vendredi 9 octobre 2026

Apprenti·es : comment faire grève ?

 Apprenti·es, vous êtes des salarié·es à part entière : vous avez le droit de faire grève et de manifester. La CGT vous informe et vous accompagne pour vous mobiliser sans risque.


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Ne restez pas seul·es ! Quels que soient vos droits, il est toujours préférable d'être accompagné·e syndicalement. Rapprochez-vous de la CGT dans votre entreprise si elle est présente, ou d'une union locale ou départementale CGT dans le cas contraire.


 

L’apprenti·e est un·e salarié·e : il ou elle a le droit de grève

L’apprenti·e est lié à son employeur par un contrat de travail. Il ou elle bénéficie donc de tous les droits des salarié·es, dont le droit de grève, garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 et l’article L. 2511-1 du Code du travail :

  • pas de condition d’âge : un·e apprenti·e mineur·e peut aussi faire grève ;
  • pas d’autorisation à demander : ni à l’employeur, ni au maître d’apprentissage, ni au CFA ;
  • le temps passé au CFA est du temps de travail : l’apprenti·e peut donc faire grève un jour de formation au CFA, dans les mêmes conditions qu’un jour en entreprise.

Manifester ou faire grève, ce n’est pas la même chose :

  • en dehors du temps de travail (soir, week-end, repos), l’apprenti·e manifeste librement ;
  • pendant le temps de travail, en entreprise comme au CFA, il ou elle doit être en grève pour être protégé·e. Sinon, son absence peut être considérée comme injustifiée.

Trois conditions pour une grève protégée

La jurisprudence exige trois conditions cumulatives. Si l’une manque, l’arrêt de travail n’est pas une grève et l’apprenti·e perd la protection :

  • le travail doit complètement cesser. Un ralentissement n’est pas une grève ;
  • il faut un mouvement collectif. Si l’apprenti·e est seul·e gréviste dans son entreprise, il ou elle peut être couvert·e par un appel syndical national ou professionnel (fédération) ;
  • il faut des revendications professionnelles. Une grève purement politique, ou de simple soutien aux lycéen·nes, n’est pas protégée. L’appel à la grève doit porter des revendications – par exemple sur les rémunérations, les conditions de travail, l’emploi…

Dans le secteur privé, aucun préavis n’est exigé : on peut se mettre en grève le jour même.

La grève n’est pas sanctionnable

Un·e apprentie ne peut être sanctionné·e pour avoir fait grève ou incité ses collègues à la faire, sauf en cas de faute lourde, commise personnellement pendant la grève avec l’intention de nuire à l’employeur (violences, dégradations, séquestration).

La seule conséquence légale à la grève est la retenue sur salaire, strictement proportionnelle au temps de grève. Elle doit apparaître sur le bulletin de paie sans mention « grève ».

Le contrat d’un·e apprenti·e ne peut être rompu parce qu’il a fait grève, ni les quarante-cinq premiers jours (durant lesquels le contrat peut être rompu librement), ni après. En cas de licenciement pour ce motif, l’apprenti·e peut demander sa réintégration et des dommages et intérêts.

Les règles à suivre

Aucune démarche n’est obligatoire avant la grève, mais quelques gestes simples protègent l’apprenti·e en cas de litige.

  1. Vérifier l’appel à la grève qui couvre la journée : organisation, date, revendications. En garder une copie (tract, capture d’écran, lien) ;
  2. Informer l’employeur le jour même, au plus tard au moment de l’arrêt de travail, par écrit : SMS, mail ou courrier. Préciser qu’on se met en grève dans le cadre de cet appel ;
  3. Si la journée tombe au CFA, informer aussi le CFA par écrit, avec le même message. Le CFA transmet les absences à l’employeur : il faut qu’elles apparaissent comme grève, pas comme absence injustifiée ;
  4. Pour un·e apprenti·e mineur·e, en parler à ses parents ou représentant·es légaux·les. Ce n’est pas une obligation légale, mais c’est une précaution utile ;
  5. Garder une copie de tous les messages envoyés.

L’apprenti·e n’a pas à justifier sa participation à une manifestation, ni à fournir une attestation de présence.

