Affichage des articles dont le libellé est Enseignement privé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Enseignement privé. Afficher tous les articles

jeudi 20 février 2025

Bétharram : la CGT-EP demande des contrôles de toute urgence !

 

 

Depuis quelques jours, l’enseignement catholique  est agité par un nouveau scandale.
Après Stanislas à Paris, l’Immaculée Conception à Pau, le Caousou  à Toulouse, Jean-Paul II à Compiègne, voici que ND de Bétharram, établissement catholique lui aussi sous contrat, fait l’objet de plusieurs plaintes
Cette institution, réputée pour ses conditions « strictes » d’accueil des jeunes, fait l’objet d’une information judiciaire. Durant ces décennies, des violences exercées à l’encontre des élèves ont été dénoncées, mais, comme bien souvent dans l’enseignement catholique : l’omerta prévaut.
Pourtant, selon le porte-parole des victimes du collège-lycée catholique des Pyrénées-Atlantiques, Alain Esquerre, « c’était de notoriété publique » : l’établissement était violent. D’après lui « tout le monde savait« , notamment dans le cercle de notables du département.  Mais il a fallu attendre 2024 pour que les victimes soient écoutées : plus d’une centaine d’élèves ont déposé plainte pour des violences et agressions sexuelles, subies entre les années 1950 et 2010
Sur ce dossier, F.Bayrou qui n’a par ailleurs jamais de mots assez durs contre la délinquance (qu’il gifle devant les caméras) incarne ce silence: la macronie parle d’un « manque de précisions »; Mediapart de mensonges : le premier ministre n’admet pas avoir su et couvert ses proches impliqués en se taisant.

« Pas de vagues » sur toute la ligne…

Acteur central : la tutelle, elle peut être diocésaine ou, comme ici, congréganiste. Son rôle est notamment de choisir le chef d’établissement. Ce salarié de droit privé payé par une association employeur (OGEC) doit faire fonctionner l’établissement (destinataire de fonds publics) selon une « lettre de mission ».
Ici la congrégation du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram a désigné des ecclésiastiques pour diriger le collège-lycée. Parmi eux, le père Pierre Silviet-Carricart s’est suicidé en l’an 2000 après avoir été accusé à multiples reprises de viols. Son successeur, l’évêque Vincent Landel, est quant à lui accusé d’avoir minimisé les agressions voire d’avoir fait pression sur les victimes.
Face à ces tutelles, le positionnement des rectorats peut être extrêmement flou : l’existence du maillon DDEC-congrégations sert trop souvent d’alibi à l’administration pour ne pas agir. Employeure des enseignant·es et AESH, l’académie est pourtant garante de l’application du contrat avec l’Etat et notamment de la sécurité des élèves.
Résultat connexe : quand il y a un problème (entre direction ou parent et enseignant·e) le rectorat renvoie la balle aux DDEC ou aux tutelles congréganistes, se déchargeant ainsi de toute responsabilité vis-à-vis des personnels de droit public. 
Constat d’omerta similaire du coté des pouvoirs publics : suite à une enquête très fouillée de Médiapart, les journalistes d’investigation affirment que François Bayrou avait été informé de ces violences dès les années 90. Le premier ministre, maire de Pau (depuis 2014) était alors Ministre de l’Éducation nationale (1993-1997) et parallèlement président du Conseil général (1992-2001) et député des Pyrénées atlantiques (2002-2012).

Enfin la parole des victimes et les lanceur·euses d’alerte est prise au sérieux !

Si du côté d’E.Borne, le silence est total… le Ministère de l’Éducation nationale a fini par réagir ce 14 février, demandant enfin au rectorat de Bordeaux d’inspecter l’établissement. C’est mieux que rien, mais il est regrettable que la lutte contre les violences ne s’engage que lorsque le ministère s’y sent contraint par la pression médiatique provoquée par l’action des victimes.
Dès lors que ces contrôles n’ont pas lieu, ne s’agit-il pas d’une forme d’accord tacite entre les rectorats et les autorités religieuses À de nombreuses reprises, la CGT EP a alerté les rectorats sur des atteintes aux droits/libertés fondamentales et à la laïcité sans que ceux-ci ne réagissent.

