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vendredi 19 décembre 2025

Fiche pratique AED : Le droit de grève


Comme tout·e salarié∙e de la Fonction Publique d’État, un∙e AEd dispose du droit de grève à partir du moment où au moins une organisation syndicale représentative a déposé un préavis de grève. Bonne nouvelle ! La CGT Éduc’action en dépose pour tous les jours de l’année scolaire.

 

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jeudi 16 octobre 2025

Cadre de gestion des AEd : tant attendre pour que rien ne change.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le jeudi 9 octobre 2025, le ministère de l’Éducation nationale a publié le nouveau cadre de gestion des Assistant·es d’Éducation au Bulletin Officiel. C’est un euphémisme de dire que cette circulaire s’est faite attendre alors que de profonds changements comme l’accès à la CDIsation (2022) sont intervenus ces dernières années. Si des « concertations » insatisfaisantes avaient eu lieu début 2024, tout était au point mort depuis novembre 2024 jusqu’à la publication de ce texte… sans modification substantielle.

Ainsi, malgré quelques clarifications sur les conditions d’emploi, la précarité demeure la règle pour ces personnels :

  • Les conditions de renouvellement en CDD sont entièrement dépendantes de la volonté de la direction de l’établissement, et la mise en place d’une nouvelle procédure d’évaluation des AEd suscite les plus grandes inquiétudes : de nombreux critères reposent sur des savoir-être et savoir-faire alors même qu’aucune formation réelle n’est mise en place pour permettre de les acquérir.
  • L’accès au CDI reste dépendant de deux arbitraires : la validation par les chef·fes d’établissements et par les services du rectorat. Ainsi, ce n’est toujours pas un droit pour toutes et tous les AEd ayant exercé leurs missions pendant 6 longues années.
  • Les propositions de grilles d’évolution des rémunérations ont toujours été refusées lors des concertations et ne figurent toujours pas dans la circulaire alors même que certain·es AEd dépassent désormais les 9 ans de service.
  • Rien n’est abordé quant aux possibilités de mobilité des personnels qui souhaitent muter d’un établissement à l’autre.
  • Les conditions d’exercice dans les internats sont soumises au « droit coutumier » des établissements car rien ne cadre clairement leur fonctionnement. Cerise sur le gâteau : les heures de nuit ne sont comptabilisées que comme un forfait de 3h pour une présence effective d’au moins 8h.

Au côté des AEd, la CGT Éduc’action se bat pour le respect du cadre de leur mission, l’arrêt des non-renouvellements arbitraires et la mise en place de toute urgence d’une grille de salaires !

Elle rappelle surtout qu’elle porte la revendication de la création d’un Statut de catégorie B pour les AEd et d’un statut d’étudiant·es salarié·es amélioré pour celles et ceux suivant des études.

Montreuil, le 14 octobre 2025

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lundi 5 mai 2025

La lutte continue pour un vrai statut et un salaire digne : En grève le 13 MAI 2025

 

Pour une éducation égalitaire et émancipatrice, nous avons besoin de personnels aux approches et cultures professionnelles variées. Les AEd occupent une place centrale dans les établissements mais sont précarisé·es et sous-payé·es. Enfin, les moyens humains en vie scolaire sont insuffisants.

Profitons de la grève Fonction publique du 13 MAI 2025 pour donner toute leur visibilité aux AEd.

Les grèves du 16 janvier et 1er avril ont été bien suivies : de nombreuses vies scolaires complètement fermées et des rassemblements partout en France, un renforcement le 1er avril et de nouveaux départements touchés par le mouvement de grève. Il faut profiter de la journée de mobilisation Fonction publique du 13 pour donner toute leur visibilité aux AEd !

Des avancées dans plusieurs académies : ouverture de négociations pour un cadre des conditions d’emploi et de travail sur Lyon, sur une grille de salaire basée sur celle des AESH, sur le retour de CDD de 2 ou 3 ans… La grève paye !

LA CGT ÉDUC’ACTION APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS À LA GRÈVE LE 13 MAI
ELLE APPELLE À RENDRE LA MOBILISATION DES AED LA PLUS VISIBLE POSSIBLE DANS TOUS LES CORTÈGES.

