mardi 6 octobre 2026

Guide CGT Éduc’action santé et conditions de travail

 

Sommaire du guide

Le Registre de Santé et de Sécurité au Travail (RSST)
Quelles situations concernent le RSST ?
Le Danger Grave et Imminent et son registre (RDGI)
L’Accident de Travail / Accident de Service
Le DUERP et les risques socio-organisationnels
Les différents congés : CMO, CITIS, CM, CLM, CLD, maternité
Être travailleur·euse handicapé·e
La Médecine de Prévention
Le Conseil Médical
Les Ressources Humaines de Proximité, le Service Social
La protection fonctionnelle
Le Dossier Technique Amiante (DTA)
La cellule “stop-violences”
La lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles
Les revendications de la CGT pour la santé au travail

Télécharger le guide

Combattre le management toxique

 

Ce guide vise à donner des repères pour comprendre les mécanismes du management toxique et pour aider à qualifier les situations récurrentes, rencontrées par chacun·e d’entre vous au sein des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs. L’analyser est une étape indispensable pour transformer les situations individuelles en enjeux collectifs, quitte à voir un jour reconnu le harcèlement moral institutionnel du ministère de l’Éducation nationale.

Températures : Exigeons la protection des travailleur·euses et des usagèr·es

 

Le ministère et les administrations locales s’acharnent dans un discours et des pratiques de déresponsabilisation : tout est renvoyé sans cesse au local et aux personnels (direction d’établissement et d’école). In fine, ce sont les chef∙fes de service, les maires et les personnels de direction qui décident de la « pertinence » de suspendre le travail sur site ou de fermer les écoles (en préservant un accueil périscolaire). Cette attitude n’est pas digne du Service public d’Éducation et s’avère surtout dangereuse pour les personnels et les élèves. À de multiples reprises, la CGT Éduc’action a sollicité les préfets pour que des décisions globales de fermeture administrative soient prise pour les écoles, établissements et services. Cependant, à chaque fois, les pouvoirs publics ont renvoyé au cas par cas local, sans que jamais personnels et usager∙es ne soient consultés.

Personnels administratifs et ITRF : Calculer votre temps de travail grâce à notre tableur !!!

 

 

La CGT EDUC’ACTION met à votre disposition un tableur pour calculer votre temps de travail.

Cliquez ici pour télécharger notre tableur

Nous restons à votre disposition pour plus d’informations.

 

 La CGT EDUC’ACTION revendique :

  • Mise en place des 32 heures, soit un calcul du temps de travail sur la base de 1504 heures
  • Obtention d’une sixième semaine de congés payés
  • Possibilité d’un temps de travail sur 4 jours
  • Élargir le temps partiel de droit à tous les personnels volontaires sans justification
  • Automatisation des remplacements, dès le premier jour, pour les temps partiels, les congés divers (CMO, CLM, CLD, CGM, maternité, parental, formation…)

Concours internes 2027 AAE – Examens professionnels 2027 AAE SAENES

 

Les inscriptions sont ouvertes du 1 octobre au 25 novembre 2026

pour les concours internes AEE,concours unique médecin de l’éducation nationale, concours interne CTSS

Et les examens professionnels pour  AAE principal ,SAENES classe exceptionelle , SAENES classe supérieur

Via la plateforme cyclades

vendredi 2 octobre 2026

Le 6 octobre, la CGT sera aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es !

 Depuis plusieurs jours, partout en France, des dizaines de milliers de lycéennes et de lycéens se mobilisent pour faire entendre leur colère et leurs revendications. 

Toutes et tous concernés ! 

Comme cela a été porté lors des grèves du 29 septembre, elles et ils se mobilisent en raison du manque d’enseignant·es et de personnels, des classes surchargées, des conditions d’études dégradées, d'établissements vétustes, et aussi de l’inquiétude face à leur avenir et la précarité qui touche une partie croissante des plus jeunes et de leurs familles. 

Elles et ils demandent la fin de Parcoursup qui amplifie la sélection sociale pour l'accès aux études.

Les lycéen·nes et étudiant.es d'aujourd'hui sont les travailleurs et travailleuses de demain, ils et elles ne doivent pas payer le prix des politiques d’austérité. 

  Le projet de budget aggrave une situation déjà délétère.

Quand il manque des professeur·es, quand les classes sont surchargées, quand les bâtiments se dégradent et que les jeunes voient leurs perspectives d’avenir se réduire, la réponse ne peut pas être la répression.

