vendredi 3 juillet 2026

Non à la militarisation de l’École, non aux injonctions hors-sol !

 

Le Bulletin Officiel du 2 juillet 2026 confirme une orientation profondément préoccupante du ministère : renforcer une logique d’ordre, de contrôle et de mise au pas de l’École. En pleine fin d’année scolaire, alors que les équipes sont épuisées après un mois de juin particulièrement éprouvant, le ministre annonce une cérémonie commémorative annuelle obligatoire d’hommage aux « Morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée à compter de la rentrée 2026 autour du 11 novembre. Les initiatives et hommages existaient déjà, mais sur la base du volontariat. La portée mémorielle de cette date est bien évidemment déjà abordée en classe, en Histoire ou encore en EMC.

Pour la CGT Éduc’action, cette mesure, comme la multiplication des classes de défense, relève d’une vision autoritaire et militarisée de l’École. L’établissement scolaire n’a pas vocation à devenir un espace de discipline imposée ni un relais de la communication patriotique du ministère. Au-delà de cette mesure qui va augmenter les missions des directeur·rices d’école, l’École doit rester un lieu d’émancipation, d’esprit critique, de travail collectif et d’éducation, pas un terrain d’expérimentation de mesures symboliques imposées d’en haut.

Par ailleurs, É.Geffray persiste dans son projet démagogue d’extension de l’interdiction du téléphone portable au lycée. Cette interdiction est irréaliste et impossible à appliquer. Le BO prévoit lui-même des dérogations pour les usages pédagogiques, les besoins médicaux et le fonctionnement des lieux de vie scolaire, ce qui montre bien qu’il ne s’agit pas d’une interdiction simple et absolue. Elle révèle aussi une méconnaissance du terrain : les équipes pédagogiques de lycée n’ont pas attendu le ministre pour encadrer l’usage du portable en classe. Une fois de plus, ce sont les personnels, et particulièrement les AEd, qui devront gérer des consignes contradictoires sans moyens supplémentaires, au risque de tensions inutiles.

Les urgences sont ailleurs ! La canicule a rendu les conditions d’étude et de travail intenables dans de nombreux établissements, notamment du fait de l’état catastrophique des locaux. Au lieu d’imposer des obligations supplémentaires et de multiplier les coups de communication, le ministère devrait répondre immédiatement à ces situations de danger et de dégradation des conditions de travail et d’apprentissage.

Enfin, la CGT Éduc’action dénonce l’énervement à géométrie variable du ministre, plus prompt à dénoncer la non-application de ses consignes rétrogrades sur l’orthographe aux examens par les enseignant·es que le non-respect par les autorités académiques de celles pour protéger les personnels AESH-AEd sans élèves et personnels vulnérables lors de la canicule.

Montreuil, le 3 juillet 2026

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Le Danger grave et imminent, le droit de retrait

 

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail définies, pour la Fonction publique, par le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la Fonction publique, modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995 assurent, si elles sont appliquées, un haut niveau de protection des agent·es et imposent à l’employeur une obligation de moyens et de résultats.

Ainsi, toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.

 

mardi 30 juin 2026

pétition : abandon des stages d’observation en seconde générale et technologique

 

pétition : abandon des stages d’observation en seconde générale et technologique

Depuis 2024 et la volonté de G.Attal de «reconquérir le mois de juin», les élèves de seconde générale et technologique doivent effectuer, à cette période de l’année, deux semaines de «stage d’observation» en entreprise. Alors que ces stages n’ont aucun intérêt pédagogique (comme ceux de 3ème), ils présentent avant tout des risques pour les élèves, augmentent la charge de travail des personnels et sont profondément inégalitaires (réseaux familiaux et autre reproduction sociale). Surtout, au-delà de leur caractère occupationnel, ils sont un outil au service du discours néolibéral et militariste du gouvernement qui ne cesse de présenter l’entreprise comme l’alpha et l’oméga de la formation.

La CGT Educ’action Lille ayant lancé une pétition pour l’abandon de ces stage, la CGT Educ’action la soutient nationalement et demande que cette pétition soit signée massivement. C’est un outil de médiatisation qui participe d’une campagne plus large, ancrée sur le terrain, contre la présence des enfants en entreprise de façon plus générale.