Télécharger le tract AED de la CGT Educ’action

Lire le communiqué intersyndical

Lire le tract de la CGT Educ’action

dimanche 23 mars 2025

Nouvelle grève des vies scolaires : 1er avril 2025

 

Communiqué de presse

Pour des moyens supplémentaires, moins de précarité et de meilleurs salaires

Pour la pérennisation des emplois et un vrai statut de fonctionnaire pour les personnels AEd

Le jeudi 16 janvier 2025, nous avons fait le constat que lorsque les personnels AEd étaient informé.es, ces personnels s’étaient souvent mis en grève, avec de nombreuses vies scolaires fermées ou fortement perturbées.

Les AEd ont envoyé plusieurs signaux : elles et ils sont prêt∙es à se mobiliser, ne souhaitent pas en rester à une journée et ont besoin d’être suivi∙es par l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. Non seulement parce que la solidarité permettra de faire avancer leurs revendications, mais aussi parce que la satisfaction de ces revendications aura des répercussions concrètes et positives sur les autres personnels et les élèves.

Les Assistant∙es d’Éducation assurent des missions essentielles pour le fonctionnement des établissements scolaires. Pourtant, ils et elles sont parmi les personnels les plus précaires et les moins reconnus au sein de l’Éducation nationale.

Pour assurer véritablement et dans de bonnes conditions les missions éducatives, revendiquons pour les vies scolaires :

•des créations de postes d’AEd et de CPE
• une baisse du temps de travail avec 32h semaine pour un temps plein
• que les heures d’internat soient comptabilisées en totalité, en remplacement du forfait nuit

Contre la précarité des AEd, revendiquons :

• la généralisation de contrats CDD d’une durée de 3 ans
• la transparence sur l’accès au CDI et un véritable droit au CDI au bout des 6 ans
• la gestion des personnels AEd par les services académiques.

Au-delà des avancées immédiates, nous revendiquons pour ce métier un statut de fonctionnaire de catégorie B, ainsi qu’un statut d’étudiant∙es/salarié∙es avec un temps de décharge accru pour les personnes en étude ou en formation.

Pour de meilleurs salaires pour les AEd, revendiquons :

• une grille de salaire commune avec AESH ;
• une augmentation de 400 euros net par mois
• le versement de la Prime REP/REP+ complète avec rétroactivité depuis 2015.

Pour se faire entendre et obtenir ces avancées, les personnels AEd doivent continuer de se mobiliser au côté
des autres catégories de personnels.

Le mardi 1er avril, mettons encore plus de vies scolaires à l’arrêt ! La date est idéale pour montrer au ministère qu’il doit arrêter de se moquer de nous. Toutes et tous en grève !

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jeudi 20 février 2025

Fiche pratique AED : La période d’essai

 

Sur les périodes d’essai, la hiérarchie profite de notre précarité et de notre isolement. La période d’essai est le principal moyen laissé aux chef.fe.s d’établissement pour nous licencier sans préavis, ni indemnités. Revendiquons un statut de fonctionnaire et dans l’immédiat, faisons respecter nos droits !

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Fiche pratique AED : Les missions dans le 2nd degré

 

Les AEd voient leurs missions se multiplier. Si elles sont diverses et variées, certains employeurs en profitent pour imposer aux Assistants d’Education des tâches qui ne relèvent pas de leurs fonctions.

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Fiche pratique AED : CDI

 

Suite à une large mobilisation, les AEd ont droit au CDI depuis 2022. Malgré cette avancée, les entraves sont nombreuses pour refuser l’accès à de nombreux·ses personnels. Si le CDI n’est pas un droit opposable, le refus n’est pas laissé à l’arbitraire du·de la chef·fe d’établissement et ne peut intervenir que dans des cas prévus par les textes.

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dimanche 19 janvier 2025

Fiche pratique AED : le droit à la formation

 

Des absences ou des réductions de temps de travail sont autorisées dans le cadre de la formation. Les absences pour formation syndicale doivent être déposées un mois à l’avance. Ces absences sont autorisées sans récupération d’heures et avec maintien de salaire.

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Fiche pratique AED : le temps de travail

Pour les Assistant-es d’Éducation (AEd), des règles très précises s’imposent et se combinent concernant l’organisation du service quotidien et votre temps de travail. Il est important de prendre en compte plusieurs paramètres et de rester très vigilant·es car les abus sont fréquents. Voici ce que vous devez savoir :

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Fiche pratique AED : renouvellements et entretiens annuels

 

À chaque fin de contrat, les AED doivent être informé·es par leur employeur (le·la chef·fe d’établissement) de son intention de les renouveler ou non. Si le statut demeure précaire, et que les contrats sont susceptibles d’aboutir à un non -renouvellement, les AEd ne sont pas pour autant des pion·nes et ils ont des droits!

