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lundi 25 novembre 2024

Appel du Conseil National de la cgt éduc’action - novembre 2024

 

Appel du Conseil National de la cgt éduc’action

Novembre 2024

Dourdan



La CGT Éduc’action exprime son inquiétude et sa colère quant à la situation internationale et aux répercussions sur les populations. Elle est inquiète de la multiplication des victoires électorales de candidat·es d’extrême droite et fascistes, porteur·euses d’une politique nationaliste et racistes. Nous dénonçons ces politiques qui sont toujours préjudiciables aux travailleur·euses et aux plus précaires. Les étrangères et les étrangers sont stigmatisé·es, privé·es de droit, ciblé·es par des politiques discriminatoires et xénophobes. Le 14 décembre, la CGT appelle l'ensemble des travaillleur·euses à se mobiliser pour défendre l'égalité des droits : travailleuses- travailleurs français·es-étranger·ères même patron, même combat.

Nous sommes en solidarité avec les femmes du monde entier ; les afghanes qui sont privé·es de tout droit humain, les iraniennes et leur combat pour la liberté, les états-uniennes qui perdent progressivement le droit à l'avortement et bientôt celui du divorce, les femmes de République démocratique du Congo qui subissent depuis des années viols et tortures. Les femmes sont les premières victimes des guerres dans les pays belligérants comme dans les pays colonisés.

La CGT Éduc’action continue de dénoncer la situation dans laquelle se trouve depuis au moins 76 ans le peuple palestinien, et désormais le peuple libanais. Elle condamne la politique d’extrême droite et colonialiste du gouvernement Netanyahou (politique menée sans opposition, voire avec le soutien inconditionnel des puissances occidentales) qui frappe avant tout les civils. C’est un génocide. La CGT Éduc’action, si elle prend acte des mandats d’arrêt de la CPI, continue d’exiger un cessez-le-feu immédiat en Palestine et appelle à des sanctions immédiates contre le gouvernement israélien avec par exemple la suspension de l’accord économique UE/Israël et l’arrêt de vente d’armes. Après 40 ans de détention, et par décision de justice, le militant communiste libanais Georges Abdallah est libérable à compter du 6 décembre. La CGT Éduc’action soutient les appels à mobilisation pour le 6 décembre et pour début janvier afin que sa libération soit effective. La CGT Éduc’action dénonce la censure et la criminalisation du soutien au peuple palestinien et appelle à participer aux manifestations pour la Palestine.

Notre organisation continue de condamner la guerre en Ukraine et le sort qui est réservé à la population. Elle rappelle qu’elle combat sans relâche l’impérialisme Dans ce contexte, et parce que d’autres conflits parcourent le monde, nous appelons à des solutions immédiates et pérennes pour la paix.

En France, en nommant Barnier Premier ministre, Macron accentue sa néfaste et agressive politique libérale : austérité budgétaire visant le quotidien des travailleurs∙euses, casse assumée des Services publics, ponction chez les retraité·es, mensonges autour d’une « politique sociale » à laquelle contribuerait les plus riches.

La France est frappée par une nouvelle vague de licenciements et les grandes entreprises, en particulier l’industrie (ayant très largement bénéficiée d’aides publiques), annoncent des plans de licenciements menaçant 150 000 emplois, le tout face à un gouvernement complice.

Sous l’impulsion du sinistre Kasbarian pleuvent également des mesures d’austérité à l’encontre de la Fonction publique et des agent·es : gel du point d’indice, suppressions massives de postes (notamment à l’Éducation nationale), introduction de 3 jours de carence et réduction des indemnités, suppression de la GIPA… La CGT Éduc’action dénonce également les sorties mensongères du ministre visant à stigmatiser les agent·es de la Fonction publique. Il est inacceptable que ces personnels subissent à nouveau un décrochage salarial et une dégradation de leurs conditions de travail, seuls résultats des politiques visant à casser la Fonction publique.

La CGT Éduc’action, avec la CGT, rappelle que ce n’est pas aux salarié·es ni aux retraité·es de payer la dette générée par le Capital, la bourgeoisie et l’État.



Dans l’Éducation, la CGT Éduc’action continue de dresser un constat sombre : conditions de travail des personnels fortement dégradées, perte de sens pour tou·tes et accentuation de l’épuisement professionnel, manque grandissant de personnels, contre-réformes imposées contre l’avis unanime de la communauté éducative, développement d’une politique de rémunération au mérite et mise en concurrence des personnels et des établissements, dégradation des conditions d’étude et des prises en charges des élèves se trouvant en situation précaire... On constate aussi une stratégie consistant à faire taire toute forme de remise en question comme le montre dans l'académie de Lyon les mesures disciplinaires en cours envers 2 syndicalistes de la CGT Éduc action au seul motif de leur activité syndicale et de représentants des personnels .

La ministre Genetet promet une politique sécuritaire et la poursuite de réformes dévastatrices menées par Macron depuis 7 ans. L’acte II du Choc des savoirs maintient le cap de la rigueur et de la violence à l’encontre de l’Éducation nationale. La CGT Éduc’action rappelle que le Choc des savoirs est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficultés et les autres, ainsi qu’une discrimination sociale. L’Éducation nationale ne peut subir de nouvelles coupes budgétaires et il y a urgence à obtenir un choc des moyens.

Dans ce contexte général très dégradé, sans mobilisation ni grève dans la durée, nous n’obtiendrons pas de réorientation du budget 2025 ni l’abrogation des mesures.

C’est par la grève que nous gagnerons sur nos revendications : revalorisation indiciaire pour tou·tes sans contrepartie, indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation et l’ouverture de négociations sur les grilles salariales, abandon de la réforme des retraites, abandon de toutes les réformes de tri social, des réformes du bac et des lycées, de Parcoursup, créations massives de postes dans tous les corps, nationalisation de l’enseignement privé sous contrat, abandon du Choc des savoirs, abandon du Pacte, création d’un statut de catégorie B pour les AESH et les AED, le report du déploiement Opale, titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, abandon SNU, du « tout évaluation ». Dès maintenant, exigeons également la démission de Kasbarian et l’abandon des projets qu’il porte, personnellement et au titre du gouvernement.