Pourtant, c’est le choix fait par le gouvernement. Aux revendications légitimes, il répond par la violence, les interpellations, les gardes à vue et le déploiement des forces de l’ordre aux abords des établissements. 

Près de 3 000 lycéen·nes et étudiant·es ont été interpellés depuis le début de la mobilisation et 170 d'entre elles et eux ont été blessés ainsi que des personnels, parfois gravement. Le gouvernement assume l’escalade répressive et cherche à museler la contestation, allant jusqu’à demander aux parquets de faire preuve de fermeté à l’égard des parent·es des lycéen·nes mobilisé·es.

Cette répression est d’une ampleur sans précédent. 

Et le gouvernement ne se contente pas de laisser faire : il organise et assume cette escalade. En faisant le choix de la répression, le gouvernement alimente la colère et prend délibérément le risque d’aggraver une situation dont il porte la responsabilité.

La  CGT condamne avec la plus grande fermeté cette répression et appelle le gouvernement à y mettre un terme immédiat. 

Elle a saisi, avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE, le Défenseur des droits pour l’alerter sur cette violente répression et lui demander de veiller au respect des droits et libertés des lycéen·nes et étudiant·es mobilisé·es.

Comme elle le fait déjà devant les établissements, la CGT sera le 6 octobre aux côtés des lycéen·nes, étudiant·es et personnels de l'éducation mobilisés. 

Elle appelle toutes ses organisations à protéger leur droit à se mobiliser et à mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour s’organiser, notamment en ouvrant les bourses du travail et les maisons du peuple pour leur permettre de se réunir, en sécurisant les mobilisations et en déposant les demandes d'autorisation en lien avec les organisations lycéennes et étudiantes.

Toutes et tous concernés ! Les salarié·es de l'énergie seront en grève sur leurs revendications le 6 octobre. Dans le respect de leur autonomie, nous devons être nombreux et nombreuses aux côtés des jeunes. Rejoignons les manifestations organisées partout en France, en organisant la mobilisation par tous les moyens à disposition de nos syndicats, y compris par la grève dans le cadre notamment des préavis déjà déposés par plusieurs de nos organisations.

Le 6 octobre, faisons entendre une même exigence : les lycéen·nes et étudiant·es ont des droits, ils et elles ont des revendications, elles doivent être entendues, pas réprimées !


 

Ensemble, lycéen.nes, étudiant.es et agent.es public.ques, manifestons le 6 octobre !

 

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.

>> Communiqué UFSE-CGT en téléchargement

Le mardi 29 septembre dernier, des milliers d’agent•es publics se sont mobilisé•es par la grève et dans les manifestations pour exiger les moyens nécessaires à l’exercice des missions de service public, leurs rémunérations, leurs conditions de travail.

Ce même jour, les lycéen•nes eux aussi ont aussi manifesté.

Depuis plusieurs jours, elles et ils se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions d’études, des créations de postes d’enseignant•es, la diminution des effectifs par classe, l’abrogation de Parcoursup, des bourses pour toutes et tous… Elles et ils s’engagent aussi contre l’extrême droite et ses allié•es. Le gouvernement ne leur offre comme seule réponse que l’envoi des forces de l’ordre et la répression, c’est inacceptable !

Leur mobilisation est aussi la nôtre !

Alors que les projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale organisent une nouvelle purge budgétaire de 54 milliards d’euros, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’une politique qui sacrifie l’avenir de la jeunesse et ses droits à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche, la formation, la culture…
Et pourtant de l’argent, il y en a ! 211 milliards d’euros sont octroyés chaque année aux entreprises sans contrepartie, ni évaluation, ni contrôle. La fraude fiscale est estimée à plus de 80 milliards d’euros. Ce sont plus de 400 milliards d’euros qui ont d’ores et déjà mobilisés pour militariser toujours plus la société française. Trop, c’est trop !

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT :

  • apporte son soutien plein et entier aux lycéen•nes,
  • condamne la répression policière, le gouvernement doit la faire cesser immédiatement,
  • réaffirme que comme pour le monde du travail, les lycéen•nes disposent du droit d’expression, de réunion, de manifestation et qu’il relève des pouvoirs publics de le garantir.

L’Union fédérale des syndicats de l’État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.

