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mercredi 20 mai 2026

SEGPA : une structure pédagogique à défendre

 

La SEGPA, une chance pour les élèves avec des difficultés scolaires

Présentes dans un collège sur cinq ainsi que dans quelques EREA et LEA, les SEGPA scolarisent environ 2 % des collégien·nes. Elles offrent un cadre adapté aux élèves qui, à l’issue du CM2 ou de la 6ème, présentent des difficultés scolaires importantes et persistantes.

Véritable outil de remise sur les rails pour les élèves dont l’image de soi est très souvent dégradée lors de leur entrée au collège, la SEGPA est une structure essentielle pour revaloriser ces jeunes. L’année de 6ème réconcilie très souvent École, élève et famille. Elle est fondatrice pour la suite de la scolarité. Son objectif premier est bien de retrouver la confiance en soi et en ses capacités, et de se prouver que l’on peut apprendre et réussir.

Depuis 2015, l’orientation définitive en SEGPA a lieu en début de cycle 4. Un certain nombre d’élèves n’intègre donc la structure qu’à partir de la 5ème, perdant de fait tout le bénéfice de cette année de revalorisation.

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vendredi 19 décembre 2025

L’entreprise n’est pas légitime à participer à l’orientation et à la formation des élèves mineur·es

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors que plusieurs jeunes ont trouvé la mort en entreprise en fin d’année scolaire dernière, la circulaire du 21-11-2025 précise les modalités d’accueil d’élèves de collège et de lycée en milieu professionnel.

Elle différencie les séquences d’observation (en classe de quatrième et de troisième ; en classe de seconde générale et technologique), des stages d’initiation (troisième « prépa-métiers »; quatrième des Segpa ; seconde STHR) et des stages d’application (troisième de Segpa et des établissements régionaux d’enseignement adapté ; élèves de première STHR).

Elle rappelle, pour chacun les conditions d’encadrement législatif et humain.

Pour les séquences d’observation en milieu professionnel, les élèves « doivent faire l’objet d’un suivi de la part d’un personnel de l’établissement référent et d’un tuteur en milieu professionnel » et « ils ne peuvent être exposés à des travaux ou à des activités interdits et réglementés par le Code du travail ».

Pour les stages d’initiation, « chaque élève doit faire l’objet d’un suivi individuel de la part d’un enseignant de son établissement d’origine et d’un tuteur dans l’entreprise ou l’organisme d’accueil » et il peut « effectuer des activités pratiques variées, et sous surveillance, des travaux légers autorisés aux mineurs » par l’article D. 4153-4 du Code du travail.

Pour les stages d’application, une convention est signée, les élèves bénéficient d’un suivi et ils procèdent à des manœuvres ou manipulations sur des machines, produits ou appareils de production nécessaires à leur formation.

La situation des élèves en situation de handicap est à peine rappelée et lorsque la circulaire évoque très rapidement les accidents, les risques professionnels ou les violences sexistes et sexuelles que les mineur·es peuvent subir c’est uniquement sous l’angle de la prévention laissant les établissements imaginer une mise en œuvre et renvoyant beaucoup de responsabilités sur les élèves mineur·es !

Pour la CGT Éduc’action l’orientation et la formation des mineur·es est incompatible avec les impératifs de productivité des entreprises.

La CGT Éduc’action revendique la suppression des séquences d’observation pour les classes de quatrième, de troisième et de seconde générale et technologique. Pour les stages d’initiation et d’application pour les élèves de Segpa et de 3ème prépa-métiers elle préconise des périodes d’immersion en lycée professionnel plutôt qu’en entreprise.

Pour la CGT Éduc’action il faut travailler de conserve sur trois plans : former et prévenir notamment en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

 

Montreuil, le 17 décembre 2025

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dimanche 11 février 2024

Le Conseil Supérieur de l’Éducation unanime contre le choc des savoirs !

Communiqué intersyndical

Le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) examinait ce 8 février les textes dits « Choc des savoirs ». Les organisations syndicales FSU, UNSA éducation, FnecFP-FO, Sgen-CFDT et FEP-CFDT, CGT’éduc’action, SUD  éducation et la FCPE se sont unanimement exprimées contre ces mesures.. Elles organiseront dès la rentrée les groupes de niveau dès la Sixième, font la promotion du redoublement en contradiction avec les consensus scientifiques, et viseront le contrôle des pratiques enseignantes par le biais de la labellisation des manuels.

