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dimanche 7 juin 2026

Référentiel de direction d’école : un passage en force inacceptable.

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL

C’est avec colère que nos organisations syndicales FSU-SNUipp, Se-UNSA, SNUDI-FO, CGT Éduc’action, SUD Éducation ont découvert la parution au BO, le jeudi 21 mai, de la circulaire Référentiel métier des directrices et directeurs d’école.

Nous dénonçons une nouvelle fois le manque de dialogue social entre le ministère et les organisations syndicales représentatives. En effet, alors que des discussions couraient depuis un an et que le ministère s’était engagé, à l’issue du dernier groupe de travail du 12 mars, à nous solliciter une nouvelle fois avant la publication, nous avons été simplement destinataires du « projet consolidé » ces derniers jours, sans possibilité d’évoquer tous les points nous paraissant problématiques. Nous ne pouvons que dénoncer cette décision unilatérale pour un texte lourd de sens et d’enjeux pour l’ensemble de la communauté éducative.

La forme est problématique, il en est tout autant du fond. Si nos organisations syndicales ont pu noter un certain nombre de modifications entre le projet initial et le final, le fond et la portée du texte ne différent pas. Comme nous l’avions indiqué au ministre dans un courrier unitaire de juin 202, et ce, malgré nos avis divergents sur la loi Rilhac et ses conséquences sur ce référentiel, nous sommes unanimes pour dénoncer un texte visant à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, en allant bien au-delà des cadres existants. Le ministère persiste donc à vouloir alourdir les missions des directeurs et directrices d’école, à instaurer et renforcer leur rôle de « management », à les soumettre à toutes sortes de pressions locales, à les isoler des collectifs de travail, tout en amplifiant une politique du tout-évaluation. En outre, bien loin de clarifier leurs responsabilités en matière de sécurité (s’agissant notamment du registre de santé et de sécurité au travail ou du document unique d’évaluation des risques professionnels), la circulaire maintient le flou sur la répartition des rôles entre direction d’école et autorités administratives. Tout ceci reste profondément inacceptable pour nos organisations et pour les personnels enseignants considérant que de telles mesures ne participeront pas à améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves. Enfin, ce nouveau référentiel ne répondra pas aux problématiques pesant de plus en plus lourd sur l’école publique : elle ne souffre pas d’un défaut de « pilotage », mais du manque de moyens pour enrayer les inégalités et améliorer les conditions de travail, conséquence des suppressions de postes décidées notamment dans le cadre du budget 2026.

Nous réaffirmons que la richesse des écoles reste la force du collectif et que les personnels demandent avant tout des mesures permettant d’alléger les tâches de direction, des emplois pérennes et statutaires d’aide administrative au fonctionnement de l’école, une revalorisation salariale et un réel soutien de la hiérarchie. Dans ces conditions, nous exigeons que cette circulaire soit retirée dès maintenant et que de nouvelles discussions sur la base des revendications des personnels soient entamées.

Télécharger le communiqué intersyndical

dimanche 8 septembre 2024

Mobilisation unitaire contre les évaluations nationales et le choc des savoirs

 

SPECIAL EVALUATIONS NATIONALES

La politique éducative du “choc des savoirs” se poursuit à cette rentrée, avec notamment la généralisation des évaluations nationales.

Nos organisations syndicales sont convaincues qu'elles n'amélioreront en rien les conditions de travail des personnels, ni d’apprentissage des élèves.

Nationalement, un appel à la grève à été déposé pour le 10 septembre, journée théorique de début de passation des épreuves.

Dans la Manche, l'intersyndicale FSU-SNUipp, CGT-Educ, SGEN-CFDT et Sud Education appelle l’ensemble des équipes pédagogiques à boycotter collectivement les évaluations nationales telles que préconisées par le Ministère.

Elle organisera une conférence de presse le mardi 10 septembre à la Maison des Syndicats de Saint-Lô à 11h. Toutes et tous les collègues qui souhaitent y participer seront les bienvenu·es.

Nos organisations syndicales soutiennent toutes les initiatives telles que :
- le choix de cocher absents certains élèves pour des items qu'ils ne peuvent réussir
- le choix de n'utiliser que certains items
- le choix de valider des items exceptionnellement échoués
- le refus de remonter totalement les résultats
- le boycott total

Nous mettons à disposition des équipes pédagogiques une proposition de motion de conseil des maître·sses, à adapter librement, ci-dessous.