Ensemble sur nos lieux de travail, organisons-nous et mobilisons-nous pour construire le rapport de force indispensable au recul gouvernemental. Nous devons réussir la première journée de grève Fonction publique du 5 décembre prochain, organiser des AG pour réussir la reconduction dès les jours suivants jusqu’à ce que le gouvernement accède à nos revendications.

D’ici là, nous appelons à faire du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, un temps de très forte mobilisation pour réaffirmer notre volonté d’en finir avec le fléau des violences sexistes et sexuelles en France comme dans le reste du monde.

dimanche 19 novembre 2023

Premier degré : prochaine RIS CGT éduc'action 50 à Valognes, mercredi 29 novembre

 

Réunion d'Information Syndicale - 29 novembre - Valognes

Premier degré Manche


La CGT, le syndicat de tous les personnels de l’Éducation nationale



La CGT éduc'action 50 organise sa prochaine réunion d'information syndicale à Cherbourg dans les locaux de l'Union Locale CGT de Valognes, 17, rue des Carrières, 50700 Valognes

Vous trouverez les modalités ci-dessous pour y participer. N'oubliez pas de signaler votre venue via le mail indiqué ou par téléphone.


50@cgteduc.fr - 06 74 74 94 94

http://cgteduc-50.blogspot.com


Ordre du jour :

- multiplication des annonces du ministère, point sur les mesures régressives dans le premier degré comme la loi Rilhac

- inclusion scolaire

- situation interprofessionnelle

- mutations

et toute question que vous souhaiteriez aborder



 Lire le décret n° 82-447 du 28 mai 1982 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique
 Lire l’arrêté du 29 aout 2014 relatif aux modalités d’application aux personnels relevant du ministère de l’éducation nationale des dispositions de l’article 5 du décret n° 82-447 du 28 mai 1982
 Lire la circulaire n° 2014-120 du 16-9-2014 relative aux modalités de mise en œuvre pendant le temps de service pour les personnels relevant du ministère de l’éducation nationale de réunions d’information syndicale (RIS)


Cette RIS compte pour 3h (même si concrètement, elle se déroulera de 9h (accueil) à 11h30 et remplace une animation pédagogique de votre choix.

Concrètement :
 Vous vous inscrivez à toutes vos animations sur GAIA.
 Avant la Réunion d’information, vous enverrez à votre IEN le message ci-dessous, lui précisant l’animation que vous retirez.


POUR PARTICIPER

Vous envoyez un courrier ou un mail à partir de la Messagerie académique à votre IEN pour lui indiquer votre participation à la réunion syndicale.

Vous n’avez pas à demander d’autorisation d’absence. Vous informez simplement votre IEN par écrit de la réunion syndicale à laquelle vous participerez.

Nom : ......................
Prénom : ..................
Poste : ......................

Objet : Réunion d’information syndicale sur le temps de travail

à Mme/Monsieur l’Inspectrice/l'inspecteur de la Circonscription de ........................

Madame l’Inspectrice,

En application des dispositions du décret 82-447 du 28 mai 82 relatif à l’exercice du droit syndical, j’ai l’honneur de vous informer que je participerai à la réunion d’information syndicale organisée par la CGT éduc'action 50, de 9h à 11h30, le 29 novembre 2023 en remplacement de l’animation pédagogique .........................................................................

Veuillez recevoir, Madame l’Inspectrice, l’expression de mes respectueuses salutations.


lundi 3 avril 2023

Sophie Binet élue secrétaire générale de la CGT !

 

La CGT a tenu son 53e congrès du 27 au 31 mars à Clermont Ferrand, dans un contexte de luttes contre la réforme des retraites.
Imagette
Fin du 53e congrès

942 délégué.es représentaient les syndicats CGT des entreprises et services publics de toute la France.


Moment démocratique essentiel du syndicat, les délégué.es ont débattu du bilan d’activité et financier de la mandature écoulée.

Ils ont travaillé sur le document d’orientation, feuille de route de la CGT pour la mandature qui s’ouvre.

Après plusieurs mois d’échanges dans les syndicats, la CGT s’engage à construire un syndicalisme de rupture sociale pour lutter contre les politiques libérales et financières et gagner de nouveaux droits, à développer ses forces et son audience électorale, pour élever et élargir le rapport de force.

Le document a été voté à 72,79%. Après l’intégration des amendements, il sera publié dans les prochains jours.

 


 

Enfin les délégué.es ont élu la nouvelle direction composée de 66 membres et sa nouvelle secrétaire générale, Sophie Binet.
Cette direction assurera la conduite de l’action de la CGT dans le cadre des orientations du congrès. 

Sophie Binet élue Secrétaire générale de la CGT !

 

https://twitter.com/lacgtcommunique/status/1641729076359491584?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1641729076359491584%7Ctwgr%5E1d734c750391d9b4c8a143d810ce5d6245f30b88%7Ctwcon%5Es1_c10&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.cgt.fr%2Factualites%2Ffrance%2F53e-congres-cgt%2Fsophie-binet-elue-secretaire-generale-de-la-cgt 

 

Dans ses conclusions, la nouvelle secrétaire générale a salué les camarades en grève depuis plusieurs semaines pour le retrait de la réforme des retraites. 

Elle a remercié les camarades bénévoles qui ont assuré l’organisation du congrès et les délégués qui ont vécu une semaine difficile.
Si le congrès s'est tenu sur une terre volcanique, "on a empêché l’éruption" a-elle insisté, et a regretté "qu'on soit parfois plus dur entre nous qu’avec les patrons". 

L'ambition est de retrouver des relations pacifiées grâce ce à notre culture de débats et notre culture de la lutte. 

À partir du document d’orientation ambitieux, la CGT va lancer une grande campagne de syndicalisation, et porter la reconquête industrielle et le développement des services publics. 
 
Elle a souligné la marque de fabrique de la CGT :  porter les questions sociales et environnementales en partant de nos métiers et notre travail dans le contexte de la mondialisation. Elle s'est félicitée de l'ambition de la CGT de lutter contre les violences sexistes et sexuelles et a remercié Philippe Martinez pour son engagement à la tête de la CGT.

