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jeudi 10 septembre 2026

Tous et toutes, Gagnons la grève du 29 septembre

 

Pour nos salaires et nos conditions de travail…

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le 8 juillet dernier, le ministre des Comptes publics a exclu toute revalorisation du point d’indice. Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique ont alors quitté la réunion et appellent à une journée de grève et de manifestations le mardi 29 septembre. Les projets de budget 2027 annoncent une nouvelle cure d’austérité pour les Services publics. Ainsi, le gouvernement poursuit leur casse tout en allongeant et favorisant le budget militaire… Des choix politiques inacceptables.

Dans l’Éducation nationale, au mépris salarial, s’ajoutent un budget rétréci, des classes surchargées, des locaux inadaptés au changement climatique, une sécurité informatique plus que précaire ou encore un plan de licenciement massif de contractuel·les. Toutes les raisons de se mobiliser pour exiger une revalorisation salariale et des moyens pour le Service public d’Éducation.

Lire et télécharger le tract de la CGT Educ’action

Salaires en berne, manque de personnel, bâtiments inadaptés, outils numériques qui lâchent…

Une seule et même politique d ‘austérité frappe l’École et celles et ceux qui la font vivre.

  • L’Augmentation immédiate du point d’indice d’au moins 10 %, indexé sur l’inflation
  • 400 € immédiatement pour tou·tes, une grille débutant à deux fois le SMIC brut
  • Un plan de rattrapage des pertes salariales depuis 2000
  • Une vraie revalorisation des grilles indiciaires, sans passer par les primes ni les heures sup
  • Gagner l’égalité salariale femme/homme
  • Un budget à la hauteur : arrêt des suppressions de postes, créations de postes d’enseignant·es, CPE, AED, AESH
  • Des locaux rénovés et adaptés au changement climatique
  • Une vraie sécurisation des données numériques de l’Éducation nationale
  • La titularisation de tou·tes les contractuel·les sans condition de concours ou nationalité
  • Le retour de la retraite à 60 ans

Toutes et tous en grève et en manifestation le mardi 29 septembre
Imposons une autre politique pour les salaires et pour l’École

lundi 31 août 2026

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

 

Communiqué de presse

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants.

Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat.

À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre.

Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.

Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…

Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole !

La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Télécharger le communiqué de presse

jeudi 20 août 2026

Fuite de données à l’Éducation Nationale : Comment porter plainte à la CNIL ? (document CGT éduc 76)

 

🚨 Fuite de données à l’Éducation Nationale :
Protégez-vous et portez plainte à la CNIL !

Les agents de l’Éducation nationale touchés par le vol de leurs données.
Cette fuite majeure expose les personnels à de graves risques (usurpation d’identité, compromission de comptes, escroqueries ciblées).
Téléchargez notre guide pour agir immédiatement et déposer votre plainte auprès de la CNIL.

Une fuite majeure aux conséquences réelles (3ᵉ piratage en 2026)

L’Éducation Nationale est à nouveau frappée : une intrusion survenue le 25 juillet 2026 dans le système de formation a permis l’exfiltration massive de données d’agents ayant exercé en académie depuis 2001. Il s’agit déjà de la 3ᵉ cyberattaque majeure visant le ministère en seulement six mois (après le vol des données de 243 000 agents en mars et le piratage des données d’élèves en avril).

Parmi les éléments dérobés figurent des identités, statuts, fonctions, mais aussi pour de nombreux personnels : numéro de sécurité sociale, adresse postale et numéro de téléphone. Factuellement, ces données sont croisées puis vendues sur le darknet, exposant directement les personnels à des risques durables :

  • Usurpation d’identité complète : Ouverture de lignes téléphoniques, souscription de crédits à votre nom ou création de faux dossiers administratifs avec vos informations et numéro de sécurité sociale.
  • Prise de contrôle de comptes (Compromission) : Piratage de vos espaces (impôts, banque, Ameli, réseaux sociaux) en cas de réutilisation de mots de passe ou si vos réponses aux questions de sécurité figurent dans la fuite.
  • Harcèlement & Démarchage ciblé : Revente de vos numéros et courriels à des réseaux de démarchage agressif ou d’escroquerie (appels/SMS quotidiens).
  • Ingénierie sociale, arnaques ciblées & Chantage : Hameçonnage (phishing) ultra-crédible par SMS, mail ou faux conseillers exploitant votre fonction et vos données réelles pour vous manipuler ou vous extorquer de l’argent.
  • Risque physique / Cambriolage : L’exposition de vos adresses postales et données géographiques peut révéler votre localisation ou indiquer vos périodes d’absence.
  • Reconstitution de profil (Data Profiling) : Recoupement de cette nouvelle fuite avec les attaques précédentes pour constituer un dossier complet à des fins malveillantes.

En résumé, une fuite de données répétée et d’une telle ampleur n’est absolument pas un événement anodin. C’est une porte ouverte durable sur votre vie privée et financière, dont les répercussions peuvent se faire sentir pendant des mois, voire des années.

