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dimanche 7 juin 2026

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et directeurs d’école.

Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication, nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.

La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas. Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 202, et ce, malgré nos avis divergents sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, en allant bien au-delà des cadres existants. Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de « pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail, conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.

Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions sur la base des revendications des personnels soient entamées.

Télécharger le communiqué intersyndical

mardi 7 avril 2026

Vendredi 10 avril 2026

 Mobilisation unitaire 

devant la Préfecture de Saint Lô 

à 9h, ce vendredi, 

jour de CDEN.

 

Rassemblons nous afin de dénoncer les fermetures de classes et suppressions de postes ! 

dimanche 11 janvier 2026

Les PAS : Pôle d’appui à la scolarité… et leur extension depuis la rentrée

RAPPEL sur la définition et les objectifs des PAS
Après une expérimentation dans 4 départements, plus de 500 PAS sont mis en place sans qu’aucun bilan véritable n’ait été fait, ou du moins qu’il n’ait été porté à la connaissance des organisations syndicales.
Pour le ministère, le PAS constitue la réponse de 1er niveau pour répondre aux besoins de compensations pour tou·tes les élèves à besoins éducatifs particuliers (BEP), et pas seulement ceux et celles qui ont une reconnaissance MDPH.
Le PAS est présenté comme la substitution aux PIAL en ce qui concerne le gestion des AESH, mais cela n’est pas complètement vrai dans les faits. En théorie, ce dispositif est piloté par le·la chef·fe d’établissement, l’IEN, le·la directeur·trice de la structure ESMS. De plus, il est coordonné par un·e enseignant·e spécialisé·e (OU PAS!) avec l’appui d’un·e professionnel·le du médico-social. Sont également associé·es à l’équipe, un·e gestionnaire AESH, les AESH ainsi que l’AESH référent·e et les ERSEH.

Lire le tract, le télécharger…

Tract PAS 1er degré

jeudi 8 janvier 2026

Et si on parlait inclusion… et revendications ?

L’inclusion scolaire est au coeur des préoccupations des personnels et des familles, mais 20 ans après la loi pour l’égalité des chances des personnes handicapées, l’État, et donc l’Éducation nationale, ne répondent pas à leurs obligations. Pire, ils portent une politique budgétaire austéritaire visant à transformer l’obligation de compensation (à la charge de la collectivité) en logique d’adaptation (à la seule charge des personnels). Ce dédouanement a des effets négatifs puisque l’institution impose ainsi une inclusion à marche forcée, où les AESH et l’engagement des enseignant·es sont l’alpha et l’omega de cette politique. C’est trompeur pour les familles et les élèves, et met en grandes difficultés les personnels qui, pour l’heure, remplissent largement des fiches santé-sécurité au travail pour exprimer leur mal-être alors qu’ils sont largement favorables à l’inclusion.

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Publication CGT École inclusive_Vnov25

Évaluations nationales un outil au service d’une pédagogie unique…

Depuis l’élection de N.Sarkozy en 2007, la « culture de l’évaluation » est devenue un leitmotiv pour les ministres de l’Éducation nationale. Cette « culture » tourne le dos à des années de recherche en pédagogie, mais aussi aux bienfaits qui, grâce à l’éducation populaire, avaient pu progressivement intégrer la vie des classes. Elle malmène les élèves mais aussi les enseignant·es. Il faut d’ailleurs dissocier cette culture de la pratique de l’évaluation pour laquelle la CGT Éduc’action n’a pas d’opposition formelle.

Pour lire la suite…

Évaluations nationales

Rythmes de l’enfant, rythmes scolaires…

t si on prenait le temps d’aller plus loin ?

