dimanche 16 juin 2019

La CGT demande toujours le retrait du projet de loi Blanquer !



La CGT demande toujours le retrait

du projet de loi Blanquer !

Une commission mixte parlementaire s’est réunie ce jeudi 13 juin afin d’examiner le projet de loi dite « Pour une École de la confiance » et tenter de trouver un consensus entre les différents amendements proposés et votés par l’Assemblée nationale et le Sénat.
Pour autant, la CGT reste opposée à ce projet de loi en l’état car le texte final, qui sera présenté pour validation au Parlement, n’est pas très éloigné du texte initial publié par le ministre.
 Face à l’ampleur des mobilisations des personnels et des usager-ères, le gouvernement recule sur les EPSF, et le lien hiérarchique des directeurs et directrices d’écoles. Le retrait des mesures contre les familles (interdiction de sorties scolaires pour les mamans voilées et suppression des allocations pour absentéisme) et l’obligation de formation continue pendant les vacances sont aussi une bonne nouvelle. 
La CGT Educ’action considère surtout que ce compromis trouvé entre le Sénat et l’Assemblée permet au ministre de protéger la matrice de son projet et qu’il peut en même temps se targuer d’avoir désormais le soutien des parlementaires, l’article 1 instaurant un devoir d’exemplarité et de silence aux personnels est maintenu. Les établissements d’excellence, le financement de l’école privée par fonds publics, la suppression du CNESCO chargé de l’indépendance de l’évaluation du système, la transformation dangereuse de la formation initiale, le pré-recrutement, la mise en place des PIALs et le développement de la précarité sont bel et bien toujours dans le texte.
 Dans ces conditions, la CGT Educ’action considère que le projet de loi Blanquer reste dangereux pour notre École. Nous persistons à dire qu’il a pour principal objectif d’affirmer l’autorité du ministre sur les personnels et de constitutionnaliser le tri et la sélection. C’est tout ce que nous dénoncions et combattions dès sa publication. La CGT Educ’action dénonce une loi qui, si elle est promulguée, annonce des jours sombres pour l’Éducation et les personnels. Ils le seront d’autant plus que cette loi sera complétée par la loi de transformation de la Fonction publique qui entrainera la généralisation de la précarité et la destruction du paritarisme.
Il y a donc urgence à maintenir la contestation et la mobilisation contre ces deux projets de loi. 
La CGT Educ’action appelle tous les personnels à s’emparer des initiatives d’actions locales, de la grève du 17 juin et d’autres initiatives pour exiger le retrait des projets gouvernementaux.
Télécharger le communiqué de la CGT Educ'action au format 

LOI BLANQUER après l'Assemblée nationale, le Sénat aggrave le texte !



LOI BLANQUER

après l'Assemblée nationale,

le Sénat aggrave le texte !

Le projet initial de loi Blanquer, loi sur l’École de la Confiance, était déjà inquiétant dès la première lecture au vu de certains articles. Le passage à l’Assemblée nationale a généré une série d’amendements comme l’amendement 6 quater avec les EPSF ou l’amendement 5 quinquies avec les Pials qui ont aggravé le texte initial.
Lire la suite et télécharger le tract de la CGT Educ'action au format 

Perspectives retraites n°18

Journal des retraités de l'académie de Caen (Mars 2019) 

PEF 159


Sommaire :

p. 2 : Actualités : Mouvement social : guerre de position !
p. 3 : Édito : Réforme des retraites : danger.
p. 4 : Grigny 2020 ou un «modèle de cité éducative» ?
p. 5 : Grand débat national et annonces du Président Macron pour l’École.
p. 6 : 3ème prépa-Métiers : dès le collège, tri et sélection renforcés.
p. 7 : Repères Vie scolaire de la CGT Éduc’action
p. 8 : Une université accesssible à toutes et tous !
p. 9 : Le collectif AESH reçu à l’Assemblée. Nouveau master Meef : une formation stressante.
p. 10 : 3ème congrès SNEIP-CGT. Les délégué·es décident du maintien du syndicat national.
p.11 à 14 : DOSSIER – Contre l’École de Blanquer, pour une école émancipatrice.
p. 15 : Violences au travail : ne pas qualifier les faits pour mieux les faire cesser.
p. 16 : Le devoir de réserve.
p. 17 : Construire l’égalité à l’école pour gagner l’égalité au travail.
Prévention des violences faites aux enfants.
p. 18 : Orientation scolaire et ségrégations sexistes.
Quelles pratiques pédagogiques pour gagner l’égalité ?
p. 19 : Rencontre : Éliane Viennot - Professeuse de littérature française de la Renaissance.
p. 20 : À votre santé... par ordonnance !
p. 21 : Du 12 au 17 mai : 52ème congrès de la CGT.
p. 22 : Mensonges dÉtat et trahison de la réforme de l’ASE : la «bienveillance» selon Macron.
p. 23 : C comme Confiance... .

dimanche 2 juin 2019

Mardi 4 juin, défendons l'enseignement professionnel devant le rectorat

http://data.over-blog-kiwi.com/1/52/82/82/20190528/ob_059614_maquette-tract-appel-4-juin-ga.pdf

Répression et violences policières : ça suffit ! Vous ne nous ferez pas taire.



