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dimanche 6 septembre 2026

Bilan des quinquennats macron : Un démantèlement délibéré de la voie professionnelle !

 

RENTRÉE 2026 : IMPRÉPARATION, MÉPRIS ET ENTÊTEMENT …

Lors des discussions sur le calendrier des examens de la session 2026, la CGT Éduc’action avait proposé que les épreuves se déroulent le matin pour anticiper une éventuelle canicule. Le ministère était resté sourd à cette demande, et les épreuves du bac professionnel ont eu lieu, dans une chaleur accablante, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions pénibles voire dangereuses. Pour la session 2027 les épreuves se dérouleront à partir du 7 juin et uniquement le matin. Au-delà des aménagements de raison, l’urgence réside dans la rénovation du bâti scolaire.

L’introduction de la correction dématérialisée des copies à laquelle la CGT Éduc’action est opposée, a été imposée sans concertation. Elle a dégradé le travail collectif et collaboratif des personnels, et remis en cause l’équité de traitement des élèves. La CGT Éduc’action exige à minima dans un cadre national, des décharges de service allouées à la hauteur de la charge de travail demandée.

Alors que le parcours « Y » est un échec, le ministre s’entête à le maintenir. Entre novembre et début avril, les élèves du module « insertion professionnelle » feront, dans la continuité ou pas de leur PFMP, deux semaines supplémentaires, sécables et gratifiées. Ce module est corrélé avec le dispositif Avenirpro. Pour celles et ceux optant pour le module « poursuites d’études », ces deux semaines seront consacrées à préparer leur admission via Parcoursup dans un hypothétique BTS. Même réduit et déplacé dans l’année, ce parcours est inutile et va engendrer désorganisation et absentéisme ! La CGT Éduc’action revendique son abrogation.

Le décès de plusieurs mineurs en stage a contraint le gouvernement à reconnaître, à demi-mot, la dangerosité de l’entreprise. Pour l’instant, les réponses institutionnelles ne sont pas à la hauteur. Pour la CGT Éduc’action, il n’y a pas de fatalité et des solutions existent pour protéger la jeunesse. Il faut transformer les PFMP en stage de pratique et d’observation, les réduire et les sécuriser. Pour la CGT Éduc’action il faut travailler sur trois plans : former et prévenir en doublant les heures de PSE et d’éco-droit, accorder de nouveaux droits aux élèves mineur·es comme un droit de retrait face à des dangers graves et imminents ou des situations de Violences Sexistes et Sexuelles, sanctionner les entreprises coupables en renforçant les moyens de l’inspection du travail.

Comme à chaque rentrée, le nombre d’élèves non-affectées va être important et va se traduire par du surbooking, des retards d’affectation ou de la déscolarisation. Plutôt que de favoriser l’apprentissage à grands coups d’argent public, il y a nécessité à augmenter les capacités d’accueil des lycées professionnels notamment par la création de formations répondant aux enjeux écologiques et aux besoins sociaux. Le lycée professionnel a subi deux réformes réactionnaires lors des quinquennats Macron. Leur bilan est catastrophique, nous vous proposons d’en faire l’analyse.

Télécharger le “4 pages” de rentrée de la Voie Pro

Communiqué Intersyndical sur la situation du lycée Utrillo de Stains

 

Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute ? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision quant à l’objet de cette convocation, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée.

En avril dernier, une enquête administrative a eu lieu au lycée Utrillo de Stains. Faisant suite à de très nombreux signalements sur ces agissements sur élèves, violences signalées depuis de nombreuses années de la part d’un enseignant de l’établissement, les personnels et leurs organisations syndicales avaient vite compris que cette enquête avait tout d’un énorme scandale, mais ne voulaient tout de même pas croire que le Rectorat irait aussi loin dans l’ignominie.

Les conditions de l’enquête administrative étaient extrêmement inquiétantes : questions très orientées et à charge, refus des enquêteur∙rices d’entendre la parole des élèves victimes et des parents d’élèves, pressions des enquêteur∙rices sur les représentant∙es syndicaux∙ales accompagnant les collègues, présence parmi les enquêteur∙rices d’un personnel de la DSDEN qui avait pourtant incité les lanceuses d’alerte à signaler les faits au procureur de la République en vertu de l’article 40 du code de la fonction publique et de l’IA-IPR de l’une d’elles…

Mais nous voulions croire que notre employeur ferait preuve de discernement et d’impartialité à l’issue de cette enquête qui a forcément mis en lumière l’existence des violences et autres comportements inadmissibles de la part du mis en cause. Pour nous, la mesure envisagée constitue une nouvelle procédure-bâillon, d’un crachat à la figure des victimes de violences sexistes et sexuelles, d’une victimation secondaire et de la silenciation de tous∙tes celles et ceux qui osent parler en cas de violences.

Alors que le ministre se targue de lancer une grande campagne de sensibilisation et de recueil de la parole, envisager une mesure de « mutation dans l’intérêt du service visant nos collègues lanceuses d’alerte est totalement inacceptable. Ce comportement du Rectorat traduit une hypocrisie et un cynisme sans limites. Le Rectorat sait pertinemment que cette sanction déguisée est attaquable devant le Tribunal Administratif mais joue des lenteurs de la justice administrative pour tenter de passer en force. Nous dénonçons ces attaques sournoises de la hiérarchie tout comme les personnels de l’établissement qui ont démontré leur pleine solidarité en se mettant massivement en grève jeudi 3 septembre.

Nos organisations syndicales se tiennent auprès de nos collègues risquant ces sanctions, de tous et toutes les victimes et des lanceur∙euses d’alerte, ainsi que de toute l’équipe du lycée Utrillo qui sortirait traumatisée d’un tel évènement s’il avait bien lieu. Nous exigeons l’annulation de ces sanctions déguisées.

Montreuil, le 4 septembre 2026

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lundi 31 août 2026

Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension

 

Communiqué de presse

Après un été caniculaire qui n’aura pas été de tout repos, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 11 millions d’élèves et 800 000 personnels enseignants.

