dimanche 31 août 2025

Tract CGT : en grève pour gagner ! (10 et 18 septembre)

Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ! 

 

mockup du tract 
 
 
 

Enterrons le musée des horreurs du budget Bayrou 

Le gouvernement veut encore faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades : suppression de deux jours fériés, coupes dans les services publics, affaiblissement du droit du travail, énième réforme de l'assurance chômage, gel des prestations sociales et des salaires des fonctionnaires et des contractuel·les, désindexation des pensions, doublement des franchises médicales, remise en cause de la 5e semaine de congés payés... 

Ces mesures sont aussi brutales qu’injustes ! 

> Signez la pétition sur StopBudgetBayrou.fr 

> Calculez le coût du budget Bayrou sur votre quotidien grâce au simulateur CGT > cgt.fr/simulateur 

Les ingrédients sont réunis pour gagner ! 

Le ras-le-bol social est énorme. Grâce à notre mobilisation contre la réforme des retraites, le gouvernement n’a jamais été aussi faible. Emmanuel Macron n’a plus de majorité pour faire passer ses réformes. Pour éviter d’avoir à modifier son budget, François Bayrou en est réduit à servir de fusible. 

Ne nous laissons pas distraire par cette manœuvre de diversion. Quelle que soit la situation gouvernementale, nous voulons un autre budget pour répondre aux urgences sociales et environnementales !

10 septembre : mobilisation citoyenne, grèves et actions dans les entreprises 

Les nombreuses mobilisations démontrent l’ampleur du mécontentement. La CGT souhaite que le mercredi 10 septembre soit une première étape réussie. 

La CGT appelle à construire la grève et les débrayages partout où c’est possible. 

18 septembre : toutes et tous ensemble dans une grande journée de grèves et de manifestations

Toutes les organisations syndicales appellent à la mobilisation unitaire et interprofessionnelle par la grève et des manifestations partout en France le jeudi 18 septembre. 

À nous d’agir ! Rassemblons-nous et débattons des moyens pour préparer une mobilisation et des grèves les plus massives possible. 

De nombreux secteurs sont déjà mobilisés :  les hôpitaux, l’énergie, les industries, les transports, l’audiovisuel public et la culture… La colère s’étend ! 

Nous sommes déterminés à renverser le rapport de force pour transformer la colère en victoires ! 

 

🔴 à faire connaitre : Le simulateur de l'impact du Budget Bayrou

 

 

Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !

 

Communiqué de presse intersyndical de la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et SOLIDAIRES

Les travailleurs et travailleuses que nos organisations représentent sont en colère. 

La multiplication des mobilisations sous diverses formes le confirme. Personne ne peut méconnaitre le mécontentement et la fatigue de la population. Représentant.e.s de la CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES, nous nous sommes réunis à Paris ce vendredi 29 août 2025.

Les pistes de budget présentées le 15 juillet par le premier Ministre ont été immédiatement et unanimement condamnées par nos organisations.

En effet, les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent. 

Le Gouvernement a choisi encore une fois de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades

  • la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics,
  • la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage,
  • le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les,
  • la désindexation des pensions de retraites,
  • le doublement des franchises médicales,
  • la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… 

Autant de mesures aussi brutales que profondément injustes. Ce qui creuse la dette, ce sont aussi les baisses d’impôts pour les riches et les 211 Mds d’aides publiques captées par les plus grandes entreprises !

Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites notre pays s'enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique.

Les inégalités et le nombre de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté explosent, les conséquences du changement climatique se multiplient et ont des impacts directs sur les travailleurs et travailleuses, les fermetures d’entreprises et suppressions d’emplois se multiplient, les services publics sont en crise, les salaires ne permettent pas de vivre dignement de son travail, les travailleurs et travailleuses essentielles attendent toujours reconnaissance et dignité au travail….

Plus que jamais, le partage de la valeur et des richesses, la revalorisation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes sont indispensables.

Plutôt que de modifier son projet de budget afin de répondre à la situation inédite du déficit, le premier Ministre a décidé d’une stratégie de diversion en se soumettant à un vote de confiance le 8 septembre. Pour nos organisations, la construction d’un tout autre budget porteur d’espoir, de justice sociale et de justice fiscale est impérative.