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AESH – AED : une mobilisation réussie

 

La CGT Éduc’action se félicite de la grève et de la mobilisation des personnels AESH et AED du 16 janvier, avec des vies scolaires complètement fermées dans de nombreux départements, ainsi que de multiples rassemblements. Ces personnels particulièrement précaires, dont les rémunérations sont d’une faiblesse indécente, ont vu leurs conditions de travail, déjà difficiles, continuer de se dégrader :

Pour les AESH, la rentrée 2024 a été marquée par une multiplication d’élèves à accompagner, avec des profils de plus en plus complexes à gérer, exigeant parfois des gestes de soignant∙es. Lesaupoudrage devient légion, l’institution s’abritant derrière quelques heures auprès de l’élève, leurrant ainsi les familles quant à la prise en charge. Les signalements des AESH relatifs à l’impact sur la santé, les licenciements pour inaptitude et les démissions pleuvent dans tous les départements. Tout cela pour un salaire moyen de 900€ par mois !

Pour les AEd, l’accès au CDI en 2022 n’a pas rimé avec une sécurisation des emplois puisque celui-ci reste arbitraire tout comme les renouvellements en CDD. Le cadre de leurs missions est peu respecté, la charge de travail accrue et la pression hiérarchique importante. Le tout dans un contexte de moyens AEd insuffisants dans les établissements.

AEd comme AESH sont des maillons essentiels du service public d’Éducation. Aujourd’hui, ils et  elles envoient un signal : précarité ne signifie pas impossibilité de se mobiliser pour défendre ses droits. Ils et elles sont bien décidé∙es à obtenir des avancées.

Cette mobilisation n’est pas une journée isolée mais bien le début d’un processus. La CGT Éduc’action soutient les personnels dans leur combat. En concertation avec les AEd et les AESH, elle travaillera à la construction des suites. En élevant le rapport de force, nous obtiendrons des avancées concrètes sur les conditions de travail et les rémunérations, les moyens et la mise en place de statuts de fonctionnaires pour chacun de ces deux métiers.

Montreuil, le 16 janvier 2025

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samedi 4 janvier 2025

Congés maladies : de nouveaux droits

Depuis le 1er septembre 2024, de nouveaux décrets modifient les textes régissant les indemnités et droits en matière de santé des agent·es de l’État. Les modifications portent notamment sur les congés maladie et le congé de maladie grave des contractuel·les (dont AEd et AESH) ainsi que sur la subrogation. Explications.

  • Les congés maladie

  • La subrogation, enfin !

  • Le congé de maladie grave

 

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mercredi 18 décembre 2024

AESH et AED : appel à la grève le 16 janvier 2025

 L’Éducation nationale, ce n’est pas que des enseignant·es. Pour une éducation égalitaire et émancipatrice, nous avons besoin de personnels aux approches et cultures professionnelles variées. Assistant·es de service social, infirmier·ères, AEd, AESH… Nous sommes toutes et tous indispensables au bon fonctionnement des établissements et à la scolarité des élèves.

Si les AEd et AESH ont des missions distinctes, ils·elles partagent la même précarité et ont les plus bas salaires de l’Éducation nationale. Ils·elles sont victimes de souffrance au travail du fait d’un rapport de subordination réel ou sous-entendu sur leur lieu de travail. Pourquoi ne pas s’organiser ensemble pour gagner un vrai recul de cette précarité, un véritable statut de la Fonction d’État et de meilleures conditions de travail ?

  • Nous voulons un rémunération digne
  • Nous voulons de moyens
  • Nous voulons un statut de catégorie B
  • Nous voulons la fin de l’arbitraire des non-renouvellement

PRÉCARITÉ TOUTE LA VIE ? NON MERCI !

AESH ET AED EN GREVE LE JEUDI 16 JANVIER 2025

 

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AESH :  Téléchargez le communiqué intersyndical

 

AED :  Téléchargez le communiqué intersyndical

jeudi 21 décembre 2023

Grève unitaire le 1er févier 2024

Salaires, postes, conditions de travail, réformes : éducation en danger
Grève unitaire le 1er février

Pour nos salaires, contre les suppressions de postes, contre la mise en place des réformes à marche forcée, nos organisations syndicales FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’Action, SUD éducation appellent à une action de grèves et des manifestations le 1er février 2024.