La question des rythmes de l’enfant, et donc des rythmes scolaires, traverse le monde de l’Éducation depuis des décennies. Dans le 1er degré, on a connu une accélération des réformes ces dernières années sous l’impulsion de Sarkozy puis de Peillon. Pour le premier, sa volonté était de réduire le temps de scolarité (de 26 à 24 heures) sur 4 jours pour y inclure 2 heures de « soutien » aux élèves en difficultés et ainsi « amortir » la disparition programmée des RASED et de la prise en charge spécialisée. Pour le second, l’idée était de revenir à 9 demi-journées de classe, tout en offrant aux élèves une ouverture culturelle et sportive sous le pilotage des collectivités territoriales et donc ancrer une territorialisation de l’Éducation. Ces dernières réformes, jamais évaluées ni corrigées, ont produit des dégâts évidents, non seulement pour les enfants, mais aussi pour les personnels.

Lire le tract dans son intégralité :

Rythmes scolaires

Évolution du remplacement et volontés ministérielles…

Non aux économies sur le dos des personnels !

La CGT Éduc’action alerte sur cette question depuis des semaines. Deux principaux bouleversements sont en œuvre actuellement dans de nombreux départements concernant la gestion du remplacement et sont la suite de ce qui a été mis en place précédemment dans d’autres territoires : la départementalisation ET la fusion/dé-spécialisation de toutes les brigades au sein d’une seule et même dénomination : les BD (Brigades Départementales).

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Remplacement

jeudi 20 novembre 2025

Résultats des évaluations nationales : Une mauvaise note pour le ministère

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Marqueur indiscutable de la politique éducative Macron, les évaluations nationales 2025 ont rendu leur verdict ce jeudi 20 novembre. La présentation des résultats a de nouveau été l’occasion pour le ministère de s’engouffrer dans un vaste exercice de satisfecit peu à propos.

Si le ministère se félicite de certains progrès, la CGT Éduc’action n’a pas cette lecture optimiste des choses. Elle estime surtout que la « stabilité » des résultats atteste principalement de l’échec de la politique éducative en place depuis des années, notamment sous l’impulsion de JM. Blanquer et E.Geffray. Dans le 1er degré, ces résultats marquent l’échec patent d’une politique tournée quasi exclusivement vers les matières dites fondamentales (français et mathématiques) et des pratiques imposées comme la fluence (lecture rapide de mots). Si le ministère se félicite d’une amélioration dans ce champ de compétence évalué, il oublie de dire qu’il n’en est pas de même de la compréhension, pourtant indispensable lors de la lecture… Les « mauvais » résultats en 5ème attestent également de l’inutilité des groupes de niveaux instaurés par le Choc des savoirs.

La publication des résultats est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler que les évaluations nationales généralisées et standardisées sont inutiles et de demander à nouveau leur suppression. Nous rappelons que les personnels enseignants n’ont pas attendu ces épreuves pour évaluer régulièrement les élèves et ajuster leurs pratiques pédagogiques pour la réussite de tous et toutes. Elle dénonce également les conditions de passation et les pressions hiérarchiques subies par les personnels alors que la profession et les organisations syndicales s’y opposent depuis des années. Nous rappelons aussi que les résultats affichés sont souvent faussés puisqu’il n’est plus rare d’assister à des préparations à la passation afin que les écoles et établissements obtiennent les meilleurs résultats possibles. Si c’est une façon entendable d’éviter les comparaisons et la mise en concurrence, cela interroge sur la réelle portée statistique.

Enfin, la CGT Éduc’action rappelle son opposition au tout-évaluation imposé par le pouvoir macroniste dans l’Éducation, qui transforme notre système afin de tout contrôler et mettre en concurrence (les personnels et les élèves), de standardiser les pratiques professionnelles, mais aussi les rythmes d’apprentissage en niant les particularités des élèves.

Année après année, étude après étude, tous les marqueurs attestent de l’inefficacité des politiques éducatives menées en France depuis des décennies. Il y a donc urgence à y mettre fin et à porter un autre projet d’École.