Pour sa dernière rentrée de l’ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l’École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d’élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l’uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c’est une vision nauséabonde de l’École qui se dessine et que la CGT Éduc’action combat.

À cette nouvelle offensive idéologique s’ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l’été a plongé services et personnels dans l’incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c’est surtout l’impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l’attente de leur nomination et avec l’angoisse d’être payé·es en septembre.

Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l’absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu’un véritable plan social frappe les non-titulaires. L’augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.

Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n’a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d’ignorer la rénovation du bâti public et l’adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…

Face à cette situation, l’anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n’a rien de surprenant. Il est urgent d’agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c’est tout un symbole !

La CGT Éduc’action appelle les personnels à s’organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !

Télécharger le communiqué de presse

jeudi 20 août 2026

Fuite de données à l’Éducation Nationale : Comment porter plainte à la CNIL ? (document CGT éduc 76)

 

🚨 Fuite de données à l’Éducation Nationale :
Protégez-vous et portez plainte à la CNIL !

Les agents de l’Éducation nationale touchés par le vol de leurs données.
Cette fuite majeure expose les personnels à de graves risques (usurpation d’identité, compromission de comptes, escroqueries ciblées).
Téléchargez notre guide pour agir immédiatement et déposer votre plainte auprès de la CNIL.

Une fuite majeure aux conséquences réelles (3ᵉ piratage en 2026)

L’Éducation Nationale est à nouveau frappée : une intrusion survenue le 25 juillet 2026 dans le système de formation a permis l’exfiltration massive de données d’agents ayant exercé en académie depuis 2001. Il s’agit déjà de la 3ᵉ cyberattaque majeure visant le ministère en seulement six mois (après le vol des données de 243 000 agents en mars et le piratage des données d’élèves en avril).

Parmi les éléments dérobés figurent des identités, statuts, fonctions, mais aussi pour de nombreux personnels : numéro de sécurité sociale, adresse postale et numéro de téléphone. Factuellement, ces données sont croisées puis vendues sur le darknet, exposant directement les personnels à des risques durables :

  • Usurpation d’identité complète : Ouverture de lignes téléphoniques, souscription de crédits à votre nom ou création de faux dossiers administratifs avec vos informations et numéro de sécurité sociale.
  • Prise de contrôle de comptes (Compromission) : Piratage de vos espaces (impôts, banque, Ameli, réseaux sociaux) en cas de réutilisation de mots de passe ou si vos réponses aux questions de sécurité figurent dans la fuite.
  • Harcèlement & Démarchage ciblé : Revente de vos numéros et courriels à des réseaux de démarchage agressif ou d’escroquerie (appels/SMS quotidiens).
  • Ingénierie sociale, arnaques ciblées & Chantage : Hameçonnage (phishing) ultra-crédible par SMS, mail ou faux conseillers exploitant votre fonction et vos données réelles pour vous manipuler ou vous extorquer de l’argent.
  • Risque physique / Cambriolage : L’exposition de vos adresses postales et données géographiques peut révéler votre localisation ou indiquer vos périodes d’absence.
  • Reconstitution de profil (Data Profiling) : Recoupement de cette nouvelle fuite avec les attaques précédentes pour constituer un dossier complet à des fins malveillantes.

En résumé, une fuite de données répétée et d’une telle ampleur n’est absolument pas un événement anodin. C’est une porte ouverte durable sur votre vie privée et financière, dont les répercussions peuvent se faire sentir pendant des mois, voire des années.

L’employeur face à ses obligations légales

En tant que responsable de traitement, le ministère de l’Éducation nationale a l’obligation légale (RGPD) d’assurer la sécurité de nos données, de notifier la CNIL et d’informer individuellement chaque agent concerné des risques. Face à cette succession de failles sécuritaires, l’administration doit être mise face à ses responsabilités.

Comment porter plainte à la CNIL ?

Pour faire valoir vos droits, obliger l’employeur à réagir et vous prémunir juridiquement, nous mettons à votre disposition un tutoriel complet et un modèle de démarche pas-à-pas.

👉 Télécharger le guide et la procédure de plainte CNIL (PDF)


Pour aller plus loin !

Nom, téléphone, date de naissance, parfois même IBAN : vos informations personnelles se monnaient déjà sous le manteau pour une poignée d’euros.

Loin des clichés sur les pirates informatiques, cette vidéo explore la réalité du commerce des données volées. Découvrez la nature des contenus divulgués, les tarifs pratiqués et le cadre légal français. Plutôt que de chercher à effacer ces traces — une démarche désormais irréalisable —, l’enjeu réside dans l’art de neutraliser l’exploitation de ces fuites.

Un éclairage préventif et pédagogique pour appréhender ce phénomène massif et adopter les bons réflexes de protection au quotidien.

vendredi 3 juillet 2026

Non à la militarisation de l’École, non aux injonctions hors-sol !

 

Le Bulletin Officiel du 2 juillet 2026 confirme une orientation profondément préoccupante du ministère : renforcer une logique d’ordre, de contrôle et de mise au pas de l’École. En pleine fin d’année scolaire, alors que les équipes sont épuisées après un mois de juin particulièrement éprouvant, le ministre annonce une cérémonie commémorative annuelle obligatoire d’hommage aux « Morts pour la France » dans chaque école élémentaire, collège et lycée à compter de la rentrée 2026 autour du 11 novembre. Les initiatives et hommages existaient déjà, mais sur la base du volontariat. La portée mémorielle de cette date est bien évidemment déjà abordée en classe, en Histoire ou encore en EMC.

Pour la CGT Éduc’action, cette mesure, comme la multiplication des classes de défense, relève d’une vision autoritaire et militarisée de l’École. L’établissement scolaire n’a pas vocation à devenir un espace de discipline imposée ni un relais de la communication patriotique du ministère. Au-delà de cette mesure qui va augmenter les missions des directeur·rices d’école, l’École doit rester un lieu d’émancipation, d’esprit critique, de travail collectif et d’éducation, pas un terrain d’expérimentation de mesures symboliques imposées d’en haut.