Répression et violences policières : ça suffit !
Vous ne nous ferez pas taire.


Depuis plusieurs mois les personnels de l’Éducation nationale sont mobilisé·es contre le projet de Loi Blanquer et les réformes des lycées généraux, technologiques et de la voie professionnelle.
Alors que la mobilisation est installée et s’amplifie, le gouvernement joue la carte de la pression et de la répression pour étouffer un mouvement social. Cette répression à l’encontre des personnels et des usager·ères a tendance à prendre, depuis plusieurs semaines, une tournure des plus dramatiques et scandaleuses un peu partout sur le territoire. 
Dernièrement, c’est à Nice et à Toulouse que se sont produits les événements les plus scandaleux. Après l’arrestation de deux camarades toulousains, le mardi 21 mai, c’est une dizaine de collègues et étudiant·es qui a été interpelée le jeudi 23 mai. À chaque fois, ces interventions arbitraires et violentes (coups de matraque, usage de gaz lacrymogènes…) de la part des forces de l’ordre sont intervenues alors que les manifestations se déroulaient dans une ambiance joyeuse et festive. 
La CGT Éduc’action dénonce avec la plus grande fermeté la violence des forces de l’ordre qui agissent à la demande du pouvoir politique pour faire taire les légitimes revendications des personnels et plus largement de toute la communauté éducative contre des réformes qui visent à casser notre système éducatif. 
La CGT Éduc’action, comme elle l’a fait à plusieurs reprises avec la CGT, exige l’arrêt de ces violences et de la répression, ainsi que le retour au droit pour les personnels comme pour tou∙tes les citoyen·nes d’exprimer par tous les moyens leur revendications.
Nous exigeons le respect de notre droit d’expression et du droit à nous mobiliser pour exiger une société plus juste et plus égalitaire où l’on peut construire une École émancipatrice.
Télécharger le communiqué du 28 mai 2019 au format 

Blanquer n’entend pas les revendications. Besoin d’un·e AESH, Monsieur le Ministre ?



Blanquer n’entend pas les revendications

Besoin d’un·e AESH, Monsieur le Ministre ?