La crise de recrutement dans l’éducation se pérennise, et toutes les études montrent que la faiblesse des salaires est le premier obstacle à l’attractivité des métiers de l’éducation. Nos organisations exigent de véritables augmentations salariales en particulier par une augmentation significative du point d’indice pour tous les personnels dans ce contexte de forte inflation, ainsi que l’abandon du pacte. Au lieu de poursuivre la dynamique à peine enclenchée avec les mesures mises en œuvre en 2023, le ministre refuse désormais de discuter de nouvelles mesures générales pourtant nécessaires et envisage même une nouvelle transformation des carrières marquée par un poids croissant des hiérarchies.

Enfin, de nombreux signes confirment l’échec du Pacte. Les personnels ont bien compris qu’il ne s’agissait pas d’une revalorisation. La mise en œuvre du Pacte a également profondément divisé les équipes, d’autant plus que qu’il a donné lieu à des pressions ou interprétations contraires aux textes réglementaires dans le seul but de faire du chiffre et de sauver le Pacte. Par ailleurs, le ministre s’entête à refuser les mesures salariales d’urgence qui permettraient de sortir les AESH et les AED de la précarité.

Il est encore temps de renoncer aux suppressions de postes pour permettre notamment d’alléger les effectifs par classe mais aussi d’assurer les remplacements. Il faudrait également recruter davantage de personnels dans l’ensemble des équipes pluriprofessionnelles … La dégradation des conditions de travail, la perte du sens du métier doivent être pris au sérieux. La formation continue saccagée, l’inclusion sans moyens, les effectifs nombreux dans les classes, etc. : tout cela contribue à dégrader encore davantage les conditions de travail.

Sur la question de l’inclusion, tous les voyants sont au rouge et les personnels enseignants et AESH sont à un point de rupture. C’est pourquoi nos organisations revendiquent :

  • La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
  • Un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les AESH, des recrutements d’AESH et de moyens humains à hauteur des besoins.
  • L’abandon des mesures prises dans le cadre de l’acte 2 de l’Ecole inclusive (statut d’emploi d’ARE fusionnant les AESH et les AED, mise en place des pôles d’appui à la scolarité permettant à l’Education nationale de mettre la main sur les notifications MDPH) et l’ouverture de discussions avec les organisations syndicales sur la base des revendications des personnels.

Le projet de réforme du lycée professionnel est emblématique du moins d’école, moins d’enseignant·es, plus d’entreprises, plus d’externalisation des missions, et plus de management !

Cette réforme est à rebours des enjeux éducatifs, elle engage des bouleversements majeurs qui auront aussi un impact lourd sur les conditions de travail de l’ensemble des personnels exerçant en lycées professionnels et sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Nos organisations en exigent le retrait ! Elles demandent au ministre de renoncer à présenter ce projet et à engager de véritables concertations au sein du ministère de l’Education nationale sur la base d’un diagnostic rigoureux à partager sur l’état de l’enseignement professionnel tant pour les élèves que pour les conditions de travail des personnels avant toute réforme.

Plus globalement, les mesures “Choc des savoirs” annoncées par le Ministre dessinent un projet d’école qui revient sur l’objectif de démocratisation et aggrave les inégalités. Elles vont encore dans le sens d’un contrôle accru du travail enseignant (manuel unique, méthodes imposées, évaluations standardisées) contre la liberté pédagogique.

Pour toutes ces raisons, les organisations FSU, FNEC FP – FO, CGT Educ’action et Sud éducation appellent à se mobiliser par des actions diversifiées dès maintenant et à préparer une journée de grève et de manifestations le 1er

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vendredi 15 décembre 2023

Foire aux Questions sur le CDI des AED – version 2024

Foire aux Question : CDI pour les AED – version 2024

Depuis juin 2022, un décret permet l’accès au CDI pour les AEd… mais ce n’est pas un « droit opposable » c’est-à-dire une obligation pour l’établissement ou le rectorat. Au bout de 6 ans, l’AEd peut tout simplement ne pas être renouvelée. On le voit, si le CDI est une avancée, elle reste très mesurée et soumise au bon vouloir de l’administration. Notons qu’un.e AEd en CDI n’est plus  employé.e par l’EPLE mais par le rectorat. Ceci doit nous permettre, à terme, en construisant du rapport de force, de créer des cadres plus transparents pour les mutations futures des AEd… et les conditions d’accès au CDI.