L’UFSE CGT rappelle qu’elle a déposé un préavis de grève couvrant la période jusqu’au 31 octobre 2026.

Montreuil, le 1er octobre 2026.

Autres communiqués en téléchargement :

>> La CGT Éduc’action aux côtés des lycéennes et des lycéens

>> Syndicat des avocats de France 93 « Tu es lycéen et tu es arrêté : garde le silence ! »

>> Communiqué CGT Intérieur « Lycéens et travailleurs côte à côte : envoyer la police n’est pas la bonne réponse »

>> Communiqué FERC Sup CGT

>> Communiqué CGT « Lycéen·nes mobilisé·es : la répression doit cesser, la démocratie doit vivre dans les établissements »

jeudi 1 octobre 2026

Motion de soutien aux lycéen·nes mobilisé·es

 

La CGT Éduc’action aux côtés des lycéennes et des lycéens.

La CGT Éduc’action réunie en conseil national apporte son soutien aux lycéennes et lycéens mobilisé·es notamment pour obtenir de meilleures conditions d’études, la diminution des effectifs par classe, l’abrogation de parcours sup… Ils et elles se mobilisent également contre l’extrême droite.

La CGT Éduc’action rappelle que la situation actuelle est le résultat des politiques gouvernementales et de la surdité aux alertes répétées des personnels et syndicats lycéens depuis plusieurs mois, plusieurs années.

La CGT Éduc’action dénonce la répression policière organisée par le gouvernement et utilisée pour intimider la jeunesse qui mène ce mouvement. La CGT Éduc’action dénonce l’ensemble des violences subies par les élèves et les collègues au cours de ce mouvement.

La CGT Éduc’action rappelle que les lycéens et lycéennes disposent de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Les établissements scolaires doivent rester des lieux sécurisés pour leur permettre de se réunir. Ce sont nos élèves, nos enfants que la police réprime !

La CGT Éduc’action rappelle que des préavis de grève ont été posés pour tous les personnels sur le mois et appelle tous les personnels à se mettre en grève pour soutenir les revendications des jeunes mobilisé·es, les protéger et se tenir à leurs côtés.

La CGT Éduc’action, avec l’ensemble de la CGT, invite les militants et militantes à ouvrir les bourses du travail et les maisons du peuple pour accueillir les jeunes afin qu’ils et elles puissent s’organiser dans les meilleures conditions.

La CGT Éduc’action appelle à rejoindre dès aujourd’hui les mobilisations lycéennes en cours. Elle appelle à la grève le 6 octobre, jour de mobilisation lycéenne.

Télécharger la motion

mercredi 30 septembre 2026

Le démantèlement du collège

 

Cette rentrée aura au moins eu un mérite : celui de la clarté. Partout où le ministère nous promet des “progrès”, c’est la même antienne qui revient : diagnostiquer, se former, innover, remplir des feuilles de route. Partout où les personnels demandent des moyens, c’est le même silence qui répond.

Lire la suite dans le 4 pages

jeudi 24 septembre 2026

Budgets de l’État et de la sécurité sociale 2027 : le gouvernement annonce la couleur (Tract CGT)

 

PROFITS ÉPARGNÉS, SACRIFICES IMPOSÉS

FAIRE LE PLEIN OU REMPLIR LE FRIGO, ON NE DEVRAIT PAS AVOIR À CHOISIR

Tout augmente sauf les salaires et les pensions. Alors que la priorité devrait être de permettre à chacun·e de vivre correctement de son travail, le gouvernement fait un autre choix en annonçant 54 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques et sociales.

>> Tract CGT en téléchargement

HAUSSE DES PRIX, BAISSE DES DROITS ET DU NIVEAU DE VIE

Parmi les mesures d’austérité envisagées :

  • gel des salaires des fonctionnaires alors qu’elles et ils ont déjà perdu 16 % par rapport à la hausse des prix ;
  • 6 milliards ponctionnés sur les pensions des retraité·es qui ne suivraient plus la hausse des prix dès 1 260 euros de retraite par mois ;
  • 2 milliards d’euros d’économies sur les arrêts maladie, qui feront peser un nouvel effort sur la prise en charge des malades ;
  • gel des aides au logement, alors que les loyers ont augmenté de 1,6 % en un an.

Moins de prise en charge collective, c’est payer davantage de sa poche ou renoncer.

