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jeudi 15 janvier 2026

Réforme des concours enseignants et CPE : l’incertitude budgétaire non gérée est intolérable

 

Communiqué de presse intersyndical

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026.

À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité.

Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ».

Le gouvernement a engagé la décision d’une réforme et de nouveaux concours sans réelle concertation en amont de la présentation du projet et sans même la garantie de la faisabilité réelle.

Il faut arrêter de jouer avec l’avenir des étudiant·es et des personnels, et la charge de travail des personnels, déjà malmené·es par le rythme de cette réforme qui ne cesse de se complexifier.

En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas s’en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n’y a pas de concours M2 prévus, ce qui voudrait dire qu’elles n’auraient aucun recrutement !

Les étudiant·es ne doivent pas pâtir de ce contexte. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de ces étudiant·es.

Paris, le 13 janvier 2026

 

Télécharger le communiqué intersyndical

mercredi 16 avril 2025

Concours ITRF 2025

 

JORF n°0078 du 1 avril 2025

2 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes pour le recrutement d’ingénieurs de recherche hors classe
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400589

3 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement d’ingénieurs de recherche et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400609

4 Arrêté du 25 mars 2025 fixant le nombre d’emplois offerts au titre de l’année 2025 aux fonctionnaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’accès au corps des ingénieurs de recherche du ministère chargé de l’enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400633

5 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement d’ingénieurs d’études et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400644

6 Arrêté du 25 mars 2025 fixant le nombre d’emplois offerts au titre de l’année 2025 aux fonctionnaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’accès au corps des ingénieurs d’études du ministère chargé de l’enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400667

7 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement d’assistants ingénieurs et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400678

8 Arrêté du 25 mars 2025 fixant le nombre d’emplois offerts au titre de l’année 2025 aux fonctionnaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’accès au corps des assistants ingénieurs du ministère chargé de l’enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400701

9 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement de techniciens de recherche et de formation de classe supérieure et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400712

10 Arrêté du 25 mars 2025 fixant le nombre d’emplois offerts au titre de l’année 2025 aux fonctionnaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’accès au corps des techniciens de recherche et de formation de classe supérieure du ministère chargé de l’enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400733

11 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement de techniciens de recherche et de formation de classe normale et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400744

12 Arrêté du 25 mars 2025 fixant le nombre d’emplois offerts au titre de l’année 2025 aux fonctionnaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés pour l’accès au corps des techniciens de recherche et de formation du ministère chargé de l’enseignement supérieur
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400765

13 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de concours externes et internes pour le recrutement d’adjoints techniques principaux de recherche et de formation de 2e classe et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces concours
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400776

14 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de recrutements d’adjoints techniques de recherche et de formation par la voie du parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l’Etat (PACTE) et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces recrutements
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400797

15 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture de recrutements sans concours d’adjoints techniques de recherche et de formation et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ces recrutements
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400811

16 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’un examen professionnel pour l’avancement au grade d’ingénieur de recherche hors classe et fixant le nombre de postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400827

17 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’un examen professionnel pour l’avancement au grade d’ingénieur d’études hors classe et fixant le nombre de postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400845

18 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’un examen professionnel pour l’avancement au grade de technicien de recherche et de formation de classe exceptionnelle et fixant le nombre de postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400864

19 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’un examen professionnel pour l’avancement au grade de technicien de recherche et de formation de classe supérieure et fixant le nombre de postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400882

20 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’examens professionnels pour le recrutement d’assistants ingénieurs et fixant le nombre et la répartition des postes offerts à ce recrutement
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400900

21 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’une sélection professionnelle pour l’accès au corps des ingénieurs d’études du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche et fixant le nombre de postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400923

22 Arrêté du 25 mars 2025 autorisant au titre de l’année 2025 l’ouverture d’examens professionnels pour l’avancement au grade d’adjoint technique principal de recherche et de formation de 2e classe et fixant le nombre et la répartition des postes offerts
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051400947

dimanche 9 mars 2025

ITRF- Concours et examens professionnels 2025

 

Concours 2025

Les inscriptions aux concours ITRF ont été enregistrées du 2 avril 2025 au 30 avril 2025 (12 heures, heure de Paris).

https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/recrutements/itrf

Examens professionnels 2025

Les inscriptions aux examens professionnels d’avancement de grade de la filière ITRF seront enregistrées du 2 au 30 avril 2025.
https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/recrutements/itrf/examens-professionnels

lundi 21 octobre 2024

Concours internes 2025 AAE – Examens professionnels 2025 AAE SAENES

 

Les inscriptions sont ouvertes du 1 octobre au 7 nov 2024

pour les concours internes AEE,concours unique médecin de l’éducation nationale, concours interne CTSS

Et les examens professionnels pour  AAE principal ,SAENES classe exceptionelle , SAENES classe supérieur

Via la plateforme cyclades

mardi 11 avril 2023

Concours ITRF 2023

 

Les concours ITRF 2023 sont ouverts du 30 mars au 27 avril 2023

Listes des emplois au concours de ITRF :

mardi 4 mai 2021

Affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours et des examens professionnalisés du second degré 2021

 

 

Note de service du 29-04-2021 publiée au BO n°17 du 29 avril 2021

Compléter la fiche lauréat de concours 2021

la fiche d'affectation à compléter en PDFImage
ou la fiche d’affectation en word
ou la fiche affectation en PDF

et à retourner à :

Les Élu-es Nationaux-ales de la CGT-Éduc'action
263, rue de Paris - - case 549 – 
93515 MONTREUIL cedex
Tél. 01.55.82.76.55 - Fax : 01.49.88.07.43
unsen@ferc.cgt.fr 
http://www.unsen.cgt.fr/

Connexion sur le site Sial

Tous les admissibles ou inscrits aux concours externes devront se connecter du 03 mai au 04 juin  à 12h  sur SIAL SAUF si vous êtes déjà titulaire d’un corps de l’enseignement public auquel cas vous n’avez pas à saisir de voeux sur sial

Il est TRÈS important de télécharger et d’imprimer la fiche de synthèse de saisie des voeux à l’issue de la procédure SIAL. 