Texte de référence : Décret n° 2022-1140 du 9 août 2022



À quelles conditions un·e AEd peut-il∙elle prétendre à un CDI ?

Un·e AEd peut être éligible à un CDI si il ou elle a exercé pendant 6 ans en qualité d’AEd. L’article 1 ter précise que « Pour l’appréciation de la période d’engagement de six ans, les services accomplis à temps incomplet et à temps partiel sont assimilés à des services à temps complet ».

De plus, à la différence des autres contrats de non-titulaires, une personne pourra être éligible au CDI même si elle a connu des interruptions de contrat de plus de 4 mois et même si elle n’est plus en contrat au moment de la publication du décret. (Article 9)

Exemple : Un·e AEd ayant travaillé pendant 6 ans de 2015 et 2021 peut de nouveau postuler pour un poste d’AEd et pourra signer un CDI.

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Comment évoluera la rémunération des AEd en CDI ?

A l’origine, leur indice (mesure du salaire dans la Fonction Publique) était légèrement supérieur à celui des AEd en CDD (40 euros de plus). Avec l’inflation, et l’obligation pour le ministère de réajuster les salaires des CDD pour ne pas qui soient inférieurs au SMIC, il n’y a plus de différence notamment de salaire.

Sur l’évolution de la rémunération, aucune grille n’est définie. Tous les trois ans, il y aura un entretien professionnel qui pourra être réalisé par le∙la chef∙fe …ou délégué∙e au CPE. Art 1.4

Cette délégation n’est pas sans poser problème car le∙la CPE n’est pas chef∙fe de service, mais l’administration cherche de plus en plus à associer ces personnels à une fonction de direction du service vie scolaire… et non plus d’animation.

Dans le 1er degré, dans les cas éventuels d’AEd dans une école, cet entretien sera réalisé par la directrice ou le directeur.

REVENDICATION : Attendant un vrai statut de fonctionnaire, La CGT revendique une grille nationale alignée a minima sur celle des AESH, qui doit être revalorisée.

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Y aura-t-il une automaticité du passage en CDI pour les AEd à 6 ans d’ancienneté ?

NON ! Les académies veillent souvent à limiter la part de CDI dans le « vivier » d’Aed. De plus, les évictions par non-renouvellement sont possible en cas de désaccord de la direction. Dans ces conditions, il faudra rester très vigilant·es pour éviter des licenciements masqués pour des AEd ayant 5 à 6 ans d’ancienneté.

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Quelle quotité horaire pour un AEd en CDI ?

Rien n’est précisé. Le précédent contrat ne garantira pas la quotité horaire lors du passage en CDI. Les AEd pourraient donc se retrouver avec un temps de travail (et donc un salaire !) inférieur à ce qu’ils et elles avaient l’année précédente. Là aussi, le rapport de force sera déterminant pour éviter des baisses de quotité non choisies.

La CGT Éduc’action revendique des emplois à temps plein par défaut, sauf pour les AEd désirant un temps partiel.

De même, rien n’est cadré dans les cas où des AEd souhaitent changer leur quotité de façon personnelle. Il s’agit d’une négociation avec la direction.

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Les AEd en CDI disposent-ils du crédit d’heures pour formation, comme c’est le cas pour les CDD ?

NON. L’article 5 précise que le crédit d’heures pour formation pro ou universitaire ne s’applique pas aux AEd en CDI. Or, la CGT a défendu le fait que cette possibilité doit continuer d’exister pour laisser aux AEd, même en CDI, la perspective d’une reprise d’études. Cette condition légèrement plus favorable pourra inciter à la reprise d’études et donc à la qualification, pour ces personnels aux contraintes (familiales, pro…) souvent prégnantes, d’autant plus dans le contexte où l’emploi d’AEd, même en CDI, est difficile à envisager comme seule perspective de carrière.

Le Ministère a toutefois ajouté un élément – certes pas totalement satisfaisant – suite à nos interventions :

« Les assistants d’éducation peuvent bénéficier des actions de formation professionnelle tout au long de la vie prévues par le décret n° 2007-1942 du 26 décembre 2007 relatif à la formation professionnelle des agents non titulaires de l’Etat et de ses établissements publics et des ouvriers affiliés au régime des pensions résultant du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004.»

