lundi 31 janvier 2022

Aménagements des examens : la mobilisation paie, alors poursuivons-la

 

 

Aménagements des examens :


la mobilisation paie, alors poursuivons-la


Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi 28 janvier ses arbitrages sur les examens 2022. La CGT Éducaction se félicite que les exigences des personnels mobilisés aient été entendues sur bien des points : diminution du nombre de semaines de périodes de formation en milieu professionnel requises pour les examens dans la voie professionnelle, suspension de lattestation de langue vivante, diminution du nombre de textes pour loral de lépreuve anticipée de français en premières générale et technologique...

La CGT Éducaction prend acte du report des épreuves de spécialités au mois de mai, ce qui permettra aux élèves, comme aux enseignant·es, de les préparer plus sereinement. Toutefois, dans cette optique, elle regrette que le ministre ne les ait pas repoussées au mois de juin afin de leur laisser un temps de préparation plus conséquent.

Concernant les examens, la CGT Éducaction considère quil reste encore du travail pour prendre en compte la dégradation des conditions détude des élèves et de travail des personnels. Elle continue, par exemple, de revendiquer des décharges horaires pour les correcteurs et correctrices des épreuves de spécialités ainsi que des aménagements des épreuves de la voie professionnelle.

Globalement, si ces annonces sont positives, elles ne répondent pas aux revendications de la CGT Éducaction pour les lycées : retrait des réformes de tri social du lycée général et technologique et de la voie professionnelle, fin de la sélection à lentrée de luniversité avec Parcoursup et le retour à des épreuves nationales ponctuelles et la fin du contrôle continu pour le baccalauréat.

Surtout, ces annonces montrent que la mobilisation massive des personnels peut payer. Au-delà de la situation sanitaire et de la question des examens, ce sont des hausses salaires et des créations massives de postes pour lamélioration du service public dÉducation nationale que les personnels revendiquent.

Cest pour cela que la CGT Éducaction appelle à nouveau tous les personnels à rester mobilisés pour construire le rapport de force permettant de gagner sur ces revendications. Elle les appelle à nouveau à se réunir en assemblées générales ou heures dinformations syndicales pour discuter collectivement des suites à mener (y compris par la grève) et soutiendra toutes les mobilisations. Elle a déposé un préavis de grève pour tout le mois de février.

Dans ce cadre, la CGT Éducaction invite les personnels mobilisés à se saisir de la date du 1er février, jour de grève du secteur médico-social et de mobilisation contre la répression syndicale dans lacadémie de Clermont-Ferrand.

Montreuil, le 28 janvier 2022

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Gagner des augmentations de salaires et la création de postes statutaires. C’est l’urgence aujourd’hui.

 

 

Gagner des augmentations de salaires

et la création de postes statutaires.

C’est l’urgence aujourd’hui.

Après la très forte mobilisation du 13 janvier et les nombreuses actions de la semaine suivante, les personnels de l’Éducation nationale se sont à nouveau très largement mobilisés ce jeudi 27 janvier pour exiger des augmentations de salaire et des créations de postes statutaires.

Cette nouvelle mobilisation montre le niveau d’exaspération des personnels face à la gestion de la crise sanitaire par leur ministère, mais également leurs exigences vis-à-vis des politiques menées pour les Services publics, les conditions de travail et d’étude ainsi que pour les rémunérations et les carrières.

Alors que les deux années de pandémie ont souligné l’importance de l’École et l’investissement sans faille et sans limite des personnels, ces derniers subissent toujours le gel du point du point d’indice et la baisse du pouvoir d’achat, mais aussi la dégradation continue et importante de leurs conditions de travail. Pour mémoire, celles-ci sont le résultat conjoint des réformes idéologiques du ministre Blanquer et des politiques publiques d’austérité (suppressions de postes entrainant sureffectifs dans les classes, non-remplacements, surcharge de travail, multiplication des missions, précarité renforcée...). Au-delà de la simple question sanitaire, les agent·es mobilisé·es ces dernières semaines portent des revendications globales pour transformer le système actuel, améliorer leur quotidien professionnel, garantir leur sécurité sanitaire mais également permettre à l’institution d’accueillir et former sereinement et correctement les élèves accueilli·es.