L’employeur face à ses obligations légales

En tant que responsable de traitement, le ministère de l’Éducation nationale a l’obligation légale (RGPD) d’assurer la sécurité de nos données, de notifier la CNIL et d’informer individuellement chaque agent concerné des risques. Face à cette succession de failles sécuritaires, l’administration doit être mise face à ses responsabilités.

Comment porter plainte à la CNIL ?

Pour faire valoir vos droits, obliger l’employeur à réagir et vous prémunir juridiquement, nous mettons à votre disposition un tutoriel complet et un modèle de démarche pas-à-pas.

👉 Télécharger le guide et la procédure de plainte CNIL (PDF)


Pour aller plus loin !

Nom, téléphone, date de naissance, parfois même IBAN : vos informations personnelles se monnaient déjà sous le manteau pour une poignée d’euros.

Loin des clichés sur les pirates informatiques, cette vidéo explore la réalité du commerce des données volées. Découvrez la nature des contenus divulgués, les tarifs pratiqués et le cadre légal français. Plutôt que de chercher à effacer ces traces — une démarche désormais irréalisable —, l’enjeu réside dans l’art de neutraliser l’exploitation de ces fuites.

Un éclairage préventif et pédagogique pour appréhender ce phénomène massif et adopter les bons réflexes de protection au quotidien.

jeudi 25 juin 2026

Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail, Stop, ça suffit !

 

L’Hexagone continue de battre, jour après jour, des records de températures : la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis le début des mesures, en 1947. La canicule se poursuivra jusqu’au week-end sur une grande partie du pays, 40 à 42 °C prévus, selon Météo-France. Jeudi 25 juin, 72 départements sont placés en vigilance rouge par Météo-France (elle se définit comme une « canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique » avec « fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population »).

Rien n’est prêt !

L’Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n’ont cessé d’alerter, de faire des propositions, d’exiger de l’anticipation. Les différents ministres n’ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd’hui, rien n’est prêt, rien n’a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d’Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid !

L’absence de cadre global de décision est un facteur aggravant. Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser de leurs responsabilités. Refuser de prendre des mesures de protection collective comme le fait le ministère, c’est individualiser les responsabilités, et donc individualiser les risques.

Depuis 48h, nous avons de plus en plus d’alertes de nos collègues sur les conditions dans lesquelles ils et elles travaillent, font cours, surveillent les épreuves ou font passer les examens. Malaise des personnels, augmentation des passages à l’infirmerie de l’établissement, passage aux urgences,multiplication des fiches SST… la santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger. La responsabilité en incombe pleinement au ministre, au gouvernement et à leurs prédécesseurs.

Nos organisations syndicales ne peuvent accepter une telle situation, et que les personnels et les élèves paient de leur santé l’incurie du ministre et du gouvernement.

Agir pour se protéger

Aussi, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation appellent les personnels à se saisir des outils existants :

  • fiches SST,
  • interpellations collectives des rectrices et recteurs pour obtenir des améliorations des conditions de travail,
  • droit de retrait en cas de danger grave et imminent avec inscription dans le registre DGI.

Au regard de l’aggravation de la situation, et face l’inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire.

Elles appellent désormais les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires.

Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles (et intégrer les DROM dans la réflexion) et anticiper la rentrée, pour laquelle un nouvel épisode caniculaire n’est pas exclu.

Télécharger le communiqué intersyndical

Lire la lettre électronique spéciale canicule du 25 juin 2026

lundi 22 juin 2026

Fortes chaleurs : il y a urgence à protéger tous les personnels et les élèves

 

L’impréparation du ministère sur les mesures à prendre face aux épisodes de canicule n’est plus à démontrer et rappelle tristement la gestion chaotique de la période Covid. On assiste une nouvelle fois à un enchaînement de réunions ministérielles « vague de chaleur » qui n’aboutissent qu’à des « directives » adressées aux directions académiques, sans cadre national ni consignes claires. Un désengagement de l’État et un bricolage alors que les prévisions existent depuis des jours maintenant… Les aménagements décidés localement sont à géométrie variable. Si la « continuité pédagogique » est centrale pour le ministère, renvoyant de fait aux conditions d’enseignement et à l’adaptation des horaires, peu de choses spécifiques existent pour les personnels n’étant pas dans les classes, les contraignant à rester dans les établissements pour poursuivre leurs missions.

De façon globale, cette gestion isole à nouveau les personnels qui gèrent au mieux la situation pour le bien des élèves. Une fois de plus, ils colmatent les manques institutionnels et accueillent coûte que coûte les élèves en tentant de les protéger.

Face à cette situation catastrophique et dangereuse pour la santé de tout le monde, la CGT Éduc’action estime qu’il n’est plus l’heure de tergiverser et appelle les autorités à prendre enfin leurs responsabilités et aux personnels à faire valoir leurs droits.