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Quelles sont les modalités de rupture de contrat pour un∙e AEd ?

Qu’il∙elle soit en CDD ou CDI, la procédure ne change pas. En cas de faute professionnelle constatée, le rectorat, sur proposition du rapport du·de la chef·fe d’établissement, peut prononcer un licenciement après passage en Commission Consultative Paritaire Académique (CCPA).

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Quelles conditions de passage d’un contrat AEd à contratuel·le enseignant·e ou ATSS ?

Comme avant, un·e AEd peut interrompre son contrat pour basculer sur un emploi de contractuel·le enseignant·e, mais pas pour un contrat ATSS. Après ce contrat, le∙la collègue réintègre son emploi d’AEd jusqu’à la fin de son contrat. Contrairement à la version initiale qui évinçait les AEd en CDI, les négociations ont permis d’avoir un arbitrage favorable du ministère. Les AEd en CDI peuvent donc interrompre temporairement leur contrat pour un contrat d’enseignant·e contractuel·le.

Remarque : les AEd qui interrompent leur contrat pour devenir contractuel·les enseignant·es, ont des conditions de classement/reclassement lorsqu’elles et ils obtiennent le concours, qui sont moins intéressantes sur la période contractuel·le enseignant·e que sur la partie AEd. Cela n’incite donc pas à devenir contractuel·le enseignant·e…

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Quel cadrage national pour l’accès au CDI ?

Pour l’heure, aucun à part les éléments généraux du décret. Dans certaines académies, des guides académiques AEd construits par les rectorats sont en cours d’élaboration (Janvier 2024). Des discussions doivent reprendre aussi au niveau national. L’enjeu est, dans un premier temps, d’arriver à une circulaire nationale de cadrage qui garantisse le plus de transparence possible.

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Références :

vendredi 29 septembre 2023

3 octobre : Grève AESH et AEd

Avec la question des retraites, celle des salaires est d’autant plus prégnante pour tou·tes les salarié·es  qu’ils·elles font face aujourd’hui à une flambée inflationniste historique (jusqu’à +16% pour les produits alimentaires). C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron et le ministère viennent enfin de présenter leur plan de« revalorisation » pour les personnels de l’Éducation nationale et la révision de la grille de salaire. Tout est inacceptable pour la CGT Éduc’action.

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Pour les AESH et les AED, la CGT Educ’action revendique :

  • Primes REP et REP+ calculées sur les mêmes bases que celles des enseignant·es
  • Abandon TOTAL du projet ARE (y compris sur la base du volontariat)

Pour les AESH

    • Abandon du projet portant sur le cumul des emplois ;
    • Un contrat de 24h d’accompagnement élève correspondant à un temps plein ;
    • L’abandon immédiat des PIAL et de la politique de mutualisation ;
    • La garantie d’accès à des formations qualifiantes à hauteur des missions ;
    • Le recrutement des AESH permettant de couvrir les besoins de tou·tes les élèves en situation de handicap

Pour les AED

    • Un statut d’AEd avec création d’un corps de catégorie B Fonction publique pour un temps à 32h/semaine sur 36 semaines ;
    • Pour les AEd étudiant·es, le maintien d’un statut d’étudiant·e/surveillant·e avec déduction d’heures de travail facilitant le suivi des études

samedi 1 juillet 2023

« 4 pages » AEd de juin 2023

 

Une année chargée

Cette année, le quotidien des vie scolaires a encore été très chargé. En parallèle, les AEd ont souvent été au rendez-vous des mobilisations sur la réforme des retraites. Pour autant, le quotidien des AEd ne s’améliore pas… et des inquiétudes grandissent sur la fusion AEd-AESH. Comme les AESH au cours de ces dernières années, les AEd ont besoin de continuer à construire des mobilisations pour sortir de l’invisibilité et lutter contre la précarité.

Sommaire

  • Prime REP/REP+ :  promesses non tenues !

  • Accès au CDI, renouvellement, baisse des moyens Vie-scolaire

  • C’est du grand art… la fusion des missions AEd/AP et des AESH ?