Par ailleurs, É.Geffray persiste dans son projet démagogue d’extension de l’interdiction du téléphone portable au lycée. Cette interdiction est irréaliste et impossible à appliquer. Le BO prévoit lui-même des dérogations pour les usages pédagogiques, les besoins médicaux et le fonctionnement des lieux de vie scolaire, ce qui montre bien qu’il ne s’agit pas d’une interdiction simple et absolue. Elle révèle aussi une méconnaissance du terrain : les équipes pédagogiques de lycée n’ont pas attendu le ministre pour encadrer l’usage du portable en classe. Une fois de plus, ce sont les personnels, et particulièrement les AEd, qui devront gérer des consignes contradictoires sans moyens supplémentaires, au risque de tensions inutiles.

Les urgences sont ailleurs ! La canicule a rendu les conditions d’étude et de travail intenables dans de nombreux établissements, notamment du fait de l’état catastrophique des locaux. Au lieu d’imposer des obligations supplémentaires et de multiplier les coups de communication, le ministère devrait répondre immédiatement à ces situations de danger et de dégradation des conditions de travail et d’apprentissage.

Enfin, la CGT Éduc’action dénonce l’énervement à géométrie variable du ministre, plus prompt à dénoncer la non-application de ses consignes rétrogrades sur l’orthographe aux examens par les enseignant·es que le non-respect par les autorités académiques de celles pour protéger les personnels AESH-AEd sans élèves et personnels vulnérables lors de la canicule.

Montreuil, le 3 juillet 2026

Télécharger le communiqué de presse

Le Danger grave et imminent, le droit de retrait

 

Les obligations de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail définies, pour la Fonction publique, par le décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la Fonction publique, modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995 assurent, si elles sont appliquées, un haut niveau de protection des agent·es et imposent à l’employeur une obligation de moyens et de résultats.

Ainsi, toute situation de travail susceptible d’altérer, d’une manière ou d’une autre, la santé physique, psychique ou sociale d’un·e agent·e, doit être adaptée : la loi interdit que le travail altère la santé et encadre l’exercice d’un droit de retrait, face à un danger grave et imminent.

 

jeudi 25 juin 2026

Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail, Stop, ça suffit !

 

L’Hexagone continue de battre, jour après jour, des records de températures : la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis le début des mesures, en 1947. La canicule se poursuivra jusqu’au week-end sur une grande partie du pays, 40 à 42 °C prévus, selon Météo-France. Jeudi 25 juin, 72 départements sont placés en vigilance rouge par Météo-France (elle se définit comme une « canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique » avec « fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population »).

Rien n’est prêt !

L’Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n’ont cessé d’alerter, de faire des propositions, d’exiger de l’anticipation. Les différents ministres n’ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd’hui, rien n’est prêt, rien n’a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d’Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid !

L’absence de cadre global de décision est un facteur aggravant. Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser de leurs responsabilités. Refuser de prendre des mesures de protection collective comme le fait le ministère, c’est individualiser les responsabilités, et donc individualiser les risques.

Depuis 48h, nous avons de plus en plus d’alertes de nos collègues sur les conditions dans lesquelles ils et elles travaillent, font cours, surveillent les épreuves ou font passer les examens. Malaise des personnels, augmentation des passages à l’infirmerie de l’établissement, passage aux urgences,multiplication des fiches SST… la santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger. La responsabilité en incombe pleinement au ministre, au gouvernement et à leurs prédécesseurs.

Nos organisations syndicales ne peuvent accepter une telle situation, et que les personnels et les élèves paient de leur santé l’incurie du ministre et du gouvernement.

Agir pour se protéger

Aussi, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation appellent les personnels à se saisir des outils existants :

  • fiches SST,
  • interpellations collectives des rectrices et recteurs pour obtenir des améliorations des conditions de travail,
  • droit de retrait en cas de danger grave et imminent avec inscription dans le registre DGI.

Au regard de l’aggravation de la situation, et face l’inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire.

Elles appellent désormais les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires.

Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles (et intégrer les DROM dans la réflexion) et anticiper la rentrée, pour laquelle un nouvel épisode caniculaire n’est pas exclu.

Télécharger le communiqué intersyndical

Lire la lettre électronique spéciale canicule du 25 juin 2026

lundi 22 juin 2026

Fortes chaleurs : il y a urgence à protéger tous les personnels et les élèves

 

L’impréparation du ministère sur les mesures à prendre face aux épisodes de canicule n’est plus à démontrer et rappelle tristement la gestion chaotique de la période Covid. On assiste une nouvelle fois à un enchaînement de réunions ministérielles « vague de chaleur » qui n’aboutissent qu’à des « directives » adressées aux directions académiques, sans cadre national ni consignes claires. Un désengagement de l’État et un bricolage alors que les prévisions existent depuis des jours maintenant… Les aménagements décidés localement sont à géométrie variable. Si la « continuité pédagogique » est centrale pour le ministère, renvoyant de fait aux conditions d’enseignement et à l’adaptation des horaires, peu de choses spécifiques existent pour les personnels n’étant pas dans les classes, les contraignant à rester dans les établissements pour poursuivre leurs missions.

De façon globale, cette gestion isole à nouveau les personnels qui gèrent au mieux la situation pour le bien des élèves. Une fois de plus, ils colmatent les manques institutionnels et accueillent coûte que coûte les élèves en tentant de les protéger.

Face à cette situation catastrophique et dangereuse pour la santé de tout le monde, la CGT Éduc’action estime qu’il n’est plus l’heure de tergiverser et appelle les autorités à prendre enfin leurs responsabilités et aux personnels à faire valoir leurs droits.