Note de service du 29-04-2021

Sommaire : 

Introduction

I. Principes généraux

II. Règles générales d'affectation en fonction de la situation des candidats

II.1. Lauréats inscrits en M1 (hors PsyEN)

II.2. Lauréats justifiant d'une expérience professionnelle d'enseignement d'au moins un an et demi au cours des trois dernières années (hors PsyEN)

II.3. Autres lauréats (dont PsyEN)

II.4. Cas particuliers

II.5. Lauréats qualifiés

II.6. Congés sans traitement

III. Modalités d'affectation en académie

III.1. Connexion sur le site Sial

III.2. Inscrits, admissibles ou admis à plusieurs concours du second degré

III.3. Pièces justificatives

III.4. Résultats des opérations d'affectation

III.5. Changement de discipline

III.6. Affectation des psychologues de l'éducation nationale (PsyEN) stagiaires

IV. Autres possibilités d'accomplissement du stage

IV.1. Maintien dans l'enseignement privé

IV.2. Lauréats recrutés ou susceptibles de l'être en qualité d'Ater ou de doctorant contractuel

IV.3. Affectation dans l'enseignement supérieur dans un emploi de professeur du second degré (PRAG - PRCE)

IV.4. Détachement (Réservé aux seuls titulaires d'un autre corps enseignant du second degré)

IV.5. Affectation en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ou en sections de technicien supérieur (STS)

V. Modalités d'entrée en stage

V.1. Nomination

V.2. Contrôle de la compatibilité avec des fonctions en contact habituel avec des mineurs

V.3. Classement

V.4. Affectation

VI. Reports de stage (cf. annexe E)

Annexe A : Calendrier 2021 des opérations d'affectation

Annexe B : Synthèse des modalités d'affectation dans le second degré

Annexe C : Critères de classement pour une affectation dans le second degré

Annexe D : Ordre d'examen des vœux pour la procédure d'extension dans la phase interacadémique

Annexe E : Reports de stage

Annexe F : Pièces justificatives à produire

Annexe G : Pièces à transmettre à l'académie d'affectation pour la prise en charge financière 

Annexe H : Recensement des stagiaires non titularisés, en renouvellement de stage ou en prolongation de stage 

Lire la suite de la note de service...

dimanche 21 mars 2021

Concours Professeur·es des écoles : un nouveau mépris ministériel

 

 

 

Concours Professeur·es des écoles : un nouveau mépris ministériel.

En novembre 2020, alors que le ministère de l’Éducation nationale annonçait qu’il y aurait 1000 postes de moins ouverts aux concours cette année (9890 en 2021 contre 10790 en 2020), la CGT Éduc’action dénonçait déjà cette saignée et ce reniement ministériel de faire du premier degré une « priorité ».

La répartition académique dévoilée cette semaine indique qu’en plus du reniement, il y a bien mépris ministériel à l’égard des territoires et des élèves les plus fragiles. En supprimant significativement des postes dans les académies de Créteil et de Versailles, le ministre assume son choix de ne plus aider ces territoires qui sont déjà les plus en difficulté et tous ces élèves lourdement touché·es par le décrochage scolaire généré par la crise sanitaire.
Cette saignée est double puisqu’elle touche aussi le concours spécial traditionnellement réservé à ces académies (forte diminution à Créteil voire possible disparition à Versailles) et permettant de limiter la casse en matière de recrutement dans ces territoires. Une telle annonce est perçue par les personnels, les usager·ères mais aussi les collectivités, comme un véritable abandon assumé par le gouvernement et le ministre Blanquer. Cette maltraitance est aussi valable pour plusieurs territoires ruraux (l’académie de Limoges perd 30% de postes) ou fortement urbanisés (académies de Paris et de Nice).

Les coupes sont générales et les quelques académies bénéficiaires (Marseille, Lille, Montpellier, Rouen) ne peuvent sauver un bilan catastrophique.

Au-delà des chiffres, nous dénonçons ces fortes réductions d’ouverture de postes qui vont toucher directement, à court et moyen termes, les écoles, le travail des collègues et la qualité des apprentissages. Les chiffres 2021 ne sont malheureusement pas surprenants au regard de la politique gouvernementale instaurée et assumée depuis 2017 en matière d’éducation ou de Services publics. Pour la CGT Éduc’action, ils témoignent surtout aujourd’hui de la volonté du Président de la République de ne pas prendre en considération l’importance des Services publics (dans la Santé ou l’Éducation…) et la nécessité d’un plan d’urgence pour l’Éducation nationale (recrutements, salaires, conditions de travail…) dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale.

La CGT Éduc’action appelle tous les personnels à se mobiliser, dès maintenant et massivement, contre cette politique de destruction de nos biens communs et à proposer un autre avenir pour la Fonction publique.

