jeudi 13 novembre 2014

Intervention télévisée du président de la République : Le Président maintient le cap… et le Medef tient la barre !

Tout pour le patronat ! Le jour même où il se confirme que l’Union européenne encourage le dumping fiscal le plus débridé au profit des grandes entreprises et des principaux actionnaires, le Président de la République réaffirme sa volonté d’engager plus que jamais la France dans le carcan de la politique libérale imposée à Bruxelles : budgets publics contraints et restrictions pour les plus humbles, cadeaux et largesses fiscales pour les entreprises et les plus riches. Il répond aux français par un objectif de replacer la France au premier rang de la compétition mondiale.
La baisse des cotisations patronales introduite par le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) deviendra définitive à partir de 2017. Autant de financements transférés des entreprises vers ceux qui paient des impôts : les salariés et les ménages. Autant de droits sociaux réduits pour les mêmes.
Les réformes des retraites, y compris celle de 2014, produisent les dégâts annoncés par la CGT : le Président propose l’aumône avec une allocation de survie pour les seniors sans emploi entre 60 ans et 62 ans. Une représentante du patronat crache sur le mouvement syndical et réclame des délégués maisons comme interlocuteurs : la réaction particulièrement molle de François Hollande montre quels alliés se ménage ce gouvernement.
Ses déclarations sur le compte pénibilité sont venues confirmer ce positionnement. Les employeurs vent debout contre toute prise en compte de la pénibilité au travail gagnent une nouvelle étape contre la mise en œuvre de la loi : un chef d’entreprise et un parlementaire auront mission de simplifier le dispositif afin « que cela ne coûte rien à l’entreprise ». Et la cotisation, incluse dans la loi pour à la fois financer cette prise en compte et dissuader le recours à des situations d’emploi pénibles, ce sont les salariés qui devront régler l’ardoise ?
Le Président de la République confirme son obstination à poursuivre une politique d’austérité sélective, impitoyable pour les salariés, les retraités, les privés d’emploi, mais très aménageable pour les entreprises et les actionnaires.
La CGT confirme pour sa part sa détermination à rassembler le monde du travail, pour défendre de véritables solutions de relance de l’économie. Le retour de la croissance –reconnu comme une priorité par François Hollande– passe par une vraie priorité à l’emploi, une revalorisation du travail dans toutes ses dimensions et une amélioration du pouvoir d’achat.
Le problème ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital ! Plus que jamais la CGT appelle les salariés à s’investir dans les mobilisations à venir : le 18 novembre pour la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat dans la Fonction publique et le 6 décembre aux côtés des travailleurs précaires.
Montreuil, le 7 novembre 2014

mardi 11 novembre 2014

Stagiaires maltraités : Pas de changement sans mobilisation !

La création des Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education (ESPE) avaient pour but de relancer une formation initiale des enseignant-e-s et CPE qui avait disparu.
Mais les promesses de changement ont vite été effacées par des choix politiques contestables. Dans un rapport publié en octobre 2014, l’inspection générale est elle-même obligée de reconnaitre que la situation dans les ESPE n’est pas optimale...
Un témoignage saisissant…
Lise la suite dans le 4 pages spécial "formation des enseignants" de la CGT-Éduc'action 

ELECTIONS : "4 pages UGFF" AVEC LA CGT POUR UNE EUROPE PORTEUSE DE PROGRES SOCIAL



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Droit Ouvrier de novembre 2014


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dimanche 9 novembre 2014

Enseigner la philosophie en séries technologiques : pour une garantie réglementaire nationale du dédoublement d'une heure dans toutes les séries technologiques !

Nos 8 organisations syndicales et associatives ont été reçues le 3 novembre par le directeur adjoint de cabinet du MEN et sa collaboratrice...
Lire la suite de la déclaration intersyndicale 

OIT : Pierre Gattaz s’attaque maintenant au code international du travail !

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La semaine dernière, le président du Medef a demandé au gouvernement français de « sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail ».
Celle-ci, ratifiée par la France en 1989 oblige les employeurs à justifier les motifs du licenciement. En reprenant le vieil adage patronal selon lequel « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain », Pierre Gattaz invite en fait le gouvernement français à suivre les pas du gouvernement de l’ultra-libéral Fernando Henrique Cardoso au Brésil qui fut le seul pays à ce jour à sortir de cette convention, en 1996.
La CGT relève que le Président Cardoso est celui qui a le plus violemment privatisé et dérégulé l’économie brésilienne, jusqu’à servir de référence à Jeffrey Sachs, père de la thérapie de choc et des plans d’ajustement structurel en Europe de l’Est dans les années 90. Son bilan sur le front de l’emploi est le plus mauvais qu’ait connu le Brésil. Un modèle pour Gattaz, mais une démonstration de l’inefficacité des propositions du Medef !
Par cette nouvelle provocation, Pierre Gattaz cherche à régler ses comptes avec l’OIT qui, en novembre 2007 avait contraint le gouvernement de l’époque à sacrifier le Contrat Nouvelles Embauches, qui violait l’article 4 de la convention 158, justement sur cette question de la justification des motifs du licenciement.
Comme l’a relevé Bernard Thibault, membre travailleur du Conseil d’Administration du Bureau International du Travail, « le Medef prend désormais pour cible le code international du travail, en écho du patronat mondial qui s’attaque frontalement à l’OIT et à ses normes depuis plus de deux ans ».
La CGT condamne la position du Président du Medef qui insulte les engagements internationaux de la France.
Le patronat cherche à lever les derniers obstacles à la mise en concurrence des salariés entre eux en sacrifiant leurs droits les plus élémentaires et en les livrant à l’arbitraire et à l’injustice. Elle s’opposera résolument aux tentatives du Medef de s’attaquer aux normes et régulations du travail, en France comme au plan international.
Au moment où le chômage et la précarité des salariés est au plus haut ce ne sont certainement pas les fantasmes du Medef qui nous servirons à sortir de la crise.
Montreuil, le 3 novembre 2014

COLLECTIF 3A : MOBILISATION NATIONALE LE 15 NOVEMBRE !

CONTRE LE BUDGET D’AUSTÉRITÉ DE VALLS-HOLLANDE, CONTRE LES CADEAUX AU MEDEF.
POUR UNE ALTERNATIVE A LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE
lire les documents joints


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