En opposition à la logique des cycles et contre les aspirations à une école plus inclusive, les évaluations standardisées par classe ne sont ni plus ni moins qu’un formatage et une uniformisation des pratiques des enseignants et des apprentissages des élèves.


MOTION DE CONSEIL DES MAITRES

        Après l’étude des différents items des évaluations nationales et au regard des connaissances de nos élèves, l'équipe pédagogique de l'école XXX réunie le XXX s'oppose à la passation standardisée des évaluations nationales.  
        Nous considérons que ces évaluations ne répondent pas aux difficultés scolaires de nos élèves et en mettront certain.es en position d’échec tout en générant un stress inutile.
        Sachant que les premières semaines sont décisives dans l'instauration d'un climat de confiance propice aux apprentissages, l’équipe pédagogique fait le choix de se servir uniquement des items de ces évaluations qui permettront de favoriser la réussite de tou.tes les élèves, et ce en respectant la diversité dans leur rythme d’apprentissage.
        Attaché.es à notre liberté pédagogique au service de la réussite et de l'émancipation de tou.tes les élèves, nous nous opposons aux dispositifs institutionnels qui concourent à une école toujours plus normative, sélective et inégalitaire.

jeudi 29 août 2024

RENTRÉE 2024 : Nos revendications doivent désormais s’appliquer !

 

Après la claque aux élections européennes, la dissolution manquée et la nouvelle claque aux élections législatives… ce pouvoir n’accepte toujours pas d’avoir perdu. Les conditions de rentrée, elles, se suivent et se dégradent. La ministre démissionnaire n’essaie même plus de faire croire qu’il y aura un·e enseignant·e dans chaque classe ou que le budget suffira à financer notre École… sans parler des contre-réformes en cours. Nous avons besoin de Services publics de qualité, notamment l’Éducation. Le temps est venu de faire appliquer nos revendications !


Dès cette rentrée, construisons une dynamique de mobilisation pour faire appliquer les revendications de la CGT Educ’action

Toutes et tous en grève le 10 septembre

Refusons collectivement de faire passer les évaluations nationales

Portons un autre projet d’école

Télécharger le tract


Tous les documents de rentrée de la CGT Educ’action :

lundi 10 juin 2024

Contre le « choc des savoirs » et pour l’École publique : ne rien lâcher !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La mobilisation contre le « choc des savoirs » se poursuit ! Depuis 6 mois, il ne se passe pas une semaine sans action rassemblant les personnels et les parents d’élèves : grève, manifestations, opération collèges déserts, réunions publiques, tractage…La manifestation du samedi 25 mai a permis de rassembler l’ensemble de la communauté éducative autour du refus du « choc des savoirs » mais aussi de la défense de l’École publique. Et depuis le 25 mai, les initiatives locales se poursuivent.

Les mesures « Choc des savoirs » forment un ensemble cohérent qui aggrave et institutionnalise le tri social dans le premier comme dans le second degré et aggravent les inégalités aussi bien sociales que scolaires. Elles viennent aussi remettre en cause le projet scolaire de l’École publique, laïque, gratuite et obligatoire, cette idée qu’il est possible et même indispensable d’accueillir partout tous les élèves sans distinction d’aucune sorte, d’être ambitieux pour chacun et de les faire grandir et réussir ensemble. C’est bien le sens et les missions du service public et particulièrement la lutte contre la ségrégation sociale et scolaire qui sont percutés et remis en cause. L’application du « choc des savoirs » signerait un retour en arrière historique contre la démocratisation de l’École publique.

Le « choc des savoirs » est aussi synonyme de transformation brutale de nos métiers qui s’ajoute à des conditions de travail déjà dégradées : désorganisation de l’enseignement par la mise en barrette avec à la clé davantage de services partagés sur plusieurs établissements et une articulation temps professionnel / temps personnel encore plus difficile, dépossession de notre expertise professionnelle par l’imposition d’évaluations nationales standardisées à tous les niveaux et de pratiques pédagogiques uniformes avec la refonte des programmes, reprise en main des contenus, risques de dégradation du climat scolaire avec la séparation des élèves en groupes qui stigmatiseront les difficultés d’apprentissage. Il se dessine les contours de métiers bien éloignés de ce pour quoi nous les avons choisis.

