dimanche 4 décembre 2016

La réforme du collège à l'épreuve des faits

 
L’Institution voudrait faire passer les enseignant-es opposé-es à la réforme du collège pour des dinosaures, voire des réactionnaires, qui ne veulent rien changer au collège, qui ne tireraient aucune leçon des échecs de l’Education nationale. En substance des méchants syndicalistes qui paralyseraient la France par leurs postures idéologiques. Nous oserions nous satisfaire des « médiocres résultats » du système éducatif. 
Pourtant, la CGT Éducation fourmille d’idées pour l’école ; ses repères revendicatifs en sont d’ailleurs la preuve. Notre vision de ce que devrait être notre système éducatif n’est pas plus idéologique que celle que le ministère nous impose aujourd’hui. A la CGT, nous pensons que la réussite de tou-tes les élèves ne peut s’obtenir qu’avec des moyens pour lutter contre les difficultés et le décrochage scolaire, et non à grands renforts d’EPI et d’AP en classe entière... 
Nous pensons que le socle commun est une vision réductrice et un simple vecteur de la culture dominante et capitaliste. Le collège devrait, au contraire, permettre d’offrir une culture commune émancipatrice, libérée de tout rapport de domination, dans le cadre d’une co-production de savoirs. Nous ne croyons pas non plus au discours selon lequel l’évaluation par compétences permettrait aux élèves de progresser car elle serait plus fine et plus précise. Nous refusons cette hypocrisie car l'évaluation par compétences, même si cela est minoré par la ministre, est bien une recommandation de l’OCDE afin de répondre aux exigences patronales. 
Nous ne sommes pas dupes. Le collège ne peut, seul, endosser la responsabilité d’une école qui ne permet plus l’émancipation et l’ascension sociale. Il ne doit pas plus être la courroie de transmission des objectifs patronaux et la gare de triage entre les pauvres qui seraient irrémédiablement destiné-es à l’enseignement professionnel et les autres. La réforme ne changera rien à cet état de fait. Pire, elle l’aggravera ! 
Ne nous laissons pas piéger et portons haut et fort l’idée qu’une autre Ecole est possible. Mais pas celle-là ! ...
Sommaire
Page 2 : Le collège 2016 : concurrence et des conditions de travail dégradées
Page 3 : Un collège toujours plus inégalitaire
Page 4 : Témoignage de rentrée
Lire la suite dans notre 4 pages "La réforme du collège à l'épreuve des faits"  (nov. 2016)

Perspectives retraites n°15

Journal des retraités de l'académie de Caen (septembre 2016) 

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CSE du jeudi 17 novembre 2016


Madame la présidente, 
Madame La Présidente, 
Si en ce jeudi 17 novembre la CGT Éduc’action siège à ce CSE, elle tient à rappeler que  cette  journée  est  avant  tout  une  journée  nationale  d’action  et  de  grève intersyndicale pour exiger l’intégration des  lycées dans la carte de l’Education prioritaire.  
A  l’heure où la Ministre commence à dresser le bilan du quinquennat celui concernant l’éducation prioritaire n’est pas fameux...

Lire la suite de la la déclaration au format 

Bulletin d'information CLG N°13 (Novembre 2016)

Sommaire : 
  • Droit à la déconnexion… dans l’Éducation nationale aussi !!
  • Réforme de l’évaluation : un projet dangereux très éloigné de nos revendications
  • Demandez le programme… des dégradations à venir !
Lire le bulletin d'information au format  (novembre 2016)

