lundi 27 août 2018

LE GOUVERNEMENT COGNE... Mettons-le dans les cordes !

Fidèle à ses méthodes, Macron, par la voix de son premier ministre, a annoncé par voie de presse, un ensemble de mesures violentes contre les plus modestes, les familles, les retraités, les agents de la fonction publique et au final contre l’ensemble du monde du travail.
Contrairement aux prévisions vendues, la croissance ne sera pas au rendez-vous, ce qui prouve bien l’inefficacité des mesures prises. Pire, les orientations assumées de ce gouvernement vont aggraver la situation du pays.
Dans son obsession à toujours être au service des premiers de cordées et malgré un habillage marketing peu convaincant, tout le monde aura noté que les propositions libérales du premier ministre ont toutes déjà été testées… sans succès.
Les richesses créées par le travail servent essentiellement à alimenter les principales places boursières mondiales qui affichent des performances records ainsi que les dividendes versés dans le monde qui atteignent des sommets.
S’agissant des heures supplémentaires « désocialisées », Eric Heyer, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), indique que la mesure de défiscalisation des heures supplémentaires mise en place par N. Sarkozy fut à l’origine de pertes d’emplois « comprises entre 52 000 et 95 000 postes en 2011 » sans que sur la même période le pouvoir d’achat des ménages s’en ressente. Bref, cette mesure est un « tue l’emploi » !
Tout comme le CICE et sa pérennisation qui devrait représenter un budget de 20 milliards d’euros pour une efficacité quasi nulle.
Concernant la fin de l’indexation de la hausse des pensions de retraite sur l’inflation, les retraités sont une des cibles privilégiées des gouvernements successifs. Leur pouvoir d’achat, déjà largement entamé, sera encore réduit. Cette succession de mesures anti retraités vise à diviser encore un peu plus les générations de travailleurs.
Pour ce qui est de la suppression des postes de fonctionnaires et de la réduction des emplois aidés, rien de nouveau là non plus. Les libéraux ont très scrupuleusement cassé le service public qui constitue notre bien commun et le dernier rempart contre la division extrême de la société.
Jour après jour, les masques tombent, ce président ne fait plus illusion… Pourtant, des solutions existent pour redresser l’économie, redistribuer les richesses et améliorer les conditions de vie et de travail pour toutes et tous. La CGT est porteuse de propositions qui appellent à de nouvelles luttes !
Montreuil, le 27 août 2018

Comptes 2016 de la CGT éduc'action 50



dimanche 24 juin 2018

"Plan Mercredi" : Pour sortir de la précarité, les AESH ne sont pas corvéables à merci


Le retour à la semaine scolaire de 4 jours était un engagement du président Macron auquel son ministre de l’Éducation nationale a accédé rapidement. Pour rassurer les parents confrontés aux manques de structures territoriales de garde pour leurs enfants, le ministre Blanquer avait promis la mise en place d’un temps éducatif particulier sur les mercredis. Cette mesure, annoncée depuis longtemps, a été présentée ce 20 juin…
JM Blanquer et la secrétaire d’État à la jeunesse ont présenté ce « plan Mercredi » comme une avancée majeure pour le développement de l’inclusion des enfants en situation de handicap sur le temps périscolaire. Misant exclusivement sur l’emploi des personnels AESH pour encadrer ces enfants, le gouvernement nous explique que cette mesure vise à élargir les missions de ces personnels aux temps périscolaires en centre de loisirs, voire à domicile. Ceci aura pour finalité de pérenniser leurs métiers et ainsi les sortir de la précarité. Pour la CGT Éduc’action, la présentation est hypocrite. En effet, l’emploi des AESH sur ces temps périscolaires répond avant tout à une obligation légale rappelée par la Cour administrative d’appel de Nantes qui a enjoint le ministère de respecter les préconisations de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées sur le sujet.
Pour la CGT Éduc’action, instaurer cette mesure en ayant recours aux AESH, c’est s’appuyer sur leur précarité, leur demander de travailler toujours plus pour gagner un salaire complet. C’est surtout un chantage inacceptable ! Aujourd’hui, le travail ne manque pas aux AESH et la reconnaissance de leur temps de travail invisible (concertation, temps de trajet, travail en équipe, …) leur permettrait déjà un salaire décent. Nous rappelons que les AESH assurent des missions éducatives d’accompagnement des élèves en situation de handicap dans leurs apprentissages : c’est un vrai métier. Cela nécessite formation et reconnaissance, et mais pas un élargissement de leurs missions sur les autres temps de l’enfant.
La question des rythmes scolaires et ses diverses réformes ont fait des ravages sur les élèves et les personnels. Elle a surtout accentué les prérogatives des collectivités qui décident des horaires hebdomadaires et qui pourront désormais utiliser les moyens humains de l’État pour leur fonctionnement. Pour la CGT Éduc’action, l’accompagnement des enfants dans les temps extrascolaires doit se faire par d’autres moyens : des animateur·trices ou des auxiliaires de vie et de loisirs suffisamment nombreux·ses, formé·es et rémunéré·es par les collectivités.
Pour la CGT Éduc’action, l’aménagement des rythmes scolaires et périscolaires ne peut se faire sur le dos de la précarité ou en «bricolant » des mesures, mais bien en réengageant une très large concertation. Nous rappelons aussi qu’il est urgent d’augmenter les salaires de base des AESH, de leur donner un vrai statut dans la Fonction publique avec une titularisation et une véritable formation.
Montreuil, le 22 juin 2018
Lire le communiqué au format 