Montreuil, le 18 mars 2021

Télécharger le tract au format 

jeudi 3 décembre 2020

Réforme de la formation initiale : entre reprise en main idéologique et précarisation des personnels

 

Une réforme globale s’inscrivant dans une idéologie autoritaire et centralisée

Dans son livre intitulé « Construisons ensemble l’École de la confiance » au début du chapitre consacré à la formation initiale des professeur·ses, Jean Michel Blanquer écrit : « La formation initiale est [en effet] la clé de la transformation de notre école. » Un peu plus bas : un premier bilan des ESPE s’impose d’autant qu’elles se caractérisent par la diversité de leurs projets pédagogiques. A l’aune des retours d’expérience qui nous parviennent et des priorités données à la maitrise des savoirs fondamentaux, des ajustements des formations sont inévitables. Il y reprend l’exemple qu’il avait déjà donné dans un précédent ouvrage « L’École de demain » de la formation en médecine dont le modèle se fonde à la fois sur l’excellence scientifique et sur un exercice progressif et continu de praticien·ne. Plus loin, il dit encore que la question des ESPE n’est pas tant un sujet de structure que de contenu : qui y enseigne et qu’y enseigne-t-on ?

Dès lors chacun·e comprend aisément que la réforme de la formation initiale des enseignant·es et des personnels d’Éducation est une réforme globale qui va modifier en profondeur, les parcours de celles et ceux qui se destinent aux métiers de l’Éducation, mais encore très probablement leur entrée dans le métier et l’exercice de celui-ci une fois qu’ils et elles auront réussi leur concours.

Conjuguée à une idéologie autoritaire et une politique austéritaire, cette réforme entérine tout à la fois la reprise en main de la formation par l’État employeur qui dicte sa volonté et un ajustement des ressources humaines répondant aux impératifs de réductions des budgets par une optimisation de l’utilisation des moyens humains.

Plus largement, l’idéologie présidant à cette réforme s’inscrit dans la droite ligne de l’alignement des services publics sur les normes du capitalisme dans sa version néolibérale.

Les différentes étapes de la réforme

La loi « Pour une École de la confiance »

Tout commence avec la loi « École de la confiance » de juillet 2019. Les articles 43 à 45 de cette loi modifient le code de l’Éducation, créent les INSPE afin de « rénover la formation des enseignants en créant un nouveau référentiel de formation mis en œuvre au sein des INSPE afin d’homogénéiser l’offre trop hétérogène des ESPE » dans le but de permettre ainsi l’élévation du niveau général des élèves. La gouvernance de ces nouveaux instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’Éducation est également modifiée puisque désormais leur directrice ou directeur sera nommé conjointement par le ministre de l’Éducation et celle de l’Enseignement supérieur. Au passage encore, cette transformation permet le regroupement des 26 ESPE en 13 INSPE répondant ainsi à la nouvelle cartographie des régions suite à la réforme territoriale de 2016.

La loi « École de la confiance » entérine également la mise en place de la préprofessionnalisation avec la création des Assistant·es d’éducation Prépro qui se destinent aux métiers de l’Éducation et qui peuvent donc être recrutés dès la L2.
D’entrée de jeu le message est clair : le ministère de l’Éducation nationale, en tant qu’employeur, reprend la main sur la formation des personnels enseignant·es et d’éducation et entend bien définir ses conditions pour ses « futurs employé·es ».

Viennent ensuite les modifications des contenus des référentiels de formation et des concours d’accès aux métiers de l’Éducation.

Un nouvel arrêté pour les masters MEEF

En tant qu’employeur, le ministre de l’Éducation commence par poser les attendus à l’entrée de la formation en master MEEF. Ce référentiel complète celui déjà existant des compétences professionnelles définies en 2013.

Le texte de l’arrêté a enfin été promulgué en deux temps puisqu’il y a eu un premier arrêté le 28 mai 2019 puis un second le 24 juillet 2020 pour modifier l’arrêté d’août 2013. Il met en place un cadrage très précis de l’architecture des master MEEF dispensés dans les INSPE, en insistant sur la nécessité de la vocation professionnalisante de ce type de formation universitaire. L’arrêté consacre également les parcours de formation en amont et en aval du master et déplace le concours de recrutement en fin de M2.

Il consacre ainsi la volonté ministérielle de passer d’une formation à un métier de conception à celui d’exécutant·e sous l’autorité hiérarchique de l’Éducation nationale, avec beaucoup mois de liberté pédagogique et une simple mise en œuvre des « bonnes méthodes » imposées par le ministère et les rectorats. On y retrouve également l’idée que les bons formateur·trices sont celles et ceux qui sont encore sur le terrain.

Ce nouveau cadrage pose également le principe que le métier s’apprend in situ en étant soi-même confronté à la réalité du terrain d’abord par des stages d’observation et de pratique accompagnée en M1 mais très vite également par des périodes d’alternance donnant lieu à un contrat de travail au motif de favoriser une entrée progressive dans le métier. Ces périodes d’alternance pourraient commencer dès le S2 de M1.

C’est purement et simplement, l’utilisation des étudiant·es en master MEEF comme des moyens d’enseignement à très peu de frais, puisqu’elles·ils seront rémunérés comme des contractuel·les de l’Éducation pour un tiers temps d’enseignement sur une durée d’un an ou un temps complet sur une durée de 12 semaines cumulées pour les CPE.