Contrôle et prévention

La CGT-EP rappelle que des contrôles sont possibles et indispensables ainsi que le recommandent le rapport de la Cour des Comptes (2023) et celui de Vanier-Weissberg (2024). 
Tout établissement accueillant des mineur·es – et surtout s’il fonctionne sur fonds publics – doit se conformer aux programmes et rendre des comptes. De même, il faut donner aux personnels et à leurs organisations syndicales, les moyens d’exercer leur rôle d’alerte et de contre-pouvoir. Ces dernières sont des garde-fous connaissant parfaitement le système de l’intérieur. Tenir compte de leur expertise, c’est permettre d’améliorer les conditions de travail des personnels et d’accueil des élèves.

Pour faire cesser la silenciation insupportable dans les établissements privés catholiques sous contrat,
comptons sur notre action syndicale et collective !

Depuis des mois les scandales s’égrènent sans que rien ne se passe. Contrairement à ce qui se déroule dans les établissements sous contrat musulmans, l’idée de retrait du contrat d’association n’est même pas évoquée. Combien faudra-t-il de victimes, de personnels en souffrance pour que l’État accepte de prendre ses responsabilités ?

La CGT-EP regrette notamment que le positionnement du Secrétariat de l’Enseignement catholique ait été – même partiellement* – pris en compte sur le sujet de l’EVARS. Ce n’est pas au SGEC d’écrire les programmes. Les rapports Sauvé et de la CIVISE sont autant d’éléments démontrant que tou·tes les jeunes des établissements publics comme privés doivent accéder au même niveau de formation et d’information pour se prémunir face aux discriminations et aux violences sexistes et sexuelles : familiales ou ecclésiales.
La CGT-EP demande donc que des moyens conséquents soient fléchés vers :
    • le contrôle régulier, rigoureux et massif des établissements (financement et fonctionnement). La promesse de 40% d’établissements contrôlés ne suffit pas surtout si seuls 10% des contrôles sont prévus « sur site » (et le reste « sur dossier »)
    • la prévention des violences (formation des personnels notamment cell·eux de Vie scolaire en première ligne au contact des enfants,  application des programmes de l’EVARS dans tous les établissements y compris confessionnels…)
    • une politique de protection de l’enfance progressiste et émancipatrice aux antipodes du slogan démagogue « restaurer l’autorité » de G. Attal.

Si une autorité doit être restaurée, c’est celle des pouvoirs publics
– face aux dérives d’institutions laissées sans contrôle durant des décennies

– face à ses propres représentants (payés par les contribuables)
qui ont couvert de telles dérives aux seules fins
de préserver l’entre-soi et leur place sur l’échiquier politique. 

*L'existence de ces programmes est une avancée mais la version présentée le 29/01 a acté un certain nombre de reculs (notamment sur la transphobie). Le Café pédagogique, Libération
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle, un programme ambitieux pour l’égalité - (CGT Educ 30/01/2025)
Déclaration liminaire à la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de la protection de l’enfance (CGT Santé Action sociale - 22/02/2025)
La protection de l’enfance est en danger: avis adopté par le CESE (11/10/2024)

mercredi 24 janvier 2024

Amélie OUDÉA-CASTÉRA : une provocation inquiétante … (communiqué CGT éduc'action enseignement privé)

  Amélie OUDÉA-CASTÉRA : une provocation inquiétante ... en version imprimable

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la nouvelle ministre de l’Éducation Nationale (ET de la Jeunesse, des Sports ET des Jeux Olympiques et Paralympiques ) a su se faire remarquer pour sa première déclaration, vendredi 12 janvier 2024.

Justifier l’inscription de ses enfants dans un établissement privé sous contrat, au motif d’une « frustration » compte tenu « d’un paquets d’heures » non remplacées, c’est simplement mettre en avant l’enseignement privé sous contrat et contribuer au discrédit de l’enseignement public,  ce qui est inacceptable !