  • AEd et remplacements d’enseigant·es

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dimanche 14 mai 2023

Tract AESH – AED : des annonces présidentielles inquiétantes

 

Tract AESH-AED : des annonces présidentielles inquiétantes

Soucieux de tourner rapidement la page réforme des retraites, le président Macron occupe le terrain et enchaine les annonces afin de multiplier les écrans de fumée. C’est en ce sens que le 26 avril dernier, lors de la Conférence nationale sur le handicap, il affiche clairement ses ambitions. Et tant pis si celles-ci sont déconnectées de la réalité et très dangereuses pour les élèves et les personnels. Tour d’horizon rapide…

  • DES MESURES ANNONCÉES SANS CONCERTATION ;
  • AESH ET AED FUSIONNÉS EN UN SEUL MÉTIER ?
  • DES SOLDES AU SERVICE DE LA PRÉCARITÉ ?
  • LES STRUCTURES SPÉCIALISÉES DISPARAISSENT… AU PROFIT D’ÉQUIPES MOBILES ! ;
  • UNE NOUVELLE GESTION DE L’INCLUSION QUI POSE QUESTION… !
  • DES ANNONCES DE PURE LOGIQUE COMPTABLE !
  • CDISATION AESH APRÈS LE CDD DE 3 ANS : CHANCES OU PIÈGE ?

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vendredi 28 avril 2023

Communiqué de presse : Rémunération des enseignants et enseignantes Ni aumône ni Pacte.


Rémunération des enseignants et enseignantes Ni aumône ni Pacte. Le 1er mai, tous et toutes mobilisé·es pour nos retraites et nos salaires !

 

Emmanuel Macron et le ministère de l’Éducation nationale ont dévoilé le plan de revalorisation des personnels enseignants, CPE et Psy-En.

Seule surprise par rapport aux dernières propositions du ministère, l’assurance pour ces personnels de voir leur fiche de paie augmenter d’un peu moins de 100 € en septembre quelle que soit leur ancienneté.

Les augmentations pourront aller jusqu’à 230 € net par mois et aucun titulaire n’aura une rémunération inférieure à 2000 € net par mois, ce dont la CGT Éduc’action se félicite.

Toutefois, l’enveloppe budgétaire dédiée à la partie revalorisation inconditionnelle étant fermée et largement insuffisante, ces annonces vont se traduire par des évolutions salariales très faibles tout au long de la carrière ce qui aggravera la perte d’attractivité.

Si les sommes annoncées ne sont pas négligeables, elles sont très loin de compenser des pertes de 15 à 25% de pouvoir d’achat après des années de gel de la valeur du point d’indice et l’inflation galopante de ces deux dernières années. Les enseignant·es français·es vont demeurer parmi les moins bien payé·es de l’OCDE.
En outre, il ne s’agit que de revalorisations indemnitaires qui ne sont pas comprises dans le calcul des pensions de retraite.

Pire, le ministère confirme le « travailler plus pour gagner plus » avec le pacte auquel la CGT est farouchement opposée. Ce dispositif met en place une revalorisation en contrepartie de missions supplémentaire ce qui est inacceptable au vu du temps de travail des personnels enseignants.

Alors que les diverses études confirment l’épuisement professionnel des enseignant·es, le ministère persiste à mettre en place un dispositif qui va mettre les personnels en concurrence, fragiliser les collectifs de travail et aggraver largement les inégalités femmes/hommes, sous le prétexte fallacieux d’améliorer le service public d’Éducation.

Par ailleurs, il est mensonger de faire croire que toute absence sera remplacée dès le lendemain à partir de septembre, alors qu’un grand nombre d’absences de longue durée ne le sont déjà pas pendant parfois des mois, faute de personnels en nombre suffisant. Si le ministère veut améliorer le service public, il faut créer des postes à la hauteur des besoins, pourvus par des titulaires revalorisé·es, pour diminuer les effectifs par classe et assurer les remplacements.

Enfin, les autres catégories de personnels de l’Éducation nationale qui contribuent à faire vivre ce service public sont totalement ignorées par ces annonces, en particulier les personnels de catégorie C, AESH et AEd. C’est inacceptable !


La CGT Éduc’action refuse catégoriquement le pacte. Elle exige une augmentation indiciaire immédiate de l’ensemble des personnels de 400 € net par mois, une hausse de la valeur du point d’indice à la hauteur de l’inflation et sa ré-indexation sur l’indice des prix à la consommation ainsi que l’ouverture de négociation sur l’ensemble des grilles indiciaires.

Plus que jamais, elle appelle les personnels à faire du 1er mai une réussite exceptionnelle pour leur retraite et pour leur salaire.

Montreuil, le 21 avril 2023

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