Dans le parcours de formation cette période en milieu professionnel aura autant de poids que le mémoire du master, chacun valant 20 ECTS sur les 120 du master (M1 et M2 réunis).

Ce nouveau parcours de formation en master MEEF conduit également à une nouvelle définition des épreuves aux concours ouvrant l’accès à la fonctionnarisation.

De nouveaux arrêtés pour les concours d’accès aux métiers de l’Éducation

Ces textes sont toujours en cours d’élaboration et n’ont pas fait l’objet d’une communication officielle vers les organisations syndicales. Toutefois, des fuites nous permettent aujourd’hui de dire qu’ils comportent une nouvelle épreuve orale d’admission, fortement coefficientée, qui serait une épreuve destinée à apprécier la capacité du·de la candidat·e à pouvoir se projeter dans le métier de professeur·se, à s’intégrer dans un collectif de l’établissement, à montrer que son projet est mûrement réfléchi et à faire partager au jury son envie d’enseigner (sic !) Il s’agit bel et bien d’une forme d’entretien d’embauche tel qu’il peut exister dans le secteur privé. S’y ajoute la production d’une fiche de candidature fournie au jury dans laquelle le·la candidat·e doit indiquer ses études antérieures, les stages effectués et l’expérience professionnelle antérieure le cas échéant. De surcroît, la composition du jury est assortie d’un personnel RH (entendez par là un·e chef·fe d’établissement).

Et après le concours ?

Le flou persiste sur la formation du·de la fonctionnaire stagiaire pendant un an, surtout sur les modalités des stages pour les lauréat·es de concours titulaires d’un master MEEF, tout comme sur celle pourtant prévue dans l’article 4 de l’arrêté du 27 août 2013 modifié sur la formation en T1, T2, T3 des jeunes titulaires.
Jusqu’à présent, les lauréat·es de concours qui n’avaient pas d’expérience professionnelle bénéficiaient d’un ½ temps en responsabilité et d’un ½ temps de formation en INSPE. Qu’en sera-t-il demain avec des lauréat·es ayant suivi une formation avec une alternance comme celle prévue dans les nouveaux master MEEF ?

Enfin dernière nouveauté : très récemment le ministère nous a présenté le nouveau projet de PPPE (parcours préparatoire au professorat des écoles), dernier élément de la série du dispositif qui témoigne que nous ne sommes pas au bout de cette réforme et qui contribue à déstabiliser un peu plus le schéma de formation initiale dans notre pays.

Une réforme inadmissible

Cette réforme entamée à peine 6 ans après la recréation des ESPE (ex IUFM disparus sous Sarkozy) est le fruit tout d’abord de l’idéologie du ministre de l’Éducation nationale mais aussi des attaques successives de la Cour des Comptes, des politiques avec le rapport des sénateur·trices à la demande de la commission de la culture, de l’Éducation et de la communication du Sénat.

Depuis 2018 maintenant cette réforme est en construction, mais jamais elle n’a été présentée dans sa globalité aux organisations syndicales lors des différentes rencontres. Le ministère, fidèle à ses pratiques avec sa conception très particulière du « dialogue social », a présenté isolément les différents éléments qui la composent dans des groupes de travail différents, de manière à éviter tout débat et surtout toute réflexion approfondie pour une formation permettant une entrée progressive et sécurisée dans les métiers de l’Éducation. Comme bien souvent, cette réforme est mise en place de manière précipitée et sans être réellement préparée.

Autorité et mise au pas

En imposant ses critères pour la formation des futurs professionnel·les de l’Éducation, le ministère se comporte en chef d’entreprise présentant des profils de poste pour ses futurs salarié·es. Ce n’est pas étonnant puisque leur conception néolibérale relève bien du modèle de management des grandes entreprises.
Justifier cette réforme tant par l’échec de la masterisation, que par celui des ESPE alors que les différentes lois LRU livrent l’enseignement supérieur aux appétits privés et aux politiques néolibérales dominantes qui consacrent le profit dans tous les secteurs, est scandaleux.

Les futurs enseignant·es ne peuvent pas subir le formatage de l’Éducation nationale et doivent conserver toute leur liberté dans le choix de leur parcours de formation afin de garder intact leur esprit critique et d’initiative.

Alternance et précarisation des étudiant·es en Master MEEF

Les étudiant·es en M1 doivent suivre un premier stage d’observation et de pratique accompagnée de 6 semaines, puis une alternance de 12 semaines cumulées sur un an avec 6 heures d’enseignement en responsabilité complète ou 12 semaines de travail à 35 heures minimum pour les CPE. Elles·ils seront donc largement utilisés comme moyens d’enseignement en remplacement des titulaires absents. Cela ampute d’autant leur formation dans les instituts de formation. Le fait de commencer l’alternance en milieu d’année sera déstabilisant pour elles et eux et inévitablement facteur de stress et de difficultés.

Immanquablement cette réforme ne va pas contribuer à l’attractivité du métier et dégradera encore plus les conditions de formations des étudiant·es voire même les conditions d’apprentissage des élèves puisque ceux-ci et celles-ci auront probablement deux étudiant·es successifs dans une même année.

Pour ce qui est de l’épreuve orale d’admission qui peut facilement s’assimiler à un entretien d’embauche elle n’a pas sa place dans un concours de la Fonction publique. Les modalités annoncées génèrent une rupture du principe d’égalité.