QUAND CERTAIN·ES SE SERRENT LA CEINTURE, D’AUTRES ENCAISSENT

Quand il s’agit de faire des économies, le gouvernement ne demande pas les mêmes efforts à tout le monde. Alors que les dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises françaises atteignent des niveaux records (61 milliards en six mois), le projet de budget pour 2027 fait un choix clair : la contribution exceptionnelle demandée aux grandes entreprises serait réduite, mais pas les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contre-partie !

FAIRE DES ÉCONOMIES OU FAIRE D’AUTRES CHOIX ?

À force de réduire les budgets, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins de la population. L’enjeu n’est donc pas de savoir où il faut faire des économies, mais qui les finance.
Pour la CGT, faire contribuer davantage les grandes entreprises, les hauts revenus et les patrimoines les plus importants, et conditionner les aides publiques aux entreprises permettrait de dégager des recettes pour développer les services publics sur le territoire, dégeler le point d’indice des agent·es et financer les investissements indispensables à la lutte contre le changement climatique. Il faut par ailleurs augmenter tous les salaires, dont le Smic : le net pour le mois et le brut, garant de notre Sécurité sociale, pour la vie.

Rendez-vous le 29 septembre, pour peser sur les choix budgétaires

Toutes les organisations syndicales de la fonction publique appellent les personnels à se mobiliser pour d’autres choix budgétaires et l’augmentation des salaires. Parce que ces choix touchent directement à nos vies, ils ne peuvent pas se décider sans celles et ceux qui en subiront les conséquences.

Les semaines qui viennent seront donc décisives pour faire entendre d’autres priorités, notamment le renforcement de notre protection sociale et de nos services publics mais aussi l’augmentation des salaires et des pensions. Ce débat doit avoir lieu dans les entreprises et les services.
Échanger entre collègues, discuter des conséquences de ces annonces et participer aux initiatives et mobilisations permet de construire collectivement le rapport de force nécessaire pour peser sur les choix budgétaires.

Quand l’extrême droite gère les affaires scolaires, la jeunesse et l’enfance…

 

Lors des dernières élections municipales du printemps 2026, de nombreuses collectivités ont basculé aux mains de l’extrême droite, impliquant des décisions aux conséquences graves pour l’École, les élèves et les familles.

Rappelons que parmi les principes fondateurs de l’école publique, il y a la question de sa gratuité, inscrite dans le code de l’Éducation. Mais force est de constater que ce principe n’a jamais été complètement appliqué (ou du moins que très partiellement) sous l’effet conjoint de la décentralisation et des politiques libérales. En revanche, une chose est sûre : quand l’extrême droite arrive aux affaires municipales, les écoles, les services périscolaires et de restauration scolaire sont davantage mis à mal, creusant de fait un peu plus les inégalités. Ces équipes municipales font clairement d’autres choix et privilégient un fléchage budgétaire pour financer les uniformes ou des mâts porte-drapeaux…

Questionnaire sur les violences sexuelles sur enfants : Un Travail bâclé sans concertation

 

Les mauvaises habitudes prises sous Blanquer ne se perdent visiblement pas… C’est en effet par voie de presse et durant leurs congés estivaux que les personnels ont appris qu’Édouard Geffray prévoyait de déployer un questionnaire à destination des élèves de la grande section à la terminale, pour repérer les violences sexuelles.

Cette volonté ministérielle de s’emparer d’un sujet aussi sensible aurait pu apparaître comme un signal positif dans le contexte actuel de mobilisation pour l’adoption de la loi intégrale contre les VSS. Mais force est de constater que l’outil choisi est loin de faire l’unanimité.

Présenté le 8 septembre dernier, le questionnaire a été rejeté par les organisations syndicales qui n’avaient d’ailleurs pas été associées à sa conception. Ces dernières ont réussi à obtenir l’organisation de deux réunions supplémentaires et à repousser le passage du décret en CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) au 1er octobre, au lieu du 17 septembre initialement prévu.

Ce questionnaire suscite de vives inquiétudes et soulève un grand nombre d’interrogations, notamment sur son contenu, les conditions de passation, le traitement des réponses et ses suites.

Évaluations nationales, contrôle des pratiques pédagogiques… Refusons la coercition institutionnelle

 

Depuis plusieurs années, le ministère de l’Education nationale impose des évaluations standardisées des élèves à tous les niveaux de l’école élémentaire et au-delà. Elles consistent à faire passer chaque année à la rentrée puis en janvier (pour les CP) des tests à plus de 7 millions d’élèves français·es pour « évaluer leurs acquis » en mathématiques et en français. Elles sont complétées par des évaluations internationales telles que PISA, PIRLS et ICILS.

