vendredi 7 juin 2024

Dossier élections européennes 2024 (confédération)

 Le 9 juin chaque voix compte pour les élections européennes.

Dans la suite de la mobilisation contre le report de l’âge de départ à la retraite et alors que le gouvernement Macron ne cesse de s’en prendre à celles et ceux qui travaillent et créent les richesses et font tourner nos services publics, la CGT appelle tou·tes les salarié·es, privé·es d’emploi et retraité·es du pays à voter aux élections européennes du dimanche 9 juin 2024


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Tract élections européennes
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Note argumentaire les enjeux des élections européennes
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« Face à l’extrême droite, il est minuit moins le quart »

 Sophie Binet était l'invitée de l'émission "à l'air libre" de Médiapart le 17 mai dernier. Elle a appelé à un sursaut unitaire des forces de gauche.



"Pour nous, à la CGT, l’unité, c’est identitaire"



"L’extrême droite arrive toujours au pouvoir quand la gauche est divisée ", nous rappelle Sophie Binet en faisant le parallèle avec le Conseil national de la Résistance (CNR) et le programme « Les jours heureux » auquel la CGT a fortement contribué.

 

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vendredi 31 mai 2024

Réforme de la formation initiale : stop au mépris !

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ce mercredi 29 mai, la CGT Éduc’action a quitté le groupe de travail sur la réforme de la formation initiale des personnels enseignants et CPE. C’est en effet, comme il est devenu d’usage, une occasion de plus pour l’administration d’imposer un projet à marche forcée et de manière précipitée, malgré l’opposition et les alertes de la totalité des organisations syndicales.

Toutes ont dénoncé l’infaisabilité d’un calendrier qui instaurerait cette réforme dès la rentrée prochaine, les incertitudes juridiques et l’attaque du statut de la Fonction publique que constitue le statut des élèves stagiaires en M1 (qui recevraient une gratification malgré l’obtention d’un concours de la Fonction publique et n‘auraient pas le statut de fonctionnaire stagiaire). Faisant fi de ces lignes rouges, le ministère poursuit tête baissée. Une réforme de plus, bâclée, sur laquelle le ministère devra certainement revenir, au fil de l’eau et de la catastrophe annoncée en termes de recrutements.

Aucune des mesures prises ne permettra en effet de régler les graves problèmes d’attractivité de nos professions. Et ce n’est certainement pas l’obligation « d’engagement à servir » pour 4 ans dans la Fonction publique, à l’issue de l’année de titularisation, qui va faire se précipiter en masse les candidat·es !

Si la CGT Éduc’action revendique de longue date le recrutement au niveau Licence (et valide donc cette annonce), elle juge inacceptables tous les autres éléments de cette réforme. C’est par l’amélioration des conditions de travail, de rémunération et par une formation de qualité, et justement rétribuée, que l’on donne envie de devenir enseignant·es et non en cassant les statuts ou en méprisant les personnels comme s’y emploie méthodiquement le ministère.

Montreuil, le 29 mai 2024

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Ecole inclusive : un énième plan de comm’ ministeriel

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Des groupes de travail se tiennent actuellement entre le ministère de l’Éducation nationale et les organisations syndicales sur l’École inclusive et le métier d’AESH. C’est surtout l’occasion pour l’administration de se satisfaire du nombre d’élèves accompagné·es ou d’une éventuelle amélioration du cadre de gestion des AESH, légèrement modifié compte-tenu des évolutions des cinq dernières années.

L’École inclusive : un slogan de campagne

Selon les chiffres ministériels du dernier bilan le nombre d’élèves en situation de handicap est de 471 659, dont la moitié a une notification pour une aide humaine. Cependant, dans les faits, ils et elles ne sont pas pour autant accompagné·es. On peut aussi souligner que 8% des élèves en situation de handicap sont scolarisé·es exclusivement dans un dispositif ULIS (unités locales d’inclusion scolaire) et 17% d’entre eux et elles sont en attente d’une prise en charge par une structure médico-sociale. Et de cette situation, on ne peut pas s’en satisfaire, mais silence du ministère…

En réalité, il n’y a donc pas d’École inclusive qui permette la scolarisation du plus grand nombre d’élèves en milieu ordinaire. Quand va-t-on réellement mettre au débat la question des effectifs par classe, du nombre d’élèves suivi·es par un·e même AESH, du manque d’enseignant·es spécialisé·es et de la formation spécialisée, de la prévention en maternelle et du déficit de prise en charge par le secteur médico-social ? C’est de cette réalité et de cette urgence dont il est question, en décalage total avec l’affichage officiel et les sujets abordés lors de ces réunions.