La CGT Éduc’ exige immédiatement :

  • l’égalité de traitement entre tous les personnels
  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement
  • des décisions anticipées sur les examens et l’établissement par le ministère, dès la rentrée, d’un agenda précis qui anticipe des dates de repli
  • la possibilité de fermeture des établissements-écoles-services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies
  • la protection effective des élèves et des personnels vulnérables (sans attendre des procédures interminables) et appelle ses derniers à demander les ASA auxquelles ils ont droit
  • la sécurisation des laboratoires par l’évacuation des déchets chimiques par une entreprise experte et le stockage sécurisé des produits avant fermeture des EPLE
  • le signalement de toutes les situations difficiles dans les classes et services en remplissant les fiches SST
  • contacter en urgence un·e représentant·e du personnel de la Formation spécialisée pour une inscription au registre Danger Grave et Imminent, permettant de couvrir un éventuel Droit de retrait
  • contacter la CGT Éduc’action de son département pour se faire accompagner
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

La CGT Éduc’action rappelle également que des préavis de grève sont à la disposition des personnels pour les protéger.

Montreuil, le 22 juin 2026

Télécharger le communiqué

dimanche 21 juin 2026

Canicule dans les écoles-établissements-services : l’urgence ne doit plus masquer l’absence d’anticipation

 

Communiqué de presse

Ce jeudi 18 juin au ministère a eu lieu une rencontre avec les organisations syndicales qui confirme ce que la CGT Éduc’action dénonce depuis des années : face aux épisodes de canicule, l’institution continue de bricoler dans l’urgence au lieu de mettre en œuvre un véritable plan national de protection.

Une nouvelle fois, l’administration renvoie à des décisions au cas par cas, selon les préfet·ètes, les collectivités et les chef·fes d’établissement, alors même que les conditions d’accueil, de travail, de sécurité et d’examen sont déjà extrêmement dégradées dans de nombreux établissements et écoles. Cette réponse, sans cadre national clair, élude la chaîne de responsabilités (isolant les directeur·rices d’école), crée de la confusion, de l’inégalité de traitement et une forte insécurité pour les personnels comme pour les familles.

La CGT Éduc’action rappelle que les personnels et les élèves n’ont pas à subir les conséquences d’un bâti scolaire insuffisamment adapté aux fortes chaleurs, d’un manque d’équipements, ni d’une absence persistante d’anticipation. Les écoles et établissements ne peuvent pas être transformés, à chaque alerte, en lieux de gestion improvisée de crise.

Nous exigeons :

  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement ;
  • la protection effective des personnels et élèves vulnérables, sans attendre des procédures interminables ;
  • des décisions anticipées sur les examens ;
  • la possibilité de fermeture des établissements, écoles, services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies ;
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

 

Montreuil, le 19 juin 2026

Télécharger le communiqué de presse

Fortes chaleurs et plan ministériel Canicule : du vent ministériel mais rien de rafraîchissant…

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors que nous allons connaître un second épisode de canicule en un mois, le ministère ne prend toujours pas conscience des urgences. Face à cette situation « dégradée », il poursuit sa politique de bricolage permanent, avance des « solutions » inappropriées (voire déjà dépassées) et place personnels et élèves face à de nouvelles difficultés. La dernière (et insuffisante) sortie du ministre sur l’adaptation des horaires en période d’examens (seule mesure d’aménagement) révèle le manque d’empathie à l’égard d’élèves passant des épreuves majeures. Les élèves de bac professionnel en avaient été déjà victimes en composant sous des chaleurs insupportables.

Alors qu’il avait été incapable d’anticiper le premier épisode de mai, le ministre avait présenté le 28 mai son « plan ministériel de gestion des vagues de chaleur » visant à « protéger les personnels et les usagers » et garantir la continuité du Service public d’Éducation. Tout en reconnaissant qu’aucune réglementation-mesure n’existait pour protéger personnels et élèves, il ne proposait aucune modification réglementaire, aucun plan global de rénovation énergétique, aucun calendrier (même pas un horizon…) ni d’obligations thermiques. Le plan reste sur du descriptif-prescriptif sans contrainte ni engagement concret de la part de l’État tout en renvoyant à la seule responsabilité des collectivités territoriales et des personnels… Bel exercice de communication où ÉduRénov et Fonds Vert sont évoqués alors que leur budget 2026 est amputé (Fonds Vert divisé par 4 en 2 ans et fin de nombreux projets). De plus, si le bâti scolaire est du ressort des collectivités, c’est bien à l’État-employeur et au gouvernement de mettre la main à la poche afin que les personnels exercent dans des conditions dignes.