Montreuil, le 20 novembre 2025

Télécharger le communiqué de presse

vendredi 3 octobre 2025

Enseignants contractuels : Retrouvez nos guides 1er et 2nd degré pour connaitre vos droits – 2025/2026

 Pour que cesse cette politique, la CGT porte la revendication historique, plus que jamais d’actualité, de titularisation de toutes et tous sans conditions de concours ni de nationalité. La précarité traverse l’Éducation nationale (enseignant·es, ATSS, CPE, PSYEN, AESH, AED) et la Fonction publique, où les contractuel·les (23,3 % de l’ensemble des agents publics) assurent des missions essentielles sans garanties d’emploi durables. Leur titularisation immédiate est une urgence sociale. Comment l’État, sous prétexte d’une logique libérale implacable peut-il entretenir une précarité structurelle en multipliant les contrats courts et mal rémunérés, en imposant aux collègues d’accepter des conditions de travail dégradées, en les exposant aux pressions hiérarchiques ? La titularisation est un gage de reconnaissance, de stabilité et d’égalité de traitement. Résorber la précarité, c’est renforcer le Service public et garantir la continuité et la qualité des missions rendues à la population.

        Guide 2nd degré                             Guide 1er degré

          

jeudi 4 septembre 2025

Évaluations nationales et généralisation des évaluations… C’est toujours non!

 

Alors que le pouvoir macroniste tangue depuis des mois et que les prochaines semaines s’annoncent chaotiques, les contre-réformes dans l’Éducation nationale sont maintenues par un pouvoir sans légitimité et un ministère sans appui.

En cette rentrée 2025, les évaluations nationales standardisées et généralisées à toutes les classes de l’élémentaire vont faire leur retour. Une nouvelle fois, et alors que les organisations syndicales comme la CGT Éduc’action s’y opposent, elles vont être imposées aux équipes pédagogiques, le plus souvent sous la pression des directions académiques.

Ces évaluations, unanimement rejetées par les personnels, sont symptomatiques de la politique du « tout-é

valuation » instaurée par Blanquer et maintenue par ses successeur·euses. C’est l’outil au service d’une politique de contrôle de tout un système, des personnels et des élèves.

Il y a donc URGENCE à s’y opposer. Ça reste l’engagement de la CGT Éduc’action et des personnels.

Localement, et dès la pré-rentrée, nous appelons à construire des dynamiques d’équipes pour faire comprendre, à nos collègues et aux familles, le danger de ces évaluations pour notre outil de travail et la réussite de nos élèves. Clairement, l’opposition doit se voir comme une décision d’équipe pour construire du collectif et éviter toute forme de répression individuelle.

Télécharger le tract de la CGT Educ’action

mercredi 2 juillet 2025

Guide INSPE 2025

 

 

 

Bienvenue à l’Éducation nationale

La baisse du nombre de candidates aux concours illustre à quel point nos métiers souffrent d’un déficit d’attractivité. Malgré une communication bien rodée de la part du ministère, les moyens alloués pour les revalorisations ou pour améliorer les conditions de travail sont restés bien insuffisants pour enrayer cette crise. Et la réforme de la formation initiale telle que veut la mettre en place le ministère n’est pas la solution pour regagner de l’attractivité. Enseigner est un métier qui apporte de nombreuses satisfactions, mais il doit être revalorisé et doit pouvoir s’exercer dans des conditions dignes.

Enseigner ne s’improvise pas, c’est un métier qui s’apprend

Cette année, en tant que stagiaire, vous pourrez découvrir ou expérimenter des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices et confronter différentes méthodes avec vos collègues. Faire partie d’une équipe est précieux et amène à partager des moments collectifs qui peuvent aussi, parfois, se transformer en moments revendicatifs.

La CGT Éduc’action pourra vous accompagner à tout moment.

Aller à la rencontre de nos militantes, c’est aussi l’occasion, pour vous, de débattre de notre projet d’École.

À travers ce guide, vous trouverez nombre d’informations utiles sur toutes les étapes qui vont jalonner votre parcours cette année et vous permettre, ainsi, de débuter de façon plus sereine. Les militants et militantes, dans les académies, seront à vos côtés dans cette découverte du métier, mais aussi pour lutter pour de nouveaux droits.

