jeudi 5 novembre 2026
dans la Manche
- Avranches 10h00 – Mairie
- Cherbourg 10h30 – Place Napoléon
- Coutances 10h30 - Place Saint Nicolas
- Granville 10h30- Mairie
- Saint-Lô 10h30 – Mairie
La mobilisation lycéenne et étudiante a su, depuis plusieurs semaines, s’organiser collectivement pour faire entendre ses revendications. Acculé, le gouvernement n’a eu d’autres choix que de lâcher quelques annonces qui restent à ce stade extrêmement floues et pas à la hauteur des enjeux. Les organisations de jeunesse ont décidé de rejoindre la journée de grève et mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre 2026 pour les salaires et pour un autre budget. Alors que le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes, nous devons dénoncer les choix politiques de gouvernement : les aides publiques aux entreprises atteignent plus de 200 milliards d’euros par an. Dans notre secteur, nous devons maintenir la pression afin d’obtenir un autre budget pour l’Éducation et la fin de sa précarité organisée.


Nos organisations syndicales FSU, CGT Educ’Action, SE UNSA, CFDT, SNALC et Sud Education saluent l’adoption à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH. Ce vote constitue une avancée pour la reconnaissance d’un métier indispensable au service public d’éducation. Il est le fruit des mobilisations des AESH et de leurs organisations syndicales, qui dénoncent depuis des années la précarité et exigent un véritable statut de la fonction publique.
Les résistances de certains partis politiques via des votes contre ou massivement en abstention rappellent que rien n’est acquis. Les discours de soutien aux AESH doivent se traduire en actes : ces personnels, très majoritairement des femmes, ne peuvent continuer à subir des temps incomplets imposés, des salaires insuffisants et l’absence de perspectives de carrière.
La création d’un corps de la fonction publique doit garantir à toutes et tous un statut protecteur, une rémunération permettant de vivre, une formation adaptée et la reconnaissance de l’ensemble du travail effectué.
Ce vote est une étape : le texte doit désormais être adopté au Sénat. Nous appelons à maintenir la pression sur le gouvernement et les parlementaires et à poursuivre les mobilisations jusqu’à l’adoption définitive et la mise en œuvre de ces droits.
L’État doit se doter d’un budget à la hauteur : création du corps, titularisations, revalorisation des salaires, temps plein rendu possible et recrutements répondant aux besoins. Les ministres de l’Éducation nationale et de l’Agriculture doivent garantir ces avancées à l’ensemble des AESH, y compris dans l’enseignement agricole et maritime.
Dans la période actuelle de mobilisation pour la jeunesse et les moyens des services publics, cette exigence est centrale : reconnaître les personnels et garantir à chaque élève un accompagnement répondant à ses besoins.
Un statut, un vrai salaire, des moyens : poursuivons ensemble la mobilisation !

Les conditions de travail se dégradent : effectifs insuffisants, tâches qui s’élargissent, pression accrue et baisse du nombre de postes. La CGT Éduc’action revendique des créations de postes, un temps plein ramené à 32 heures hebdomadaires et la comptabilisation intégrale des heures d’internat.
Les AEd subissent une forte précarité : contrats courts, renouvellements incertains, accès inégal au CDI selon les établissements. Cette gestion locale fragilise les personnels et entretient l’arbitraire. La CGT Éduc’action revendique des CDD de trois ans, un droit effectif au CDI au bout de six ans et une gestion académique garantissant des règles communes. Les salaires restent trop bas, souvent proches du SMIC, malgré des missions élargies.
L’absence de vraie grille nationale accentue encore les inégalités. LaCGT Éduc’action exige une hausse immédiate des salaires, une grille d’étudiant·e/salarié·e avec des droits alignée sur la catégorie B et le versement complet des primes REP et REP+.
UN VRAI MÉTIERLes Assistant·es d’Éducation (AEd) occupent une place essentielle dans les établissements scolaires. Au quotidien, elles et ils participent à l’accueil, au suivi des élèves, à l’accompagnement éducatif et au climat scolaire. Pourtant, ces personnels restent parmi les plus précaires et les moins reconnus de l’Éducation nationale. Pour la CGT Éduc’action, il s’agit d’un vrai métier qui doit être stabilisé et revalorisé. Les AEd ne sont pas de simples « jobs étudiants ». Elles et ils exercent un véritable travail éducatif : encadrement, écoute, régulation et accompagnement des élèves. Ce métier doit relever d’un statut de catégorie B. Pour celles et ceux en études, un vrai statut d’étudiant·e/salarié·e avec des droits renforcés est nécessaire.
Les AEd ne doivent pas être réduit·es à des fonctions de contrôle et de surveillance. La CGT Éduc’action défend une vie scolaire conçue comme un espace éducatif, fondé sur la prévention, le dialogue et l’accompagnement des élèves. Leur rôle est de contribuer à un cadre scolaire juste, protecteur et émancipateur
• créer des postes d’AEd ;
• généraliser le CDD de 3 ans ;
• rendre transparent l’accès au CDI et un droit effectif au CDI au bout de 6 ans ;
• obtenir une augmentation immédiate de 400 € net par mois et une grille de rémunération alignée sur celle des fonctionnaires de catégorie B ;
• gagner le versement de la prime REP/REP+ complète, avec rétroactivité depuis 2015 ;
• gagner un statut de fonctionnaire de catégorie B ;
• conquérir un statut étudiant·e/salarié·e avec un temps de décharge renforcé pour les personnels en études ou en formation.