 

Appel du 53e congrès : uni.e.s et rassemblé.e.s dans la lutte

 

Les 942 délégué.e.s réuni.e.s au Congrès de la CGT à Clermont Ferrand réaffirment leur opposition à la réforme des  retraites portée par le gouvernement et le patronat. La CGT juge indispensable de donner une ampleur sans  précédent à la mobilisation du 6 avril, d’amplifier le rapport de force par la multiplication des actions de grève,  blocages, occupations décidées en assemblée générale.
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Appel du Congres CGT

Après 10 journées de temps fort d’une mobilisation historique qui ont réuni des millions de personnes, dans la rue  partout en France métropolitaine et en Outre-Mer et alors que des salarié.e.s sont en grève reconductible dans le  pays, Emmanuel Macron ne peut plus rester sourd et aveugle face au rejet massif de sa réforme antisociale.

Le gouvernement est prêt à tous les mauvais coups pour sortir de la crise dont il est responsable. Non à  l’allongement de la durée de cotisations, non à la retraite à 64 ans ! Oui au retrait pur et simple de cette réforme  illégitime, injuste, injustifiable et injustifiée ! Il n’y aura ni médiation, ni compromis.

La CGT réaffirme son exigence d’une retraite pleine et entière à 60 ans avec des départs anticipés pour tous les  travaux pénibles et le maintien de tous les régimes pionniers.

Les délégué.e.s du 53ième congrès de la CGT condamnent avec la plus grande fermeté les actes policiers et des  patrons. D’où qu’elles viennent, les violences ne réduiront pas la colère du monde du travail qui anime cette  mobilisation sociale historique. La CGT condamne les réquisitions et le non-respect du droit de grève, droit à valeur  constitutionnelle. La CGT exige la suppression de toutes les poursuites judiciaires des militant.e.s dans le cadre  d’actions syndicales et de manifestations.

Après des années d’austérité salariale, de plus en plus de salarié.e.s, précaires, privé.e.s d’emploi, jeunes et  retraité.e.s n’arrivent plus à faire face à l’inflation, cela ne peut plus durer. La CGT réaffirme l’ensemble de ses  revendications : augmentation des salaires, SMIC à 2 000 euros, remise en place de l’échelle mobile des salaires,  dégel du point d’indice…

Pleinement mobilisé.e.s contre la réforme des retraites, les délégué.e.s du 53ième congrès s’élèvent contre la  dégradation de la situation internationale et réaffirment leur engagement pour la paix et la solidarité internationale  entre les peuples et clament sans ambiguïté leur refus de la guerre.

Face à cette oppression du capital et de ses relais et face à l’urgence climatique, nous confirmons nos valeurs  fondamentales de classe, de masse, de démocratie et d’indépendance. Nous réaffirmons que dans cette lutte  violente du capital contre l’humanité et la planète, notre force est d’œuvrer à rassembler le monde du travail le  plus largement possible, comme la CGT le fait depuis 128 ans.

Les congressistes du 53ième congrès rappellent leur engagement dans le combat pour l’égalité entre les femmes et  les hommes ainsi que la lutte contre toutes les discriminations et toutes les violences sexistes et sexuelles. Le  congrès dénonce l’agression d’un camarade à Albi par un groupuscule d’extrême droite.

Les délégué.e.s du 53ième congrès appellent également le monde du travail à garder la plus grande vigilance et la  plus grande fermeté contre l’extrême droite et ses idées nauséabondes. Les délégué.e.s du 53ième Congrès  représentant toute la CGT affirment que nous resterons le syndicat de toutes et tous, quels que soient leurs  origines, leurs genres ou leurs croyances.

Nous sommes face à de multiples urgences qui nécessitent la mise en œuvre de véritables ruptures remettant en  avant l’humain, la réponse aux besoins fondamentaux de la population et l’émancipation des travailleurs.euses.

Le 53e congrès appelle les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi et les jeunes à s’engager dans toutes les  luttes proposées, menées et organisées par la CGT et à la reconductibilité sous toutes les formes. Le 53e Congrès  appelle l’ensemble des salarié.e.s à poursuivre leur engagement dans les grèves en cours, à venir amplifier les  mobilisations et à rejoindre la CGT pour lutter toutes et tous ensemble JUSQU’À LA VICTOIRE !

Clermont-Ferrand, le 30 mars 2023

dimanche 3 avril 2022

Appel du congrès de la CGT Éduc’action

 

 

 

Appel du congrès de la CGT Éduc’action – 1er avril 2022 

 

Notre congrès s’achève dans un contexte grave sur le plan national comme international.

Face à l’agression russe en Ukraine, la CGT Éduc’action rappelle l’urgence de l’arrêt des combats, du désarmement, la garantie de la paix et le respect des droits fondamentaux.

Nous affirmons notre solidarité aux populations qui souffrent en Ukraine et aux manifestant.es réprimé.es en Russie, le mouvement syndical en premier lieu.

Nous dénonçons la responsabilité des impérialismes de tous bords, dans les guerres sur les différents continents y compris l’impérialisme français et  la politique de l’OTAN.

Nous réaffirmons l’exigence d’accueillir dignement toutes les personnes qui fuient la guerre, ou les conséquences climatiques et économiques du capitalisme, sans aucune discrimination. Nous réaffirmons également l’exigence d’accueillir dignement et de scolariser tous les enfants.

En France, cinq ans de libéralisme autoritaire et de réformes antisociales systémiques ont dégradé les libertés démocratiques et les acquis sociaux historiques, plongeant la population dans la pauvreté, la précarité et le désespoir, faisant le nid de l’extrême droite de plus en plus décomplexée.

Alors que certain.es candidat.es nous annoncent un départ plus tardif en retraite, des augmentations parcimonieuses et qui reprennent les logiques du « travailler plus pour gagner plus » la CGT Éduc’action restera mobilisée contre toutes celles et tous ceux qui voudront revenir sur ces conquis.