Ne restez pas isolé·e s : syndiquez-vous !

Télécharger le guide syndical

lundi 23 juin 2025

Direction d’école. Toujours plus dans l’insupportable

 

Un nouveau rapport de la Cour des Comptes : entre management et leadership

Le 20 mai, la Cour des Comptes, qui voyait à l’automne dernier le régime parisien des décharges comme constituant une rupture d’égalité au sein du pays, fait paraitre un nouveau rapport sur l’école, fortement teinté de libéralisme, prônant notamment la fin du modèle unique de l’école.

Et pendant ce temps, le ministère…

… planche sur un nouveau référentiel des directrices et directeurs d’école. Les organisations syndicales en ont eu un premier, puis un second jet tout autant hors-sol dans le contexte actuel.

[…] il y a bien concomitance entre le rapport de la Cour des comptes et ce nouveau référentiel de direction. Sous couvert de mettre en conformité les textes avec la loi Rilhac, le ministère pousse à la transformation dangereuse des missions de direction pour casser le cadre collectif des écoles, isoler les directeur·trices en les transformant en personnels de direction à peine déguisé·es et amplifier la main mise sur les personnels. De tout cela la CGT Éduc’action n’en veut pas et exige l’abrogation du projet de référentiel de direction, celle de la loi Rilhac.

Pour les écoles et la direction d’écoles, ensemble exigeons :

  • Une direction collégiale avec une décharge à disposition des équipes et la réaffirmation du rôle et des décisions du Conseil des Maître·sses pour ce qui relève du fonctionnement pédagogique de l’école
  • Une augmentation des quotités des décharges (et un complément de décharge pour les écoles d’éducation prioritaire.
  • La création de postes statutaires d’administratif·ves (1 poste/école) ;
  • Un réel allègement des tâches administratives et la définition d’un cadre d’emploi pour les directrices/directeurs d’école permettant de définir de manière précise leurs tâches et responsabilités.
  • De façon intermédiaire, une fonction de direction librement choisie, avec une formation conséquente et ouverte à tou·tes les collègues..

Télécharger la publication complète

jeudi 13 mars 2025

Fiche pratique 1er degré : Les ordres de mission

Point pratique et réglementaire à connaître concernant les ordres de missions afin d’éviter les problèmes liés aux remboursements des frais de déplacements et à la prise en charge des accidents de trajet.

L’administration sollicite très régulièrement les personnels enseignants pour diverses raisons et cela entraine parfois des déplacements professionnels en dehors de notre école (remplacement, formations académiques, jurys d’examens…).

Face à la pénurie de personnels dans les services administratifs, mais également face aux restrictions budgétaires, l’administration est souvent tentée de « contourner » les dispositions réglementaires pour convoquer les personnels. Et cela peut leur être préjudiciable…

La CGT Éduc’action vous rappelle vos droits afin que vous puissiez les faire valoir auprès de votre employeur…

Télécharger la fiche pratique

mercredi 13 novembre 2024

Mesures Genetet ou l’entêtement néfaste d’une ministre

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors qu’en sept ans de mandat Macron les contre-réformes dans l’Éducation se sont enchainées à un rythme effréné, la ministre Genetet avait promis, lors de sa prise de fonction, une pause et un retour au « dialogue social » pour redonner du souffle à l’institution.

À l’évidence, il est clair que cette promesse Genetet a fait long feu. Non seulement elle n’a pu s’empêcher d’introduire de nouvelles mesures (épreuve anticipée de mathématique en 1ère, note dissociée EMC-Histoire Géo au DNB) afin de marquer son passage au ministère, mais surtout, elle maintient toutes les mesures Choc des savoirs. Certes, elle joue un peu la montre dans l’instauration de certaines (DNB obligatoire pour l’entrée au lycée en 2027) ou s’adapte en fonction des restrictions budgétaires (groupes de niveaux 4ème-3ème), mais elle persiste dans leur application (ou les adapte) alors qu’elles sont très largement dénoncées par le monde de l’Éducation.