Les conseils de la CGT

Avant la grève :

  • Se renseigner auprès de la CGT de son entreprise, de sa branche ou de l’union locale sur l’appel qui couvre la journée ;
  • Si possible, faire grève avec d’autres salarié·es ou apprenti·es de l’entreprise : c’est plus simple et plus protecteur.

Pendant la grève :

  • arrêter complètement le travail, de la prise de poste à la fin de la journée ou pour la durée annoncée ;
  • en manifestation, rester avec les cortèges syndicaux et leurs services d’ordre. Éviter les situations de tension ;
  • avoir sur soi une pièce d’identité et le numéro d’un contact CGT ou d’un·e avocat·e.

Après la grève :

  • vérifier que la retenue sur salaire correspond au seul temps de grève ;
  • signaler immédiatement à la CGT toute remarque, menace, sanction ou rupture du contrat. Ne rien signer sous pression, notamment une rupture « d’un commun accord ».

Modèle de message à l’employeur (et au CFA)
 

Madame, Monsieur,

Je vous informe que je participe aujourd’hui, [date], au mouvement de grève à l’appel de [organisation(s)], pour les revendications suivantes : [salaires, conditions de travail et de formation, etc.].

Je cesse le travail à partir de [heure] et pour [la journée/la durée annoncée].

[Nom, prénom] – apprenti·e en [diplôme préparé]


En cas de problème

Aucun·e apprenti·e ne doit rester seul·e face à une pression ou une sanction. Plusieurs recours existent :

  • La CGT : union locale, délégué·e CGT, permanence jeunes… Retrouvez une organisation proche de chez vous sur udcgt.fr ;
  • L’inspection du travail (Dreets de son département), gratuite et confidentielle ;
  • Le ou la médiateur·ice de l’apprentissage de la chambre consulaire (CCI, chambre des métiers ou chambre d’agriculture) qui a enregistré le contrat ;
  • Le conseil de prud’hommes, en cas de sanction ou de rupture du contrat.

Télécharger le tract ⤵️

Tract apprentis

Lycéen·nes et personnels de l’Éducation, à nous d’imposer nos revendications

 Depuis plusieurs semaines maintenant, les lycéens et lycéennes, désormais rejoint·es par les étudiants·es, se mobilisent massivement pour défendre leurs conditions d’étude et leur avenir. La mobilisation du 6 octobre dernier a d’ailleurs été une véritable démonstration, dépassant le seul champ de l’Éducation.

Espérant voir la mobilisation s’éteindre avec les vacances scolaires, le gouvernement joue la montre et répond principalement par une répression policière d’une violence sans précédent pour une mobilisation lycéenne. Il use également de manœuvres dilatoires à peu de frais (fermetures d’établissements, pseudo moments démocratiques) dénoncées unanimement par une communauté éducative à qui il demande de porter la responsabilité de la gestion du mouvement social.

Dans ce contexte, la CGT Éduc’action réaffirme son soutien inconditionnel à cette mobilisation et aux revendications qui rejoignent celles des organisations syndicales de l’Éducation. Elle appelle aussi à ne pas participer aux pseudo temps de démocratie interne imposés par le gouvernement.

Elle appelle à se mobiliser dès maintenant par la grève en soutien des lycéen·nes et étudiant·es. Avec toute la CGT, rejoignons-les en manifestation pour les protéger, mais aussi pour porter nos revendications.

Nous devons augmenter le rapport de force pour gagner sur nos revendications qui sont aussi en grande partie celles de nos élèves :

  • Création immédiate et massive de postes de personnels enseignants pour garantir la baisse des effectifs/ classe, de véritables remplacements pour garantir le maintien des enseignements.
  • Le rappel de l’ensemble des personnels non-titulaires non renouvelés et la titularisation de toutes et tous sans condition de concours ni de nationalité
  • Création immédiate et massive de postes de personnels de vie scolaire, administratifs, de service santé- social, AESH…
  • La création d’un statut Fonction publique pour les AESH et les AEd
  • Des revalorisations et un rattrapage indemnitaire des rémunérations (rattrapage de 400 €, rénovation des grilles statutaires, indexation sur l’inflation)

• Un plan d’urgence et des moyens pour rénover l’ensemble du bâti public.