L’arrêté sur la nouvelle organisation du collège a été rejeté à l’unanimité du CSE avec 67 voix Contre, 1 Abstention et aucune voix Pour. Celui sur les SEGPA a aussi bénéficié d’un vote unanime Contre, montrant ainsi une opposition extrêmement majoritaire. La classe de prépa-Seconde pour les élèves recalés au DNB a aussi été contestée très fortement (46 voix Contre et 3 Pour).

Les représentant·es de la ministre s’entêtent à justifier ces évolutions que les membres du CSE rejettent quasi unanimement. Le ministère a même méthodiquement repoussé tous les amendements qui auraient permis de limiter les conséquences néfastes pour les élèves du « choc des savoirs ». Ce CSE fait état d’une situation de blocage : le ministère reste droit dans ses bottes et passe en force.

Les organisations syndicales FSU, UNSA éducation, FnecFP-FO, Sgen-CFDT et FEP-CFDT, CGT’éduc’action, SUD éducation et la FCPE demandent à la ministre d’entendre et de prendre en compte cette contestation unanime qui ne peut rester sans réponse. Nos organisations et associations demandent le retrait immédiat et complet de ces mesures.

Paris, le 8 février 2024

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vendredi 9 février 2024

Le Conseil Supérieur de l’Éducation unanime contre le choc des savoirs !

Communiqué intersyndical

Le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) examinait ce 8 février les textes dits « Choc des savoirs ». Les organisations syndicales FSU, UNSA éducation, FnecFP-FO, Sgen-CFDT et FEP-CFDT, CGT’éduc’action, SUD  éducation et la FCPE se sont unanimement exprimées contre ces mesures.. Elles organiseront dès la rentrée les groupes de niveau dès la Sixième, font la promotion du redoublement en contradiction avec les consensus scientifiques, et viseront le contrôle des pratiques enseignantes par le biais de la labellisation des manuels.

L’arrêté sur la nouvelle organisation du collège a été rejeté à l’unanimité du CSE avec 67 voix Contre, 1 Abstention et aucune voix Pour. Celui sur les SEGPA a aussi bénéficié d’un vote unanime Contre, montrant ainsi une opposition extrêmement majoritaire. La classe de prépa-Seconde pour les élèves recalés au DNB a aussi été contestée très fortement (46 voix Contre et 3 Pour).

Les représentant·es de la ministre s’entêtent à justifier ces évolutions que les membres du CSE rejettent quasi unanimement. Le ministère a même méthodiquement repoussé tous les amendements qui auraient permis de limiter les conséquences néfastes pour les élèves du « choc des savoirs ». Ce CSE fait état d’une situation de blocage : le ministère reste droit dans ses bottes et passe en force.

Les organisations syndicales FSU, UNSA éducation, FnecFP-FO, Sgen-CFDT et FEP-CFDT, CGT’éduc’action, SUD éducation et la FCPE demandent à la ministre d’entendre et de prendre en compte cette contestation unanime qui ne peut rester sans réponse. Nos organisations et associations demandent le retrait immédiat et complet de ces mesures.

Paris, le 8 février 2024

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samedi 16 décembre 2023

Guide revendicatif SEGPA

Au cours des dernières années, la SEGPA n’a pas subi de réforme structurelle et reste donc régie par la circulaire de 2017. La nouveauté des dernières années reste la mise en place d’une 6ème d’inclusion visant à transformer partiellement son objectif et d’inclure globalement les élèves en 6ème ordinaire.

Cette mesure pose un certain nombre de questions sur la notion de cycle, d’inclusion et d’objectifs véritables pour les élèves en relevant. Elle résume relativement bien la volonté ministérielle de redéfinir la SEGPA dans le système scolaire, visant à individualiser les parcours des élèves pour les renvoyer à leurs propres difficultés (comme cela est le cas aussi pour les élèves en situation de handicap).