Il y a un numéro d’équilibriste à vouloir imposer ces mesures nécessitant un nombre d’enseignant·es non négligeable dans un contexte d’austérité budgétaire et de suppression de postes. Consciente de ne pas avoir les personnels suffisants pour les groupes de niveaux collège, la ministre va très certainement recourir au financement du soutien des élèves en difficultés par le Pacte (Devoirs faits, stages pendant les vacances…), autre mesure rejetée par la CGT Éduc’action. Le tout se fera en dehors du temps scolaire, stigmatisant ainsi une nouvelle fois ces élèves qui devront travailler davantage… La CGT Éduc’action rappelle que la réussite de tou·tes les élèves, dans un souci d’égalité, ne peut passer que par des créations de postes permettant une réduction des effectifs par classe et une prise en charge plus individualisée, mais aussi par la mise en place de dispositifs d’aide à ces élèves en difficultés (type Rased).

Avec ces annonces, une chose est sûre : la ministre maintient bien le cap comme elle l’avait promis, auquel le gouvernement ajoute rigueur et violence contre la Fonction publique. Non content de faire payer l’austérité aux fonctionnaires (jours de carence supplémentaires, suppression de postes, gel des salaires…), ce gouvernement continue les attaques contre les métiers de l’enseignement en encadrant plus fortement les pratiques professionnelles. Preuve en est avec l’introduction de la labellisation des manuels en primaire, mesure rétrograde prônée par l’extrême droite et au coût important. Quand l’idéologie est plus forte que les économies à faire…

Face à cette politique gouvernementale et ministérielle rejetée fermement et unanimement par les personnels et les organisations syndicales (mais aussi dans les urnes au printemps), la CGT Éduc’action réaffirme son opposition et exige l’abandon de toutes ces réformes. D’autres politiques d’éducation et de financement sont possibles. À nous, dès aujourd’hui, sur nos lieux de travail, de nous organiser. À nous de nous mobiliser pour construire le rapport de force indispensable au recul gouvernemental, de rejoindre la mobilisation Fonction publique de début décembre qui sera fixée par l’intersyndicale du 12 novembre.

Montreuil, le 12 novembre 2024

Télécharger le communiqué de presse

lundi 23 septembre 2024

Non titulaires 1er degré : une rentrée sous pression

 

Après les différentes claques électorales, ce pouvoir n’accepte toujours pas d’avoir été sanctionné . Et il est clair que le gouvernement Barnier poursuivra une politique régressive battue dans lesurnes : accélération d’une politique anti -sociale, en finir avec la protection sociale, développer la précarité en détruisant les Services publics…

Ensemble exigeons l’arrêt de la pécarité pour les personnels qui exercent des missions pérennes et la revalorisation salariale de tous les personnels.

Ensemble exigeons des moyens pour la réussite de tou·tes les élèves.

Ensemble exigeons que les droits des personnels contractuels soient respectés.

Télécharger le “4 pages” de la CGT Educ’action

Sommaire:

  • Les dangers du pacte
  • L’affectation
  • Les missions
  • Le PV d’installation
  • Les contrats
  • Les brigades sous pression
  • Rémunération et ancienneté
  • Statut et temps de travail
  • CDIsation
  • NUMEN et courriel académique
  • Agent·es de nationnalité étrangère
  • Formation
  • Avis IEN et renouvellement
  • Formation syndicale
  • Maladie

Pour les non titulaires, la CGT Educ’action revendique :

  • La titularisation de tout·es sans condition de concours ni de nationnalité, comme seul réponse juste à la question de la précarité

  • L’arrêt du recours massif  aux personnels précaires

  • Dans l’immédiat, la garantie de réemploi des personnels non-titulaires

  • La cohérence de gestion avec une grille de salaire alignée sur celle des titulaires, sans rémunération au mérite

  • Le renforcement des droits sociaux des non-titulaires et le reconnaissance de leurs qualifications

dimanche 8 septembre 2024

Mobilisation unitaire contre les évaluations nationales et le choc des savoirs

 

SPECIAL EVALUATIONS NATIONALES

La politique éducative du “choc des savoirs” se poursuit à cette rentrée, avec notamment la généralisation des évaluations nationales.