La CGT Éduc’ exige immédiatement :

  • l’égalité de traitement entre tous les personnels
  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement
  • des décisions anticipées sur les examens et l’établissement par le ministère, dès la rentrée, d’un agenda précis qui anticipe des dates de repli
  • la possibilité de fermeture des établissements-écoles-services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies
  • la protection effective des élèves et des personnels vulnérables (sans attendre des procédures interminables) et appelle ses derniers à demander les ASA auxquelles ils ont droit
  • la sécurisation des laboratoires par l’évacuation des déchets chimiques par une entreprise experte et le stockage sécurisé des produits avant fermeture des EPLE
  • le signalement de toutes les situations difficiles dans les classes et services en remplissant les fiches SST
  • contacter en urgence un·e représentant·e du personnel de la Formation spécialisée pour une inscription au registre Danger Grave et Imminent, permettant de couvrir un éventuel Droit de retrait
  • contacter la CGT Éduc’action de son département pour se faire accompagner
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

La CGT Éduc’action rappelle également que des préavis de grève sont à la disposition des personnels pour les protéger.

Montreuil, le 22 juin 2026

Télécharger le communiqué

dimanche 21 juin 2026

Canicule dans les écoles-établissements-services : l’urgence ne doit plus masquer l’absence d’anticipation

 

Communiqué de presse

Ce jeudi 18 juin au ministère a eu lieu une rencontre avec les organisations syndicales qui confirme ce que la CGT Éduc’action dénonce depuis des années : face aux épisodes de canicule, l’institution continue de bricoler dans l’urgence au lieu de mettre en œuvre un véritable plan national de protection.

Une nouvelle fois, l’administration renvoie à des décisions au cas par cas, selon les préfet·ètes, les collectivités et les chef·fes d’établissement, alors même que les conditions d’accueil, de travail, de sécurité et d’examen sont déjà extrêmement dégradées dans de nombreux établissements et écoles. Cette réponse, sans cadre national clair, élude la chaîne de responsabilités (isolant les directeur·rices d’école), crée de la confusion, de l’inégalité de traitement et une forte insécurité pour les personnels comme pour les familles.

La CGT Éduc’action rappelle que les personnels et les élèves n’ont pas à subir les conséquences d’un bâti scolaire insuffisamment adapté aux fortes chaleurs, d’un manque d’équipements, ni d’une absence persistante d’anticipation. Les écoles et établissements ne peuvent pas être transformés, à chaque alerte, en lieux de gestion improvisée de crise.

Nous exigeons :

  • des consignes nationales et académiques claires, applicables immédiatement ;
  • la protection effective des personnels et élèves vulnérables, sans attendre des procédures interminables ;
  • des décisions anticipées sur les examens ;
  • la possibilité de fermeture des établissements, écoles, services lorsque les conditions de travail et de sécurité ne sont plus réunies ;
  • un plan pluriannuel de rénovation thermique du bâti scolaire, doté de moyens à la hauteur des besoins.

 

Montreuil, le 19 juin 2026

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Fortes chaleurs et plan ministériel Canicule : du vent ministériel mais rien de rafraîchissant…

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors que nous allons connaître un second épisode de canicule en un mois, le ministère ne prend toujours pas conscience des urgences. Face à cette situation « dégradée », il poursuit sa politique de bricolage permanent, avance des « solutions » inappropriées (voire déjà dépassées) et place personnels et élèves face à de nouvelles difficultés. La dernière (et insuffisante) sortie du ministre sur l’adaptation des horaires en période d’examens (seule mesure d’aménagement) révèle le manque d’empathie à l’égard d’élèves passant des épreuves majeures. Les élèves de bac professionnel en avaient été déjà victimes en composant sous des chaleurs insupportables.

Alors qu’il avait été incapable d’anticiper le premier épisode de mai, le ministre avait présenté le 28 mai son « plan ministériel de gestion des vagues de chaleur » visant à « protéger les personnels et les usagers » et garantir la continuité du Service public d’Éducation. Tout en reconnaissant qu’aucune réglementation-mesure n’existait pour protéger personnels et élèves, il ne proposait aucune modification réglementaire, aucun plan global de rénovation énergétique, aucun calendrier (même pas un horizon…) ni d’obligations thermiques. Le plan reste sur du descriptif-prescriptif sans contrainte ni engagement concret de la part de l’État tout en renvoyant à la seule responsabilité des collectivités territoriales et des personnels… Bel exercice de communication où ÉduRénov et Fonds Vert sont évoqués alors que leur budget 2026 est amputé (Fonds Vert divisé par 4 en 2 ans et fin de nombreux projets). De plus, si le bâti scolaire est du ressort des collectivités, c’est bien à l’État-employeur et au gouvernement de mettre la main à la poche afin que les personnels exercent dans des conditions dignes.

Ce plan, par sa temporalité, son contenu et ses demandes (aux collectivités, à l’administration et aux personnels), est déjà caduc face aux urgences et les recommandations faites sont déjà appliquées depuis longtemps par les personnels. Il faudrait aussi aller plus loin quant au confort thermique (préconisations pour les vagues de froid par exemple), et la prévention des changements climatiques (pollution, sécheresse et rétractation des sols, inondations…). De même, demander aujourd’hui un état des lieux des bâtiments inadaptés, c’est nier le travail engagé depuis des années par l’observatoire du bâti scolaire, certaines associations et organisations syndicales, et ainsi perdre à nouveau du temps face aux urgences.

En attendant, nous interrogeons les consignes pas (ou peu) applicables ou désuètes actuellement : par qui et comment ventiler des salles de classe pendant la nuit quand les températures redescendent peu ? Quelles sont les « zones refuges » et comment « entasser » plusieurs groupes classes dans des espaces contraints ? Quels sont les moyens humains (conseiller·ère de prévention, personnels de santé…) et matériels (CHS…) pour adapter les conditions de travail (télétravail conseillé par exemple) et accompagner les équipes ?