Nos organisations FSU, UNSA Education, CFDT Education Formation Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Education appellent à poursuivre la mobilisation en rendant concrète notre opposition au tri et l’assignation sociale :

Elles appellent à poursuivre toutes les actions sous des formes diversifiées et soutiennent toutes les mobilisations locales (par exemple, grèves, pétition, réunions publiques, rassemblements, actions diverses d’écoles et d’établissements…). Des préavis de grève ont déjà été déposés jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Nos organisations FSU, UNSA Education, CFDT Education, Formation, Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Education travaillent également à construire une rentrée offensive et appellent les personnels à rester mobilisés : le « choc des savoirs » ne doit pas s’appliquer ! Alors que l’Ecole publique est à un point de bascule de son histoire, ce n’est pas d’un « choc des savoirs » dont elle a besoin mais bien d’un choc des moyens (postes et salaires), et de la reconnaissance de l’expertise de tou.te.s les professionnel.le.s de l’Education.

A Paris, le 7 juin 2024

Télécharger le communiqué de l’intersyndicale

lundi 27 mai 2024

30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école : une fin en soi ?

Depuis 1981, l’Éducation Physique et Sportive (EPS), un vocable qui n’est pas neutre sur le fond, a supplanté « l’éducation sportive » qui avait elle-même succédé, en 1962, à « l’éducation physique » chère à Pétain et mise en œuvre sous le gouvernement de Vichy. Rattachée au ministère de la Jeunesse et des Sports depuis la Libération, la discipline n’intègre le giron de l’Éducation nationale qu’au début des années 80.

L’EPS devrait être centrale parmi les enseignements à l’École, tant elle contribue et est indispensable au développement de l’enfant, et bien au-delà des seuls aspects « physiques ». Les enseignant·es de maternelle et de CP savent bien, par exemple, qu’elle contribue grandement à construire l’apprentissage de la latéralisation, du repérage dans l’espace, des verbes d’action etc… C’est un élément favorisant le vivre ensemble, la cohésion du groupe classe, l’inclusion, la coopération, l’entraide, la solidarité et a des répercussions positives sur l’ensemble des apprentissages, bien plus qu’un moyen potentiel de recentrage pour l’enfant, de retour au calme et à la concentration.

Elle va bien au-delà de l’agitation des « 30 minutes d’activité physique quotidienne » (ou 30APQ dans le jargon scolaire), qu’on présente, entre autres, comme un moyen de réduire le surpoids. Le discours ambiant tendrait à revenir aux temps emprunts d’une visée hygiéniste, de patriotisme, avec pour devise celle du (controversé) Pierre de Coubertin « Mens fervida in corpore lacertoso soit « un esprit ardent dans un corps musclé » (inspirée du poète satirique Romain Juvénal « Mens sana in corpore sano »).

Les 30APQ deviendraient, grâce au battage médiatique initié par JM Blanquer, une excellente initiative de faire « enfin » du sport à l’école ! Sous cette forme, l’activité contribuerait au bien-être physique et réduirait les risques de sédentarité et de malbouffe. Encore une fonction renvoyée à l’École tandis qu’on ne permet ni aux familles d’avoir le temps pour cuisiner, ni de fournir à toute la population les moyens financiers de mieux se nourrir, etc…

En pleine année olympique et paralympique, pour laquelle la promotion est insistante, la récente annonce de la suppression de l’oral EPS au concours de recrutement des professeur·es des écoles (CRPE) apparait comme un véritable danger pour cette matière. Ainsi, il ne serait pas étonnant qu’elle disparaisse purement et simplement des programmes au profit du sport, niant sa définition et ses objectifs, mais également tous ses apports et ses bénéfices. On assisterait alors à un nouveau recentrage des apprentissages sur les seuls « fondamentaux », objectif désormais peu dissimulé de la part de nos gouvernants alors que leur renforcement rétrograde actuel n’a en rien amélioré « les résultats » des élèves. On peut donc s’interroger sur ce qu’il restera à l’EPS, aux arts et aux autres disciplines qui sont pourtant tellement importantes pour la formation et l’émancipation des générations futures.