Alors qu’actuellement, en M2, les reçu·es aux concours sont fonctionnaires stagiaires rémunérés 1450 € net par mois, ils et elles vont devenir contractuel·les pour 665 € net par mois. C’est une très nette dégradation de leurs conditions de travail. Ils et elles devront assurer un tiers temps d’enseignement en pleine « responsabilité », valider leur Master, rédiger leur mémoire et préparer le concours. Ils et elles vont donc devoir travailler plus et gagner moins, en étant précaires.

Le ministère prétend, avec sa réforme, rendre le métier plus attractif. C’est en fait tout le contraire. La crise du recrutement va s’aggraver et de plus en plus de contractuel·les vont occuper des postes de fonctionnaires. Ces étudiant·es contractuels vont servir de main d’œuvre corvéable pour le ministère et être des « bouche trous ». On est loin d’une responsabilité « professionnalisante », avec une véritable formation. D’ailleurs, les tuteur·trices de terrain, qui sont censés les accompagner et les former, voient leur statut se dégrader. Actuellement un·e tuteur·trice touche 1200 € d’indemnité pour suivre un·e stagiaire, cette indemnité va passer à 600 € !

Cette réforme ne vise pas à améliorer le recrutement et la formation, mais vise à faire des économies et précariser davantage les profs. La baisse de la qualité de la formation vise à accélérer et accentuer la transformation du métier.

Les revendications de la CGT

Prévue pour une entrée en vigueur dès 2020 pour la mise en place des nouveaux masters et mars 2022 pour les nouveaux concours, cette réforme est inapplicable. Les organisations syndicales et l’ensemble des acteur·trices de la formation ne décolèrent pas et continuent d’en demander le report.

Cette réforme est avant tout budgétaire, une fois de plus ! Elle accélère la transformation du métier : de concepteur·trice de son enseignement, la·le futur professeur·se va devenir un·e simple exécutant·e des directives ministérielles et rectorales.

La FERC-CGT revendique une autre réforme de la formation : un recrutement en fin de licence puis 2 ans de formation sous statut de fonctionnaire stagiaire, rémunéré à temps plein, avec une entrée progressive et accompagnée dans le métier sans que les stagiaires soient considérés comme « moyens d’emplois ».

Cette réforme s’inscrit dans la loi d’Août 2019 sur la refondation de la Fonction publique. Cette volonté de généraliser le pré-recrutement d’enseignant·es sous statut de contractuel·le et non plus sous statut de fonctionnaire, à l’image de ce qui s’est fait à la SNCF, est une attaque de plus contre le service public de l’Éducation nationale.

La FERC-CGT refuse cette réforme et appelle les étudiant·es, les stagiaires, les formateur·trices, les enseignants·es à se mobiliser pour s’opposer à la casse programmée du statut d’enseignant·e et à la perte de sens du métier.

 


dimanche 28 juin 2020

Affectation en qualité de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours et des examens professionnalisés du second degré 2020

 

Note de service du 12-6-2020 publiée au BO n°25 du 18 juin 2020

Fiche de suivi syndical de la CGT-Éduc'action : Affectation lauréat concours 2020 (à venir) Image

Fiche à compléter et à retourner à :

Les Élu-es Nationaux-ales de la CGT-Éduc'action
263, rue de Paris - - case 549 – 
93515 MONTREUIL cedex
Tél. 01.55.82.76.55 - Fax : 01.49.88.07.43
unsen@ferc.cgt.fr 
http://www.unsen.cgt.fr/

Connexion sur le site Sial

Tous les admissibles ou inscrits aux concours externes devront se connecter du 17 juin au 13 juillet  à 12h  sur SIAL SAUF si vous êtes déjà titulaire d’un corps de l’enseignement public auquel cas vous n’avez pas à saisir de voeux sur sial

Il est TRÈS important de télécharegr et d’imprimer la fiche de synthèse de saisie des voeux à l’issue de la procédure SIAL. 

Note de service du 25-4-2019 :

Sommaire : 

Introduction

I. Principes généraux

II. Règles générales d'affectation en fonction de la situation des candidats

II.1. Lauréats inscrits en M1 (hors PsyEN)

II.2. Lauréats justifiant d'une expérience professionnelle d'enseignement d'au moins un an et demi au cours des trois dernières années (hors PsyEN)

II.3. Autres lauréats (dont PsyEN)

II.4. Cas particuliers

II.5. Lauréats qualifiés

II.6. Congés sans traitement

III. Modalités d'affectation en académie

III.1. Connexion sur le site Sial

III.2. Inscrits, admissibles ou admis à plusieurs concours du second degré

III.3. Pièces justificatives

III.4. Résultats des opérations d'affectation

III.5. Changement de discipline

III.6. Affectation des psychologues de l'éducation nationale (PsyEN) stagiaires

IV. Autres possibilités d'accomplissement du stage

IV.1. Maintien dans l'enseignement privé

IV.2. Lauréats recrutés ou susceptibles de l'être en qualité d'Ater ou de doctorant contractuel

IV.3. Affectation dans l'enseignement supérieur dans un emploi de professeur du second degré (PRAG - PRCE)

IV.4. Détachement (Réservé aux seuls titulaires d'un autre corps enseignant du second degré)

IV.5. Affectation en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ou en sections de technicien supérieur (STS)

V. Modalités d'entrée en stage

V.1. Nomination

V.2. Contrôle de la compatibilité avec des fonctions en contact habituel avec des mineurs

V.3. Classement

V.4. Affectation

VI. Reports de stage (cf. annexe E)

Annexe A : Calendrier 2020 des opérations d'affectation

Annexe B : Synthèse des modalités d'affectation dans le second degré

Annexe C : Critères de classement pour une affectation dans le second degré

Annexe D : Ordre d'examen des vœux pour la procédure d'extension dans la phase interacadémique

Annexe E : Reports de stage

Annexe F : Pièces justificatives à produire

Annexe G : Pièces à transmettre à l'académie d'affectation pour la prise en charge financière 

Lire la suite de la note de service...

samedi 6 juin 2020

Calendrier et modalités des concours : le ministère a enfin fait ses choix !