Depuis sa pseudo-concertation et à l’occasion de l’examen par le Sénat de sa loi sur l’école inclusive, le ministre Blanquer communique beaucoup sur une prétendue amélioration des conditions d’emploi des AESH à la rentrée 2019. Que des bobards !
Il prétend que les PIALs permettront de recruter à temps plein au moins 30% d’AESH à la rentrée 2019. 
L’amplitude horaire des élèves accompagné·es n’étant jamais de 35h, les PIALS n’engendreront pas des temps pleins tant que le travail invisible des AESH ne sera pas reconnu à sa hauteur, ainsi que le temps des trajets entre les établissements.
Il prétend que les PIALs offriront aux AESH une meilleure rémunération ainsi que des perspectives de carrière.
Il oublie de préciser qu’il maintient ces travailleur·ses dans une précarité à vie en leur refusant toute augmentation du salaire de base (SMIC) pour un travail nécessitant nombre de savoir-faire.
Les perspectives de carrières annoncées seraient-elles la maigre hausse de la grille indiciaire ainsi que la légère et insuffisante prise en compte des heures invisibles ?
Nous rappelons que seule la création d’un statut de fonctionnaire avec des Obligations Réglementaires de Service (ORS) à 24h et une grille salariale revalorisée leur donnera un salaire décent et une prise en compte réelle de leurs heures invisibles.
 Il prétend que les PIALs et contrats 3 ans seront une réelle amélioration des conditions d’emploi et de travail des AESH.
À 1 ou 3 ans, les contrats AESH restent précaires et prompts à être rompus dans l’établissement d’exercice. Le mépris du professionnalisme des AESH persiste en perpétuant une forme de période d’essai pendant 6 années pour espérer un CDI soumis aux enveloppes budgétaires.
Les PIALS (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) quant à eux accentueront inégalités et pression hiérarchique et aggraveront d’autant les conditions de travail.
Il prétend que les PIALs amélioreront les conditions d’accompagnement des élèves.
Le besoin des élèves et des personnels ne sera aucunement pris en compte : seule comptera la gestion globale de l’accompagnement qui amènera à une rotation des accompagnant·es de chaque élève ainsi qu’à une multiplication du nombre d’élèves accompagné·es par un·e même AESH. Nous assistons à une inclusion au rabais qui se base sur une mutualisation des moyens excessive ne correspondant ni aux besoins des élèves ni à des conditions de travail décentes pour les AESH. N’oublions pas la pénibilité du travail pour ces personnels face à des situations difficiles et à des responsabilités conséquentes.
 Il prétend ainsi que les moyens d’AESH seront à la hauteur des besoins.
Les personnels en contrats aidés ne seront pas systématiquement recrutés sur des contrats AESH, faute de supports budgétaires. Par ailleurs, la mise en place des PIALs vise à “maximiser” les AESH en poste par un accompagnement toujours plus mutualisé afin d’en réduire le recrutement.
Il prétend que les AESH seront enfin formé·es.
Les seules annonces concernant la formation sont un rappel des dispositions déjà existantes de 60h de formation initiale. Rien ne garantit qu’elle sera plus effective.
Le ministre a refusé la possibilité d’une formation spécifique prévue par un amendement au Sénat. Où sont donc les promesses de formation des AESH pour la garantie d’une meilleure inclusion des élèves ?
Alors que les AESH se mobilisaient encore mercredi 15 mai dans toute la France, le ministre persiste dans une attitude méprisante en n’entendant toujours pas leurs revendications et en leur offrant, comme seule perspective d’avenir, le maintien de leur précarité.
Les AESH ont construit une profession dans des conditions improbables. Elles et ils ont les capacités requises pour faire face à un ministère hostile, visiblement inapte à percevoir leur savoir-faire, leur réelle utilité auprès des élèves et au sein de l’Éducation Nationale.
Malgré ses effets d’annonces, ce ministère semble tout aussi incompétent pour faire de l’école inclusive une véritable priorité.
Les AESH continueront donc à révéler les failles inadmissibles de l’école inclusive grâce à une mobilisation constante et une persévérance sans limite !
Télécharger le communiqué du 24 mai 2019 au format 

La répression gouvernementale, les intimidations et les menaces de sanction contre les personnels doivent s’arrêter




La répression gouvernementale, les intimidations

et les menaces de sanction contre les personnels doivent s’arrêter


Les fédérations FNEC FP-FO, FERC-CGT et Sud Education déplorent le fait que, confronté à une contestation en profondeur par les personnels de l’Education nationale, de ses projets de réformes de la Fonction Publique et de l’Education Nationale, le gouvernement et notamment le ministre de l’Education Nationale se soient engagés dans une spirale de répression, de menaces de sanctions et d’intimidation vis-à-vis de nos collègues. 
Ainsi les collègues syndicalistes de Bobigny (93) sont menacés de sanctions et des mutations forcées. Ainsi une collègue CPE à Paris se voit déplacée suite à son militantisme contre les réformes Blanquer. Ainsi un collègue militant syndical a été violemment arrêté lors de la manifestation du 9 mai à Nice, arrestation aboutissant à 10 jours d’ITT.
Ainsi, à l’issue de la manifestation parisienne du 11 mai, une enseignante responsable syndicale, engagée dans la lutte contre les réformes Blanquer, a été interpelée et mise en garde à vue sous prétexte du contenu d’une pancarte. Son conjoint a été également arrêté. Pourtant suite à la demande de policiers en civils au départ de la manifestation, cette pancarte n’a pas été sortie pendant toute la manifestation.
Ainsi, en opposition aux règles définies dans le statut de fonctionnaire, un directeur d’école de Lodève reçoit une lettre d’admonestation du DASEN, suite à une interview à propos de la loi Blanquer donnée en dehors de son service, en tant que citoyen.
Cette montée de la répression confirme qu’à travers l’article 1 de la loi Blanquer relatif au devoir d’exemplarité, il s’agit en fait d’introduire de manière contradictoire aux dispositions prévues dans le statut de la Fonction Publique, la notion de délit d’opinion pour les personnels et tout particulièrement pour les militants syndicalistes. 
Les fédérations FNEC FP-FO, FERC-CGT et Sud Education dénoncent les arrestations arbitraires et les tentatives d’intimidation qui se multiplient.
Elles exigent l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les collègues précités.
Elles demandent au ministre de mettre un terme aux menaces de sanctions dont sont victimes de nombreux personnels en raison de leur opposition aux réformes gouvernementales.
Télécharger le communiqué du 22 mai 2019 au format