Le danger sera bel et bien de renvoyer l’EPS à l’extérieur de l’École, notamment aux centres de loisirs dont on sait la précarité et la difficulté à fidéliser les personnels et à construire des projets pérennes soutenus par des collectivités territoriales de plus en plus en difficulté financière (et qui se réclament de l’éducation populaire tout en s’en écartant). L’EPS serait également de plus en plus déléguée aux associations dont certaines sont plus en recherche de profits que de visée collective et surfent sur la vague libérale, profitant de fonds publics et de bénévoles et/ou de salarié·es précaires, sous-payé·es en lieu et place d’enseignant·es formé·es.

Un autre danger est de mettre en place une politique du « tout sport » en développant principalement la pratique sportive au sein des clubs dont l’optique n’est pas celle développée au sein du Service public d’Éducation et qui prônent le plus souvent d’autres valeurs que celles que nous devrions promouvoir à l’École. On a bien compris que l’objectif gouvernemental était de développer la performance, le dépassement de soi et l’esprit de compétition, toutes ces valeurs libérales qui feraient la grandeur et la réussite d’un pays… Le tout en faisant croire aux familles que leurs enfants ont le potentiel (sportif et économique) d’un Kylian Mbappé… On a bien compris également que l’objectif était de pousser clubs et fédérations à profiter du marché que tout cela représente.

Les risques d’une telle politique sont multiples. Par exemple, ne plus penser l’égalité garçons-filles alors même que l’activité physique, l’occupation des espaces et notamment celui de la cour d’école et de l’école hors les murs (comment on s’approprie le quartier et l’espace plus lointain selon qu’on est un garçon ou une fille) peuvent être des éléments favorisant (voir ce qui se joue par exemple sans le cadre de l’EPS pendant les récréations ou les interclasses) ou jugulant le sexisme. On pourrait aussi parler de l’amplification des inégalités d’accès à la pratique sportive ; en délaissant l’EPS au profit du seul sport hors l’école, le coût des licences sportives ou l’accès aux structures sont autant d’éléments de discrimination.

Une autre dérive possible serait que ces 30APQ suppléent à terme un véritable enseignement de l’Éducation Physique et Sportive. Avec peu de moyens, sans formation ni réflexion sur le sens, mais avec un carnet d’activités clé en main (2 déjà fournis) sans même prendre l’air, sans ou avec très peu d’inter-relations entre les élèves, sans empiéter sur les sacrosaints fondamentaux, mais avec une bonne conscience et un satisfecit très politiques, donc de façade. Pendant ce temps, on manque d’infrastructures sportives (terrains d’éducation physique, gymnases, piscines…) à proximité des écoles publiques parce que les choix politiques sont ailleurs. On manque de matériel parce que les budgets sont contraints et ne permettent pas de le renouveler. Ce ne sont pas les 30APQ qui permettront d’améliorer l’existant. Et si cela l’était, ce serait par l’intermédiaire de financements extérieurs (type sponsoring ou mécénat) qui feraient entrer des financements privés dans les écoles. Inacceptable.

Pour la CGT Éduc’action, il est donc plus que jamais important de redonner sa place à l’EPS dans les apprentissages, de la maternelle au lycée, de l’étendre à l’enseignement supérieur, de maintenir cette épreuve du CRPE et de former les futur·es enseignant·es.

Pour télécharger la version mise en page, c’est ici.

dimanche 12 mai 2024

14 mai : Grève nationale contre « le choc des savoirs »

Pour bloquer le « choc des savoirs » et les mesures qui cassent l’École publique, pour les moyens nécessaires (postes, classes, salaires…) :

Grève nationale le 14 mai !

La mobilisation pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite de leurs élèves, pour leur salaire et contre le « choc des savoirs », engagée depuis le mois de janvier, se poursuit malgré les périodes de vacances zonées, témoignant de la détermination des personnels de de l’Éducation.

Le « choc des savoirs » est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres ainsi qu’une discrimination sociale.

L’organisation des enseignements de français et de mathématiques en groupes de niveaux en collège est une véritable usine à gaz, néfaste pour les élèves, particulièrement pour les plus fragiles et qui va dégrader les services de tous les personnels, y compris dans le 1 er degré, où des pressions se font jour pour tenter de contraindre les enseignants de CM2 de trier leurs élèves dans la perspective des groupes de niveaux de 6ème.