SIGNER LA PETITION 

Nous rappelons nos récentes publications sur ce sujet :

Communiqué de presse du 24 avril 2026

Tract du 30 avril “une seule solution, l’abrogation (des stages de secondes)

jeudi 25 juin 2026

Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail, Stop, ça suffit !

 

L’Hexagone continue de battre, jour après jour, des records de températures : la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis le début des mesures, en 1947. La canicule se poursuivra jusqu’au week-end sur une grande partie du pays, 40 à 42 °C prévus, selon Météo-France. Jeudi 25 juin, 72 départements sont placés en vigilance rouge par Météo-France (elle se définit comme une « canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique » avec « fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population »).

Rien n’est prêt !

L’Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n’ont cessé d’alerter, de faire des propositions, d’exiger de l’anticipation. Les différents ministres n’ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd’hui, rien n’est prêt, rien n’a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d’Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid !

L’absence de cadre global de décision est un facteur aggravant. Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser de leurs responsabilités. Refuser de prendre des mesures de protection collective comme le fait le ministère, c’est individualiser les responsabilités, et donc individualiser les risques.

Depuis 48h, nous avons de plus en plus d’alertes de nos collègues sur les conditions dans lesquelles ils et elles travaillent, font cours, surveillent les épreuves ou font passer les examens. Malaise des personnels, augmentation des passages à l’infirmerie de l’établissement, passage aux urgences,multiplication des fiches SST… la santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger. La responsabilité en incombe pleinement au ministre, au gouvernement et à leurs prédécesseurs.

Nos organisations syndicales ne peuvent accepter une telle situation, et que les personnels et les élèves paient de leur santé l’incurie du ministre et du gouvernement.

Agir pour se protéger

Aussi, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation appellent les personnels à se saisir des outils existants :

  • fiches SST,
  • interpellations collectives des rectrices et recteurs pour obtenir des améliorations des conditions de travail,
  • droit de retrait en cas de danger grave et imminent avec inscription dans le registre DGI.

Au regard de l’aggravation de la situation, et face l’inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire.

Elles appellent désormais les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires.

Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles (et intégrer les DROM dans la réflexion) et anticiper la rentrée, pour laquelle un nouvel épisode caniculaire n’est pas exclu.

Télécharger le communiqué intersyndical

Lire la lettre électronique spéciale canicule du 25 juin 2026

Pour un collège à rebours des idées réactionnaires

 

À rebours des discours de repli, d’exclusion et de mise en concurrence portés par l’extrême droite, la CGT Éduc’action défend un collège émancipateur, égalitaire et solidaire. Face à la dégradation des conditions de travail, nous refusons les logiques managériales qui fragilisent les personnels, isolent les équipes et détériorent le service public d’Éducation.

Face aux attaques contre les élèves étranger∙ères et leurs familles, nous réaffirmons que l’École doit accueillir, protéger et faire réussir tous∙tes les jeunes, sans distinction d’origine ou de statut administratif. Face aux inégalités scolaires et sociales, nous revendiquons un collège qui donne davantage à celles et ceux qui ont moins, avec des moyens renforcés, des effectifs réduits et des personnels reconnu∙es. Car construire une École de l’égalité, c’est combattre les idées de haine et défendre au quotidien les valeurs de solidarité, de justice sociale et de démocratie.

Lire la suie dans le tract

lundi 22 juin 2026

Fortes chaleurs : il y a urgence à protéger tous les personnels et les élèves

 

L’impréparation du ministère sur les mesures à prendre face aux épisodes de canicule n’est plus à démontrer et rappelle tristement la gestion chaotique de la période Covid. On assiste une nouvelle fois à un enchaînement de réunions ministérielles « vague de chaleur » qui n’aboutissent qu’à des « directives » adressées aux directions académiques, sans cadre national ni consignes claires. Un désengagement de l’État et un bricolage alors que les prévisions existent depuis des jours maintenant… Les aménagements décidés localement sont à géométrie variable. Si la « continuité pédagogique » est centrale pour le ministère, renvoyant de fait aux conditions d’enseignement et à l’adaptation des horaires, peu de choses spécifiques existent pour les personnels n’étant pas dans les classes, les contraignant à rester dans les établissements pour poursuivre leurs missions.