La CGT Éduc’action dénonce la destruction des services publics annoncée par nombre de candidat·es à cette élection.

Cette destruction participe à la montée de l’extrême droite, ennemi mortel du monde du travail qui allie barbarie, racisme et ultralibéralisme.

Nous affirmons la nécessité impérieuse de lutter contre le danger fasciste qui constitue une menace concrète et immédiate dans notre pays.

À la veille d’échéances électorales importantes, la CGT Éduc’action réaffirme : « Pas une voix pour l’extrême droite ! » 

Le service public d’Éducation, fortement attaqué, n’échappe pas à ces projets de casse : fracturation des collectifs de travail, sélection de plus en plus précoce des élèves, réformes du bac et des lycées qui trient encore davantage les élèves, le tout apprentissage, fin du collège unique, instrumentalisation de la laïcité, privatisation rampante de l’Éducation.

Plus que jamais, un plan d’urgence pour l’Éducation et un contre-projet permettant l’émancipation de toutes et tous s’imposent !

 La CGT Éduc’action, réunie en congrès, a inscrit son combat féministe dans ses statuts.

Ce combat féministe passe notamment par les luttes pour l’égalité salariale et professionnelle et la revalorisation massive des métiers féminisés.

A ce titre, la CGT Éduc’action appelle, le 5 avril, à une mobilisation de l’ensemble des personnels par la grève sur les revendications des personnels AESH, profession précaire rassemblant 93% de femmes.

Contre la sélection instaurée par Parcoursup, la CGT Éduc’action soutient l’occupation des « Sans fac » de l’Université de Nanterre. Elle condamne la direction de l’Université qui a tenté d’évacuer par la force les « Sans fac », pour la défense des travailleur·euses et la paix dans le monde. 

Le 1er mai doit constituer une journée massive de manifestation

D’ores et déjà la CGT Éduc’action appelle à mettre en échec les projets libéraux et réactionnaires en construisant la mobilisation unitaire du salariat (notamment par la grève), seule à même d’instaurer le rapport de force qui permettra de construire la société que nous voulons.

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jeudi 27 mai 2021

La CGT Éduc’action se dote d’une nouvelle direction et dessine les perspectives de lutte pour les mois à venir

 

 

 

La CGT Éduc’action se dote d’une nouvelle direction

et dessine les perspectives de lutte pour les mois à venir

 

La CGT Éduc’action s’est réunie en congrès du 18 au 21 mai 2021. L’ensemble des syndicats départementaux de l’organisation a élu une nouvelle direction paritaire. Un nouveau co-secrétariat général composé d’Isabelle Vuillet, PLP Lettre-Histoire-Géographie et Michael Marcilloux, certifié de Mathématiques, animera le syndicat. Tous deux succèdent à Patrick Désiré, secrétaire général depuis trois mandats.

La CGT Éduc’action, en net renforcement depuis 4 ans, a travaillé à l'amélioration de son outil syndical au service des personnels par l’adoption d’une feuille de route pour les mois à venir. Elle y réaffirme sa volonté de construire les luttes pour s’opposer à la politique actuelle de casse du service public d’éducation. L’accent sera mis sur la lutte contre les réformes Blanquer, véritables outils de tri social (lycées, LP), de concurrence et d'attaques contre la liberté pédagogique. La CGT Éduc’action développera des actions contre la précarité et la Loi de transformation de la Fonction publique. Elle réclame un plan d’urgence pour l’Éducation : baisse drastique des effectifs par classe, recrutement massif de personnels, mise en place d’une véritable médecine de prévention, investissements massifs dans le bâti scolaire, revalorisation salariale indiciaire ! Son travail revendicatif en faveur de l'égalité Femmes-Hommes restera une priorité !

La CGT Éduc’action a également dessiné de nouvelles perspectives pour cette mandature pour contrer les attaques du capital sur nos conquis sociaux et l'environnement. Elle s’inscrit dans la construction d'un front de lutte intersyndical et d’une unification syndicale contre l’extrême droite et le processus de fascisation en cours que dessinent, entre autres, les lois sécuritaires et le projet de loi pour les valeurs de la République.

Montreuil, le 26 mai 2021 

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lundi 24 mai 2021

APPEL DU CONGRES CGT EDUC'ACTION 18-21 mai 2021

 

 

 

Appel du Xe congrès de la CGT Éduc’action

21 mai 2021

 Après deux reports successifs, le congrès de la CGT Éduc’action s’est finalement tenu du 18 au 21 mai 2021, en visio-conférence après plus d’un an de contexte épidémique pesant sur notre quotidien et sur les luttes. 

Nous commençons ce congrès dans un contexte international des plus inquiétants marqué par une répression toujours plus violente contre les mobilisations de la population, comme récemment en Colombie, en Algérie, en Birmanie, en Russie, au Sénégal, en Turquie et ailleurs dans le monde.

Nous réaffirmons notre solidarité avec le peuple palestinien, victime depuis des décennies d'un système colonial violent, et qui subit depuis 10 jours des attaques meurtrières sans précédent de l'État d'Israël, et apportons notre soutien à la grève générale des travailleurs et des travailleuses palestinien·nes du 18 mai 2021. Enfin, nous continuons à réclamer le retrait des troupes françaises en Afrique, responsables de 19 morts civils en janvier au Mali, et de dénoncer le soutien politique et militaire de notre État aux dictatures en Afrique. Nos impôts doivent servir au service public et non à financer une politique néocoloniale.

En France, depuis 2017, Emmanuel Macron poursuit une politique au service des classes dominantes contre le monde du travail, les plus précaires, les discriminé·es sur un ton de profond mépris. Sur le plan économique, des mesures les plus symboliques comme la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) à la réforme régressive de l’assurance chômage, nous subissons de plein fouet une politique d’austérité alliée à une idéologie de la mise en concurrence généralisée. À la faveur de la crise du Covid-19, le gouvernement a utilisé la stratégie du choc pour imposer des mesures antisociales conduisant à l’accroissement des inégalités : d’un côté l’explosion des dividendes des capitalistes, de l’autre l’aggravation de la pauvreté, de la précarité et du chômage.