La CGT Éduc’action dénonce un plan vide et inadapté visant simplement à masquer l’absence de politique-budget volontariste de rénovation et d’adaptation des bâtiments, et le désengagement de l’État. Il vise surtout à garder, coûte que coûte, les établissements-écoles-services ouverts pour « maintenir la continuité pédagogique » même si cela met les personnels-élèves en danger ou n’a aucun sens pédagogique.

Il y a urgence à reconnaître la chaleur comme risque professionnel ou à réglementer le travail, mais aussi à améliorer l’encadrement pour la prise en charge des élèves et veiller à ce qu’ils·elles étudient-composent sereinement… L’urgence est donc à un grand plan national de rénovation et de construction avec un financement pluriannuel volontariste garantissant de meilleures conditions de travail et d’étude.

Montreuil, le 16 juin 2026

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vendredi 29 mai 2026

Bac pro 2026 : Des modalités d’examens et de corrections déplorables

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les premières épreuves écrites du bac professionnel (Français, Histoire-Géographie et EMC) débutent ce jeudi 28 mai dans une relative indifférence médiatique alors que plus d’un tiers des lycéen·nes sont scolarisé·es en lycée professionnel. Ces épreuves vont se dérouler durant toute la journée, dans une chaleur accablante, sans anticipation ni adaptation de la part du ministère, plaçant les élèves et les personnels dans des conditions préoccupantes. Alors que la question d’un plan d’urgence pour la rénovation du bâti scolaire se pose le ministère se satisfait d’une communication sur le sujet inconséquente.

Pour la CGT Éduc’action, ces épreuves « anticipées » sont la conséquence de l’introduction du « parcours différencié » en Terminale, réforme et calendrier dénoncés par notre organisation. Le « parcours différencié » engendre dysfonctionnements, désorganisation, absentéisme, mais surtout stress pour les élèves et incohérence pédagogique (notamment en cassant les progressions pédagogiques), en plus de la remise en cause du groupe classe ou de la rupture d’égalité entre élèves. Il avait été d’ailleurs un véritable échec l’an passé et les quelques aménagements de cette année suscitent peu d’espoir.

Pour cette session 2026, les corrections de ces épreuves écrites sont dématérialisées. Cette mesure, imposée dans la précipitation et sans concertation, va dégrader les conditions de travail des personnels en entravant le travail collectif et collaboratif. De plus, les personnels correcteurs convoqués ne seront pas clairement déchargés de cours (seulement des consignes de souplesse arrachées au ministère dans la plus grande confusion à quelques jours du début des épreuves) alors qu’ils auront encore des classes en responsabilité.

Concernant les épreuves passées en Contrôle en Cours de Formation (CCF), les dates de remontée des notes varient fortement selon les académies et les établissements, mais aussi selon les diplômes et les filières préparés, allant du 22 mai au 12 juin 2026. Cette situation remet en cause l’égalité entre les candidat·es et fragilise le caractère national du diplôme.

Dans certaines matières professionnelles, le développement du Contrôle en Cours de formation Continué (CCC) aggrave encore cette logique. Ce mode d’évaluation entretient une pression constante sur les élèves et transforme progressivement les temps d’apprentissage en temps d’évaluation permanents alourdissant considérablement la charge de travail des enseignant·es.

Face à ces conditions inacceptables, la CGT Éduc’action demande le maintien des collectifs de travail lors des corrections des épreuves écrites du baccalauréat professionnel avec convocation en centre. Elle revendique aussi la fin des CCF et des CCC. Elle exige la fin du « parcours différencié » et le retour des examens après la mi-juin avec des épreuves anonymes, ponctuelles et nationales.

Montreuil, le 28 mai 2026

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Écologie, Rénovation du bâti… Une urgence pour améliorer les conditions d’étude et de travail

 

L’épisode actuel de très fortes chaleurs est l’occasion pour la CGT Éduc’action de rappeler qu’il est urgent d’agir sur les bâtiments pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’étude des élèves.

En juin 2025, plus de 80 départements de France métropolitaine ont connu un épisode de canicule ayant particulièrement touché les établissements scolaires. Plus de 2200 établissements ont été fermés.

À la rentrée de janvier 2026, une vague hivernale a reporté le retour des élèves et des personnels dans plusieurs départements : problème d’accessibilité, problème de chauffage (vétusté, manque d’entretien faute de budget suffisant…), températures trop basses pour de bonnes conditions de travail et d’études…

Ces épisodes successifs et désormais récurrents, ont mis en évidence la triste réalité de l’état des écoles, des établissements scolaires ou des services administratifs, inadaptés aux évolutions des températures (que ce soit en hiver ou en été) qui s’amplifient à cause du changement climatique. Ces passoires thermiques représentant 3,5 % des gaz à effet de serre, un grand plan national de rénovation et de construction s’impose pour garantir à la fois une meilleure sobriété énergétique et garantir de meilleures conditions de travail et d’étude, et ce tout au long de l’année.

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Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es : Des moyens suffisants pour cette mesure tant attendue ?

 La précarité des étudiant·es est une réalité très préoccupante dans notre pays et s’intensifie dans un contexte d’inflation. Les étudiant·es doivent faire face à la hausse du coût du logement, des soins, de l’alimentation et cumulent souvent études et emploi. Une situation qui les fragilise : fatigue, stress, problèmes de concentration, décrochage, mal-être, … C’est dans ce contexte que le Service Social en Faveur des Étudiant·es, un des trois services sociaux de l’Éducation nationale, accompagne les jeunes et favorise la réussite de leurs études. Face à l’urgence de la précarité étudiante, des mesures sont attendues. Le gouvernement a répondu en partie par l’annonce du repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es à partir du 1er mai 2026, une mesure qui nécessite des moyens. Rappelons qu’à la suite de la crise COVID, depuis septembre 2020, les étudiant·es boursier·ères bénéficient du repas à 1 euro. Et depuis 2021, les étudiant·es en situation de précarité, par une évaluation sociale, peuvent également en bénéficier.