Néanmoins, ces évaluations sont bien loin de prendre en compte la diversité des enfants, leurs différences de développement et leur rythme d’apprentissage. Elles constituent qui plus est un outil supplémentaire de maltraitance de nos élèves en situation de handicap puisque dans certains départements, des élèves sourds n’ont même pas eu de fichier d’évaluation adapté.
Depuis leur mise en place, la CGT Éduc’action critique ces évaluations et dénonce les visées autoritaristes et managériales du ministère cachées (ou non) derrière.

 

Le ministère, les PAS et la CNH : LE compte n’y est pas.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Après de très nombreuses demandes formulées par la CGT Éduc’action au cours des 2 dernières années, le ministère a profité de la présentation des mesures issues de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 15 septembre dernier, pour faire un premier bilan des Pôles d’appui à la scolarité (PAS). Le ministère s’est contenté de reprendre des chiffres déjà connus et quelques données statistiques générales sur les difficultés rencontrées et les réponses apportées. Pour lui, ces éléments suffiraient à démontrer des « avancées », notamment le rapprochement avec le secteur médico-social et une meilleure prise en compte de l’accessibilité.

Pour la CGT Éduc’action, ceci ne constitue pas un bilan. Nous exigeons des indicateurs précis sur les parcours des élèves et les conditions de travail des personnels. Un rendez-vous, une observation en classe ou une prise en charge ponctuelle ne garantissent ni la continuité ni la qualité du parcours de scolarisation. Il faut prendre en compte l’environnement social et familial, l’accès aux soins et les ressources médico-sociales du territoire. Et surtout, les AESH ont disparu du bilan ! Pourtant, ce sont elles et eux qui accompagnent quotidiennement les élèves. La CGT Éduc’action revendique, plus que jamais, le recrutement d’enseignant·es, le renforcement de la formation spécialisée, un véritable statut pour les AESH, davantage d’interventions du médico-social et le renforcement des RASED afin que l’École inclusive soit une réalité de qualité.

Cette réunion devait avant tout permettre la présentation de la déclinaison ministérielle des mesures de la CNH. La « feuille de route » ministérielle de 3 ans prévoit notamment de « recentrer » les enseignant·es spécialisé·es, de « repenser » la place des AESH et de renforcer le pilotage. Derrière ces orientations et ces formules creuses, le risque est de faire porter toujours davantage, dans une certaine ambiguïté, la responsabilité de l’inclusion aux seuls personnels, sans moyens supplémentaires.

Rendre les apprentissages accessibles de façon universelle est une nécessité et un droit qu’on ne peut remettre en question. Mais à la différence de l’institution, nous ne pouvons opposer accessibilité et compensation. Chaque élève doit pouvoir bénéficier d’une réponse adaptée à ses besoins.

L’inclusion ne peut pas reposer sur la bonne volonté des personnels ni se faire à moyens constants. Elle nécessite une politique volontariste, des droits, des personnels formés et des moyens à la hauteur des besoins !

Montreuil, le 22 septembre 2026

vendredi 18 septembre 2026

29 Septembre Mobilisation ET appel à la grève pour les salaires

 

Nos salaires sont en berne et rattrapés par le SMIC. Les effectifs des services sont à l’os et nos conditions de travail ne cessent de se dégrader. Alors qu’à chaque événement « exceptionnel » le grand public se rend compte de l’importance des Services publics, le gouvernement poursuit leur casse en prétextant une politique de réduction de la dette. Cette politique d’austérité a surtout des effets sur les personnels  : refus de revaloriser la valeur du point d’indice et nouvelles coupes budgétaires au détriment des moyens de fonctionnement. La Fonction publique et les fonctionnaires méritent mieux ! À nous de gagner des moyens et des revalorisations.

Retrouvez notre tract à destination des personnels ATSS

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26 SEPTEMBRE 2026 Marche pour le climat, le vivant , la paix, la justice sociale

 


Au cours de ces derniers mois, les épisodes caniculaires ont frappé un bâti public très souvent vétuste, constitué majoritairement de “passoires thermiques” totalement inadaptées au dérèglement climatique, en été comme en hiver. Cette situation a entraîné une dégradation profonde des conditions de travail des personnels et d’études des élèves sur de longues périodes scolaires, touchant ainsi les examens.