 

Calendrier et modalités des concours :

le ministère a enfin fait ses choix !

 

Le ministère de l’Éducation nationale rend enfin public ses arbitrages dans le cadre des concours de recrutement des personnels d’enseignement et d’éducation. Sur ce sujet, comme sur d’autres, les choix ministériels ne sont pas à la hauteur de la situation.

Après avoir tergiversé pendant quelques semaines, le ministre a tranché : à l’image des candidat·es aux concours externe et 3ème concours, les candidat·es aux concours internes ne passeront pas d’épreuve d’admission. Pour toutes et tous les candidat.es, les épreuves d’admissibilité valent épreuves d’admission à l’exception de certains CAPET et de l’agrégation pour lesquels demeurent des épreuves orales aménagées.

Pour autant, la situation n’est pas satisfaisante, et ce pour deux raisons principalement :

Alors que les résultats de l’admissibilité sont connus depuis un moment, les admissibles du concours internes ne seront admis·es qu’à hauteur du nombre de postes ouverts aux concours : environ 4000 sur 8000 admissibles. Les autres seront sur liste complémentaire ! À la différence des candidat·es aux concours externe et 3ème concours, dont les listes d’admissibles ne sont pas encore connues, cela signifie qu’il faudra faire un tri dans les admissibles. Pourtant, l’immense majorité de ces candidat·es des concours internes ont plusieurs années d’expérience dans l’Éducation nationale soit comme contractuel·les soit comme titulaires dans un autre corps. Ils ou elles ont donc fait largement leur preuve dans le métier.

Par ailleurs alors que tous·tes ces candidat.es admis·es seront fonctionnaires stagiaires dès septembre 2020 il est prévu qu’ils·elles soient soumis·es au printemps 2021, pour ainsi dire donc, à l’issue de leur année de stage, à un oral de titularisation. Concernant cet oral de titularisation, la CGT Éduc’action rappelle que l’année de stage est déjà une année, très difficile, exigeant une grosse charge de travail. L’ajout de cet oral est une charge supplémentaire inutile et stressante pour leur titularisation.

Nous demandons que l’ensemble des fonctionnaires stagiaires qui prendront leur fonction à la rentrée 2020 soit évalué pour leur titularisation selon les mêmes règles que les stagiaires des années précédentes.

Par ailleurs, la CGT Éduc’action réitère sa demande de déclarer admis.es les 8000 admissibles des concours internes, les besoins existent compte tenu de la situation exceptionnelle que nous devrons affronter en septembre. Un collectif budgétaire s’impose pour espérer remédier aux difficultés aggravées par la crise sanitaire et permettre une nette amélioration des conditions de cette rentrée 2020.

Montreuil, le 04 juin 2020

Télécharger le communiqué au format 

dimanche 24 mai 2020

Concours, recrutements et avancement ITRF 2020

Concours I.T.R.F. de catégorie A, B et C , inscriptions aux recrutements I.T.R.F. réservés, inscriptions aux examens professionnels d'avancement de la session 2020

Les inscriptions aux concours I.T.R.F. sont enregistrées du 19 mai 2020 (12 heures, heure de Paris) au 18 juin 2020 (12 heures, heure de Paris).

Les candidats s'inscrivent en retournant par voie postale - en recommandé simple - les dossiers d'inscriptions personnalisés qu'ils ont obtenus suite à leur inscription sur le service en ligne qui leur est proposé : Accéder au service d'inscription

Les dossiers de candidature personnalisés peuvent être obtenus sur ce service du 19 mai 2020 (12 heures, heure de Paris) au 18 juin 2020 (12 heures, heure de Paris).

A noter que l'arrété du 12 mai modifie le déroulement des concours avec une seule épreuve écrite pour la session 2020 au lieu d'une épreuve écrite et d'épreuves pratiques.

Arrêté du 12 mai 2020 portant adaptation des épreuves et des règles de composition des jurys de concours et d'examens professionnalisés réservés de recrutement dans les corps d'ingénieurs et de personnels techniques de recherche et de formation du ministère chargé de l'enseignement supérieur pendant la crise sanitaire née de l'épidémie de covid-19

NOR: ESRH2011040A
Les dispositions des arrêtés du 28 décembre 2011, du 29 décembre 2011 et du 11 juin 2013 susvisés sont adaptées dans les conditions prévues par le présent arrêté pour le déroulement des concours de recrutement dans les corps d'ingénieurs et de personnels techniques de recherche et de formation du ministère chargé de l'enseignement supérieur ouverts pendant la période comprise entre le 12 mars et le 31 décembre 2020.
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2020/5/12/ESRH2011040A/jo/texte

dimanche 15 mars 2020

Maintien des concours : contradiction ?