Ce plan, par sa temporalité, son contenu et ses demandes (aux collectivités, à l’administration et aux personnels), est déjà caduc face aux urgences et les recommandations faites sont déjà appliquées depuis longtemps par les personnels. Il faudrait aussi aller plus loin quant au confort thermique (préconisations pour les vagues de froid par exemple), et la prévention des changements climatiques (pollution, sécheresse et rétractation des sols, inondations…). De même, demander aujourd’hui un état des lieux des bâtiments inadaptés, c’est nier le travail engagé depuis des années par l’observatoire du bâti scolaire, certaines associations et organisations syndicales, et ainsi perdre à nouveau du temps face aux urgences.

En attendant, nous interrogeons les consignes pas (ou peu) applicables ou désuètes actuellement : par qui et comment ventiler des salles de classe pendant la nuit quand les températures redescendent peu ? Quelles sont les « zones refuges » et comment « entasser » plusieurs groupes classes dans des espaces contraints ? Quels sont les moyens humains (conseiller·ère de prévention, personnels de santé…) et matériels (CHS…) pour adapter les conditions de travail (télétravail conseillé par exemple) et accompagner les équipes ?

La CGT Éduc’action dénonce un plan vide et inadapté visant simplement à masquer l’absence de politique-budget volontariste de rénovation et d’adaptation des bâtiments, et le désengagement de l’État. Il vise surtout à garder, coûte que coûte, les établissements-écoles-services ouverts pour « maintenir la continuité pédagogique » même si cela met les personnels-élèves en danger ou n’a aucun sens pédagogique.

Il y a urgence à reconnaître la chaleur comme risque professionnel ou à réglementer le travail, mais aussi à améliorer l’encadrement pour la prise en charge des élèves et veiller à ce qu’ils·elles étudient-composent sereinement… L’urgence est donc à un grand plan national de rénovation et de construction avec un financement pluriannuel volontariste garantissant de meilleures conditions de travail et d’étude.

Montreuil, le 16 juin 2026

Télécharger le communiqué de presse

vendredi 29 mai 2026

Écologie, Rénovation du bâti… Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail

 

L’épisode actuel de très fortes chaleurs est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler qu’il est urgent d’agir sur les bâtiments pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.

En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.

À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études…

Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique. Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.

Télécharger la publication

lundi 11 mai 2026

Circulaire de rentrée : des vœux sans moyens ni changement de politique.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les personnels de l’Éducation nationale ont reçu, jeudi 7 mai, la circulaire de rentrée 2026 signée du ministre Geffray. Cette temporalité interroge et sa publication 4 mois avant la rentrée donne davantage le sentiment que le ministère a voulu se débarrasser d’un exercice formel (et largement sacrifié au cours des années Macron) que d’une volonté de fixer un cap. Comme une volonté de gérer les affaires courantes dans une fin de règne poussive où le gouvernement tente à nouveau de se convaincre du « bien-fondé » d’un certain nombre de contre-réformes qu’il souhaite « consolider…

Une nouvelle fois, par cette circulaire, le ministère vend une idéologie rétrograde à travers son insistance pour les apprentissages fondamentaux (tant vantés depuis l’ère Blanquer et avec des prescriptions déjà inscrites dans les programmes), à travers celle pour les principes républicains (stipulés sans lien réel avec le reste des orientations) ou enfin, dans un dernier paragraphe au ton très IIIème République convoquant déclinisme et peurs (conflits et séparatisme venant s’agréger au déclin démographique).

Pour la CGT Éduc’action, cette circulaire n’est pas riche d’enseignements par ce qu’elle indique, mais plutôt par tout ce qui ne l’est pas, toutes ces absences lourdes de sens. Concernant le raisonnement scientifique, à part un plan Filles-maths insuffisant pour lutter contre l’aspect inégalitaire, rien n’est prévu par le ministère alors qu’un récent rapport de la DEPP met lui l’accent sur le manque de moyens ou de formation des personnels. Sur le climat scolaire, le ministre estime que son amélioration passera par la fin du téléphone portable dans les établissements alors qu’il est anecdotique au regard de l’absence d’une politique de santé mentale ou du manque de personnels pour encadrer-accompagner les élèves dans une scolarité apaisée. De même, l’amélioration de la gestion des personnels et leur accompagnement ne pourront pas se réaliser sans la fin de l’austérité (suppression de postes) ou celle de l’autoritarisme, sans la reconnaissance des droits des personnels (à muter, à exercer leur liberté pédagogique, à se former…). Respecter la communauté éducative et ses personnels (et leur « autorité »), c’est aussi mettre fin à une forme de mépris institutionnel et leur accorder une reconnaissance professionnelle et salariale. Pour les plus précaires comme les AESH, à qui le ministre reconnaît un « investissement » (terme pouvant aussi être utilisé pour des bénévoles…), c’est aussi leur octroyer, enfin, un véritable statut de fonctionnaire à l’heure où les négociations peinent à débuter concrètement.

Enfin, que dire de « l’exigence » très largement invoquée par le ministre et qui laisse à penser que la communauté éducative doit se ressaisir ? Pour la CGT Éduc’action, la seule exigence qui vaille est la nôtre, celle portée par nos revendications pour améliorer le Service public d’Éducation, améliorer le travail de tous les personnels, la réussite de tous·tes les élèves et la lutte contre les inégalités, et donc celle de gagner une autre politique éducative gouvernementale.