Nos organisations syndicales sont convaincues qu'elles n'amélioreront en rien les conditions de travail des personnels, ni d’apprentissage des élèves.

Nationalement, un appel à la grève à été déposé pour le 10 septembre, journée théorique de début de passation des épreuves.

Dans la Manche, l'intersyndicale FSU-SNUipp, CGT-Educ, SGEN-CFDT et Sud Education appelle l’ensemble des équipes pédagogiques à boycotter collectivement les évaluations nationales telles que préconisées par le Ministère.

Elle organisera une conférence de presse le mardi 10 septembre à la Maison des Syndicats de Saint-Lô à 11h. Toutes et tous les collègues qui souhaitent y participer seront les bienvenu·es.

Nos organisations syndicales soutiennent toutes les initiatives telles que :
- le choix de cocher absents certains élèves pour des items qu'ils ne peuvent réussir
- le choix de n'utiliser que certains items
- le choix de valider des items exceptionnellement échoués
- le refus de remonter totalement les résultats
- le boycott total

Nous mettons à disposition des équipes pédagogiques une proposition de motion de conseil des maître·sses, à adapter librement, ci-dessous.

En opposition à la logique des cycles et contre les aspirations à une école plus inclusive, les évaluations standardisées par classe ne sont ni plus ni moins qu’un formatage et une uniformisation des pratiques des enseignants et des apprentissages des élèves.


MOTION DE CONSEIL DES MAITRES

        Après l’étude des différents items des évaluations nationales et au regard des connaissances de nos élèves, l'équipe pédagogique de l'école XXX réunie le XXX s'oppose à la passation standardisée des évaluations nationales.  
        Nous considérons que ces évaluations ne répondent pas aux difficultés scolaires de nos élèves et en mettront certain.es en position d’échec tout en générant un stress inutile.
        Sachant que les premières semaines sont décisives dans l'instauration d'un climat de confiance propice aux apprentissages, l’équipe pédagogique fait le choix de se servir uniquement des items de ces évaluations qui permettront de favoriser la réussite de tou.tes les élèves, et ce en respectant la diversité dans leur rythme d’apprentissage.
        Attaché.es à notre liberté pédagogique au service de la réussite et de l'émancipation de tou.tes les élèves, nous nous opposons aux dispositifs institutionnels qui concourent à une école toujours plus normative, sélective et inégalitaire.

jeudi 29 août 2024

Choc des savoirs et évaluations nationales… C’est non : en grève le 10 septembre !

 

Alors que le pouvoir macroniste enchaine les défaites électorales (qu’il refuse…), sanctionnant ainsi sa politique, il maintient ses contre-réformes qui détruisent le Service public d’Éducation.

Ainsi, en cette rentrée 2024, le Choc des savoirs va être partiellement appliqué alors qu’il est unanimement rejeté par les personnels et les organisations syndicales. Parmi les mesures dénoncées et repoussées, les évaluations nationales standardisées sont celles qui vont s’appliquer le plus rapidement et qui représentent le mieux la volonté politique de contrôler tout un système.

Il y a donc URGENCE à s’y opposer. C’est l’engagement de la CGT Éduc’action et de l’intersyndicale.

Toutes et tous en grève le 10 septembre

Refusons collectivement de faire passer les évaluations nationales

Portons un autre projet d’école

Exigeons l’abandon du choc des savoirs

Des évaluations nationales imposées contre la volonté des personnels et des syndicats

Alors que les résultats des évaluations PISA ont clairement indiqué la faillite de la politique Blanquer  (pédagogies et évaluations), les gouvernements Macron généralisent dès la rentrée 2024 ces évaluations  nationales à tous les niveaux de l’école élémentaire.