Maintien des concours :
JM Blanquer contredit E Philippe ?
Alors que le Premier ministre appelle les français·es à éviter les déplacements et que la ministre des Transports annonce la diminution des transports interurbains, JM Blanquer
annonce qu’il maintient les concours.
Encore une fois, le ministre semble en complet décalage avec les annonces du reste du gouvernement et les préconisations de santé publique.
La simple annonce de salles de concours moins remplies ne peut en aucun cas rassurer les inscrit·es.
C’est en effet totalement contradictoire avec la demande de limiter les réunions du Premier ministre et cela impose toujours à des milliers de personnes de prendre les transports en commun pour se rendre sur les sites de passation.
La CGT Éduc’action demande au ministre de prendre enfin les décisions qui s’imposent en reportant concours et examens à plus tard.

Montreuil, le 15 mars 2020

samedi 14 mars 2020

Recrutement des personnels du Premier degré : une nouvelle saignée inacceptable.


Recrutement des personnels du Premier degré :

une nouvelle saignée inacceptable.

Le ministère de l’Éducation nationale vient de faire paraitre au JO du 11 mars le nombre de postes ouverts au concours de recrutement des personnels enseignants du premier degré pour 2020, ainsi que leur répartition académique.
Si le gouvernement et le ministre de l’Éducation nationale répètent à qui veut l’entendre que le premier degré sera la priorité de ce quinquennat, les faits sont têtus et la réalité plus brutale. En effet, depuis l’arrivée du ministre Blanquer, les recrutements des professeur·es des écoles ont fortement baissé, passant de 10526 en 2018 à 9515 cette année.
La CGT Éduc’action regrette et condamne cette nouvelle saignée du recrutement alors que les effectifs sont déjà largement insuffisants dans les départements pour couvrir tous les besoins. Dans ces conditions, nous estimons qu’il sera impossible aux autorités académiques de réaliser les exigences ministérielles sur les dédoublements et le plafonnement des effectifs dans certains niveaux de classe.
Cette nouvelle coupe aura des répercussions dans quasiment toutes les académies. Si dans ce marasme, les académies de Créteil et Versailles conservent leur niveau de recrutement, cela ne résorbera pas la grande précarité déjà existante dans ces territoires. Surtout, de très nombreuses autres académies seront profondément touchées. Ce sera le cas de celles de Lille (qui passe de 722 en 2019 à 480 en 2020), de Paris (de 374 à 270) ou encore Nantes, Reims, Toulouse et l’Outre-mer.
La situation, déjà très difficile dans de très nombreux départements, va à nouveau se dégrader et mettre une nouvelle fois en difficulté les collègues. La diminution des recrutements aura des conséquences sur les effectifs de classe, sur les remplacements en cas de congés maladie ou sur les départs en formation, mais aussi sur l’explosion du recours aux non-titulaires. Depuis de nombreux mois, les collègues expriment dans la rue, mais aussi à l’occasion du sondage ministériel sur la direction, leur ras le bol quant à leurs conditions de travail et demandent des moyens pour pouvoir travailler correctement. Cette nouvelle décision gouvernementale est un nouveau signe de mépris à leur égard.
C’est aussi un signal très négatif envoyé aux étudiant·es préparant actuellement leur concours. A l’heure où la réforme des retraites souligne déjà la faible rémunération des professeur·es des écoles, le ministère choisit de noircir le tableau. En effet, il décourage les vocations en abaissant le nombre des recrutements, mais aussi en repoussant l’accès au concours en fin de master.
La CGT Éduc’action dénonce cette politique violente à l’égard du système éducatif qui touche sans distinction les personnels, les élèves et tou·tes les usager·ères du système éducatif.
Montreuil, le 11 mars 2020

dimanche 15 avril 2018

Inscriptions aux concours des personnels ITRF dans les EPLE (Concours réservé, externe, interne) Session 2018


Le 4 pages de la CGT-Éduc'action "Inscriptions aux concours des personnels ITRF
Inscription obligatoire sur Internet 
Les inscriptions aux concours I.T.R.F. de la session 2018 sont ouvertes du mardi 3 avril 2018 (12 heures, heure de Paris) au vendredi 27 avril 2018 (12 heures, heure de Paris)

lundi 26 février 2018

"Le primaire sanctuarisé, disaient-ils..."


Alors que l'actualité marquante de la semaine était l'annonce, par le ministre, de la réforme du lycée et du bac, le gouvernement et le ministère de l'Éducation nationale viennent de décider d’une baisse de 10% des postes offerts au concours CRPE (Professeur des Écoles). Cette baisse qui fait suite à une 1ère baisse lors du concours 2017, en dit long sur la volonté du Ministre d’accorder une priorité réelle, au 1er degré comme il l’affirme sur les médias... 
Certaines académies voient le nombre de postes offerts au concours, baisser de 30 à 45% !
Cette véritable saignée va poser des problèmes dès la rentrée 2018, puisque, outre le fait que des milliers d'étudiants ne pourront obtenir le concours, certains rectorats pour pourvoir les postes occupés par les stagiaires, auront surement recours au recrutement de contractuels sous-payés et non formés.
Cette politique est dans le droit fil de la volonté de ce gouvernement de s’attaquer à la Fonction Publique en ne lui donnant pas les moyens de fonctionner correctement.
Pour combattre ces orientations, la CGT Éduc'Action s'inscrit dans la mobilisation unitaire pour la défense de nos services publics et appelle tous les personnels à la grève du 22 mars 2018.
Montreuil le 20 février 2018
Le communiqué au format 