Les nouveaux programmes, la labellisation des manuels et la généralisation à tous les cycles des évaluations nationales vont restreindre la liberté pédagogique et remettre en cause la professionnalité des enseignant·es ; le DNB couperet et les « prépa secondes » vont aggraver le tri social.

La réforme de la voie professionnelle est dans la droite ligne de la logique de libéralisation du marché du travail, en réduisant les offres de formation des jeunes, quels que soient leurs vœux, aux besoins du bassin d’emploi et en imposant un parcours différencié réduisant le temps à l’École. C’est un renforcement du tri social des élèves en les assignant à leur classe et à leur lieu de vie. C’est de nouveau un plan « social » qui se dessine chez les PLP avec la fermeture des formations considérées comme non insérantes.

Les conditions de travail des personnels se dégradent et les travailleurs·euses subissent une perte de sens de leur métier : suppressions de postes, fermetures de classes, manque d’infirmier·es et d’assistant·es sociales face aux difficultés de plus en plus criantes de nos élèves, manque d’AED et d’AESH, qui subissent en plus la maltraitance institutionnelle, manque de remplaçants, manque d’enseignant·es spécialisé·es, manque de personnels techniques et administratifs à qui on impose l’expérimentation de nouveaux outils…

Ce n’est pas d’un choc des savoirs dont l’Éducation nationale a besoin mais bien d’un choc des moyens et des salaires. L’Éducation nationale ne peut faire l’économie des près de 700 millions d’euros dont veut la priver le gouvernement.À l’image de ce qu’a vécu l’hôpital public, le service public d’Éducation s’enfonce dans une crise sans précédent sous les coups de boutoir des politiques austéritaires et antisociales de ce gouvernement.

Les grèves nationales des 1er et 6 février des 8 et 19 mars et du 2 avril ainsi que l’ensemble des actions locales, grèves, manifestations, rassemblements, réunions publiques, pétitions, « collèges morts », « nuits des écoles et des établissements » ont démontré l’ampleur de la colère des personnels de l’Éducation nationale et permis de convaincre les parents de la dangerosité des groupes de niveaux.

C’est en ancrant cette mobilisation dans la durée par plusieurs jours de grèves consécutifs, que nous obtiendrons satisfaction des revendications.

Nos organisations CGT éduc’action, Fnec FP-FO et SUD éducation appellent les personnels à refuser de mettre en œuvre le tri des élèves dans des groupes et à bloquer la réforme. C’est pourquoi, elles soutiennent toutes les grèves, y compris reconductibles et autres formes de mobilisations (manifestations, rassemblements etc), en cours et à venir, décidées par les personnels ou proposées par les intersyndicales locales.

Le recul du gouvernement sur la suppression envisagée des heures supplémentaires et des IMP montre que celui-ci craint la généralisation des mobilisations, des grèves.

Nos organisations appellent les personnels à faire de la semaine du 13 mai une semaine d’amplification de toutes ces mobilisations avec une journée de grève le 14 mai.

Elles appellent les personnels à se réunir afin de débattre des suites et des modalités de la mobilisation.

Elles appellent à participer massivement aux manifestations unitaires avec les parents d’élèves du samedi 25 mai « contre le choc des savoirs, pour le choc des moyens et des salaires pour l’École publique ».

Télécharger l’appel intersyndical

dimanche 28 janvier 2024

Uniforme à l’école… vieille lubie réactionnaire et ridicule.

Le Président Macron, le 1er Ministre Attal et la nouvelle ministre de l’Éducation nationale Oudé-Castera ont réaffirmé leur volonté, sous prétexte de « réarmer » le pays, de caporaliser l’Éducation nationale par une accentuation de l’autoritarisme.