Montreuil, le 11 mai 2026

Communiqué de presse Circulaire de rentrée des vœux sans moyens ni changement de politique

jeudi 7 mai 2026

Les dangers du rapprochement École/entreprise : L ’école n’est pas une entreprise

 École et capital, un objectif commun assumé

Pour la CGT Éduc’action, l’École a pour fonctions principales l’émancipation et l’épanouissement, immédiats et à long terme, de l’enfant en l’aidant à se construire et être acteur·trice de sa formation. Cette formation doit permettre d’acquérir des savoirs et des savoir-faire. Elle doit être aussi qualifiante et permettre de valider les années d’études par un diplôme reconnu dans les grilles de classification afin de garantir les droits et rémunérations des futur·es salarié·es.
Mais pour les tenant∙es du capitalisme, l’École a un tout autre rôle. Elle est tout d’abord synonyme d’employabilité et doit permettre, dans un rôle idéologique, la transmission des valeurs de hiérarchie dans la société tant par ses contenus que par son organisation. C’est d’ailleurs en ce sens que le Capital a accepté la massification afin d’obtenir, à un moment, une main d’œuvre plus qualifiée, mais sans la question de son émancipation.
C’est dans cet esprit que l’ École est sommée d’obéir au néolibéralisme prôné par un certain nombre de traités (dont celui de Lisbonne) visant à bâtir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », de « promouvoir une main d’œuvre qualifiée, formée et susceptible de s’adapter ». Cette stratégie vise à systématiser la relation École-entreprise pour développer un système scolaire le plus compétitif possible pour le monde du travail.

Lire le tract :  Rapprochement École Entreprise

lundi 13 avril 2026

Guide Syndical Combattre les racismes au travail

 

POURQUOI CE GUIDE ?

Ce guide syndical permet de connaître les outils de lutte contre les différentes manifestations du racisme au travail. Rédigé par les membres du collectif Lutte contre les racismes de la FERC, il s’adresse particulièrement aux travailleurs et travailleuses des secteurs éducation, recherche, culture, éducation populaire et sport mais est probablement intéressant pour d’autres champs du monde du travail.
La question du racisme vécu par les usager·es, qui nécessite un guide consacré, sera abordé uniquement lorsqu’il se confond avec la situation des salarié·es et des agent·es publiques.
Outil juridique et pratique, il aborde les démarches individuelles et collectives d’action syndicale et donne quelques conseils pour rendre plus efficace les luttes contre toutes les manifestations du racisme au travail.

mardi 31 mars 2026

Non aux propositions ministérielles suite aux Assises de la santé scolaire

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Suite aux Assises de la santé scolaire et après quelques réunions, le ministère a présenté aux organisations syndicales un certain nombre de mesures à destination des personnels médicaux/sociaux et des élèves (protocole santé mentale et pôle départemental santé bien-être et protection de l’enfance). Considérant que ces mesures ne répondent pas aux besoins des élèves et des familles, la CGT Éduc’action s’y oppose et rappelle que la priorité reste le recrutement massif de personnels statutaires, de revalorisation salariale et d’avancées sur les conditions de travail des personnels médicaux et sociaux.

Notre organisation considère également que la création de 300 postes d’infirmier·ères-psychologues-assistant·es de service social pour la rentrée 2026 (100 postes pour chaque corps) est une goutte d’eau dans l’océan des besoins alors que la santé physique et psychique est une des priorités gouvernementales.

Le protocole santé mentale (dans le 1er et le 2nd degré) doit faciliter le « repérage et la prise en charge des élèves en situation de souffrance psychique ». Deux référent·es santé mentale (hors personnels médicaux et sociaux) dans chaque établissement du 2nd degré et dans chaque circonscription du 1er degré seraient nommé·es et suivraient une pseudo-formation d’une journée. Que l’ensemble des personnels soit sensibilisé à cette problématique est une bonne chose. Cependant, il est inacceptable de demander au Service Social en Faveur des Élèves d’augmenter sa charge de travail en intervenant en plus dans les écoles, et ce sans recrutement de personnels. Ce protocole ne peut pas être le palliatif du manque de personnels médicaux et sociaux (d’autant plus qu’il n’existe pas de service social scolaire dans le 1er degré) et au désinvestissement de l’État dans les domaines de la psychiatrie, de la petite enfance, de la protection de l’enfance et du handicap.

Les pôles départementaux, pilotés par les DASEN avec 3 conseiller·ères techniques existant·es (infirmier·ère /service social/médecin), pôles appuyés par un·e conseiller·ère technique PsyEN santé mentale (poste nouvellement créé) et une circulaire globale sur les missions des quatre métiers, est une remise en cause du cadre national et de la spécificité des missions des personnels médicaux et sociaux. Chaque département va devoir gérer la pénurie et faire des choix ne répondant pas à ce qu’on est en droit d’attendre d’un Service public d’Éducation en termes de prévention, d’accompagnement social, de protection de l’enfance.