De façon globale, cette gestion isole à nouveau les personnels qui gèrent au mieux la situation pour le bien des élèves. Une fois de plus, ils colmatent les manques institutionnels et accueillent coûte que coûte les élèves en tentant de les protéger.

Face à cette situation catastrophique et dangereuse pour la santé de tout le monde, la CGT Éduc’action estime qu’il n’est plus l’heure de tergiverser et appelle les autorités à prendre enfin leurs responsabilités et aux personnels à faire valoir leurs droits.

La CGT Éduc’ exige immédiatement :

  • l’égalité de traitement entre tous les personnels
  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement
  • des décisions anticipées sur les examens et l’établissement par le ministère, dès la rentrée, d’un agenda précis qui anticipe des dates de repli
  • la possibilité de fermeture des établissements-écoles-services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies
  • la protection effective des élèves et des personnels vulnérables (sans attendre des procédures interminables) et appelle ses derniers à demander les ASA auxquelles ils ont droit
  • la sécurisation des laboratoires par l’évacuation des déchets chimiques par une entreprise experte et le stockage sécurisé des produits avant fermeture des EPLE
  • le signalement de toutes les situations difficiles dans les classes et services en remplissant les fiches SST
  • contacter en urgence un·e représentant·e du personnel de la Formation spécialisée pour une inscription au registre Danger Grave et Imminent, permettant de couvrir un éventuel Droit de retrait
  • contacter la CGT Éduc’action de son département pour se faire accompagner
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

La CGT Éduc’action rappelle également que des préavis de grève sont à la disposition des personnels pour les protéger.

Montreuil, le 22 juin 2026

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dimanche 21 juin 2026

Canicule dans les écoles-établissements-services : l’urgence ne doit plus masquer l’absence d’anticipation

 

Communiqué de presse

Ce jeudi 18 juin au ministère a eu lieu une rencontre avec les organisations syndicales qui confirme ce que la CGT Éduc’action dénonce depuis des années : face aux épisodes de canicule, l’institution continue de bricoler dans l’urgence au lieu de mettre en œuvre un véritable plan national de protection.

Une nouvelle fois, l’administration renvoie à des décisions au cas par cas, selon les préfet·ètes, les collectivités et les chef·fes d’établissement, alors même que les conditions d’accueil, de travail, de sécurité et d’examen sont déjà extrêmement dégradées dans de nombreux établissements et écoles. Cette réponse, sans cadre national clair, élude la chaîne de responsabilités (isolant les directeur·rices d’école), crée de la confusion, de l’inégalité de traitement et une forte insécurité pour les personnels comme pour les familles.

La CGT Éduc’action rappelle que les personnels et les élèves n’ont pas à subir les conséquences d’un bâti scolaire insuffisamment adapté aux fortes chaleurs, d’un manque d’équipements, ni d’une absence persistante d’anticipation. Les écoles et établissements ne peuvent pas être transformés, à chaque alerte, en lieux de gestion improvisée de crise.

Nous exigeons :

  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement ;
  • la protection effective des personnels et élèves vulnérables, sans attendre des procédures interminables ;
  • des décisions anticipées sur les examens ;
  • la possibilité de fermeture des établissements, écoles, services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies ;
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

 

Montreuil, le 19 juin 2026

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Le rejet des PAS doit interroger le gouvernement sur sa politique d’inclusion scolaire

 

Alors qu’ils·elles étudiaient une proposition de loi sur l’École inclusive le mois dernier, les député·es ont rejeté la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS), mesure soutenue par le ministère, confirmant ainsi leur vote en commission des affaires culturelles et d’éducation.

Pour nos organisations syndicales, ce vote (ainsi que les motivations des député·es) soutient notre position et celle des personnels vis-à-vis des PAS. La mise en place des premières expérimentations s’est faite de façon unilatérale par le ministère, sans négociation ni prise en compte de nos oppositions. De même, aucun bilan objectivé sur les moyens et les effets n’a été rendu public (malgré nos demandes répétées). On a assisté, de la part du ministère et des pouvoirs publics, à une campagne de promotion s’apparentant à de l’auto-persuasion, chose soulignée par les député·es.