Nous subissons également sa pratique brutale et autoritaire du pouvoir, la répression policière, la criminalisation des militant·es, l’état d’urgence permanent et l’accentuation de l’arsenal répressif comme en témoigne la loi dite « sécurité globale ». Pendant ce temps, les thématiques et les exigences de l’extrême-droite, racistes et réactionnaires, sont parvenues à se diffuser au plus haut niveau de l’État et du débat politique. En attestent les attaques contre l’Observatoire de la laïcité, contre l'écriture inclusive, la tentative de dissolution de l’Unef sous prétexte d’organisation de réunions non-mixtes, la loi « confortant le respect des principes de la république et de lutte contre le séparatisme », la politique migratoire répressive à l’encontre des réfugié·es. La CGT Éduc’action appelle à participer massivement aux manifestations organisées partout en France le 12 juin contre les idées d’extrême-droite et pour les libertés.

L’Éducation n’est pas épargnée. Les contre-réformes de la voie professionnelle et du lycée général et technologique, du baccalauréat et de l’accès à l’université, la mise au pas des enseignant·es en maternelle et élémentaire, les entraves aux libertés pédagogiques, la casse prévue de l’Éducation Prioritaire organisent le tri social et la mise en concurrence des élèves et des personnels sur fond de réduction de moyens. L’intensification des pressions hiérarchiques s’ajoute à la perte de sens de nos métiers. Le recours à des personnels précaires s’accentue. La crise sanitaire a mis en évidence les carences d’un service public d’Éducation déjà attaqué depuis des années.

Ces régressions ne doivent faire oublier la forte mobilisation ayant mis en échec – au moins temporairement – la réforme des retraites. Dans de nombreux secteurs comme la métallurgie, la santé, l’énergie, la culture…, des luttes ont lieu pour la défense et l’augmentation des emplois, pour les salaires, contre la dégradation des conditions de travail, contre la réforme de l’assurance chômage… Dans l'Éducation nationale, la forte mobilisation de 2019 contre les lois Blanquer, contre les réformes des lycées et du baccalauréat puis les mobilisations des AED et des AESH de cette année sont aussi des signes de nos capacités de résistance.

Malgré un épisode épidémique qui a rendu difficile la structuration du mouvement social, la CGT Éduc'action a toujours été au combat comme, par exemple, contre les suppressions de postes et de classes. Elle construit la résistance au plus près du terrain dans les services, les écoles et les établissements tout en portant ses revendications et son projet d’École.

Notre organisation s’engage à construire le rapport de force national pour un plan d’urgence pour l’Éducation avec l’exigence d’un collectif budgétaire.  Elle soutient toutes les luttes locales qui s'organisent dans notre secteur. En lien avec l'interpro, elle appelle à la convergence dans toutes les luttes d’opposition aux politiques néolibérales et s’attachera à construire l’unité des forces progressistes (syndicat, association, mouvement social, ... ) pour créer un futur juste, écologique, féministe, antiraciste et social.

Dans ce cadre elle s'engage à construire la mobilisation dès à présent, en proposant une véritable campagne de mobilisation pour reconquérir notre protection sociale, les emplois, les services publics avec un calendrier de lutte.

Une telle campagne de mobilisation interprofessionnelle impulsée nationalement devrait être structurée au niveau local autour des nombreux·euses salarié·es et syndicats d’entreprise et d’établissement publics en lutte en lien avec les structures interprofessionnelles (UL, UD), qui sont en mesure de prendre des initiatives sur les bassins d’emploi, et les fédérations.

En ce sens, la CGT Éduc’action soutient l’appel des « TUI » pour « l’interdiction des licenciements, contre les suppressions d’emplois et la réforme de l’assurance chômage » le 19 juin.

Dans l'immédiat, la CGT Éduc'action appelle à la réussite de la journée de grève des personnels AESH le jeudi 3 juin et à amplifier la mobilisation avec les autres organisations syndicales sur le mot d'ordre "pas de rentrée sans plan d'urgence". Préparons le mouvement de grève de la rentrée scolaire 2021 avec l'exigence de construire un grand service public d'Éducation pour les élèves et les personnels. Contre les divisions et pour gagner, la CGT Éduc'action appelle à mettre en œuvre un front du refus et à mettre en perspective l'unification syndicale nécessaire de notre camp. 

Paris, le 18 mai 2021

 

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lundi 5 octobre 2020

PEF 165, octobre 2020

 


PEF 165

Sommaire :

p. 2 : Actualités : un plan de relance... pour le patronat !
p. 3 : Des actes, pas des promesses !
p. 4 : L’apprentissage contre la voie scolaire
p. 5 : Une rentrée sabordée
p. 6 : Collège : pas de moyens, des vieilles recettes !
p. 7 : Injustices et répression
p. 8 : Stagiaires : un stress supplémentaire
        Quelle rentrée pour les titulaires première année ?
p. 9 : AESH : une revalorisation en suspens
         Une rentrée différente à la Vie Scolaire
p. 10 : Assistant·es sociaux·ales : oui au versement de la prime REP+
p.11 à 14 : DOSSIER – Une rentrée à risques
p. 15 : La prime qui ne passe pas à l’AS
p. 16 : Une rentrée à (très) hauts risques
p. 17 : Report du 10e Congrès de la CGT Éduc’action
          17 septembre, une journée de remobilisation
          Rentrée inédite : maintenir le collectif à tout prix !
p. 18 : Rapport annuel OCDE
          Pédagogies de l’exigence - coord. JP Terrail
p. 19 : Sexisme à l’École
p. 20 : Des virus circulent !
           La lutte des âges
p. 21 : Rencontre : Aurélie Arnaud - Co-secrétaire SDEN 30
p. 22 : «Ensauvagement» toi-même !
p. 23 : T comme Territorialisation