Retour de la Marseillaise dans les écoles alors qu’elle fait partie des programmes depuis 38 ans, imposition de manuels scolaires et de progressions remettant en cause la liberté pédagogique des enseignant·es (les transformant en exécutant·es d’une pédagogie imposée par l’État), disparition du collège unique au profit d’un collège inique…

Et cerise sur le gâteau le « retour » de l’uniforme à l’École, rebaptisé « tenue unique », lui qui n’a jamais existé sauf dans les confettis de l’Empire. C’est en s’habillant toutes et tous pareil·les qu’on a le sentiment d’appartenance à une communauté? Non, ce sont les projets que l’on vit ensemble qui fédèrent, rassemblent et peuvent éventuellement rendre fier·e d’appartenir à un groupe (l’école, le club de sport,…).
Cette décision est présentée comme devant permettre de « lutter contre les inégalités sociales », de développer « le sentiment d’appartenance à la communauté nationale » ou encore de permettre « un retour à l’ordre et à la discipline ».

Nous ne sommes pas dupes de leurs discours grandiloquents sur la « lutte contre les inégalités sociales ». Ce sont avant tout les quartiers populaires qui sont visés par ces « expérimentations » et par l’ensemble du débat politique actuel autour de l’uniforme : il s’agit de discipliner les élèves et les habitant·es de ces quartiers, constamment suspecté·es de ne pas avoir de « sentiment d’appartenance à la communauté nationale » et de ne pas « respecter les valeurs de la République ». C’est un pas de plus dans une politique de stigmatisation profondément réactionnaire qui traite tout un pan de notre jeunesse comme une classe dangereuse.

Croire que l’uniforme va « lutter contre les inégalités sociales » est tout simplement ridicule. Pour lutter vraiment contre les inégalités sociales, il faut en réalité mener une politique sociale ambitieuse de renforcement et d’accompagnement des populations défavorisées. Être obligé·e de rappeler cette évidence montre l’étendue de la vacuité du débat politique aujourd’hui.

Enfin, l’argent gaspillé dans cette « expérimentation » devrait être utilisé de manière pertinente en améliorant par exemple l’encadrement des élèves par des professionnel·les ou en garantissant la gratuité de l’École. Le coût de cet uniforme représenterait à terme l’équivalent de 25.000 postes d’enseignant·es, de quoi régler le problème du remplacement cher à Mme la ministre.

Rappelons pour finir qu’il existe des outils efficaces pour lutter contre les inégalités : le premier d’entre eux est le Service public, garant de la cohésion sociale. L’urgence est donc d’investir massivement dans les Services publics, à commencer par celui de l’Éducation, plutôt que de les détruire à coup d’austérité, de privatisation et de mise en concurrence.

 

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Pour une école de qualité pour tou·tes : stop au séparatisme !

La nomination de la ministre des sports à la tête d’un super ministère englobant l’Éducation n’aura fait que confirmer un peu plus le mépris de la macronie envers le monde éducatif. Mais plus que ça, cette nomination calamiteuse aura permis à la nouvelle ministre de mettre au grand jour la scandaleuse place qu’occupe l’enseignement privé dans l’Éducation nationale, au dépend d’une éducation gratuite, égalitaire et laïque.

Il est évident que l’intérêt de nos dirigeant·es pour l’École privée ne cesse de croitre, au détriment bien sûr de l’égalité des chances prônée par l’enseignement public. Que les élites choisissent de payer pour l’école de leurs enfants n’est pas un problème en soi, mais lorsque c’est avec de l’argent public (qui plus est dans des établissements hautement réactionnaires), il y a lieu de s’indigner ! Car oui, l’argent public finance en grande partie l’enseignement privé dit « sous contrat ». Et ça ne date pas d’hier.

La loi Debré d’abord, a autorisé en 1959 que le public finance gracieusement des établissements privés en échange de leur conformité aux programmes nationaux. Puis la loi Blanquer en 2019, en étendant la scolarité obligatoire à 3 ans sans remettre en cause ce financement du privé, a même augmenté ses sources de financement. Aujourd’hui ces établissements sont financés à plus de 76% par de l’argent public alors qu’ils sont les concurrents directs de l’enseignement public !

Outre le fait que ces financements publics (de la part de l’État et des collectivités territoriales) permettent à certaines écoles de réaliser de gros bénéfices (que dire de Stanislas et ses quelques 3 millions d’euros de bénéfice l’an dernier), ils sont constamment et régulièrement dépourvus de contrôles quant à leur utilisation ou conformité vis-à-vis de la loi.