Les PAS ne sont pas la solution miracle à l’École inclusive. Alors que les dispositions actuelles permettant la prise en charge des élèves en situation de handicap et les élèves en difficultés scolaires ne sont pas tout le temps lisibles pour les familles, ce dispositif va ajouter des difficultés (notamment dans l’accès à la MDPH pour les familles). Nous dénonçons également le fait que sans cadrage national, il offre beaucoup trop de latitude aux autorités académiques qui l’instaurent à leur guise, entraînant trop de dysfonctionnements (principalement dans la gestion des AESH). Dans les faits, et c’est particulièrement frappant pour la préparation de la rentrée 2026, le développement de 500 nouveaux PAS entraîne le transfert de moyens d’enseignement (des postes en classe) vers le pilotage de ces dispositifs. À l’heure de l’austérité dans l’Éducation nationale et du manque flagrant d’enseignant·es dans les écoles, cette extension à moyens constants est inquiétante pour le Service public d’éducation.

Nous estimons également qu’ils constituent une véritable remise en cause des missions-champs d’intervention de certain·es professionnel·les de l’Éducation comme les RASED et les ERSEH. Ils vont également participer à maintenir l’amalgame entre handicap et difficultés scolaires.

Nos organisations réaffirment la nécessité d’accueillir tous·tes les élèves à l’École, mais aussi le fait qu’ils·elles soient accompagné·es par des personnels formés et en nombre suffisant. C’est pourquoi nous demandons le recrutement et la formation de personnels RASED afin qu’ils soient complets sur l’ensemble du territoire et qu’ils puissent exercer de vraies missions de prévention et remédiation, sans être cantonnés à être des personnels ressources.

Nous rappelons aussi que la politique ministérielle pour l’école inclusive n’est pas à la hauteur des enjeux et revendiquons des moyens et un soutien sans faille aux personnels travaillant quotidiennement à sa mise en œuvre. Nos organisations exigent, entre autres, l’arrêt de la généralisation des PAS, le retour à une politique de formation des enseignant·es spécialisé·es exigeante et la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

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Fortes chaleurs et plan ministériel Canicule : du vent ministériel mais rien de rafraîchissant…

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors que nous allons connaître un second épisode de canicule en un mois, le ministère ne prend toujours pas conscience des urgences. Face à cette situation « dégradée », il poursuit sa politique de bricolage permanent, avance des « solutions » inappropriées (voire déjà dépassées) et place personnels et élèves face à de nouvelles difficultés. La dernière (et insuffisante) sortie du ministre sur l’adaptation des horaires en période d’examens (seule mesure d’aménagement) révèle le manque d’empathie à l’égard d’élèves passant des épreuves majeures. Les élèves de bac professionnel en avaient été déjà victimes en composant sous des chaleurs insupportables.

Alors qu’il avait été incapable d’anticiper le premier épisode de mai, le ministre avait présenté le 28 mai son « plan ministériel de gestion des vagues de chaleur » visant à « protéger les personnels et les usagers » et garantir la continuité du Service public d’Éducation. Tout en reconnaissant qu’aucune réglementation-mesure n’existait pour protéger personnels et élèves, il ne proposait aucune modification réglementaire, aucun plan global de rénovation énergétique, aucun calendrier (même pas un horizon…) ni d’obligations thermiques. Le plan reste sur du descriptif-prescriptif sans contrainte ni engagement concret de la part de l’État tout en renvoyant à la seule responsabilité des collectivités territoriales et des personnels… Bel exercice de communication où ÉduRénov et Fonds Vert sont évoqués alors que leur budget 2026 est amputé (Fonds Vert divisé par 4 en 2 ans et fin de nombreux projets). De plus, si le bâti scolaire est du ressort des collectivités, c’est bien à l’État-employeur et au gouvernement de mettre la main à la poche afin que les personnels exercent dans des conditions dignes.