Toutes les réponses gouvernementales successives sont insignifiantes et cachent à peine un profond mépris à l’égard des personnels. Ainsi, on apprend quelques jours seulement après la rentrée 2026 que le plan d’urgence de 60 millions d’€ décidé fin juin pour la rénovation thermique des établissements scolaire (déjà largement insuffisant), a été finalement amputé de 40 millions d’€. Les économies budgétaires se font encore sur l’urgence climatique…

Face à la situation, la CGT Éduc’action, avec l’Alliance Écologique et Sociale, revendique un plan massif de rénovation du bâti scolaire de 50 milliards d’€ sur 10 ans, financé par des recettes fiscales sur les dividendes des actionnaires, les transactions financières et les grandes fortunes. C’est essentiel pour être en mesure de répondre à l’urgence sociale et environnementale : protéger les personnels et les élèves tout en mettant en œuvre la sobriété énergétique.

Plus largement, la CGT Éduc’action place la question écologique au cœur de son activité syndicale pour construire ses revendications pour les personnels et les élèves, mais aussi pour construire une École émancipatrice. Il n’y aura pas de justice sociale sans justice environnementale !

Les épisodes de canicules ne disparaîtront pas à la fin de l’été… Nous exigeons donc, dès maintenant, des mesures de prévention, d’adaptation et d’atténuation du changement climatique à la hauteur des crises à venir. Des mesures de justice sociale sont indispensables à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, pour vivre mieux.

Le budget 2027 ne peut ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois.

La CGT Éduc’action appelle à rejoindre les marches le 26 septembre sur tout le territoire pour peser sur les décisions futures.

Retrouvez notre tract :Lier Éducation et écologie de SEPT 26

Appel intersyndical :https://26septembre.org/actualites/appel-intersyndical-cgt-solidaires-fsu

Toutes les informations :https://26septembre.org/

dimanche 13 septembre 2026

Temps partiel thérapeutique, rupture conventionnelle, subrogation

 


 

 Le décret 86-83 du 17 janvier 1986 modifié par le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026 vient durcir les conditions d’octroi et renforce le contrôle administratif en verrouillant les possibilités de durée et de quotité (pourcentage) du temps partiel thérapeutique (TPT).  Cette nouvelle réglementation impose des restrictions dont l’administration pourrait potentiellement se servir pour exercer une forme de pression et surtout d’abus du droit.

Le décret n° 2019-1596 du 31 décembre 2019 modifié par le décret n° 2026-746 du 6 août 2026 reconduit le dispositif à la différence que l’indemnité de départ est divisée par 2.

Et pour la subrogation (maintien de salaire en cas d’arrêt maladie) …report en janvier 2028

Télécharger la publication

STATUT POUR LES AESH : ENCORE LOIN DU COMPTE !

 

La discussion sur la « fonctionnarisation » des AESH a déjà fait l’objet de 2 groupes de travail au ministère. Depuis le départ, la CGT Éduc’action dénonce un faux semblant cachant en réalité la création de « nouveaux métiers ». Ces derniers seront alors éligibles au futur statut comme ceux de coordonnateur∙trices PAS (avec la responsabilité de la gestion des collègues), ceux d’AESH référent∙es avec de nouvelles missions ou enfin ceux d’agent∙es d’accessibilité. Ce n’est donc absolument pas un plan de fonctionnarisation. Seulement quelques AESH (entre 10 et 20 %) seront trié∙es sur le volet pour assurer de nouveaux métiers. Ce scénario emprunt de mensonge est inadmissible !

PAS : une généralisation imposée sans garanties pour les AESH

 

Après deux rejets par le Parlement, l’Exécutif poursuit le déploiement expérimental national des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS), sans évaluation des expérimentations, ni concertation suffisante avec les personnels concernés.
Au cours du mois de juillet, en pleines vacances scolaires, des AESH ont reçu sur leur messagerie professionnelle un avenant à leur contrat actant leur passage en PAS. Cette méthode soulève de fortes inquiétudes : informations insuffisantes-partielles-tardives, délais contraints, absence d’interlocuteur·rices disponibles et incertitudes sur les nouvelles conditions d’affectation.

jeudi 10 septembre 2026

Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre

 

Pour nos salaires et nos conditions de travail…

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables.

Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation.