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 15 juin 2018


Le ministre de l’Éducation explique vouloir développer des Campus des Métiers et des Qualifications pour regrouper dans un même lieu où dans un réseau, rassemblant l’ensemble des acteurs de la formation pro et du monde économique autour d’un même champ professionnel... 
Au-delà des éléments de langages qui serviront à promouvoir la réforme, les Campus des Métiers seront l’outil qui parachèvera la politique de déréglementation.
Pour s’en convaincre il suffit d’observer certains critères d’obtention du label, comme l’impératif de la mixité des parcours et des publics ou la généralisation de la notion de compétences.
La délivrance de certificats attestant de blocs de compétence qui aboutira à la destruction des diplômes et la fin de la reconnaissance des qualifications tant souhaitées par le patronat.
La mixité des parcours servira avant tout au renforcement de l’apprentissage dont le gouvernement et les collectivités peinent à atteindre les objectifs annoncés.
Le développement des passerelles entre et lycées professionnels et centres de formation d’apprenti·es transformeront les LP en antichambre de l’apprentissage et accentueront la mise en concurrence entre les LP et les CFA.
La mixité des publics sera encouragée ce qui dégradera encore davantage les conditions de travail des personnels et remettra en cause le statut des enseignants, avec une annualisation des services qui deviendra inévitable. 
En faisant des campus des métiers, la vitrine de la voie pro, il y aura d’un côté les LP adossés aux pôles de compétitivité régionaux, bénéficiant de la publicité et des financements leur garantissant reconnaissance et rayonnement, présenté comme la voie de l’excellence, de l’autre les LP des zones rurales ou des quartiers populaires.
En mettant à mal l’égalité de traitement des voies, des filières et des disciplines, le gouvernement, non seulement tourne résolument le dos à la lutte contre le déterminisme social, mais se donne aussi les moyens de mettre en œuvre la suppression de milliers de postes d’enseignants notamment dans les filières tertiaires.
Même si nombre de questions restent encore en suspens et doivent faire l’objet de discussions ultérieures, d’ores et déjà nous pouvons faire le constat alarmant, que la réforme annoncée ne contribuera pas à la revalorisation de la voie professionnelle scolaire.
La baisse des volumes horaires et la réorganisation des enseignements par la réécriture des programmes et des référentiels des diplômes créent de très vives inquiétudes chez les enseignant·es.
La plupart des mesures annoncées vont dans le sens de l’individualisation et de la sélection et sonnent le glas du besoin d’élévation du niveau de qualification et de toute vocation émancipatrice de la formation professionnelle sous statut scolaire.
La déspécialisation et la déconsidération des enseignements généraux, largement réduits à une conception utilitariste, conduisent à des formations au rabais conçues pour répondre aux demandes d’employabilité immédiate et locale du patronat.
Pour la CGT Éduc’action, la vocation de l’enseignement pro est de permettre tout à la fois l’insertion professionnelle et la poursuite d’études dans le but d’accéder à un emploi stable et bien rémunéré. Cela passe par la validation de diplômes reconnus nationalement, obtenus par un cursus qualitativement et quantitativement en mesure de les garantir.
Pour faire obstacle aux réformes en cours, défendre nos services publics, nos statuts, améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions d’études des élèves et des étudiant·es, la CGT travaillera à la construction du rapport de force avec toutes les organisations syndicales qui partagent la volonté de défendre la voie professionnelle sous statut scolaire.
Pour terminer cette intervention, le gouvernement s’est engagé récemment, à mettre en place un plan d’urgence pour Mayotte, nous souhaitons que le comité technique ministériel puisse être informé de l’état d’avancement des différentes mesures annoncées, notamment en matière de recrutement et de formation des personnels enseignants. 
La déclaration au format

Le Petit Cahier N°50



Le Petit Cahier N°50 : Le télécharger  
Publication nationale 1° degré de la Cgt Educ'Action
N°50 Juin 2018
Sommaire : 
Edito  p1 
Blanquer et la lecture p2-4
Peut-nous nous imposer une structure pédagogique ? p4
Écoles sorties de l’Éducation prioritaire p5
CM2 transférés au collège ? p6
Précarité pour les AESH p7
Concours p8
Hors-classe p9
Cap 2022 p10

Nouveau système des retraites Macron : A quoi peut-on s'attendre ?



Quelques éléments sur le dossier retraite et la réforme Macron :
  • Quelques notions et définitions essentielles  :  
    • La retraite, qu’est-ce que c’est ?
    • Répartition ou capitalisation ?
    • Prestations définies ou cotisations définies ?
    • Contributif ou redistributif ?
    • Indexation sur les prix ou sur le salaire moyen ?...
Lire la suite dans le diaporama CGT présenté à la conférence nationale de la SNR de la CGT-Éduc'action le 16 mai 2018, au format 

Le 8 pages "Spécial" Stagiaires 1er et 2nd degré en ESPE : Rentrée 2018


Cher·es collègues, 
Ce 8 pages vous apportera les premières réponses aux questions que vous vous posez à cette rentrée à l’ESPE en tant que lauréat·e d’un concours qui fait de vous un fonctionnaire stagiaire. Votre année qui mêle la formation professionnelle dans vos établissements et les cours à l’ESPE est particulière et d’une très grande importance pour votre carrière en tant qu’enseignant·e…