Ce plan, par sa temporalité, son contenu et ses demandes (aux collectivités, à l’administration et aux personnels), est déjà caduc face aux urgences et les recommandations faites sont déjà appliquées depuis longtemps par les personnels. Il faudrait aussi aller plus loin quant au confort thermique (préconisations pour les vagues de froid par exemple), et la prévention des changements climatiques (pollution, sécheresse et rétractation des sols, inondations…). De même, demander aujourd’hui un état des lieux des bâtiments inadaptés, c’est nier le travail engagé depuis des années par l’observatoire du bâti scolaire, certaines associations et organisations syndicales, et ainsi perdre à nouveau du temps face aux urgences.

En attendant, nous interrogeons les consignes pas (ou peu) applicables ou désuètes actuellement : par qui et comment ventiler des salles de classe pendant la nuit quand les températures redescendent peu ? Quelles sont les « zones refuges » et comment « entasser » plusieurs groupes classes dans des espaces contraints ? Quels sont les moyens humains (conseiller·ère de prévention, personnels de santé…) et matériels (CHS…) pour adapter les conditions de travail (télétravail conseillé par exemple) et accompagner les équipes ?

La CGT Éduc’action dénonce un plan vide et inadapté visant simplement à masquer l’absence de politique-budget volontariste de rénovation et d’adaptation des bâtiments, et le désengagement de l’État. Il vise surtout à garder, coûte que coûte, les établissements-écoles-services ouverts pour « maintenir la continuité pédagogique » même si cela met les personnels-élèves en danger ou n’a aucun sens pédagogique.

Il y a urgence à reconnaître la chaleur comme risque professionnel ou à réglementer le travail, mais aussi à améliorer l’encadrement pour la prise en charge des élèves et veiller à ce qu’ils·elles étudient-composent sereinement… L’urgence est donc à un grand plan national de rénovation et de construction avec un financement pluriannuel volontariste garantissant de meilleures conditions de travail et d’étude.

Montreuil, le 16 juin 2026

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Comment le ministère a-t-il réparti les 100 postes d’assistant·es de service social sur le territoire ?

 

Tout d’abord, rappelons que la santé physique et psychique des élèves a été reconnue comme l’une des priorités de notre ministre. C’est dans ce contexte que ces créations de postes de personnels de santé et services sociaux ont été annoncées par le ministre lui-même, peu après sa prise de fonction fin octobre 2025.

Cette dotation de moyens supplémentaires au titre du « plan santé mentale » et sa répartition se sont faites en tenant compte de certains critères : collèges dits « en situation aberrante »,  nombre moyen d’élèves par personnel, IPS (indice de position sociale)…

Les collèges dits « en situation aberrante » sont les établissements n’étant pas en Réseau d’éducation prioritaire (REP ou REP+) alors qu’ils ont tous les critères pour en faire partie. Si le ministre reconnait l’absurdité de la situation, la CGT Éduc’action rappelle qu’elle est le résultat de choix politiques portés par le ministère. En effet, l’absence de révision de la carte d’éducation prioritaire depuis 2015 (malgré les revendications des organisations syndicales) et les budgets austéritaires conduisent à de pseudo-solutions ne répondant en rien aux problématiques de terrain.

Au final, ces 100 créations de postes sont bien dérisoires au regard des manques criants sur le terrain et ne sont pas une réponse aux revendications de la CGT Éduc’action pour faire face aux besoins dans le 1er degré et le 2nd degré. Ces créations n’empêcheront pas non  plus certain·es collègues de continuer d’exercer sur 5 établissements ou les personnels sociaux d’être personnes-ressource dans le cadre du protocole santé mentale, du dispositif Phare ou du programme EVARS…

Si le ministère souhaite que les personnels sociaux mènent des actions collectives dans leurs établissements (mises en avant dans le cadre de l’enquête sociale annuelle), la CGT Éduc’action s’interroge sur les moyens réels et les conditions permettant à ces personnels de remplir correctement leurs missions alors qu’ils doivent travailler sur plusieurs fronts. Avec aussi peu, on ne pourra pas faire des miracles, malheureusement…

 

repartition postes crées AS et INF par academie 2026

dimanche 7 juin 2026

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et directeurs d’école.

Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication, nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.

La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas. Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 202, et ce, malgré nos avis divergents sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, en allant bien au-delà des cadres existants. Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de « pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail, conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.

Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions sur la base des revendications des personnels soient entamées.

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Affectation des élèves fonctionnaires et des fonctionnaires stagiaires

 

Fonctionnaires stagiaires ou élèves fonctionnaires :  pour votre affectation, suivez les conseils de la CGT Educ’action

 

 

Affectation des fonctionnaires stagiaires et des élèves stagiaires

Note de service publiée au BO n°18 du 30 avril 2026 Fiche affectation élève fonctionnaire Fiche affectation fonctionnaire stagiaire Les Élu-es Nationaux-ales de la CGT-Éduc’action 263, rue de Paris – – case 549 – 93515 MONTREUIL cedex Tél. 01.55.82.76.55 – Fax : 01.49.88.07.43 unsen@cgteduc.fr

Collège : Retrouvons du sens à nos métiers

 

Pourtant période charnière pour nos élèves, le collège reste le parent pauvre du système éducatif. Depuis des années, nous subissons les assauts répétés de réformes menées au nom de la modernisation ou de l’excellence. Une réalité bien moins séduisante se cache derrière ces discours : le démantèlement méthodique du service public d’éducation, au détriment des élèves et des personnels. La logique est toujours la même : faire plus avec moins, sous couvert de pédagogies innovantes. Pour la CGT Éduc’action, une autre éducation est possible, à condition de lui en donner les moyens.

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vendredi 29 mai 2026

Bac pro 2026 : Des modalités d’examens et de corrections déplorables

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les premières épreuves écrites du bac professionnel (Français, Histoire-Géographie et EMC) débutent ce jeudi 28 mai dans une relative indifférence médiatique alors que plus d’un tiers des lycéen·nes sont scolarisé·es en lycée professionnel. Ces épreuves vont se dérouler durant toute la journée, dans une chaleur accablante, sans anticipation ni adaptation de la part du ministère, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions préoccupantes. Alors que la question d’un plan d’urgence pour la rénovation du bâti scolaire se pose le ministère se satisfait d’une communication sur le sujet inconséquente.

Pour la CGT Éduc’action, ces épreuves « anticipées » sont la conséquence de l’introduction du « parcours différencié » en Terminale, réforme et calendrier dénoncés par notre organisation. Le « parcours différencié » engendre dysfonctionnements, désorganisation, absentéisme, mais surtout stress pour les élèves et incohérence pédagogique (notamment en cassant les progressions pédagogiques), en plus de la remise en cause du groupe classe ou de la rupture d’égalité entre élèves. Il avait été d’ailleurs un véritable échec l’an passé et les quelques aménagements de cette année suscitent peu d’espoir.

Pour cette session 2026, les corrections de ces épreuves écrites sont dématérialisées. Cette mesure, imposée dans la précipitation et sans concertation, va dégrader les conditions de travail des personnels en entravant le travail collectif et collaboratif. De plus, les personnels correcteurs convoqués ne seront pas clairement déchargés de cours (seulement des consignes de souplesse arrachées au ministère dans la plus grande confusion à quelques jours du début des épreuves) alors qu’ils auront encore des classes en responsabilité.

Concernant les épreuves passées en Contrôle en Cours de Formation (CCF), les dates de remontée des notes varient fortement selon les académies et les établissements, mais aussi selon les diplômes et les filières préparés, allant du 22 mai au 12 juin 2026. Cette situation remet en cause l’égalité entre les candidat·es et fragilise le caractère national du diplôme.

Dans certaines matières professionnelles, le développement du Contrôle en Cours de formation Continué (CCC) aggrave encore cette logique. Ce mode d’évaluation entretient une pression constante sur les élèves et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation permanents alourdissant considérablement la charge de travail des enseignant·es.

Face à ces conditions inacceptables, la CGT Éduc’action demande le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre. Elle revendique aussi la fin des CCF et des CCC. Elle exige la fin du « parcours différencié » et le retour des examens après la mi-juin avec des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales.