Lire et télécharger le tract de la CGT Educ’action

Salaires en berne, manque de personnel, bâtiments inadaptés, outils numériques qui lâchent…

Une seule et même politique d ‘austérité frappe l’École et celles et ceux qui la font vivre.

  • L’Augmentation immédiate du point d’indice d’au moins 10 %, indexé sur l’inflation
  • 400 € immédiatement pour tou·tes, une grille débutant à deux fois le SMIC brut
  • Un plan de rattrapage des pertes salariales depuis 2000
  • Une vraie revalorisation des grilles indiciaires, sans passer par les primes ni les heures sup
  • Gagner l’égalité salariale femme/homme
  • Un budget à la hauteur : arrêt des suppressions de postes, créations de postes d’enseignant·es, CPE, AED, AESH
  • Des locaux rénovés et adaptés au changement climatique
  • Une vraie sécurisation des données numériques de l’Éducation nationale
  • La titularisation de tou·tes les contractuel·les sans condition de concours ou nationalité
  • Le retour de la retraite à 60 ans

Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre
Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

dimanche 6 septembre 2026

Bilan des quinquennats macron : Un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

 

RENTRÉE 2026 : IMPRÉPARATION, MÉPRIS ET ENTÊTEMENT …

Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire.

L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée.

Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation.

Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

Télécharger le “4 pages” de rentrée de la Voie Pro

PFMP : Non ce n’est pas le métier qui rentre !

 

Ne pas perdre la santé ou la vie en PFMP !

Sans cesse, l’enseignement professionnel est sommé d’accroître les liens avec le monde économique. L’entreprise serait formatrice et les PFMP l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle initiale. Alors que les décès se sont multipliés ces derniers mois, la dangerosité des stages est niée. Les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Le plan Santé Travail 2026/2030 manque d’ambition et déresponsabilise le patronat. Si du côté de la ministre déléguée le droit de retrait est évoqué, son éventuelle adoption est renvoyée aux conclusions d’un « conseil national de la refondation pour l’attractivité de la voie professionnelle » qui semble mort-né ! Il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Nous les avons portées dans les séances du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle consacrées aux PFMP et à la réécriture de la circulaire de 2016. Le ministre doit rendre ses arbitrages mi-septembre. Pour l’instant la sécurisation des PFMP n’est envisagée que du point de vue de la prévention, sans véritables moyens ni heures dédiées. Autant dire que c’est insuffisant et qu’il est indispensable de se mobiliser pour obtenir une diminution et une réelle sécurisation des PFMP!…

Lire notre 4 pages sur la sécurisation des PFMP

Communiqué Intersyndical sur la situation du lycée Utrillo de Stains

 

Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute ? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision quant à l’objet de cette convocation, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée.

En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un enseignant de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie.

Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge, refus des enquêteur∙rices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙rices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙rices d’un personnel de la DSDEN qui avait pourtant incité les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles…

Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve de discernement et d’impartialité à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence des violences et autres comportements inadmissibles de la part du mis en cause. Pour nous, la mesure envisagée constitue une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences.

Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une mesure de « mutation dans l’intérêt du service visant nos collègues lanceuses d’alerte est totalement inacceptable. Ce comportement du Rectorat traduit une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est attaquable devant le Tribunal Administratif mais joue des lenteurs de la justice administrative pour tenter de passer en force. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie tout comme les personnels de l’établissement qui ont démontré leur pleine solidarité en se mettant massivement en grève jeudi 3 septembre.

Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions déguisées.

Montreuil, le 4 septembre 2026

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Bulletin Lycée GT Septembre 2026


  • Primes ZEP en lycée : Le ministère nous les sucre !

  • Interdiction du téléphone

  • Stages de seconde : pourquoi nous sommes contre

 

 

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lundi 31 août 2026

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

 

Communiqué de presse

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants.

Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat.

À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre.

Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.

Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…

Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole !

La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

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Informations aux personnels administratifs et ITRF : Néo-titulaires et contractuels

 

La CGT Éduc’action regroupe et syndique tous les personnels de l’Éducation nationale dans une même organisation. Forte de ses valeurs, elle joue son rôle pour rompre le double sentiment d’isolement et de non-reconnaissance de tous personnels

En tant que néo-titulaire, la première année correspond à une année de stage. Le stage est similaire à une période d’essai et de formation, qui a pour but de permettre à l’administration-employeur de s’assurer que vous « justifiez » des capacités professionnelles pour exercer les fonctions correspondantes à votre grade.