Nos organisations syndicales refusent que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi par une flexibilité accrue.

Depuis le mois de juillet, elles se mobilisent dans l’ensemble des entreprises et administrations, dans les territoires et professions en allant à la rencontre des travailleurs et travailleuses afin qu’elles et ils signent la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr

Aujourd’hui, nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Les exigences sociales doivent être enfin prises en compte !

Nous voulons :

  • des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques ;
  • des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité ;
  • des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la France et des mesures contre les licenciements ;
  • la justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et les très hauts revenus, contraignent le versement des dividendes et conditionnent fortement les aides aux entreprises ;
  • une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans.

Nous appelons les travailleuses et les travailleurs à se mobiliser massivement pour changer la donne et gagner des avancées ! Nos organisations restent en contact, conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève et se réservent la possibilité de prendre toute initiative nécessaire.

jeudi 28 août 2025

Construisons un processus de lutte pour gagner, construisons la grève !

 

Déclaration du CCN des 26 et 27 août

logo CGT

Les organisations de la CGT réunies en CCN sont particulièrement préoccupées de la situation des millions de travailleuses et de travailleurs, de leurs familles victimes de la guerre et des conflits. En Ukraine, au Soudan, en République Démocratique du Congo, en Palestine et partout dans le monde, la paix et le droit international doivent être mis en œuvre immédiatement, les populations civiles doivent être protégées. À Gaza et en Palestine occupée, la folie génocidaire de Netanyahou doit être stoppée et un cessez le feu immédiat imposé par la communauté internationale permettant l'acheminement de l'aide humanitaire, la fin de l'occupation militaire israélienne, la reconstruction de Gaza et le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien. La CGT soutient et participe à toutes les initiatives de mobilisations permettant d'arrêter immédiatement le génocide en cours. Elle portera la proposition de faire du 21 septembre, journée mondiale pour la Paix, un temps fort de mobilisation nationale pour la Palestine. La France a enfin décidé de reconnaître l’État de Palestine, il est urgent de le faire sans délai, de cesser toute coopération avec le gouvernement d'extrême droite israélien, de prendre des sanctions et de cesser toute livraison d’armes et de composants militaires.

C'est dans ce contexte international dramatique et en pleine période de congés que le gouvernement, au service du patronat, a annoncé un budget d’une violence inédite : vol de 2 jours fériés ; doublement des franchises médicales ; gel du salaire des fonctionnaires, des pensions des retraité·e·s, de toutes les allocations sociales (aides au logement, allocations familiales, allocation adulte handicapé…) ; réforme de l’assurance chômage ; suppression de 3000 postes de fonctionnaires avant des dizaines de milliers d’autres ; coupes dans les budgets des hôpitaux, des écoles, de la culture ; volonté affichée de remettre en cause la 5ème semaine de congés payés et précariser toujours plus les contrats… Si ce budget était adopté, chacune et chacun perdrait plusieurs centaines d’euros en 2026, nos services publics et notre système de protection sociale seraient considérablement affaiblis. Dans les territoires d’Outre-Mer, ce serait la double peine : de violentes baisses de revenus alors que les prix sont déjà beaucoup plus élevés.

Pourquoi une telle cure d’austérité ? Parce qu’Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux aux plus riches et aux grandes entreprises tout en engageant une augmentation massive des budgets militaires au profit des vendeurs d’armes. Nous refusons qu’encore une fois, le monde du travail soit sommé de passer à la caisse : c’est aux grandes entreprises et aux rentiers, qui se gavent d’argent public et de dividendes, de payer ! 

Alors que cet été a encore battu des records de chaleur, avec de violents incendies et des morts au travail, il est temps d’arrêter la fuite en avant et de prendre enfin des mesures pour limiter le réchauffement climatique et adapter nos sociétés. Cela passe dans l’immédiat par l’abrogation des mesures anti-environnementales qui n’ont pas encore été retirées de la loi Duplomb, heureusement déjà amputée sous la pression d’une mobilisation citoyenne massive dont la CGT se félicite.