dimanche 29 mars 2020

PEF 163


Sommaire :
p. 2 : Actualités : Quand une crise en entraîne d’autres...
p. 3 : Crise sanitaire, un marqueur historique.
p. 4 : E3C chronique d’un désastre annoncé
p. 5 : Réforme du collège : les leçons à tirer
Colloque l’obligation scolaire à 18 ans : pourquoi, comment ?
p. 6 : Direction d’école : rien ne bouge
p. 7 : Pour ne rien perdre de vos droits... formation !
p. 8 : Un questionnaire pour les stagiaires.
DI : suppression confirmée !
p. 9 : Collègues administratif·ves, sortons de l’ombre, organisons-nous !
Contre la décentralisation des services de santé scolaire
p. 10 : L’avenir des AESH : PIALs et démissions
Période de réemploi
p.11 à 14 : DOSSIER – Lutter : se réinventer
p. 15 : Réforme du lycée : burn-out pour les collègues de langues ?
p. 16 : Vidéosurveillance : «sourcillez, vous êtes filmé·e»
p. 17 : La CGT est féministe ?
Le 8 mars des grandes gagnantes.
p. 18 : Retraite et pénibilité : la régression
p. 19 : Rencontre : Patrick Désiré
p. 20 : Campagne de syndicalisation.
Congrès National de la CGT Éduc’action.
p. 21 : Ballons d’essai pour une politique de brutes
p. 22 : Nous ne battons pas en retraite !!!
p. 23 : L comme lutte

dimanche 9 décembre 2018

Élections professionnelles dans l’Éducation nationale : la CGT Éduc’action renforcée

 
Élections professionnelles dans l’Éducation nationale :
la CGT Éduc’action renforcée

Les élections professionnelles dans l’Éducation nationale se sont terminées jeudi 6 décembre après une semaine de scrutin chaotique.
Alors que cette période de vote a débuté par de graves dysfonctionnements obligeant le ministère à suspendre le vote pendant plusieurs heures, les collègues se sont tout de même mobilisé·es afin de pouvoir exercer le plus sereinement possible leur droit de vote.
La CGT Éduc’action a gardé sa représentativité au Comité Technique Ministériel et sort renforcée avec un gain de presque 4000 voix par rapport au scrutin de 2014.
Elle se maintient dans tous les corps où elle avait des élu·es paritaires et obtient, pour la première fois de son histoire un siège à la Commission paritaire nationale des Certifié·es.
Les résultats académiques obtenus par notre organisation indiquent clairement un développement du vote CGT Éduc’action parmi nos collègues. Cela indique que le travail de terrain quotidien de nos militant·es, nos revendications et notre projet d’École rencontrent un écho favorable auprès de tous les personnels de l’Éducation nationale.
Nous tenons ainsi à remercier tous les collègues qui ont soutenu à cette occasion notre organisation.
Ces bons résultats nous engagent à maintenir les orientations de notre syndicalisme, à continuer de porter dans les instances représentatives la voix de la CGT et à poursuivre les luttes contre les réformes actuelles. L’heure est à la mobilisation avec les collègues des lycées généraux, technologiques et professionnels, mais aussi avec les lycéen·nes et étudiant·es.
La CGT Éduc’action rappelle qu’elle soutient toutes les initiatives locales de mobilisation et appelle ainsi à construire dès maintenant la contestation afin de faire du vendredi 14 décembre, avec la CGT, une grande journée nationale interprofessionnelle d’action et de grève contre les orientations politiques prises par ce gouvernement.
Montreuil, le 07 décembre 2018

mercredi 18 octobre 2017

APPEL DU CONSEIL NATIONAL DE L’UNION REUNI DU 11 AU 13 OCTOBRE 2017


La CGT Éduc’action se félicite de la réussite des journées de grève depuis la rentrée et plus particulièrement celle de la grève fonction publique du 10 octobre. Cette journée s’inscrit dans la construction des mobilisations contre la politique du gouvernement Macron et a permis de porter les revendications spécifiques des services publics, ouvrant ainsi des perspectives de convergence des luttes avec la mobilisation contre la loi travail XXL et les futures attaques contre la sécurité sociale, les retraites. Depuis son arrivée, ce gouvernement a annoncé la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, la restauration du jour de carence, le gel du point d’indice et de probables remises en cause des revalorisations pourtant maigres accompagnant le PPCR. L’Éducation nationale ne sera pas épargnée...
L’annonce de la réduction drastique des contrats aidés est un véritable plan social XXL. Dans l’Education nationale, le gouvernement annonce la sacralisation des CUI-AVS accompagnant les élèves en situation de handicap, mais confirme la suppression de tous les CUI assurant d’autres missions de service public (aide à la direction des écoles, vie scolaire…). D’ores-et-déjà ce sont 11 500 collègues dans l’Education nationale qui voient leurs contrats supprimés, et même l’accompagnement des élèves en situation de handicap est impacté. Dans la fonction publique territoriale, cette même politique remet en cause le service public d’éducation (entretien, restauration…). La CGT Éduc’action revendique le réemploi sans conditions de tou.tes ces salarié.es sur des emplois statutaires, et la titularisation de tou.tes les précaires et la création des postes nécessaires. Les objectifs de réduction de la masse salariale dans la fonction publique dégradent la qualité et la continuité du service public.
Cette même logique se retrouve dans la mise en œuvre des classes à 12 élèves en CP dans les écoles REP+ qui se fait à moyens constants, en détricotant le dispositif « Plus de Maître Que De Classe » et en ponctionnant les moyens de remplacement. En plus d’être une mesure d’artifice budgétaire, la limitation de ce dispositif aux seules classes de CP et CE1 sous-tend l’idée que la difficulté scolaire s’arrêterait à la fin du CE1. Pour la CGT Éduc’action, la mission de l’école ne se réduit pas pour les classes populaires au triptyque lire-écrire-compter. Cette vision réactionnaire de l’école se retrouve dans le projet du Ministère du Supérieur et de la Recherche de restaurer une sélection à l’entrée de l’université qui accentuera de tri social des jeunes. Cette sélection fermerait très largement les possibilités de poursuites d’étude pour les lycén.nes des voies professionnelle et technologique.
Jamais la voie professionnelle n’a été autant menacée. Les discussions engagées par le Ministère du Travail sur la formation professionnelle vont aboutir au printemps à des mesures qui attaqueront considérablement la formation professionnelle sous statut scolaire. Le développement de l’apprentissage est le mot d’ordre du gouvernement. Dans la voie professionnelle du lycée, cela passera par la mixité des publics et des parcours, la main mise absolue des Régions et du patronat sur les cartes de formation professionnelles et cela entraînera une remise en cause du statut des PLP. Ce sera l’acte II de la loi travail XXL.
Les mesures de casse du code du travail mises en œuvre par les ordonnances du gouvernement constituent  la plus grave attaque contre les salarié.es depuis des décennies. L’inversion de la hiérarchie des normes, la facilitation des licenciements, le plafonnement des indemnités prudhommales, la casse du CDI, la suppression des CHSCT, sont autant de mesures prévues par ces ordonnances. Cette casse du code du travail tire l’ensemble des droits des salariés vers le bas et pèse inévitablement sur la fonction publique aussi.
Elle procède d’une volonté politique et idéologique qui vise à construire une société encore plus inégalitaire et injuste.
La CGT Éduc’action s’inscrit dans l’appel à la grève interprofessionnelle du 19 octobre. Au-delà de cette journée il faut continuer à amplifier la mobilisation, à articuler la défense des revendications des personnels de l’Education nationale avec l’opposition déterminée à faire reculer le gouvernement sur la loi travail XXL et l’ensemble de la politique Macron. Pour gagner sur nos revendications, il faut développer les mobilisations dans l’Éducation nationale pour se donner les moyens au niveau interprofessionnel de construire un mouvement prolongé pour mettre en échec la politique du gouvernement. C’est tous ensemble public-privé que nous pouvons gagner !
Lire :
  • MOTION ADOPTEE PAR LE CONSEIL NATIONAL DE L’UNION DE LA CGT ÉDUC’ACTION : "LIBERTE POUR SALAH HAMOURI ET TOUTES LES PRISONNIERES ET PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS"
  • MOTION ADOPTEE PAR LE CONSEIL NATIONAL DE L’UNION DE LA CGT ÉDUC’ACTION : Soutien aux demandeurs d'asile à Clermont-Ferrand 