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 16 novembre 2016

Le passage en seconde ne met pas fin aux inégalités sociales et territoriales, dès lors, il est inconcevable de considérer que l’Éducation prioritaire s’arrête à la fin du collège, en excluant les lycées. 
Beaucoup de lycées, en particulier dans la voie professionnelle, ont un taux de catégories socio‐professionnelles défavorisées qui est comparable à certains collèges relevant du dispositif de l’éducation prioritaire. 
Plusieurs dizaines d’établissements en grève ont manifesté devant le ministère le 29 septembre, la seule réponse a été, pour l’instant, la prolongation de façon transitoire du versement de l’intégralité de l’indemnité ZEP en 2018/2019. 
Mais les collègues ne toucheront plus qu’un tiers de l’indemnité l’année suivante puis, plus rien. 
Les collègues de ces établissements attendent une tout autre réponse de la part d’un gouvernement qui affirme toujours que l’éducation est sa priorité. 
Les 54 000 postes budgétaires mis en avant par la Ministre ne se sont pas vus sur le terrain, en particulier pour les élèves qui en ont le plus besoin. 
La hausse démographique en lycée rend inéluctable la hausse des effectifs par classe et détériora un peu plus les conditions d’études des élèves et de travail des personnels dans ces établissements difficiles.  
Écarter les lycées de l’Éducation prioritaire, c’est dégrader encore un peu plus le service public de l’éducation. 
Le ministère n’a pas rendu publics les critères qui ont permis d’établir la carte des REP et REP+, accentuant ainsi le sentiment d’injustice pour les collègues dont les établissements sont sortis du dispositif. 
Enfin, les conditions de mise en œuvre de la pondération en REP+, sans cadrage national, induisent souvent pour les enseignants une augmentation de la charge de travail.
La CGT Éduc'action revendique des mesures d'urgence pour l’Éducation prioritaire. 
Pour plus de transparence, il faut établir une carte de l’Éducation prioritaire par l’utilisation de critères objectifs rendus publics, qui prennent en compte l’indice social et les spécificités rurales et urbaines. 
Les difficultés d’exercice dans ces établissements nécessitent un renforcement des équipes de vie scolaire, de santé et de service social, de personnels administratifs et d'agents. 
Il faut étendre l’indemnité REP à tous les personnels en exercice, notamment de vie scolaire (AED, AESH…). 
Il est aussi nécessaire de rétablir une carte scolaire permettant la mixité sociale et de prendre des mesures qui permettront de maintenir des équipes stables. 
Pour faire aboutir toutes ces revendications, la CGT Educ‘action sera aux côtés des personnels qui seront en grève le 17 novembre 2016. 
La Ministre doit prendre en compte les difficultés rencontrées par les collègues, en particulier dans les lycées. 
La CGT Educ‘action demande à la Ministre d’ouvrir d’urgence des négociations avec les organisations syndicales sur le périmètre de la carte de l’éducation prioritaire et sur les mesures à prendre pour améliorer le fonctionnement de ces établissements et les conditions d’études des élèves. 

Bulletin d’information LGT N°16 (Novembre 2016

Sommaire : 
  • Droit à la déconnexion… dans l’Éducation nationale aussi !!
  • Réforme de l’évaluation : un projet dangereux très éloigné de nos revendications
  • Demandez le programme… des dégradations à venir !
Lire le bulletin d'information au format   (Oct. 2016)

Position commune CGT-FO-SUD sur l'évaluation des personnels enseignants et d'éducation

La FNEC-FP FO, la CGT-Éduc'action, Sud éducation alertent les personnels : 
Le projet de réforme de l'évaluation est dangereux, 
la ministre doit le retirer
Nos organisations ont décidé de s'adresser ensemble à tous les personnels pour les alerter et les mobiliser. 
La ministre a décidé de refondre l’évaluation des personnels enseignants. La notation chiffrée serait remplacée par une évaluation, fondée sur une inspection et deux entretiens professionnels reposant sur une grille de 11 items dont les critères sont pour l'essentiel éloignés de l’enseignement, et s'appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées ! ... 
Ce projet va de pair avec la mise en place d'un « accompagnement » des personnels qui peut être imposé par la hiérarchie et n'aurait plus grand-chose à voir avec la formation continue, et renforce le contrôle de la hiérarchie sur nos collègues au détriment de leur liberté pédagogique. 
Nous refusons la logique de ce projet qui repose sur ces entretiens, sur des critères subjectifs, et qui est l’instrument de l’arbitraire et de l’individualisation. Il est dangereux, inacceptable. 
Ce projet obéit à la même logique que celle du décret Chatel de 2012 qui avait été abrogé après l’élection de François Hollande, suite à la mobilisation des personnels appuyée sur l’action commune des organisations syndicales. 
Le projet ministériel instaure une classe exceptionnelle, qui est en réalité un « grade à accès fonctionnel ». 
Lors de l’introduction de ce type de grade dans la Fonction publique de l’État en 2010 par le gouvernement Sarkozy, toutes les organisations syndicales à l’exception de la CFDT s’étaient prononcées contre. 
En voulant valoriser l’exercice de fonctions particulières et l’évaluation, la classe exceptionnelle est la promotion à la «tête du client» et un renforcement de l’inégalité salariale. Il sera réservé à une toute petite minorité et ne sera accessible que pour 10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant defonctions particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve d'une valeur professionnelle exceptionnelle », pourront y accéder. C’est donc 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement exclu. 
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! Là encore, rien ne dit que les dispositions actuelles ne seront pas encore plus orientées vers des promotions uniquement au mérite ! 
De plus aucune garantie n'est donnée sur un déroulement de carrière sur deux grades (classe normale et hors classe) pour la totalité des collègues. 
La «revalorisation» des grilles indiciaires dont se targue la ministre est en fait un miroir aux alouettes. 
L’intégration partielle des primes et indemnités minore d’autant le montant de la hausse réelle et très loin de compenser les 14 % de pertes de niveau de vie subies par les enseignant-e-s qui restent parmi les plus mal payé-e-s d’Europe selon les chiffres de l’OCDE. 
Nos organisations se sont adressées à la ministre le 6 octobre pour lui demander de renoncer à ce projet néfaste et d'ouvrir de véritables négociations. Notre demande est restée à ce jour sans réponse.
Nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s'adresser à la ministre sur ces revendications.
Le projet de la ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s ne doit pas voir le jour : la ministre doit y renoncer.