Montreuil, le 28 mai 2026

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Écologie, Rénovation du bâti… Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail

 

L’épisode actuel de très fortes chaleurs est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler qu’il est urgent d’agir sur les bâtiments pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.

En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.

À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études…

Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique. Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.

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Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es : Des moyens suffisants pour cette mesure tant attendue ?

 La précarité des étudiant·es est une réalité très préoccupante dans notre pays et s’intensifie dans un contexte d’inflation. Les étudiant·es doivent faire face à la hausse du coût du logement, des soins, de l’alimentation et cumulent souvent études et emploi. Une situation qui les fragilise : fatigue, stress, problèmes de concentration, décrochage, mal-être, … C’est dans ce contexte que le Service Social en Faveur des Étudiant·es, un des trois services sociaux de l’Éducation nationale, accompagne les jeunes et favorise la réussite de leurs études. Face à l’urgence de la précarité étudiante, des mesures sont attendues. Le gouvernement a répondu en partie par l’annonce du repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es à partir du 1er mai 2026, une mesure qui nécessite des moyens. Rappelons qu’à la suite de la crise COVID, depuis septembre 2020, les étudiant·es boursier·ères bénéficient du repas à 1 euro. Et depuis 2021, les étudiant·es en situation de précarité, par une évaluation sociale, peuvent également en bénéficier.

Communiqué Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es

GRILLES DES RÉMUNÉRATIONS PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF

 Les grilles n’ont pas bougé depuis janvier 2024, mais les tableaux tiennent compte de la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 (+1,18%). Les grilles continuent à se dévaloriser par rapport au SMIC.

Après des années blanches en 2024 et 2025, le gouvernement compte à nouveau geler le point d’indice en 2026. Voici la réalité : le point d’indice a perdu plus de 27% de sa valeur depuis l’an 2000.

Depuis 2020, du fait de l’inflation non compensée, les grilles ont perdu environ 13% de leur valeur.

Vous trouverez sur cette page les grilles des rémunérations pour les personnels administratifs et ITRF

Catégorie AAttaché d’administration
Assistant·e Ingénieur·e
Ingénieur·e de recherche

Ingénieur·e d’étude

Catégorie BSecrétaire d’administration et technicien·ne recherche et formation
Catégorie CAdjoint·e administratif·ve et Adjoint·e recherche et formation

mercredi 27 mai 2026

AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !

 Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables.

 

🏳️‍🌈 Kit de communication - Mois des fiertés 2026

 Retrouvez l'ensemble des visuels utilisables à l'occasion du Mois des Fiertés 2026.

Imagette


Agir pour l’égalité des droits : un engagement de la CGT 

Discriminations, violences, invisibilisation : au travail aussi, les personnes LGBTQIA+ subissent des injustices.

Depuis près de 30 ans, la CGT s’organise pour faire reculer les discriminations et conquérir l'égalité des droits au travail pour les personnes LGBTQIA+. Car si des avancées législatives ont été obtenues, la réalité du monde du travail reste souvent marquée par des inégalités, des violences, du silence ou de l'invisibilisation. La CGT revendique une société et un monde du travail inclusifs, où chacune et chacun puisse vivre et travailler librement, sans crainte ni discrimination.

Affiche / autocollant

affiche mois des fiertés 2026

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Quiz / bulletin de contact

quiz

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Guide syndical

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mardi 26 mai 2026

Obligation des employeurs à protéger la santé des agent.es des risques liés à de fortes chaleurs

 En complément de la fiche technique « Période de chaleur et canicule » de juillet 2024, l’UFSE-CGT vous présente dans cette note les nouveautés pour 2025.

Le décret n° 2025-482 et l’arrêté du 27/5/2025 publiés le 1/6/2025 renforcent les obligations des employeurs afin d’améliorer l’évaluation et la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.

La Circulaire ministérielle du 1/7/2025 rappelle les obligations des employeurs publics en matière de protection des agents publics contre les effets de la canicule.

Ces textes vont dans le bon sens pour protéger la santé des salarié.es du privé comme du public, avec la création d’un nouveau chapitre dans le Code du travail sur la prévention des risques liés à la chaleur, mais ils demeurent largement insuffisants.