lundi 28 août 2017

Les statuts de la "CGT Éduc'action" Union Nationale des Syndicats de l'Education Nationale CGT


Les statuts de la "CGT Éduc'action" Union Nationale des Syndicats de l'Education Nationale CGT
Version adoptée par le IXème Congrès de la CGT Éduc’action, à Guidel (56), du 29 mai au 2 juin 2017

Préambule :  
Dans son orientation, ses buts, ses caractères, la CGT Éduc’action, union nationale des syndicats de l’Education nationale CGT, régie par les présents statuts, adhère aux principes exprimés dans le préambule et les articles généraux des statuts de la Confédération Générale du Travail.
"La CGT est ouverte à tous les salariés, femmes et hommes, actifs, privés d’emploi et retraités, quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses."
« Elle agit pour une société démocratique, libérée de l'exploitation capitaliste et des autres formes d'exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions. » (Statut CGT article 1 et Préambule)
A ce titre, la CGT se place résolument sur les bases d'un syndicalisme de masse et de lutte de classe  indépendant à l'égard de l'Etat des partis, des cultes et religions et vise à la transformation de la Société.
Elle se réfère, dans les principes et la pratique, à la démocratie syndicale.
Statuts de la "CGT Éduc'action" Union Nationale des Syndicats de l'Education Nationale CGT :

Repères revendicatifs, Résolutions

Les résolutions adoptées au congrès de Guidel (56) - 29 mai au 02 juin 2017
  • Résolution 1 : Construire et défendre les revendications, résister toutes et tous ensemble !
  • Résolution 2 : Quel syndicat CGT Éduc’action pour quel syndicalisme ?
  • Résolution 3 : Égalité femmes-hommes

lundi 19 juin 2017

9ème congrès de la CGT-Éduc'action à Guidel (56) du 29 mai au 2 juin 2017 : Les textes approuvés, l'appel du congrès, les motions adoptées


La CGT-Éduc'action a organisé son 9ème congrès national à Guidel (56) du 29 mai au 2 juin 2017.
Ont été présentés :
  • Rapport d'activité (non amendable)
  • Projet de modification statutaire : Mise à jour des statuts de la CGT-Éduc'action - Union Nationale des Syndicats de l'Éducation Nationale CGT -
  • Résolution 1 : " Résister et construire les revendications, toutes et tous ensemble ! "
  • Résolution 2 : " Quel syndicat CGT Éduc'ation pour quel syndicalisme ? "
  • Résolution 3 : " Egalité femmes-hommes "
L'ensemble de ces textes amendés a été approuvé à une très large majorité. Nous ne manquerons pas de publier les résultats des travaux.
Lire l'appel du congrès "Macron président : Loi Travail, Ordonnances, poursuite de l’Etat d’urgence… DEFENDONS NOS DROITS SOCIAUX ET NOS LIBERTES ! RESISTANCE !
Lire les motions qui ont été approuvées par ce congrès :
  • Motion contre les attaques faites à la Médecine du travail
  • Motion de solidarité avec les grévistes de la faim en Palestine !
  • Motion de soutien aux habitant.es de la Roya qui aident les réfugié.es
  • Motion de soutien à Pinar Selek