Les AESH : statut, temps de travail, formation…Rien au menu !

Dans le même temps, un projet de décret sur le cadre de gestion des AESH est présenté, mais aucune des dispositions ne contribue à une évolution majeure des conditions salariales et de travail des personnels.

Cependant, la CGT Éduc’action continuera de participer à ces réunions et interviendra à chaque fois pour veiller à ce que la future circulaire soit précise, contraignante pour les administrations pour leur éviter des interprétations locales comme c’est trop souvent le cas : traitement des jours de fractionnement, prise en charge des indemnités kilométriques, autorisations d’absence pour garde d’enfant ou rendezvous médical, conduite et responsabilité des entretiens professionnels ou de renouvellement de contrat, missions des AESH référent·es, respect du droit syndical et de grève… La CGT Éduc’action continuera aussi de porter la nécessité d’une création immédiate d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH et d’une véritable formation professionnelle initiale qualifiante.

Montreuil, le 27 mai 2024

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Revalorisations IFSE 2024 Personnels ITRF

 

Le jeudi 28 mai, le ministère présentait les revalorisations indemnitaires pour les personnels ITRF de l’Éducation nationale au 1er janvier 2024.

Pour mémoire, les personnels ITRF sont au nombre de 10 991 et sont répartis de la sorte : 1 945 catégorie A (IG et ASI), 1 961 catégorie B (TRF) et 5 556 catégorie C  (ATRF dont 44 dans les services informatiques ). Soit environ 5 512 ATRF ( BAP A,B,C…) dans l’Éducation nationale.

Tract  ITRF-2024-

lundi 27 mai 2024

30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école : une fin en soi ?

Depuis 1981, l’Éducation Physique et Sportive (EPS), un vocable qui n’est pas neutre sur le fond, a supplanté « l’éducation sportive » qui avait elle-même succédé, en 1962, à « l’éducation physique » chère à Pétain et mise en œuvre sous le gouvernement de Vichy. Rattachée au ministère de la Jeunesse et des Sports depuis la Libération, la discipline n’intègre le giron de l’Éducation nationale qu’au début des années 80.

L’EPS devrait être centrale parmi les enseignements à l’École, tant elle contribue et est indispensable au développement de l’enfant, et bien au-delà des seuls aspects « physiques ». Les enseignant·es de maternelle et de CP savent bien, par exemple, qu’elle contribue grandement à construire l’apprentissage de la latéralisation, du repérage dans l’espace, des verbes d’action etc… C’est un élément favorisant le vivre ensemble, la cohésion du groupe classe, l’inclusion, la coopération, l’entraide, la solidarité et a des répercussions positives sur l’ensemble des apprentissages, bien plus qu’un moyen potentiel de recentrage pour l’enfant, de retour au calme et à la concentration.

Elle va bien au-delà de l’agitation des « 30 minutes d’activité physique quotidienne » (ou 30APQ dans le jargon scolaire), qu’on présente, entre autres, comme un moyen de réduire le surpoids. Le discours ambiant tendrait à revenir aux temps emprunts d’une visée hygiéniste, de patriotisme, avec pour devise celle du (controversé) Pierre de Coubertin « Mens fervida in corpore lacertoso soit « un esprit ardent dans un corps musclé » (inspirée du poète satirique Romain Juvénal « Mens sana in corpore sano »).

Les 30APQ deviendraient, grâce au battage médiatique initié par JM Blanquer, une excellente initiative de faire « enfin » du sport à l’école ! Sous cette forme, l’activité contribuerait au bien-être physique et réduirait les risques de sédentarité et de malbouffe. Encore une fonction renvoyée à l’École tandis qu’on ne permet ni aux familles d’avoir le temps pour cuisiner, ni de fournir à toute la population les moyens financiers de mieux se nourrir, etc…

En pleine année olympique et paralympique, pour laquelle la promotion est insistante, la récente annonce de la suppression de l’oral EPS au concours de recrutement des professeur·es des écoles (CRPE) apparait comme un véritable danger pour cette matière. Ainsi, il ne serait pas étonnant qu’elle disparaisse purement et simplement des programmes au profit du sport, niant sa définition et ses objectifs, mais également tous ses apports et ses bénéfices. On assisterait alors à un nouveau recentrage des apprentissages sur les seuls « fondamentaux », objectif désormais peu dissimulé de la part de nos gouvernants alors que leur renforcement rétrograde actuel n’a en rien amélioré « les résultats » des élèves. On peut donc s’interroger sur ce qu’il restera à l’EPS, aux arts et aux autres disciplines qui sont pourtant tellement importantes pour la formation et l’émancipation des générations futures.