Toutes ces mesures ne permettront ni de « prévenir, détecter ou promouvoir la santé en recentrant les personnels sur leur cœur de métier en allégeant leur charge administrative », ni de détecter dès le plus jeune âge 100% des élèves pouvant bénéficier d’une analyse personnalisée de santé. Dans ce contexte et refusant de cautionner ces choix politiques, la CGT Éduc’action ne participera aux réunions de mise en œuvre de ces mesures. Elle continue de revendiquer des créations massives de postes pour qu’enfin, l’enjeu de la santé mentale des élèves soit véritablement pris en charge par les professionnel·les formé·es du secteur.

Montreuil, le 27 mars 2026

Télécharger le communiqué de presse

lundi 23 mars 2026

Pour gagner la grève nationale du 31 mars, amplifions les grèves locales

 

Refusons l’austérité et exigeons des moyens pour l’éducation

Le budget adopté sacrifie les Services publics au refus de la justice sociale et fiscale ainsi qu’au budget militaire et nous serions censé·es applaudir une copie finale nous épargnant les mesures les plus dures du projet d’origine ! Alors que les guerres impérialistes se multiplient faisant peser, au Moyen-Orient, le risque d’une crise économique mondiale, c’est une politique de paix et de réponse aux besoins sociaux qu’il nous faut exiger.

Rejoignons les grèves décidées localement

mobilisons-nous la semaine du 30 mars et discutons des suites

Soyons massivement en grève le 31 mars

Télécharger le tract de la CGT Educ’action


Dans l’Éducation nationale :
moyens, salaires, conditions de travail,

amplifions la mobilisation !

Semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril

Pour dénoncer et refuser les suppressions d’emplois de la rentrée 2026 et leurs conséquences, exiger un budget 2027 avec des mesures de créations d’emplois et de revalorisation salariale sans contreparties, la FSU, l’UNSA Éducation, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’Action et SUD Éducation soutiennent les mobilisations en cours et à venir (rassemblements, actions avec les parents d’élèves, grèves locales etc) et appellent à les amplifier en particulier sur la semaine du 30 mars au 3 avril.

Au cours de cette semaine de mobilisation, nos organisations appellent en particulier, partout où cette date ne fait pas obstacle aux actions déjà organisées, à une journée de grève le mardi 31 mars

Télécharger la déclaration intersyndicale

dimanche 8 février 2026

Non à la militarisation de l’Ecole !

 

Courrier intersyndical à Monsieur Edouard Geffray, Ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le ministre,

Nous avons pris connaissance du guide édité par le ministère de l’Éducation nationale en novembre 2025, intitulé « Acculturer les jeunes à la défense » et adressé « à l’ensemble de la communauté éducative ».

Nous souhaitons par ce courrier vous faire part de notre profonde inquiétude et de nos revendications concernant ce document ainsi que la politique actuellement menée par le gouvernement au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ainsi, le guide invite les personnels de l’Éducation nationale, en plus des dispositifs existants et qui ne cessent de se développer comme les classes « Défense et Sécurité Globale », à se saisir des stages de “découverte professionnelle” des classes de troisième et seconde, ainsi que les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) des classes de Bac professionnel et de CAP, afin de favoriser le contact des élèves avec des militaires « et plus largement des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de présenter le nouveau service national « volontaire », dont le calendrier pour candidater est calé sur celui de Parcoursup. Considéré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élément de valorisation dans Parcoursup et dans le parcours académique (octroi de crédits ECTS). Nous dénonçons les courriers d’unités militaires, à destination des chef·fe·s d’établissement, qui visent à pousser les équipes à faire la promotion du SNV auprès des élèves. Nous demandons que cette pratique cesse. Nous refusons que l’Écoles et ses personnels soient instrumentalisés pour pousser les jeunes vers l’armée. La campagne de recrutement pour ce nouveau service national doit être immédiatement stoppée.

Nos organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education sont profondément attachées à la mission d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure tendant à militariser l’École, et considèrent que la propagande guerrière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, collèges, lycées et lycées professionnels. La mise à l’arrêt des dispositifs qui font intervenir des militaires nous paraît d’autant plus nécessaire qu’ils ont été, en début d’année scolaire, le théâtre de graves dérives, traumatisantes pour les élèves.

C’est pourquoi nous vous demandons de retirer ce guide « Acculturer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dispositifs comme les « classes défense », les rallyes citoyens, et tout projet reposant sur un partenariat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement sincère au service public d’éducation.

Paris, le 4 février 2026

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jeudi 29 janvier 2026

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale : l’austérité au détriment des conditions de travail

Budget 2026 et postes dans l’Éducation nationale :
l’austérité au détriment des conditions de travail et d’étude.