La durée normale de stage est généralement d’un an et est fixée par le statut particulier du corps dans lequel vous êtes nommé·e fonctionnaire-stagiaire. Un entretien de mi-parcours permettra déjà dans un premier temps de vous évaluer mais aussi de faire remonter les facilités et difficultés que vous pouvez rencontrer.

Vous trouverez dans le tract, les informations nécessaires pour une rentrée plus légère :

  • Fiche de poste
  • Traitement et rémunérations
  • Temps de travail
  • PSC / Prévoyance
  • Congé maladie ordinaire
  • Autorisations spéciales d’absence
  • Messagerie professionnelle
  • Formation

dimanche 30 août 2026

Salaires, Conditions de travail : toutes et tous mobilisé·e·s le 29 septembre - Ensemble, arrêtons-les !

 

Communiqué CGT Fonction publique

Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent•es publics.

D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc.

De l’autre, des gels et annulations de crédits de 6 milliards d’euros qui pourraient aller jusqu’à 8 et même 10 milliards d’euros alors que les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale 2026 ont déjà passé la fonction publique, nos systèmes de sécurité et de protection sociales sous les fourches caudines de l’austérité budgétaire.

À l’ordre du jour : toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent•es publics dont les premières victimes sont les citoyen•nes et les usager•es dont les droits ne sont plus garantis et les besoins de moins en moins satisfaits.

La maltraitance des agent•es publics atteint des sommets. Là encore, le menu proposé par le Gouvernement est particulièrement indigeste avec des attaques contre les autorisations spéciales d’absence, les congés pour raison de santé, le mi-temps thérapeutique, etc.

Le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des contractuel•les s’effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, de l’arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire… En 25 ans, le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur. La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent•es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026. Elles et ils étaient 356 000 avant cette date.

Trop, c’est trop !

La CGT fonction publique réaffirme que d’autres choix sont non seulement possibles mais nécessaires.

Oui, il y a besoin de faire des services publics et de la fonction publique des outils au service d’une nouvelle logique de développement articulant transition écologique, garantie des droits, réponse aux besoins de toutes et tous, progrès social.

Cela passe par des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale construites sur d’autres bases.

Oui, il y a besoin de créer des emplois de fonctionnaires partout où c’est nécessaire et de titulariser les contractuel•les.

Oui, il y a besoin de mettre en œuvre une autre politique salariale avec, entre autres :

  • L’augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation,
  • La refonte des grilles indiciaires intégrant la revalorisation des filières professionnelles à prédominance féminine,
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • Le rétablissement à 100 % des rémunérations versées aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire,
  • L’abrogation du jour de carence.

Plutôt que de faire la chasse aux agent•es et à leurs droits, plus particulièrement à celles et ceux qui sont malades, le Gouvernement doit non seulement les rétablir et les améliorer.

Dans un tel contexte, la CGT fonction publique s’adresse à l’ensemble des agent•es publics pour les appeler à :

  • Se réunir en assemblées générales pour débattre des attaques inédites portées à l’encontre de la fonction publique et de ses agent•es,
  • Débattre de leurs revendications,
  • Décider de construire une journée massive de grève et de manifestations.

De l’argent il y en a pour financer, par l’impôt et la cotisation sociale, d’autres choix.

Il y en a pour des services publics, une fonction publique, des systèmes de sécurité et de protection sociales au service du progrès social.

Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d’autres choix !

Montreuil, le 25 juin 2026.

>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement

RAPPEL :

>> Préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026

>> Tract + Affiche UFSE-CGT « Salaires, Conditions de travail : tou·te·s mobilisé·e·s le 29 septembre ! »

>> Communiqué UFSE-CGT « Un gel infini du point d’indice et 125 Md€ d’austérité budgétaire ? Le plan scandaleux de la mission sur la transparence des finances publiques »

>> Visuels 29 septembre : mobilisation Fonction publique pour les salaires et les conditions de travail

>> Communiqué de l’intersyndicale Fonction publique « La réponse du gouvernement n’est pas à la hauteur de l’urgence salariale. Mardi 29 septembre : mobilisons-nous pour imposer d’autres choix ! »

>> Déclaration intersyndicale Fonction publique « Pour les salaires des agent⋅es publics, mobilisation le 29 septembre ! »