Ajoutons que si l’enseignement privé a plusieurs visages selon les régions, « Stan » – par ailleurs sous le coup d’une enquête administrative – est l’archétype de l’établissement élitiste, réac, prônant l’entre-soi d’une élite. Bref, pas n’importe quel établissement et surtout pas accessible à tou·tes.

Aux dernières nouvelles plusieurs articles de Libération et Mediapart apportent des éléments supplémentaires : la ministre semble bien empêtrée dans cette polémique mais n’admet pas pour autant avoir franchi une ligne rouge.

Le service public d’éducation méritait mieux qu’une telle attaque…

Rappelons donc que dans le privé, il y a aussi des absences non remplacées. Mais personne ne les décompte précisément.

Ainsi, sous la pression des directions et au mépris de la loi, les personnels de droit privé OGEC ou AESH se retrouvent régulièrement en responsabilité d’un groupe classe. Stratagème efficace pour masquer les manques et satisfaire les familles.

De même, dans le premier degré (privé comme public), en cas d’absence d’un·e professeur·e, les élèves sont répartis dans les autres classes. Les effectifs peuvent alors monter à plus de 35. Journées « garderie » épuisantes pour les élèves comme pour les personnels qui ne perçoivent alors aucune compensation financière.

Nous dénonçons les pressions faites sur les personnels (enseignant·es et non enseignant·es) et exercées par les directions pour entretenir cette image du « c’est mieux dans le privé ».

Ce fameux absentéisme des profs est d’ailleurs démenti par les chiffres. En effet les enseignant·es sont moins absent·es que dans le secteur privé et dans le reste de la fonction publique. Pour autant, leurs absences impactant  des dizaines de familles… elles sont plus visibles !

La proportion d’absents au moins un jour au cours d’une semaine s’établissait en 2019 à 2,6 % chez les enseignants, 3,2 % dans la fonction publique d’Etat hors enseignants, 5,1 % dans la fonction publique territoriale, 4,6 % dans la fonction hospitalière et 3,9 % dans le privé.

Rappelons que les heures non faites le sont sous les mêmes modalités dans l’enseignement privé sous contrat et dans l’enseignement public. Public comme privé sont soumis aux mêmes textes réglementaires par rapport aux sorties, aux formations, au droit de grève et aux congés maladie.

Revenons donc à l’essentiel

Masquée ou assumée, la difficulté de trouver des enseignant·es est réelle et résulte de la casse de notre système par les politiques successives, auxquelles Macron et Blanquer ont très largement contribué.

La ministre devrait s’interroger sur les raisons d’une telle dégradation : faibles salaires, manque d’attractivité du métier du fait d’une charge de travail exponentielle et d’une forme de maltraitance des personnels (pressions, classes surchargées, pédagogie imposée et hors-sol…)

La mise en place du « Pacte » par le gouvernement à la rentrée est un pansement sur une jambe de bois : insuffisant comme inefficace.  Que penser d’une heure de mathématiques de 5e remplacée par une heure faite par un e professeur·e d’une autre discipline et qui passera un film? Garderie ou intérêt pédagogique de l’élève ?

La CGT Enseignement privé demande un contrôle impartial de l’administration sur le fonctionnement et le respect de la laïcité dans les établissements privés sous contrat.

La CGT Enseignement privé réaffirme qu’il est urgent d’augmenter tout de suite les salaires (sans contrepartie) et de travailler sur l’attractivité du métier afin de pourvoir l’ensemble des postes.