Inscriptions aux concours des personnels administratifs, de santé et sociaux - Session 2018 -


Le 4 pages de la CGT-Éduc'action "Inscriptions aux concours des personnels ASS
Inscription obligatoire sur Internet (CYCLADES)
Du 6 février au 6 mars 2018
Informations supplémentaires : http://www.education.gouv.fr/cid112194/les-concours-et-recrutements-administratifs-sociaux-et-de-sante-ass.html

mercredi 6 décembre 2017

Postes aux concours du Second degré : la casse de l’Ecole, encore et toujours…


La publication du nombre de postes aux concours du second degré, le 29 novembre dernier, éclaire  la politique du président Macron menée dans l’Education nationale, secteur soit disant préservé de l’austérité de la Fonction publique. En effet, les chiffres montrent le contraire... 
Malgré une forte poussée démographique (+20 000 élèves), il y aura, en moyenne, 20% de postes en moins pour les concours externes et une stagnation pour les concours internes.
Alors que ces concours sont la seule perspective offerte aux milliers de non-titulaires de l’Education nationale, cette stagnation du nombre de postes couplée à la fin annoncée des concours Sauvadet entrainera un nouveau développement de la précarité dans notre secteur. 
La CGT Éduc’action dénonce ces annonces, extrêmement inquiétantes pour les personnels, les élèves et les étudiant·es préparant ces concours. On sait, par expérience, que la totalité des postes ne sera pas pourvue. De plus, cette saignée du nombre de postes d’enseignant·es aura des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des personnels (nombre d’élèves par classe, services partagés…) et d’étude des élèves (classes surchargées, moins de suivi personnalisé…) alors que la réforme du lycée va arriver et que de nouvelles exigences en termes d’accompagnement et d’orientation seront imposées à tou·tes dès cette année. 
La CGT Éduc’action s’oppose à cette politique de casse de l’Education nationale déjà largement appliquée par les gouvernements précédents. Elle refuse toujours que ce soit les personnels et les élèves qui subissent la politique d’austérité menée au profit des plus riches et annonciatrice du cadre budgétaire des réformes à venir dans l’Education nationale. 
Montreuil, le 06 décembre 2017
Le communiqué au format 

dimanche 3 septembre 2017

Inscriptions aux concours des personnels enseignants, d'éducation et d'encadrement - session 2018 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action

Inscriptions aux concours des personnels enseignants, d'éducation et d'encadrement - session 2018 :
Le 4 pages de la CGT -Éduc'actionImage(à venir)
Note de service n° 2017-125 du 18-7-2017 publiée au BOEN N° 26 du 20 juillet 2017
Dates d'inscriptions : du mardi 12 septembre 2017 à partir de 12 h, au jeudi 12 octobre 2017 à 17 h (heure de Paris) 
Des informations à destination des candidats aux concours externes, externes spéciaux, internes et réservés ou aux avancements de grade (programmes des épreuves, conditions requises d'inscription, nature des épreuves, rapports des jurys...) sont consultables aux adresses internet suivantes :
- pour les personnels enseignants : http://www.devenirenseignant.gouv.fr
- pour les conseillers principaux d'éducation : www.education.gouv.fr/concoursCPE
- pour les concours de psychologues de l'éducation nationale : www.education.gouv.fr/concoursPsyEN
- pour les concours de personnels d'encadrement : http://www.education.gouv.fr/siac4
Inscription obligatoire sur Internet par le biais des adresses mentionnées ci-dessus.

Inscriptions aux concours des personnels administratifs, sociaux, de santé et des bibliothèques - session 2018 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action

Inscriptions aux concours des personnels administratifs, sociaux, de santé et des bibliothèques - session 2017 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action Image(à venir)
Note de service n° 2017-125 du 18-7-2017 publiée au BOEN N° 26 du 20 juillet 2017
Dates d'inscriptions : du mardi 12 septembre à partir de 12 h, au jeudi octobre 2017 à 17 h (heure de Paris)
Toutefois, pour les concours ou examens mentionnés ci-dessous, les candidats s'inscrivent par Internet du mardi 6 février 2018 à partir de 12 h, au mardi 6 mars 2018, 17 heures, heure de Paris :
- infirmier ;
- assistant de service social ;
- secrétaire administratif de classe normale et secrétaire administratif de classe supérieure ;
- adjoint administratif ;
- concours réservé d'infirmier ;
- examen professionnalisé réservé d'assistant de service social ;
- examen professionnalisé réservé de secrétaire administratif de classe normale ;
- examen professionnalisé réservé d'adjoint administratif ;
- recrutement réservé sans concours d'adjoint administratif.
Attention : les inscriptions aux examens professionnels d'avancement de grade dans le corps des SAENES relèvent de la période d'inscription du 12 septembre au 12 octobre 2017, mentionnée ci-dessus.
Des informations à destination des candidats aux concours externes, externes spéciaux, internes et réservés ou aux avancements de grade (programmes des épreuves, conditions requises d'inscription, nature des épreuves, rapports des jurys...) sont consultables aux adresses internet suivantes : 
- pour les concours et les examens professionnels de personnels administratifs, sociaux, de santé : http://www.education.gouv.fr/siac3
- pour les concours et examens professionnels de personnels des bibliothèques : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/bib
Inscription obligatoire sur Internet par le biais des adresses mentionnées ci-dessus.