C’est pourquoi, la CGT Éduc’action appelle, avec d’autres organisations syndicales, l’ensemble des personnels à se mettre en grève mardi 13 octobre, en convergence avec les organisations de jeunesse.

Elle appelle l’ensemble des personnels à se réunir en AG sur leur lieu de travail pour débattre des suites et des reconductions, ainsi que pour préparer la grève interprofessionnelle pour les salaires du 5 novembre prochain.

 

Télécharger le communiqué de presse

Nos revendications pour les personnels ITRF


Trop souvent méconnue, la filière ITRF représente 11 600 agent·es au niveau national. Filière technique par excellence, elle a été mise en place pour permettre des recrutements aux profils pointus ou très spécifiques au sein de la Fonction publique. Réparties en huit branches d’activité professionnelle (BAP), les ITRF peuvent travailler dans les domaines scientifiques, informatiques, de la documentation, de la communication, de la logistique, de la restauration et de la gestion administrative.

_Notre fiche ATRF

_Notre fiche TRF

_Notre fiche ASI

_Notre fiche IGE/IGR

mardi 6 octobre 2026

Guide CGT Éduc’action santé et conditions de travail

 

Sommaire du guide

Le Registre de Santé et de Sécurité au Travail (RSST)
Quelles situations concernent le RSST ?
Le Danger Grave et Imminent et son registre (RDGI)
L’Accident de Travail / Accident de Service
Le DUERP et les risques socio-organisationnels
Les différents congés : CMO, CITIS, CM, CLM, CLD, maternité
Être travailleur·euse handicapé·e
La Médecine de Prévention
Le Conseil Médical
Les Ressources Humaines de Proximité, le Service Social
La protection fonctionnelle
Le Dossier Technique Amiante (DTA)
La cellule “stop-violences”
La lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles
Les revendications de la CGT pour la santé au travail

Télécharger le guide

Combattre le management toxique

 

Ce guide vise à donner des repères pour comprendre les mécanismes du management toxique et pour aider à qualifier les situations récurrentes, rencontrées par chacun·e d’entre vous au sein des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs. L’analyser est une étape indispensable pour transformer les situations individuelles en enjeux collectifs, quitte à voir un jour reconnu le harcèlement moral institutionnel du ministère de l’Éducation nationale.

Températures : Exigeons la protection des travailleur·euses et des usagèr·es

 

Le ministère et les administrations locales s’acharnent dans un discours et des pratiques de déresponsabilisation : tout est renvoyé sans cesse au local et aux personnels (direction d’établissement et d’école). In fine, ce sont les chef∙fes de service, les maires et les personnels de direction qui décident de la « pertinence » de suspendre le travail sur site ou de fermer les écoles (en préservant un accueil périscolaire). Cette attitude n’est pas digne du Service public d’Éducation et s’avère surtout dangereuse pour les personnels et les élèves. À de multiples reprises, la CGT Éduc’action a sollicité les préfets pour que des décisions globales de fermeture administrative soient prise pour les écoles, établissements et services. Cependant, à chaque fois, les pouvoirs publics ont renvoyé au cas par cas local, sans que jamais personnels et usager∙es ne soient consultés.

Personnels administratifs et ITRF : Calculer votre temps de travail grâce à notre tableur !!!

 

 

La CGT EDUC’ACTION met à votre disposition un tableur pour calculer votre temps de travail.

Cliquez ici pour télécharger notre tableur

Nous restons à votre disposition pour plus d’informations.

 

 La CGT EDUC’ACTION revendique :

  • Mise en place des 32 heures, soit un calcul du temps de travail sur la base de 1504 heures
  • Obtention d’une sixième semaine de congés payés
  • Possibilité d’un temps de travail sur 4 jours
  • Élargir le temps partiel de droit à tous les personnels volontaires sans justification
  • Automatisation des remplacements, dès le premier jour, pour les temps partiels, les congés divers (CMO, CLM, CLD, CGM, maternité, parental, formation…)