 Après de nombreux reports (en l’absence de budget 2026 adopté), le ministère de l’Éducation nationale a présenté, lors du Comité Social d’Administration du lundi 26 janvier, les chiffres provisoires (en attendant le budget par 49-3) concernant les moyens pour la rentrée à venir, entre flou et volonté de cacher le saupoudrage de la misère.

Pour l’heure, il n’y a aucune référence à la réforme de la formation et des concours de recrutement en L3, d’où l’absence de chiffres formels sur de futures ouvertures de postes. À quelques semaines du concours, ce silence est inacceptable pour les candidat·es préparant les épreuves et se retrouvant dans une situation de stress intenable.

Cette présentation des moyens 2026 par l’administration et le ministre a surtout confirmé l’austérité budgétaire assumée et les chiffres avancés par le gouvernement lors des discussions au Parlement. Alors que le nombre d’élèves scolarisé·es poursuit sa chute, le ministère maintient sa sinistre politique comptable concernant les postes d’enseignant·es en supprimant à nouveau 4032 postes enseignants en 2026 (2229 dans le 1er degré et 1803 dans le 2nd degré). Une nouvelle fois, la CGT Éduc’action condamne cette démarche et ne peut accepter ces suppressions alors que maintenir le nombre de postes pourrait servir à améliorer l’encadrement des élèves, à renforcer les moyens de remplacement ou maintenir des écoles rurales, le tout au bénéfice de la scolarité et des conditions de travail. Elle dénonce aussi le fait que dans ce vaste plan social, certaines académies, comme celles de Lille, Bordeaux ou Nancy-Metz, paient le prix fort.

Dans le même temps, la situation des personnels administratifs n’est pas meilleure puisqu’aucune création de poste n’est prévue pour 2026. Comme les années précédentes, il ne s’agira, pour le ministère, que de travailler au redéploiement des effectifs dans les académies, et ce malgré des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Parmi les éléments pouvant apparaître positivement, notons la création de 1700 postes d’AESH (indispensables à l’accompagnement de la scolarisation de tous·tes), la création de postes pour le contrôle des établissements privés ou les quelques postes dans les services sociaux et de santé. Cependant, la CGT Éduc’action dénonce l’insuffisance de ces créations pour agir efficacement sur l’ensemble du territoire et couvrir tous les besoins, notamment sur la question de la santé mentale. Elle regrette aussi l’absence de moyens conséquents dans les Vies scolaires pour veiller au climat scolaire, accompagner les élèves et lutter contre le harcèlement alors que de trop nombreux drames ont eu lieu ces derniers mois. Notre organisation dénonce donc l’hypocrise d’un ministère qui salue l’indispensable nécessité de tous ces emplois (AESH et AEd), mais qui maintient leur insuffisant nombre et leur caractère précaire faute de création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour ces métiers.

Avec de telles mesures budgétaires, le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement indiquent clairement leur absence de volonté d’améliorer la situation de l’École, quels que soient les gouvernements, l’objectif est bien de poursuivre la destruction du Service public d’éducation, la détérioration des conditions d’étude des élèves, de travail des personnels, tout en maintenant/accentuant la précarité au service de la reproduction sociale au sein de l’institution. Tout ce que dénonce la CGT Éduc’action et qu’elle combat avec les personnels. 

Montreuil, le 27 janvier 2026

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dimanche 25 janvier 2026

Pour une École publique laïque

 

Des organisations syndicales (CGT Éduc’cation, FSU, Sud éducation et Unsa éducation) lycéennes, étudiantes, la FCPE et des associations (Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Comité national d’action laïque…) se sont réunies pour construire un plan de sortie du financement public de l’enseignement privé sous contrat.
Ce collectif de défense de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire a commencé par publier une tribune dans Le Monde de l’Éducation le 30 janvier 2024 et depuis travaille à construire ce plan de sortie. D’ores et déjà, il vise à limiter le financement public du privé au strict minimum légal.
Dans cette optique, la campagne municipale qui s’ouvre sera l’occasion de présenter ses pistes de baisse de financement au niveau municipal. C’est l’objet du dossier que vous trouverez en lien : https://cloud.cgteduc.fr/s/RYmqCkRLqsFiyYk
Il a été présenté lors d’une conférence de presse lundi 12 janvier.
La publication des IPS du privé par Pap Ndiaye, les scandales Stanilas/Oudéa-Castéra et Bétharram ainsi que les rapports des commissions parlementaires Vannier/Weissberg et Vannier/Spillebout qui ont suivi, ont permis de remettre en lumière le problème du financement public du séparatisme scolaire. Il faut en profiter pour faire avancer dans l’opinion notre revendication de la nationalisation du privé sous contrat et de la fonctionnarisation de ses personnels.

dimanche 30 novembre 2025

En grève le 2 décembre, contre l'austérité budgétaire.