Ils ne fixent toujours pas de seuil de température en se limitant à « une température adaptée » et évalue les épisodes de chaleur intense uniquement en fonction des seuils de vigilance de Météo France.

Lire la suite dans la note UFSE-CGT en téléchargement

Lire également :

> Circulaire « Canicule » du 1er juillet 2025 du ministre de la Fonction publique

> Fiche technique UFSE-CGT « Périodes de chaleur et canicule » de juillet 2024

mercredi 20 mai 2026

Collège : refusons l’austérité !

 


Dans l’Éducation nationale, la question des rémunérations est une urgence sociale. Depuis des années, les personnels subissent une perte continue de pouvoir d’achat. Cette situation n’a rien d’inéluctable et résulte de choix politiques qui méprisent celles et ceux qui font vivre le Service public d’Éducation au quotidien. Derrière la question salariale, c’est bien celle de l’égalité et de l’avenir du Service public qui se joue. Sans personnels reconnus et correctement rémunérés, l’École publique continuera de s’affaiblir. Il est temps d’agir.

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Bulletin Collège – mai 2026

 

Le bulletin “collège” n° 38 (mai 2026)

  • Pression sur le DNB

  • Baisse d’ambition pour l’école

  • Généralisation du passeport Educfi

À afficher sur les panneaux d’information syndicale

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SEGPA : une structure pédagogique à défendre

 

La SEGPA, une chance pour les élèves avec des difficultés scolaires

Présentes dans un collège sur cinq ainsi que dans quelques EREA et LEA, les SEGPA scolarisent environ 2 % des collégien·nes. Elles offrent un cadre adapté aux élèves qui, à l’issue du CM2 ou de la 6ème, présentent des difficultés scolaires importantes et persistantes.

Véritable outil de remise sur les rails pour les élèves dont l’image de soi est très souvent dégradée lors de leur entrée au collège, la SEGPA est une structure essentielle pour revaloriser ces jeunes. L’année de 6ème réconcilie très souvent École, élève et famille. Elle est fondatrice pour la suite de la scolarité. Son objectif premier est bien de retrouver la confiance en soi et en ses capacités, et de se prouver que l’on peut apprendre et réussir.

Depuis 2015, l’orientation définitive en SEGPA a lieu en début de cycle 4. Un certain nombre d’élèves n’intègre donc la structure qu’à partir de la 5ème, perdant de fait tout le bénéfice de cette année de revalorisation.

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LES PAS (Pôle d’appui à la scolarité) : leur Extension et leurs réels objectifs…

 Après une expérimentation dans 4 départements, le gouvernement étendra la mesure en développant 500 nouveaux PAS alors que l’Assemblée nationale vient de rejeter leur création dans le projet de loi Inclusion. À ce jour, aucun bilan n’a été porté à la connaissance des organisations syndicales alors que nous savons qu’il existe et que nous le demandons (est-il caché sciemment ?).

Pour rappel, le PAS constituerait le 1er niveau de réponse aux « besoins éducatifs et pédagogiques » pour tous·tes les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP), et pas seulement pour ceux et celles qui ont une reconnaissance MDPH et un besoin de compensation.

Accompagner un ou des élèves lors des examens

 Lors de la période des examens de fin d’année, les abus sont nombreux et les AESH se retrouvent trop souvent, de façon abusive, affecté·es à des tâches étrangères à leurs missions. Cette fiche a pour but de faire le point sur ce que l’on peut ou pas nous demander.

En cas de doutes ou de questions, il ne faut pas hésiter à contacter la CGT Éduc’action.

SUBROGATION du salaire quand arrêt maladie : repoussée à 2028!

 Promise pour 2025, puis 2026 puis 2027, l’application de la subrogation en cas de maladie pour tous·tes les agent·es contractuel·es (dont les AESH) est une fois de plus reportée par le ministère à 2028. Ce recul est vécu comme une nouvelle marque de mépris institutionnel à l’égard du « petit personnel », obligé de vivre sans statut, sans temps complet et sans rémunération décente. Dans un cadre austéritaire, l’État fait à nouveau le choix de maintenir ses personnels les plus précaires dans une insécurité financière dramatique et injuste.