Communiqué Repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiant·es

mercredi 27 mai 2026

AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire !

 Le ministère de l’Education nationale a enfin ouvert des groupes de travail sur l’avenir des AESH. Cette ouverture est le résultat des mobilisations et des revendications portées depuis des années par les personnels et les organisations syndicales.

Mais dès ce premier groupe de travail, les limites fixées par le ministère sont apparues inacceptables.

 

mardi 26 mai 2026

Obligation des employeurs à protéger la santé des agent.es des risques liés à de fortes chaleurs

 En complément de la fiche technique « Période de chaleur et canicule » de juillet 2024, l’UFSE-CGT vous présente dans cette note les nouveautés pour 2025.

Le décret n° 2025-482 et l’arrêté du 27/5/2025 publiés le 1/6/2025 renforcent les obligations des employeurs afin d’améliorer l’évaluation et la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.

La Circulaire ministérielle du 1/7/2025 rappelle les obligations des employeurs publics en matière de protection des agents publics contre les effets de la canicule.

Ces textes vont dans le bon sens pour protéger la santé des salarié.es du privé comme du public, avec la création d’un nouveau chapitre dans le Code du travail sur la prévention des risques liés à la chaleur, mais ils demeurent largement insuffisants.

Ils ne fixent toujours pas de seuil de température en se limitant à « une température adaptée » et évalue les épisodes de chaleur intense uniquement en fonction des seuils de vigilance de Météo France.

Lire la suite dans la note UFSE-CGT en téléchargement

Lire également :

> Circulaire « Canicule » du 1er juillet 2025 du ministre de la Fonction publique

> Fiche technique UFSE-CGT « Périodes de chaleur et canicule » de juillet 2024

lundi 11 mai 2026

Circulaire de rentrée : des vœux sans moyens ni changement de politique.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les personnels de l’Éducation nationale ont reçu, jeudi 7 mai, la circulaire de rentrée 2026 signée du ministre Geffray. Cette temporalité interroge et sa publication 4 mois avant la rentrée donne davantage le sentiment que le ministère a voulu se débarrasser d’un exercice formel (et largement sacrifié au cours des années Macron) que d’une volonté de fixer un cap. Comme une volonté de gérer les affaires courantes dans une fin de règne poussive où le gouvernement tente à nouveau de se convaincre du « bien-fondé » d’un certain nombre de contre-réformes qu’il souhaite « consolider…

Une nouvelle fois, par cette circulaire, le ministère vend une idéologie rétrograde à travers son insistance pour les apprentissages fondamentaux (tant vantés depuis l’ère Blanquer et avec des prescriptions déjà inscrites dans les programmes), à travers celle pour les principes républicains (stipulés sans lien réel avec le reste des orientations) ou enfin, dans un dernier paragraphe au ton très IIIème République convoquant déclinisme et peurs (conflits et séparatisme venant s’agréger au déclin démographique).

Pour la CGT Éduc’action, cette circulaire n’est pas riche d’enseignements par ce qu’elle indique, mais plutôt par tout ce qui ne l’est pas, toutes ces absences lourdes de sens. Concernant le raisonnement scientifique, à part un plan Filles-maths insuffisant pour lutter contre l’aspect inégalitaire, rien n’est prévu par le ministère alors qu’un récent rapport de la DEPP met lui l’accent sur le manque de moyens ou de formation des personnels. Sur le climat scolaire, le ministre estime que son amélioration passera par la fin du téléphone portable dans les établissements alors qu’il est anecdotique au regard de l’absence d’une politique de santé mentale ou du manque de personnels pour encadrer-accompagner les élèves dans une scolarité apaisée. De même, l’amélioration de la gestion des personnels et leur accompagnement ne pourront pas se réaliser sans la fin de l’austérité (suppression de postes) ou celle de l’autoritarisme, sans la reconnaissance des droits des personnels (à muter, à exercer leur liberté pédagogique, à se former…). Respecter la communauté éducative et ses personnels (et leur « autorité »), c’est aussi mettre fin à une forme de mépris institutionnel et leur accorder une reconnaissance professionnelle et salariale. Pour les plus précaires comme les AESH, à qui le ministre reconnaît un « investissement » (terme pouvant aussi être utilisé pour des bénévoles…), c’est aussi leur octroyer, enfin, un véritable statut de fonctionnaire à l’heure où les négociations peinent à débuter concrètement.

Enfin, que dire de « l’exigence » très largement invoquée par le ministre et qui laisse à penser que la communauté éducative doit se ressaisir ? Pour la CGT Éduc’action, la seule exigence qui vaille est la nôtre, celle portée par nos revendications pour améliorer le Service public d’Éducation, améliorer le travail de tous les personnels, la réussite de tous·tes les élèves et la lutte contre les inégalités, et donc celle de gagner une autre politique éducative gouvernementale.

Montreuil, le 11 mai 2026

Communiqué de presse Circulaire de rentrée des vœux sans moyens ni changement de politique

dimanche 26 avril 2026

Stages d’observation en 3e et 2nde : une seule solution, l’abrogation !

 

Communiqué de presse

La mort d’un élève de 15 ans, vendredi 17 avril, a remis en lumière la dangerosité que représentent, pour les élèves, les stages en entreprise. Ce n’est pas un « fait divers » isolé, mais bien la conséquence que d’une part, l’entreprise (poussée par une logique de rentabilité), n’est pas un lieu de formation initiale et qu’elle peut s’avérer dangereuse, et que d’autre part, l’encadrement et les garde-fous institutionnels ne sont pas suffisants.