Parallèlement, nos écoles, nos collèges et nos lycées publics ne cessent de se dégrader, faute de moyens accordés à hauteur des besoins, faute d’intérêt de la part des pouvoirs publics tout simplement. Bâtis scolaires insalubres ou presque, manque de personnels, de remplaçant·es, classes surchargées, formations en faible nombre et de qualité inégale, rémunération en deçà des niveaux de qualification et de l’investissement demandé… le délabrement de l’École publique s’accélère. En conséquence, les écoles privées jouissent d’un intérêt croissant. Elles représentent (à tort) pour beaucoup de familles (ayant les moyens de se détournent du secteur public) la seule voie de réussite scolaire et sociale. Ainsi, la mixité sociale est de plus en plus menacée et les élèves les plus favorisé·s se concentrent dans les écoles privées.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir l’abandon de l’ambition collective d’une même éducation de qualité pour tou·tes et partout sur le territoire ? Et comment accepter une ministre avec si peu d’égard pour l’École publique ?

Nos services publics sont progressivement détruits (retraites, hôpitaux, secteur de l’énergie, des transports, de la sécurité sociale, etc…). L’ère Macron ne fait qu’accélérer cette individualisation et cette mise en concurrence de la société. Notre École n’échappe hélas pas à ces politiques néolibérales. À nous d’exiger les moyens pour une École ambitieuse et égalitaire !

 

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Évaluations d’école : on reste opposé·es !

Les chronophages évaluations d’école se poursuivent, bien qu’elles soient inutiles voire néfastes pour les écoles.

L’intersyndicale a demandé à être reçue par le ministère. Vous trouverez ici le compte-rendu de cette entrevue du 13 décembre 2023.

Courrier intersyndical au MENJ sur les évaluations d’école

Compte-rendu (cliquer sur le bandeau intersyndical ci-dessous).

jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

Télécharger l’appel intersyndical

dimanche 3 décembre 2023

Acte II de l’école inclusive : des contours inquiétants

Si le ministère de l’Éducation nationale a relancé un cycle de concertation autour de l’École inclusive, il est évident qu’il n’a retenu aucune des revendications et propositions syndicales. Pire, les grandes lignes de son projet (Acte II de l’École inclusive) sont adoptées dans le projet de loi de Finances 2024 avec comme mesure phare, la mise en place des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité). Le ministère en prévoit 100 pour la rentrée 2024 et 3000 d’ici 2027.

Cet Acte II confirme la volonté du ministère de maintenir l’amalgame entre traitement du handicap et traitement de la difficulté scolaire tout en renforçant la collaboration dangereuse entre Éducation nationale et secteur médico-social libéral. Ces contours, que la CGT Éduc’action dénonce, ont bien pour objectifs une « optimisation » des ressources et non un bien-être des élèves ou une qualité de travail des personnels.

Le Pôle d’Appui à la Scolarité ?

Dans ce cadre, le PAS se substituerait au PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement à la Scolarité) intégrant l’ensemble des élèves à besoins éducatifs particuliers (comme les allophones ou ceux issus des familles du voyage). Il serait constitué d’un personnel de l’Éducation nationale dont on ne connait ni le profil ni les moyens de recrutement (créations ? moyens constants) et de deux professionnels du médico-social pour apporter des réponses dîtes de premier niveau : renfort ponctuel dans la classe, accompagnement des familles, conseils…. Il est affirmé que la MDPH (Maison du handicap) pourra être saisie si cela s’avère nécessaire.

PAS, modalités d’accompagnement par les AESH et ouverture au privé libéral, il y a danger.

Si désormais ce sera au PAS de déterminer « les modalités de mise en œuvre et organise son exécution (aide humaine) » et « la quotité horaire de cet accompagnement. » des notifications MDPH, c’est bien le ministère qui gardera la main sur les moyens humains mis à disposition. Il est à craindre qu’il ne continue à raisonner qu’à moyens constants et selon le « vivier disponible » d’AESH, le tout au détriment des besoins d‘accompagnement des élèves notifié·es.