 

Télécharger le guide revendicatif SEGPA 2024

dimanche 8 avril 2018

PEF 152 Avril 2018


Sommaire : 
p. 2 : Actualités : Des contre-réformes qui font système !
p. 3 : Édito, Patrick Désiré
p. 4 : Primaire : une (fausse) priorité présidentielle...
p. 5 : Inclusion des classes SEGPA en collège ; une expérimentation qui ne fait pas l’unanimité. Collèges dans la Meuse : collèges ruraux dans l’oeil du cyclone.
p. 6 : Fonction publique : la précarité à perpétuité ?
p. 7 : Sète : ensemble nous avons gagné pour le Service public !
p. 8 : En finir avec le mépris pour les personnels administratifs ! RIFSEEP, inégalités à tous les étages...
p.9 & 10 : Réforme de la formation professionnelle : la formation est officiellement une marchandise ! ESPE : un bilan à construire.
p.11 à 15 : DOSSIEREnseignement professionnel (réforme de l’apprentissage) - Réforme du bac.
p. 16 : Indemnités de changement de résidence dans la Fonction publique.
p. 17 : Un 8 mars combatif ! Exceptionnelle mais discriminatoire !
p.18 & 19 : Action publique 2022 : une machine de guerre contre les services publics et la Fonction publique. Plan Bombard : un séisme social chez Carrefour.
p.19 & 20 : Destruction du service public ! des mobilisations nécessaires, celles du 15 et du 22 mars.
p. 21 : Rencontre : Isabelle Vuillet - Secrétaire nationale.
p. 22 : Projet de loi Collomb : à retirer d’urgence !
p. 23 : B comme «Baccalauréat»