C’est dans ce contexte, par voie de presse et sans concertation avec les organisations syndicales, que le ministre de l’Éducation nationale (après une 1ère intervention de S. Roubache dont ce n’est pas le périmètre d’intervention…) vient de s’exprimer sur de possibles (et très flous) aménagements de ces stages d’observation. Pour lui, ils sont « un élément déterminant d’égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n’auraient pas les mêmes opportunités que les autres ». La CGT Éduc’action réfute cette position et considère au contraire qu’ils renforcent et reproduisent les inégalités sociales. À l’instar du marché du travail, ils sont particulièrement discriminatoires et reposent, pour trouver des lieux d’accueil, essentiellement sur le réseau familial. L’argument consistant à dire que cela permettrait une meilleure orientation des élèves est aussi caduque dans la mesure où celle-ci se situe très en amont de ces périodes de stage.

Les aménagements consisteraient à remplacer les stages dans une seule entreprise par des expériences plus courtes dans plusieurs structures. Le MEDEF a même proposé d’organiser des visites groupées d’entreprises ! Rappelons que pour l’heure, il n’y aucune obligation de suivre les 2 semaines de stage dans une seule et même entreprise et chacun·e fait comme il·elle peut… Qui sera alors chargé·e de trouver ces entreprises, de l’encadrement et du suivi des élèves ? Avec quel budget se feraient ces déplacements et surtout sur quels temps de travail pour les personnels ?

Au-delà de ces aspects pratiques, ce qui interroge, c’est l’entêtement du ministre à vouloir maintenir un dispositif qui ne fonctionne pas et de le remplacer par une usine à gaz toute aussi défaillante en termes d’encadrement et de sécurité.

La CGT Éduc’action rappelle que ces stages (de 2nde mais aussi ceux de 3ème) restent difficiles à trouver, sont non préparés et mal encadrés. Surtout, ils n’amènent aucune plus-value pédagogique et s’avèrent de plus en plus dangereux en termes d’accidents de travail, d’exposition aux produits dangereux ou de VSST.

Par conséquent, la CGT Éduc’action exige l’abrogation de ces stages d’observation de troisième et de seconde (et expérimentaux en 4ème). Elle appelle également, avec la CGT, l’ensemble des personnels à participer, le 28 avril, à la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (proclamée par l’OIT) et à rejoindre les initiatives locales pour rappeler qu’on ne doit pas mourir au travail ou lors d’un stage, qu’on soit salarié·es ou élèves.

Montreuil, le 24 avril 2026

mardi 21 avril 2026

28 avril 2026 : Mobilisons-nous pour la protection des jeunes en formation !

 


Entre avril et juillet 2025, 5 mineurs, apprenti, lycéen professionnel ou élève de 2nde Général et technologique, ont perdu la vie en entreprise. Et nous ne pouvons oublier que le plus jeune des mort∙es au travail est un élève de 3ème ! Ce ne sont pas des « faits divers » isolés, mais bien la conséquence du fait que, contrairement aux préjugés libéraux, l’entreprise n’est pas un lieu de formation initiale. Poussée par une logique de rentabilité, elle ne prend pas le temps de bien former.

Selon l’INRS, la fréquence des accidents du travail est deux fois et demie plus élevée chez les jeunes de moins de 25 ans que chez le reste des salarié·es. De même, les études alertent sur une surexposition des apprenti∙es et des stagiaires aux produits CMR (substances chimiques cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction). Elle est un lieu dangereux, avec un risque accru de Violence Sexistes et Sexuelles, pour les stagiaires et apprenti·es, souvent mineur·es, moins en mesure de se défendre.

Alors que ces chiffres auraient au contraire dû alerter, depuis 2022, le choix a été fait, d’augmenter la présence des jeunes mineur·es dans l’entreprise sous prétexte d’améliorer l’orientation : stage d’observation pour les élèves de seconde générale et technologique, aides financières massives pour accompagner le développement à marche forcée de l’apprentissage, mise en place du parcours différencié en Terminale bac pro.

De plus, au prétexte de « lever des freins » à l’entrée en apprentissage, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a diminué la protection des apprenti·es mineur·es : possibilité de déroger aux durées maximales hebdomadaires de 35h et quotidienne de 8h, assouplissement du travail de nuit …

Depuis 2003, l’OIT a proclamé le 28 avril journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Sous l’impulsion de la fédération Construction, Blois et Ameublement de la CGT, cette date est devenue une journée de mobilisation contre les mort∙es au travail. Cette année, le choix est fait de mettre en avant la question de la jeunesse.

La FERC-CGT appelle à se saisir des initiatives organisées pour porter nos revendications sur la question de la protection des stagiaires et des apprenti∙es !

Montreuil, le 31 mars 2026

 

mardi 31 mars 2026

Non aux propositions ministérielles suite aux Assises de la santé scolaire

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Suite aux Assises de la santé scolaire et après quelques réunions, le ministère a présenté aux organisations syndicales un certain nombre de mesures à destination des personnels médicaux/sociaux et des élèves (protocole santé mentale et pôle départemental santé bien-être et protection de l’enfance). Considérant que ces mesures ne répondent pas aux besoins des élèves et des familles, la CGT Éduc’action s’y oppose et rappelle que la priorité reste le recrutement massif de personnels statutaires, de revalorisation salariale et d’avancées sur les conditions de travail des personnels médicaux et sociaux.

Notre organisation considère également que la création de 300 postes d’infirmier·ères-psychologues-assistant·es de service social pour la rentrée 2026 (100 postes pour chaque corps) est une goutte d’eau dans l’océan des besoins alors que la santé physique et psychique est une des priorités gouvernementales.

Le protocole santé mentale (dans le 1er et le 2nd degré) doit faciliter le « repérage et la prise en charge des élèves en situation de souffrance psychique ». Deux référent·es santé mentale (hors personnels médicaux et sociaux) dans chaque établissement du 2nd degré et dans chaque circonscription du 1er degré seraient nommé·es et suivraient une pseudo-formation d’une journée. Que l’ensemble des personnels soit sensibilisé à cette problématique est une bonne chose. Cependant, il est inacceptable de demander au Service Social en Faveur des Élèves d’augmenter sa charge de travail en intervenant en plus dans les écoles, et ce sans recrutement de personnels. Ce protocole ne peut pas être le palliatif du manque de personnels médicaux et sociaux (d’autant plus qu’il n’existe pas de service social scolaire dans le 1er degré) et au désinvestissement de l’État dans les domaines de la psychiatrie, de la petite enfance, de la protection de l’enfance et du handicap.