Le co-pilotage Éducation nationale et secteur médico-social (associatif, lucratif ou du libéral) se ferait par un financement public. La porte, déjà entre-ouverte pour des AESH privé·es (embauché·es directement par les familles) s’ouvre de manière plus officielle puisque inscrite dans le texte. Par ces mesures, le ministère se désengage (de façon organisationnelle et financière) encore un peu plus et accentue le parcours du combattant auquel sont confrontées les familles. C’est, une nouvelle fois, un élément supplémentaire de discrimination puisque ce sont les élèves et les familles les plus difficultés qui seront pénalisée·es.

Silence…

Preuve de ce désengagement, nous n’avons RIEN sur la formation des enseignant·es et des AESH, sur une nécessaire réforme de la formation de l’enseignement spécialisé et d’un plan de départ en formation des personnels, sur la place des RASED, sur les postes de SESSAD (services d’Éducation Soins à Domicile), sur les effectifs par classe, sur le temps de concertation nécessaire aux équipes, sur la prévention et la détection, sur le statut AESH et le temps complet à 24H en présence élève… La liste est longue !

Pour la CGT Éduc’action, le ministère doit déclencher un plan d’urgence pour l’École permettant à chaque élève d’être scolarisé·e dans de bonnes conditions. Les lignes qui se dessinent pour l’École inclusive ne prennent définitivement pas la bonne direction.

Montreuil, le 30 novembre 2023.

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jeudi 30 novembre 2023

Les évaluations d’école, c’est toujours NON

Communiqué intersyndical

À l’initiative du Conseil d’Évaluation de l’École, instance créée par la loi « pour une École de la confiance », les autorités académiques imposent aux personnels les évaluations d’école, composées d’une auto- évaluation que doivent mettre en œuvre les équipes, et d’une « évaluation externe », qui peut parfois s’apparenter à un véritable audit, menée par des groupes d’évaluateurs constitués par les DSDEN.

Au moment où les conditions de travail sont dégradées comme jamais et principalement par le manque de personnels, notamment dans le remplacement, dans les RASED ou dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap, et alors que le ministre prévoit 1709 nouvelles suppressions de postes d’enseignantes et enseignants du 1er degré à la rentrée 2024, comment peut-on demander aux personnels de « s’auto- évaluer » ?

Les évaluations d’école tendent à rendre les équipes seules responsables des difficultés de fonctionnement des écoles, alors que les ministres successifs et leur politique d’austérité en sont en réalité à l’origine.

Les personnels n’ont pas besoin d’auto-évaluations chronophages pouvant conduire à une mise en concurrence des écoles et des personnels. Les collègues vivent cette injonction à mettre en place ces évaluations comme une pression permanente dans le cadre du « tout évaluation » voulu par le ministère. Ce ne sont pas d’évaluations d’école dont les personnels ont besoin, mais bien de créations de postes à hauteur des besoins et de temps pour pouvoir travailler collectivement dans le cadre de la liberté pédagogique !

Les évaluations d’école sont ainsi perçues par les personnels ayant été contraints de les mettre en œuvre (souvent sous les pressions hiérarchiques) au mieux comme inutiles, infantilisantes et chronophages, au pire comme maltraitantes.

Les personnels n’acceptent pas la mise en place de ces évaluations et dans certains départements ils résistent, le plus souvent dans un cadre intersyndical (motion d’école ou de réunions syndicales, audiences, courriers…).

Ces mobilisations peuvent permettre d’éviter les pressions, voire de ne pas être contraints d’entrer dans le dispositif. Nos organisations syndicales appellent donc les personnels à développer et amplifier ces actions.

Il est grand temps que le ministère laisse les collègues travailler sereinement !

Ainsi, les organisations syndicales FSU-SNUipp, SNUDI-FO, CGT Educ’action, SUD éducation et SNALC continuent à exiger l’abandon des évaluations d’école, la fin des pressions hiérarchiques et des menaces de sanctions visant les équipes et les personnels s’y opposant ou refusant d’entrer dans un tel dispositif.

Elles invitent les collègues à continuer de résister aux pressions visant à tenter d’imposer ces évaluations d’école et à organiser collectivement la résistance, dans un cadre intersyndical. Elles continuent également de soutenir et d’accompagner les équipes qui subissent des pressions. Nos organisations syndicales ont ainsi décidé de demander audience en commun auprès du ministre pour porter ces exigences et nos revendications sur ces questions.

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Télécharger le courrier intersyndical au ministre de l’Education nationale