Le danger sera bel et bien de renvoyer l’EPS à l’extérieur de l’École, notamment aux centres de loisirs dont on sait la précarité et la difficulté à fidéliser les personnels et à construire des projets pérennes soutenus par des collectivités territoriales de plus en plus en difficulté financière (et qui se réclament de l’éducation populaire tout en s’en écartant). L’EPS serait également de plus en plus déléguée aux associations dont certaines sont plus en recherche de profits que de visée collective et surfent sur la vague libérale, profitant de fonds publics et de bénévoles et/ou de salarié·es précaires, sous-payé·es en lieu et place d’enseignant·es formé·es.

Un autre danger est de mettre en place une politique du « tout sport » en développant principalement la pratique sportive au sein des clubs dont l’optique n’est pas celle développée au sein du Service public d’Éducation et qui prônent le plus souvent d’autres valeurs que celles que nous devrions promouvoir à l’École. On a bien compris que l’objectif gouvernemental était de développer la performance, le dépassement de soi et l’esprit de compétition, toutes ces valeurs libérales qui feraient la grandeur et la réussite d’un pays… Le tout en faisant croire aux familles que leurs enfants ont le potentiel (sportif et économique) d’un Kylian Mbappé… On a bien compris également que l’objectif était de pousser clubs et fédérations à profiter du marché que tout cela représente.

Les risques d’une telle politique sont multiples. Par exemple, ne plus penser l’égalité garçons-filles alors même que l’activité physique, l’occupation des espaces et notamment celui de la cour d’école et de l’école hors les murs (comment on s’approprie le quartier et l’espace plus lointain selon qu’on est un garçon ou une fille) peuvent être des éléments favorisant (voir ce qui se joue par exemple sans le cadre de l’EPS pendant les récréations ou les interclasses) ou jugulant le sexisme. On pourrait aussi parler de l’amplification des inégalités d’accès à la pratique sportive ; en délaissant l’EPS au profit du seul sport hors l’école, le coût des licences sportives ou l’accès aux structures sont autant d’éléments de discrimination.

Une autre dérive possible serait que ces 30APQ suppléent à terme un véritable enseignement de l’Éducation Physique et Sportive. Avec peu de moyens, sans formation ni réflexion sur le sens, mais avec un carnet d’activités clé en main (2 déjà fournis) sans même prendre l’air, sans ou avec très peu d’inter-relations entre les élèves, sans empiéter sur les sacrosaints fondamentaux, mais avec une bonne conscience et un satisfecit très politiques, donc de façade. Pendant ce temps, on manque d’infrastructures sportives (terrains d’éducation physique, gymnases, piscines…) à proximité des écoles publiques parce que les choix politiques sont ailleurs. On manque de matériel parce que les budgets sont contraints et ne permettent pas de le renouveler. Ce ne sont pas les 30APQ qui permettront d’améliorer l’existant. Et si cela l’était, ce serait par l’intermédiaire de financements extérieurs (type sponsoring ou mécénat) qui feraient entrer des financements privés dans les écoles. Inacceptable.

Pour la CGT Éduc’action, il est donc plus que jamais important de redonner sa place à l’EPS dans les apprentissages, de la maternelle au lycée, de l’étendre à l’enseignement supérieur, de maintenir cette épreuve du CRPE et de former les futur·es enseignant·es.

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jeudi 23 mai 2024

Classes « prépa secondes » : un nouvel outil de tri social

Mesure du « Choc des savoirs », la création de classes « prépa-seconde » fait du DNB un examen d’entrée au lycée. À la fois outil de tri social et laboratoire de dérégulation des enseignements, ce dispositif s’inscrit pleinement dans la politique éducative du gouvernement. Une centaine de lycées « pilotes » ont été sélectionnés pour l’année scolaire 2024-2025, avant une généralisation prévue en septembre 2025.

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