La CGT exige l’abandon du projet de budget et la mise en place de mesures d’urgence autour de 5 priorités :

  • La justice fiscale : la taxation des patrimoines, des dividendes et des rachats d’action, la remise à plat des 211 Mds d’aides publiques aux entreprises, le rétablissement de l’ISF et la mise en place d’une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu

  • La justice sociale par l’abrogation de la réforme des retraites, première étape pour gagner la retraite à 60 ans, et une Sécurité sociale répondant aux enjeux actuels, rétablie dans ses prérogatives issues du programme du Conseil national de la Résistance, dotée de l’ensemble des moyens nécessaires pour répondre aux besoins

  • Le financement de nos services publics et de la transformation environnementale de notre économie, de l’argent pour nos hôpitaux, nos écoles et nos universités et nos infrastructures et notre politique culturelle

  • L’augmentation des salaires, des pensions, des minimas sociaux, l’égalité F/H et des mesures contre la vie chère dans les outre-mer

  • L’arrêt des licenciements et l’organisation d’assises de l’industrie

Grâce à notre mobilisation contre la réforme des retraites, le gouvernement n’a jamais été aussi faible, Emmanuel Macron n’a plus de majorité pour faire passer ses réformes régressives et la colère sociale est énorme. Pour éviter d’avoir à modifier son budget, F.Bayrou en est réduit à servir de fusible. Nous ne nous laisserons pas distraire par cette manœuvre de diversion. Quelle que soit la situation gouvernementale, ce que nous voulons, c’est un autre budget correspondant aux urgences sociales et environnementales. Tous les ingrédients sont réunis pour gagner ! Pour cela, il nous faut construire une mobilisation massive et unitaire ! 

La CGT se félicite que les initiatives se multiplient d’ores et déjà et appelle à les amplifier. Le 25 août, les salarié·e·s de Radio France ont commencé une grève reconductible et les hôpitaux de Paris ont engagé un processus de mobilisation, suivis le 2 septembre par les salarié·e·s du secteur de l’énergie, le 4 septembre les salarié·e·s de Novasco seront en grève comme ceux d’Owens Illinois le 9 septembre pour empêcher la fermeture de leurs usines, les fédérations CGT des Industries chimiques et du Commerce et des Services appellent depuis déjà plusieurs mois à la grève le 10 septembre contre la répression antisyndicale, pour les salaires, les conditions de travail et contre la casse sociale, une manifestation nationale des professionnel·le·s de la santé et de l’action sociale est d’ores et déjà prévue à Paris le 9 octobre ainsi qu’une grève dans les organismes sociaux et des mobilisations dans les services d’insertion/probation du ministère de la Justice. 

La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale. La CGT souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail. Elle appelle donc ses syndicats à débattre avec les salariés et à construire la grève partout où c’est possible.

Lors de l’intersyndicale nationale interprofessionnelle du 29 août, la CGT proposera d’appeler en septembre à une journée interprofessionnelle unitaire de mobilisation de grève et de manifestations, et de construire un processus dans la durée pour gagner un budget à la hauteur des besoins. 

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations :

  • A organiser des intersyndicales, dans les professions, les territoires et les entreprises

  • A se déployer en grand auprès des salarié·e·s, retraité·e·s, privé·e·s d’emploi en continuant à faire signer la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr, diffusant les tracts explicatifs et en faisant connaître le simulateur CGT qui permet à chacune et chacun de mesurer l’impact des mesures.

La CGT appelle l’ensemble des salarié·e·s, retraité.e.s et privé.e.s d’emplois qui souhaitent se mobiliser à se syndiquer et se mettre en contact avec la CGT pour agir.

Tous les ingrédients sont réunis pour gagner, prenons les choses en main pour imposer nos exigences sociales et environnementales.

 

Montreuil, le 27 août 2025

Cadre de gestion des personnels contractuels ATPSS

 

Le cadre de gestion des personnels contractuels ATPSS est paru pour cette nouvelle année scolaire.

N’hésitez pas à le consulter pour connaître tous vos droits

Pour le consulter cliquer sur ce lien :

CADRE DE GESTION DES PERSONNELS ATPSS

Bonne lecture

mercredi 16 juillet 2025

L’Éducation et l’ensemble des services publics sacrifiés, l’Armée et le monde de l’entreprise sanctuarisés

 

Communiqué de presse CGT Educ’action

Le 15 juillet, François Bayrou a dévoilé ses orientations pour faire des économies dans le cadre du prochain budget présenté à l’automne. Alors qu’E. Macron avait la veille, lors du défilé du 14 juillet, annoncé « faire de la Défense une priorité » (une augmentation de 3,5 milliards en 2026 et 3 milliards supplémentaires l’année suivante), François Bayrou a, quant à lui, égrainé ses recettes pour éponger la dette à travers l’objectif de son plan « stop à la dette », avec comme seul leitmotiv la baisse de la dépense publique.