La CGT Enseignement privé demande la fin de toutes les réformes de casse du système (réforme du Lycée pro, réforme du bac, …)

La CGT s’oppose au système actuel de concurrence entre public et privé sous contrat et demande la nationalisation de tous les établissements privé sous contrat avec fonctionnarisation de tous les personnels

jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

Télécharger l’appel intersyndical

dimanche 12 novembre 2017

PEF 150 Novembre 2017


Sommaire : 
p. 2 : Actu
p. 3 : Édito, Patrick Désiré
p. 4 : La belle réussite de la nouvelle circulaire de missions du service social élèves
p. 5 : Quand l’Enseignement catho tape du poing !
p. 6 : Évaluations nationales CP : plus que la forme c’est le fond qui est dangereux.
p. 7 : Retour des évaluations nationales en 6e : pour en faire quoi ?
p. 8 : Voie pro du lycée : attention à l’acte II de la loi du travail XXL !
p. 8 & 9 : GRETA : on brade la formation, les personnels, les usager·es / Dispositif Sauvadet : la déprécarisation a raté son rendez-vous
p. 10 : Baccalauréat et sélection : prochaine contreréforme de l’Éduc’action
p. 11 à 14 : DOSSIER – PPCR
p. 15 : Risques psychosociaux : une 1ère étape qui n’est toujours pas franchie
p. 16 : Recensement des personnels grévistes dans un établissement scolaire
p. 17 : Sylvie Aebischer militante à la CGT Éduc’action depuis 2007
p. 18 : L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est-elle négociable ?
p. 19 : Femmes marocaines et françaises : même combat
p. 19 & 20 : Profession enseignante : un manque d’attractivité des salaires ! / Billet d’humeur SNR
p. 21 : Les contrats aidés ne sont pas des emplois fictifs / La convergence des luttes, une nécessité !
p. 22 : Les exclu·es de la rentrée en musique de Blanquer
p. 23 : B… comme bienveillance

Encart au PEF 150 : Mouvement 2018

jeudi 6 juillet 2017

PEF 148 juin 2017


Sommaire : 
p. 2 : Actu
p. 3 : édito, Patrick Désiré
p. 4 : 1er degré : Premières annonces du ministre Blanquer ; ATSEM Chalon-sur-Saône
p. 5 : AED Talence ; ESPE Grenoble
p. 6 : Collège évaluation et LSU
p. 7 : Métiers de CPE
p. 8 : Journées d'études Enseignement professionnel
p. 9 : Personnels administratifs : ADJAENES / SAENES
p. 10 : Enseignement privé
p. 11 à 14 : DOSSIER- Le IXème congrès de la CGT éduc'action
p. 15 : Assistant-e de prévention
p. 16 : Avancement d'échelon à compter du 01.09.2017
p. 17 : Rencontre : Patrick Corré
p. 18 : De l'hyper recteur... à l'hyper ministre ; Libertés syndicales
p. 19 : International : - Palestine ; - Turquie
p. 20 : Création de l'UFSE
p. 21 : Journées intersyndicales Femmes ; Note de lecture
p. 22 : RESF : Solidarité sans trêve !

mercredi 8 mars 2017

L’enseignement catholique entre en campagne !

L’enseignement catholique entre dans la campagne présidentielle. Le document qu’ils ont publié contient des propositions réactionnaires d’une période que nous pensions révolue :
  • favoriser l’autonomie des établissements, ou plutôt des chefs d’établissement
  • déroger aux textes actuels de la Fonction publique
  • limiter le rôle de l’État à un simple payeur et lui enlever le pilotage du système éducatif.
Associé à ce document, l’enseignement catholique a diffusé une vidéo insultante envers les personnels de l’enseignement public remplie de clichés (profs grévistes, tire-au-flanc, rétifs à toutes réformes…), la vidéo pose les établissements de l’enseignement catholique comme la seule solution pour une « réelle éducation de qualité ».
La CGT Éduc’action et la CGT-Enseignement privé notent que la direction de l’enseignement catholique ouvre une nouvelle guerre scolaire et agit comme une entreprise qui cherche à gagner des parts de marché face à un concurrent : qui n’est autre que le Service public d’Education.
La CGT Éduc’action et la CGT-Enseignement privé s’inquiètent de cette campagne ou la direction de l’enseignement catholique utilise des fonds publics pour dénigrer et attaquer le Service public.
Il devient urgent dans l’intérêt du Service public de cesser de financer la concurrence des établissements privés sous contrat en les nationalisant et en intégrant les personnels dans la Fonction publique d’Etat. Comme le porte nos deux organisations.
Montreuil, le 2 mars 2017
Le communiqué au format