mardi 17 janvier 2017

PPCR : Courrier de la CGT-Educ'action au SNES-FSU

Montreuil, le mercredi 4 janvier 2017
Frédérique ROLET
Secrétaire Générale du SNES-FSU
Chère camarade, 
Les décrets présentés au Comité Technique Ministériel du 7 décembre 2016 sont la traduction statutaire des discussions menées sur le PPCR.
Les organisations de la CGT de la Fonction publique ont refusé de signer le protocole d’accord issu de ces négociations, qui a d’ailleurs été rejeté par des syndicats représentant plus de 50 % des personnels de la Fonction publique... 
Manuel Valls, alors Premier ministre, a décidé de passer en force en imposant un accord minoritaire dans toute la Fonction publique au mépris du principe de l’accord majoritaire mis en place par la loi du 5 juillet 2010.
Il n’y a donc au sens de la loi pas d’accord, mais simplement une décision unilatérale d’un gouvernement qui ne tient aucun compte du dialogue social.
Au ministère de l’Éducation, les dispositions qui ont été présentées au CTM ont été votées par une majorité d’organisations syndicales, il est donc inexact de laisser entendre à nos collègues que le texte aurait pu être amélioré si l’ensemble des organisations syndicales avait soutenu les amendements présentés par la FSU.
La CGT Éduc’action ne pointe jamais dans ses publications auprès des personnels les désaccords syndicaux en ciblant une organisation syndicale.
Nous nous étonnons de la démarche qui a consisté à dénoncer les organisations qui se sont prononcées contre le PPCR au CTMEN.
La volonté de travail commun réaffirmée lors de nos congrès respectifs, devrait nous conduire à nous adresser ensemble aux personnels quand nos analyses sont convergentes.
Nous considérons que les textes présentés continuent à lier l’avancement d’échelon à l’évaluation professionnelle de l’agent, lors des trois premiers rendez-vous carrière.
Les nouvelles modalités d’avancement de carrière sont contraires aux revendications de la CGT-Éduc’action, qui demande une déconnexion totale de la rémunération avec l’évaluation, comme c’est le cas pour certains corps de ce ministère, en particulier celui des personnels de direction.
Les textes adoptés ne garantissent pas le passage à la hors classe pour toutes et tous les agents avant leur départ en retraite.
Ce vœu n’a pas été traduit en dispositions statutaires.
Le ministère indique qu’il compte réaliser cet objectif par le moyen d'une circulaire de gestion adaptée, pour assurer le passage de toutes et tous les collègues à la hors classe par un ajustement des ratios promus/promouvables.
Pour l’instant, les ratios sont en cours de calcul et ils ne nous seront communiqués qu'au printemps…
Seul le budget 2017 de l’Éducation nationale a acté le financement des mesures dites "PPCR" pour l’ensemble des personnels.
La création de la classe exceptionnelle est un grade à accès fonctionnel à 80 %. La CGT s’était prononcée contre ce type de grade dans la Fonction publique de l’État, lors de son introduction en 2010 par le gouvernement Sarkozy-Fillon. Nous nous opposons toujours à un dispositif discriminant qui ne peut qu’exacerber la concurrence entre collègues.
Ce grade ne sera accessible qu’à 10 % de l’effectif d’un corps et ce pourcentage ne sera atteint qu’en 2023.
Ce sont donc 90 % de l’effectif des collègues qui en seront irrémédiablement exclus.
Rien ne dit que les dispositions prévues ne seront pas plus orientées vers des promotions uniquement au mérite !
Les modalités de gestion et le contrôle que les commissions administratives paritaires devraient avoir sur l’ensemble du processus ne sont toujours pas connus précisément.
Le calendrier d’application de l’ensemble du dispositif se fait dans un contexte politique où il n’y a aucune visibilité ni aucune assurance sur le respect des engagements pris, au-delà de l’année 2017.
Pour l’immense majorité des agents, le gain financier est pour l’instant très faible, quelques dizaines d’euros tout au plus en 2017.
Les enseignants français qui ont déjà perdu 14 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000 seront toujours parmi les plus mal payés d’Europe.
La CGT Éduc’action considère que cette analyse n’a rien d’une « intox » même si nous comprenons que vous ne la partagez pas.
Nous espérons que les sujets qui nous rassemblent nous permettront de nous retrouver dans les luttes à construire dans un avenir proche pour la défense de nos services publics.
Patrick Désiré
Secrétaire général de la CGT Educ’action
Le courrier au format 

lundi 21 novembre 2016

PEF 145 novembre 2016

Sommaire : 
p. 2 Actualités : Evaluation, avancement
p. 3 Edito
p. 4 a 7 CGT Educ’action
p. 4 ‐ ESPE ‐ Premier degré
p. 5 Lycée en Education prioritaire
p. 6 Enseignement professionnel
p. 7 ATSS
p. 8 a 10 Vie syndicale
p. 8 RESF
p. 9 ‐ La Collective ‐ Interpro
p. 10 Conditions de travail
p. 11 a 35 ‐ Mouvement 2017 : Premier et Second degrés / ASS
p. 36 Coordonnées académiques
Encart central : Dossier Mutation 2nd degré 2017

dimanche 24 avril 2016

Appel du 51eme congrès de la CGT

Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.
La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.
Il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales. Un espoir immense s’ouvre pour le monde du travail grâce à la lutte unitaire menée par une CGT moderne, porteuse de propositions en phase avec l’ensemble des travailleurs-euses), à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70% de l’opinion publique. Un mouvement qui fait face à un gouvernement désavoué, en rupture profonde avec la population et singulièrement toute la jeunesse. Un exécutif à l’écoute d’un patronat rétrograde et menaçant, privilégiant la finance à la réponse aux besoins sociaux et ambitionnant de détruire toutes les garanties collectives en fixant comme seul horizon la précarité généralisée, l’incertitude du lendemain.
Le désespoir est dans le renoncement, l’espoir est dans la lutte.
Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.
D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction pour gagner retrait et ouverture de véritables négociations de progrès social.
Pour un code du travail du 21ème siècle, Pour la mise en œuvre d’une réelle sécurité sociale professionnelle, Pour la réduction du temps de travail à 32 heures.
Le 28 avril, comme le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs-euses sont autant d’étapes vers la victoire.
Marseille, le 20 avril 2016
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dimanche 31 mai 2015

Congrès du SNEIP-CGT : Guidel 2015, un congrès tourné vers l’avenir !

Le 2ème congrès du SNEIP-CGT s’est déroulé du 19 au 22 mai dernier à Guidel (Morbihan). Plus d’une centaine de congressistes et invités ont échangé, débattu et pris des décisions pour l’avenir du syndicat et de notre champ professionnel durant ces 4 jours. Une ambiance particulièrement fraternelle a permis la tenue de débats sereins et constructifs...

Lire la suite du communiqué au format