère :

  • Fiche de poste
  • Traitement et rémunérations
  • Temps de travail
  • PSC / Prévoyance
  • Congé maladie ordinaire
  • Autorisations spéciales d’absence
  • Messagerie professionnelle
  • Formation

dimanche 30 août 2026

Salaires, Conditions de travail : toutes et tous mobilisé·e·s le 29 septembre - Ensemble, arrêtons-les !

 

Communiqué CGT Fonction publique

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent•es publics.

D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc.

De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.

À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent•es publics dont les premières victimes sont les citoyen•nes et les usager•es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits.

La maltraitance des agent•es publics atteint des sommets. Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi-temps thérapeutique, etc.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel•les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire… En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur. La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent•es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date.

Trop, c’est trop !

La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possibles mais nécessaires.

Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social.

Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construites sur d’autres bases.

Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’est nécessaire et de titulariser les contractuel•les.

Oui, il y a besoin de mettre en œuvre une autre politique salariale avec, entre autres :

  • L’augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation,
  • La refonte des grilles indiciaires intégrant la revalorisation des filières professionnelles à prédominance féminine,
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • Le rétablissement à 100 % des rémunérations versées aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire,
  • L’abrogation du jour de carence.

Plutôt que de faire la chasse aux agent•es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer.

Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent•es publics pour les appeler à :

  • Se réunir en assemblées générales pour débattre des attaques inédites portées à l’encontre de la fonction publique et de ses agent•es,
  • Débattre de leurs revendications,
  • Décider de construire une journée massive de grève et de manifestations.

De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix.

Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social.

Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

Montreuil, le 25 juin 2026.

>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement

RAPPEL :

>> Préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026

>> Tract + Affiche UFSE-CGT « Salaires, Conditions de travail : tou·te·s mobilisé·e·s le 29 septembre ! »

>> Communiqué UFSE-CGT « Un gel infini du point d’indice et 125 Md€ d’austérité budgétaire ? Le plan scandaleux de la mission sur la transparence des finances publiques »

>> Visuels 29 septembre : mobilisation Fonction publique pour les salaires et les conditions de travail

>> Communiqué de l’intersyndicale Fonction publique « La réponse du gouvernement n’est pas à la hauteur de l’urgence salariale. Mardi 29 septembre : mobilisons-nous pour imposer d’autres choix ! »

>> Déclaration intersyndicale Fonction publique « Pour les salaires des agent⋅es publics, mobilisation le 29 septembre ! »