« Tout le monde devra participer à l’effort ». La plupart des ministères devront se serrer la ceinture et consentir à des efforts budgétaires avec in fine des coupes dans les services publics (dont 3000 postes de fonctionnaires). C’est bel et bien une casse sociale qui est annoncée et qui touchera davantage les plus précaires et les plus modestes.

Par ailleurs, ce sont surtout les travailleuses et travailleurs qui devront faire des efforts avec la prévision de deux jours fériés en moins. Non content de faire travailler le monde du travail 2 ans de plus avec la dernière réforme des retraites, le gouvernement s’en prend une nouvelle fois à ceux et celles qui produisent les richesses de ce pays. C’est aussi la protection sociale qui est visée : une année blanche avec de surcroît, des contrôles renforcés pour les arrêts maladies. De contrôles, en revanche, il n’en est pas question pour les entreprises : après leur avoir donné des subventions à foison à hauteur de 211 milliards, sans aucune contrepartie, le gouvernement parle de les réduire de façon marginale mais leur promet des marges de « liberté » par ordonnance. Traduction, moins de contrôles. Et que le patronat se rassure ! 900 millions de financement sont prévus pour l’investissement.

Quant à notre secteur, alors que l’Éducation manque de tout et que le service public de l’Éducation ne tient que par la conscience professionnelle des personnels, la situation ne va pas s’améliorer. En effet, François Bayrou s’est voulu rassurant, avec notamment une augmentation du budget pour financer la réforme de la formation initiale.

Pourtant avec la suppression de 3000 postes puis le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois à partir de 2027, le nombre de personnels va décroître inévitablement alors qu’il faudrait, à contrario, des créations de postes pour toutes les catégories de personnels. En effet, les conditions de travail n’ont cessé de se dégrader pour l’ensemble du secteur de l’Éducation, le manque d’attractivité pour tous les métiers et en particulier pour les enseignantes et enseignants devient de plus en plus prégnant. Pour la CGT Éduc’action, l’Éducation nationale et l’ensemble des services publics, ne peuvent être sacrifiés sur l’autel de l’austérité à l’heure où tant de chantiers seraient à finaliser et à financer comme la réduction des effectifs par classe en créant massivement des postes, la titularisation des AESH, la rénovation du bâti… La liste est longue et l’urgence est bel et bien là au risque de voir l’Institution dysfonctionner encore davantage dans son rôle qui est le sien : former toute la jeunesse de ce pays en lui offrant une éducation solide et émancipatrice. Ces mesures annoncées par le 1er ministre sont brutales et inacceptables.

À nous d’imposer d’autres choix

Télécharger le communiqué de presse

Communiqué de presse CGT

Le Premier ministre annonce une année noire pour le monde du travail et de  nouveaux cadeaux pour les entreprises

Avec ses annonces, le Premier ministre vient d’ouvrir un chantier aussi brutal qu’idéologique. Ce n’est pas un plan d’économies, c’est une déclaration de guerre aux droits des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement responsable de la situation économique du pays ne se remet jamais en cause notamment sa politique de l’offre.

Au lieu d’ouvrir les yeux sur les urgences sociales – salaires, conditions de travail, santé, éducation, climat – le gouvernement choisit de faire payer une nouvelle fois les travailleur·euses, notamment les privé·es d’emploi, et stigmatise les agent·es du service public. Au lieu de mettre à contribution ceux qui sont responsables du déficit, les plus riches et les grandes entreprises qui ont bénéficié de 73 Milliards de baisse d’impôts chaque année et touchent 211 milliards d’aides publiques, le gouvernement fait encore payer l’addition aux travailleuses et aux travailleurs, aux retraité·es et précaires.