Dans ces conditions, et comme ils·elles le font depuis des mois, les personnels et les organisations syndicales se mobilisent pour les dénoncer et demander la fin de leur caractère obligatoire. Ils·elles dénoncent les  attaques contre la liberté pédagogique et le métier enseignant∙e.

Le symbole d’une politique de tri et du renforcement des inégalités

Ces évaluations visent les élèves. Elles permettent de trier et classer les élèves, de les stigmatiser rapidement comme « bons ou mauvais » élèves, mais également d’anticiper le tri qui s’organise au collège avec les « groupes de niveau ».

D’ailleurs, les évaluations de CM2 doivent permettre ce tri, le remplissage des « fiches navettes » pour la répartition des élèves en 6ème… Et les évaluations 6ème doivent aussi permettre les « ajustements » de ces groupes de niveau dans les premières semaines de rentrée… Le schéma est ainsi complet.

Le symbole d’une politique de contrôle et d’une perte de sens du métier

Ces évaluations visent aussi et surtout les enseignant·es. Elles participent au contrôle croissant des pratiques professionnelles en réduisant les enseignant·es à de simples exécutant·es. Elles les dépossèdent de la maîtrise de leur outil de travail et de leur expertise-professionnalité.

La CGT Éduc’action rappelle que notre travail d’enseignant∙e consiste au contraire à concevoir et adapter les apprentissages en fonction des élèves et de leurs difficultés. C’est la condition nécessaire à la réussite scolaire de nos élèves et non la recherche effrénée de la standardisation. À l’inverse, des outils standardisés n’offrent pas des réponses adaptées et enferment les élèves dans des parcours scolaires.

En plein Choc des savoirs, ces évaluations nationales doivent permettre à l’institution de vérifier si les attendus annuels des programmes sont bien atteints par chaque élève sans prendre en compte la différence de rythmes dans les apprentissages. Mais comme ces mêmes programmes ne sont pas instaurés avec le flou politique, quel intérêt à les maintenir ?

Ces évaluations standardisées sont bien la pierre angulaire d’un système global d’évaluation du système éducatif visant également à comparer les résultats de chaque enseignant·e et donc à les mettre en concurence. C’est innacceptable.

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RENTRÉE 2024 : Nos revendications doivent désormais s’appliquer !

 

Après la claque aux élections européennes, la dissolution manquée et la nouvelle claque aux élections législatives… ce pouvoir n’accepte toujours pas d’avoir perdu. Les conditions de rentrée, elles, se suivent et se dégradent. La ministre démissionnaire n’essaie même plus de faire croire qu’il y aura un·e enseignant·e dans chaque classe ou que le budget suffira à financer notre École… sans parler des contre-réformes en cours. Nous avons besoin de Services publics de qualité, notamment l’Éducation. Le temps est venu de faire appliquer nos revendications !


Dès cette rentrée, construisons une dynamique de mobilisation pour faire appliquer les revendications de la CGT Educ’action

Toutes et tous en grève le 10 septembre

Refusons collectivement de faire passer les évaluations nationales

Portons un autre projet d’école

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Tous les documents de rentrée de la CGT Educ’action :

lundi 10 juin 2024

« Choc des savoirs » : le danger est aussi dans le 1er degré

Le Choc des savoirs est la dernière étape du projet réactionnaire Blanquer visant à généraliser une École du tri dès le plus âge. En instaurant de façon plus précoce la possibilité de redoubler en primaire et en installant des groupes de niveaux au collège, le gouvernement valide une violence de classe tout en instaurant une politique éducative inefficace pour remédier aux difficultés scolaires.

Vouloir amplifier une telle politique systémique désastreuse traduit la volonté politique de casser le service public d’aducation en généralisant une école du tri en réalisant un nouveau cadeau au libéralisme. La CGT Educ’action s’y oppose et appelle à mener la bataille pour l’abandon du choc des savoirs.


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