dimanche 3 juillet 2016

Déclaration de la CGT au CSE du jeudi 30 juin 2016


Madame la Présidente, 
Mardi 28 juin, 704 129 votations ont été remises au service de la Présidence de la République venant de 15 796 bureaux de vote, y compris dans des établissements scolaires. L’expression de la votation est de 92 % pour le retrait du projet de loi Travail. Ce résultat a été obtenu en à peine trois semaines.
Ce premier résultat est un véritable succès de participation. Ceux qui prônent la démocratie à l’entreprise, la prise en compte de l’avis des salarié-es feraient bien de le prendre en compte et d’entendre la voix de la raison et du peuple.
Ne pas entendre, de leur part, serait nier l’expression démocratique qu’ils vantent tant...
Malgré toutes les tentatives pour décrédibiliser le mouvement, les manifestant-es sont toujours là : le 28 juin, près de 200 000 ont été comptabilisé-es sur plus de 91 initiatives. Le mouvement ne cesse de s’élargir à de nouvelles professions telles les salarié-s de la restauration scolaire de Lyon. 
La CGT a déjà programmé une nouvelle journée d’action le 5 juillet, jour d’ouverture des débats à l’Assemblée Nationale. La loi Travail est et restera inacceptable, la CGT y est opposée et exige la suspension des débats parlementaires et la suppression des articles qui en sont la colonne vertébrale, au profit d’une véritable négociation de loi de progrès social.
Si le gouvernement use d’artifices de plus en plus grossiers pour porter atteinte au droit de manifester, d’autres droits sont aussi régulièrement bafoués, comme celui à l’Éducation.
Cette année les militant-es de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) ont encore dû intervenir de trop nombreuses fois pour permettre à des élèves dits "sans-papiers" de poursuivre sereinement leurs études en France. En cette fin d’année, dans le Gers, le zèle de la DASEN suite à une demande du Préfet, empêche l’inscription de deux élèves pour la rentrée prochaine. L’inscription des élèves doit se faire sur des critères pédagogiques et dans leur intérêt, pas sur instructions de l’administration préfectorale. La circulaire n° 2002-063 du 20 mars 2002 définit précisément les conditions dans lesquelles les élèves, même sans-papiers, peuvent poursuivre leurs études et passer leurs examens.
L’école est le lieu de l’éducation, de la culture et de l’enseignement des valeurs. Elle ne doit pas devenir celui de l’exclusion, de la délation et des arrestations.
Nous demandons à Madame la Ministre de le rappeler à ses collègues et aux fonctionnaires de ses services et d’intervenir pour que Leïla et Megi puissent poursuivre leurs études l’an prochain.
Si pour être bénéfiques les vacances doivent être une véritable coupure par rapport au travail, cela ne sera pas le cas pour les enseignant-es de primaire et de collège qui vont partir avec leurs devoirs de vacances. Pour eux-elles "les ressources d’accompagnement" seront les "best sellers" de l’été qu’ils-elles se seront préalablement imprimés (pas de petites économies pour le ministère).
Comme cela était prévisible, il n’y a pas les moyens financiers permettant le renouvellement des manuels pour neuf années simultanément. Les enseignant-es devront donc produire de nombreux documents se substituant à l’absence de manuels. Pas sûr que remplacer des manuels par la multiplication de photocopies soit très économique, les crédits photocopies seront eux-mêmes vite épuisés.
Les moyens humains sont aussi insuffisants. Ainsi, la grille horaire des SEGPA conduit de nombreux-ses collèges à faire de l’intégration forcée des élèves de SEGPA dans les classes de 6ème ordinaire. Pour éviter le regroupement important d’élèves de SEGPA dans la même classe, certain-es élèves de SEGPA sont même parfois intégré-es dans des classes de 6ème du collège voisin.
Pour cette réforme, aucun des problèmes soulevés lors de l’étude des textes au CSE n’est vraiment résolu : grilles horaires, accompagnement personnalisé, organisation des EPI, globalisation de l’horaire pour les sciences et technologie en 6ème, globalisation arts plastiques et éducation musicale... Lors des pseudo-journées de formation, les intervenant-es étaient bien souvent incapables de répondre aux questions concrètes.
Pour le ministère, le travail est terminé. Les programmes sont publiés. Donc tout se passe bien. Refuser de voir les difficultés ne les fait pas disparaître.
Comme tous les ans, la publication des résultats aux concours est l‘occasion de faire le bilan des concours réservés. La prolongation de deux ans du dispositif ne permettra malheureusement pas la titularisation des contractuel-les car, trop souvent, les jurys ne tiennent pas compte de la situation de ces personnels. Ainsi, cette année au CAPES réservé d'histoire géographie, seuls, 55 dossiers ont été retenus et parmi eux à peine 19 admis, l'IG qui présidait ayant décidé de limiter le nombre d'admis-es.
Nous demandons l'ouverture de discussions pour un véritable plan de titularisation sans conditions de concours, ni de nationalité. Nous demandons qu’aucun type de contrat ne soit exclu de ces discussions. 
La déclaration au format 

samedi 31 octobre 2015

Textes inhérents aux formations en SEGPA et obligations de service des enseignants + indemnités

  • Arrêté du 21 octobre 2015 relatif aux classes des sections d'enseignement général et professionnel adapté (volumes horaires des enseignements)
  • Circulaire n° 2015-176 du 28-10-2015 relative aux sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA)
  • Circulaire n° 2009-060 du 24-4-2009 inhérente aux orientations pédagogiques pour les enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (abrogée à compter de la rentrée 2016)
  • Circulaire 2006-139 du 29-08-2006 relative aux enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré (EGPA) (abrogée à compter de la rentrée 2016)
  • Sur le site EDUSCOL, voir la rubrique : "Enseignements généraux et professionnels adaptés dans le second degré : SEGPA et EREA"
  • Circulaire 74-148 du 19 avril 1974 relative aux obligations de service des personnels de l'éducation spéciale et de l'adaptation.
  • Décret n° 68-601 du 5 juillet 1968 modifié a créé une indemnité forfaitaire pour sujétions spéciales au bénéfice des personnels d'enseignement général, technique et professionnel du second degré et exerçant dans des classes destinées aux enfants et adolescents déficients et inadaptés.
  • Circulaire n° IV-69-289 du 17 juin 1969 relative aux indemnités forfaitaires pour sujétions spéciales allouées aux personnels d'enseignement technique et professionnel exerçant dans des classes destinées aux enfants et adolescents déficients ou inadaptés et aux instituteurs spécialisés responsables des SES adjointes à des CES.