[…]

Ces annonces, faites-en plein cœur de l’été, alors que des millions des travailleurs et de travailleuses ne peuvent pas partir en vacances, sont en total décalage avec les attentes du monde du travail. Elles bradent notre avenir en tournant le dos aux investissements indispensables pour la transition écologique, la recherche et l’éducation, la santé, l’industrie.

Le Premier ministre reconnaît lui-même qu’il n’est pas en situation d’imposer sa cure d’austérité et d’appauvrissement. Rien n’est joué ! L’heure est à préparer la mobilisation. La CGT mettra tout en œuvre pour empêcher ces violents reculs sociaux

Lire le communiqué dans son intégralité

mardi 8 juillet 2025

SUJET DE PSE DU BAC PRO 2025 : UNE OFFENSIVE RÉACTIONNAIRE SOUS COUVERT D’ÉDUCATION À LA SANTÉ

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La CGT Éduc’action dénonce avec la plus grande fermeté le sujet de l’épreuve de Prévention Santé Environnement (PSE) du baccalauréat professionnel session 2025. Il véhicule une vision rétrograde, culpabilisante et écologiquement douteuse des enjeux de santé sexuelle. Quelle incohérence entre la mise en place de l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) et ce sujet.

Un silence coupable

La partie consacrée au virus HPV et à la vaccination, omet toute mention de la santé sexuelle et gynécologique des femmes, pourtant principales concernées par les cancers liés aux papillomavirus. Il ne dit rien non plus des freins sociaux à l’accès aux soins, ni des violences médicales gynécologiques encore trop fréquentes. La logique patriarcale d’invisibilisation est une nouvelle fois à l’œuvre.

Un sujet qui nie le droit à une sexualité épanouie, choisie, et protégée.

Dans les réponses attendues l’abstinence est proposée comme moyen de prévention contre les IST. Ce parti pris réactionnaire et moralisateur est surtout inefficace d’un point de vue de la santé publique !

Ensuite, une page entière s’intéresse à la « pollution » générée par les préservatifs, évoquant leur fabrication à base de latex ou de dérivé du pétrole. Sans jamais rappeler leur efficacité avérée pour prévenir les IST. Ce glissement vers une écologie culpabilisante vise à faire peser la charge écologique sur les comportements individuels.

Des personnels de santé exposé·es aux HPV par les fumées chirurgicales ?

Le sujet évoque enfin que les soignant·es au bloc opératoire peuvent être contaminé·es au HPV par les fumées générées lors d’opérations au laser. Mais ces données scientifiques sont anciennes et manque de précisions notamment épidémiologiques. Ce discours anxiogène instrumentalise une question complexe sans contextualisation ni rigueur scientifique.

La CGT Éduc’action revendique des sujets de PSE qui reposent sur des données scientifiques rigoureuses, intègrent les approches féministes et respectent le vécu des élèves sans les infantiliser et les moraliser. C’est pourquoi L’EVARS est un impératif éducatif et citoyen. Pour la CGT Éduc’action l’éducation à la santé, à la prévention des risques au travail et à l’environnement doit être un outil d’émancipation, pas un outil de contrôle social. Nos élèves méritent mieux.

Télécharger le communiqué de presse

La CGT Éduc’action quitte le GT des Assises de la santé scolaire !

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À la suite des Assises de la santé scolaire, le ministère poursuit les groupes de travail avec les organisations syndicales pour la mise en œuvre des mesures annoncées pour les personnels médicaux et sociaux.
Pour la CGT Éduc’action, ces mesures ne répondent absolument pas aux besoins des élèves et des personnels.

La CGT Éduc’action rappelle la nécessité de création de postes, de revalorisation salariale et d’une véritable réflexion sur les conditions de travail.
Le ministère a fait des arbitrages budgétaires mortifères et souhaite que les organisations syndicales valident leur mise en œuvre.

Dans ce contexte, la CGT Éduc’action a décidé de quitter le groupe de travail du 1er juillet 2025, elle ne cautionne pas les choix politiques et budgétaires qui accentuent la dégradation des conditions de travail des personnels et l’accueil des publics.

Il est hors de question qu’une nouvelle organisation soit synonyme de redéploiement et parfois même d’absence totale de personnels médicaux et sociaux dans les établissements et les écoles.

Sans moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux, l’École publique ne pourra pleinement assurer ses missions d’émancipation et d’égalité.