Assumant une politique de l’offre et du ruissellement faisant la part belle au Capital, E.Macron et ses gouvernements, année après année, imposent des budgets austéritaires faits de réduction des recettes fiscales/dépenses de l’État. On assiste donc au développement des inégalités, d’une injustice fiscale/sociale qui touchent immanquablement les travailleur·euses, les plus précaires, les malades, les retraité·es, les Services publics… Et le cap pour 2026 reste le même…
Si les débats budgétaires ont permis d’aborder la question de l’injustice fiscale (taxe Zucman) et celle des retraites (report de la réforme Macron), aucune avancée significative n’est survenue. Pire, la sur-communication autour de ces mesures est l’arbre qui cache la forêt d’autres mesures inacceptables.
Ce que nous voulons, c’est un budget d’urgence, pour des Services publics de qualité, notamment dans l’Éducation. Gagnons tout cela par la mobilisation et la grève dès le 2 décembre.

 


 

dimanche 23 novembre 2025

mobilisé·es pour accompagner et régulariser les mineur·es non accompagné·es

 

Une politique migratoire qui intègre les idées d’extrême droite

En octobre dernier, l’alliance des droites avec le RN, de plus en plus assumée, s’est manifestée avec l’adoption d’une résolution lepéniste demandant la suppression de l’Accord franco-algérien ce qui fragiliserait le droit au séjour des ressortissant·es algérien·nes en France, parmi lesquel·les certain·es de nos élèves et collègues.

Dans ce contexte de surenchères xénophobes, la loi Darmanin, adoptée grâce à l’appui du RN se durcit à travers les décrets d’application. Avant de quitter la place Beauvau, Retailleau nous a infligé un arrêté sur l’« examen civique » pour l’accès à certaines cartes de séjour, qui s’ajoute aux exigences de maîtrise de la langue. S’ils∙elles devaient satisfaire à ces exigences, nombre de Français·es de naissance perdraient la nationalité ! Le renforcement d’une telle politique faisant « la chasse à l’étranger » a des répercussions directes sur une partie de nos élèves, mineur∙es non accompagné∙es. Ils·elles se retrouvent dans des situations fragiles et précaires, considéré·es comme des menaces pour le pays. Intolérable. C’est au mouvement social de montrer qu’il ne lâche rien dans la solidarité avec les travailleur·ses et familles immigré·es.

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jeudi 20 novembre 2025

Résultats des évaluations nationales : Une mauvaise note pour le ministère

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Marqueur indiscutable de la politique éducative Macron, les évaluations nationales 2025 ont rendu leur verdict ce jeudi 20 novembre. La présentation des résultats a de nouveau été l’occasion pour le ministère de s’engouffrer dans un vaste exercice de satisfecit peu à propos.

Si le ministère se félicite de certains progrès, la CGT Éduc’action n’a pas cette lecture optimiste des choses. Elle estime surtout que la « stabilité » des résultats atteste principalement de l’échec de la politique éducative en place depuis des années, notamment sous l’impulsion de JM. Blanquer et E.Geffray. Dans le 1er degré, ces résultats marquent l’échec patent d’une politique tournée quasi exclusivement vers les matières dites fondamentales (français et mathématiques) et des pratiques imposées comme la fluence (lecture rapide de mots). Si le ministère se félicite d’une amélioration dans ce champ de compétence évalué, il oublie de dire qu’il n’en est pas de même de la compréhension, pourtant indispensable lors de la lecture… Les « mauvais » résultats en 5ème attestent également de l’inutilité des groupes de niveaux instaurés par le Choc des savoirs.

La publication des résultats est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler que les évaluations nationales généralisées et standardisées sont inutiles et de demander à nouveau leur suppression. Nous rappelons que les personnels enseignants n’ont pas attendu ces épreuves pour évaluer régulièrement les élèves et ajuster leurs pratiques pédagogiques pour la réussite de tous et toutes. Elle dénonce également les conditions de passation et les pressions hiérarchiques subies par les personnels alors que la profession et les organisations syndicales s’y opposent depuis des années. Nous rappelons aussi que les résultats affichés sont souvent faussés puisqu’il n’est plus rare d’assister à des préparations à la passation afin que les écoles et établissements obtiennent les meilleurs résultats possibles. Si c’est une façon entendable d’éviter les comparaisons et la mise en concurrence, cela interroge sur la réelle portée statistique.

Enfin, la CGT Éduc’action rappelle son opposition au tout-évaluation imposé par le pouvoir macroniste dans l’Éducation, qui transforme notre système afin de tout contrôler et mettre en concurrence (les personnels et les élèves), de standardiser les pratiques professionnelles, mais aussi les rythmes d’apprentissage en niant les particularités des élèves.

Année après année, étude après étude, tous les marqueurs attestent de l’inefficacité des politiques éducatives menées en France depuis des décennies. Il y a donc urgence à y mettre fin et à porter un autre projet d’École.

Montreuil, le 20 novembre 2025

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