Les pôles départementaux, pilotés par les DASEN avec 3 conseiller·ères techniques existant·es (infirmier·ère /service social/médecin), pôles appuyés par un·e conseiller·ère technique PsyEN santé mentale (poste nouvellement créé) et une circulaire globale sur les missions des quatre métiers, est une remise en cause du cadre national et de la spécificité des missions des personnels médicaux et sociaux. Chaque département va devoir gérer la pénurie et faire des choix ne répondant pas à ce qu’on est en droit d’attendre d’un Service public d’Éducation en termes de prévention, d’accompagnement social, de protection de l’enfance.

Toutes ces mesures ne permettront ni de « prévenir, détecter ou promouvoir la santé en recentrant les personnels sur leur cœur de métier en allégeant leur charge administrative », ni de détecter dès le plus jeune âge 100% des élèves pouvant bénéficier d’une analyse personnalisée de santé. Dans ce contexte et refusant de cautionner ces choix politiques, la CGT Éduc’action ne participera aux réunions de mise en œuvre de ces mesures. Elle continue de revendiquer des créations massives de postes pour qu’enfin, l’enjeu de la santé mentale des élèves soit véritablement pris en charge par les professionnel·les formé·es du secteur.

Montreuil, le 27 mars 2026

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dimanche 29 mars 2026

Appel du Conseil National de l’Union CGT Educ’action

 

La CGT Éduc’Action, réunie en Conseil National du 25 au 27 mars 2026, condamne la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et le Liban. Cette intervention militaire illustre la poursuite d’une politique impérialiste dont l’objectif est le contrôle des ressources énergétiques. Cette logique impérialiste fait peser une grave menace de guerre généralisée au Moyen-Orient, d’autant qu’elle s’ajoute à la guerre en Ukraine, l’intervention au Vénézuéla et le génocide à Gaza. La CGT Éduc’action appelle à participer, le 28 mars aux manifestations partout en France pour la défense des droits du peuple palestinien, la fin du génocide, de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid. La CGT Éduc’action appelle à la mobilisation des travailleur·euses contre la course à la guerre des impérialistes et à se mobiliser dans un grand mouvement pour la paix.

La récupération médiatique et politique de la mort, à Lyon, d’un militant lié à la mouvance néo-nazie a amplifié une diabolisation de l’antifascisme et des organisations s’en revendiquant. La minute de silence suivie à l’Assemblée nationale est une véritable faute politique et morale et accélère l’inversion des valeurs. Les attaques fascistes de personnes et de lieux se multiplient en toute impunité. La CGT Éduc’action s’engage à participer à un front d’autodéfense contre l’extrême droite et ses politiques. La CGT Éduc’action s’alarme des résultats de l’extrême droite aux élections municipales et continue à la combattre ainsi que ses idées et les politiques qui l’alimentent.

Malgré les mobilisations du début d’année qui réclamaient plus de justice sociale et fiscale, le budget adopté attaque violemment les services publics au profit du budget militaire. En tant que salarié·es de l’Éducation nationale, nous avons toute notre place à prendre dans le combat contre la militarisation du monde et l’embrigadement nationaliste des consciences, dont celle de la jeunesse visée par les classes défense et la propagande pour le nouveau service militaire auxquelles nous nous opposons. Dans notre secteur, la baisse démographique sert de prétexte pour supprimer 3256 postes, alors que l’Éducation nationale est déjà rongée jusqu’à l’os. Il faut au contraire en profiter pour améliorer le fonctionnement du service public d’Éducation et créer massivement des postes.

Cette politique austéritaire appauvrit et précarise les personnels tout en dégradant leurs conditions de travail ainsi que les conditions d’études des élèves. Il est urgent d’augmenter les salaires pour rompre cette spirale et créer un statut de catégorie B pour les AESH et les AEd.

Notre CNU a adopté (à plus de 94%) des repères Égalité femmes-hommes pour réaffirmer notre volonté de lutter contre le patriarcat, de gagner l’égalité réelle et d’œuvrer à une école inclusive et émancipatrice pour toutes et tous.

Depuis des années, les moyens en personnels administratifs, AESH, de vie scolaire, de santé et sociaux ne permettent pas de répondre aux besoins croissants des élèves et des familles. La pauvreté et la ségrégation sociale ne cessent de s’aggraver. Pourtant, les moyens attribués à l’éducation prioritaire sont diminués et la carte reste ainsi figée depuis douze ans. Le principe même de l’éducation prioritaire est dévoyé par le ministère qui annonce en décembre 2025 un plan 800 collèges qui conditionne les financements aux résultats des élèves au mépris des besoins réels et sociaux.  La CGT Éduc’action soutient les mobilisations pour la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, réintégrant les lycées, basée sur des critères sociaux. Elle s’engage dans la construction d’une mobilisation nationale, dans l’unité la plus large possible.

Dans plusieurs académies, les lycéen·nes et les personnels sont mobilisé·es contre les réductions de moyens qui frappent les établissements. La répression policière envers les lycéen·nes est féroce : à Marseille, 5 mineur·es ont déjà fait l’objet d’une arrestation suivie d’une garde à vue de 24 ou 48 heures et de mesures de contrôle judiciaire. Nous dénonçons fermement cette mise au pas de la jeunesse par l’intimidation et la violence policière, encourageons les camarades à être vigilant·es et à protéger les lycéen·nes et exigeons l’annulation de toute poursuite ou mesure de contrôle judiciaire.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à rejoindre les actions décidées localement, à être massivement en grève et en manifestation le 31 mars et à discuter des suites en assemblées générales.

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