Les personnels exigent aussi que le gouvernement mette fin immédiatement au déclassement qu’ils subissent depuis des décennies et qui se matérialise par des rémunérations parmi les plus faibles des pays de l’OCDE. Ainsi, avec la CGT Éduc’action, les personnels de l’Éducation nationale exigent toujours une augmentation immédiate de 400 € pour tou·tes, un SMIC à 2000 € brut, le dégel de la valeur du point d’indice avec le rattrapage des pertes antérieures, l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’indice des prix à la consommation et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Ils exigent un plan d’urgence immédiat pour l’École avec des créations de postes statutaires permettant une prise en charge digne de tous les élèves, des conditions de travail et d’étude satisfaisantes et la fin de la précarité dans notre ministère.

C’est pour cela que la CGT Éduc’action appelle tous les personnels à rester mobilisés pour construire le rapport de force permettant de gagner sur ces revendications. Elle les appelle à nouveau à se réunir en assemblées générales ou heures d’informations syndicales pour discuter collectivement des suites à mener (y compris par la grève) et soutiendra toutes les mobilisations. Elle a déposé un préavis de grève pour tout le mois de février.

Dans ce cadre, la CGT Éduc’action invite les personnels mobilisés à se saisir de la date du 1er février, jour de grève du secteur médico-social et de mobilisation contre la répression syndicale dans l’académie de Clermont-Ferrand.

Montreuil, le 27 janvier 2022

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Lycées Généraux et Technologiques - Redonnons du sens à nos métiers et au lycée Pourquoi perdons-nous le sens de nos métiers ?

 

 

Lycées Généraux et Technologiques


Redonnons du sens à nos métiers et au lycée

 

Pourquoi perdons-nous le sens de nos métiers ?

De mémoire de salle des profs de LGT, jamais autant de collègues n’ont envisagé une mutation en collège ou une reconversion professionnelle. La mise en place de la réforme du lycée depuis 2018 a cassé tous nos repères :

  • La part croissante du contrôle continu change notre rapport aux élèves, placé·es en évaluation permanente, et le fonctionnement des équipes. Les PLE ont montré les tensions et les dangers d’une impossible harmonisation.
  • La valeur du diplôme du Bac semble dérisoire face aux résultats des admissions des élèves sur Parcoursup. Or, si nous savions préparer nos élèves à un examen national, nous ne pouvons pas les préparer à une orientation réussie puisque chaque établissement du supérieur détermine ses conditions.
  • Les enseignant·es se sentent de plus en plus isolé·es. Les équipes pédagogiques à 30 ou 40 dans des groupes classes éclatés n’ont plus de sens. Cet isolement se ressent aussi chez les élèves.
  • La mise en concurrence s’accentue entre les personnels : raréfaction des moyens de dédoublement ou de groupes allégés, « attractivité » des groupes de spécialités, notamment sur la base des moyennes attendues par les élèves…
  • L’alourdissement des tâches d’orientation des élèves (appréciations diverses à porter sur les bulletins, livrets scolaires, et Parcoursup) et les nouvelles « certifications » (PIX et langues) nous épuisent et réduisent notre disponibilité pour le coeur de notre métier : construire des savoirs de haut niveau pour l’ensemble de nos élèves.
  • L’éclatement du calendrier (épreuves de spécialités dès le mois de mars, diversité des épreuves de langues, Bacs blancs souvent seulement hors tronc commun…) et la course aux programmes renforcent le sentiment de ne jamais parvenir à faire correctement notre métier, notre isolement et la difficulté à construire du collectif. Élèves et enseignant·es sont entrainé·es dans une course du vitesse générant beaucoup de stress. 

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« Auto-évaluation » des écoles Comprendre pour s’y opposer

 

 

 

« Auto-évaluation » des écoles

Comprendre pour s’y opposer

Le cadre et les principes de ces évaluations

La loi dite « Pour une École de la confiance » instaure le Conseil d’Évaluation de l’École (CEE) -remplaçant du trop indépendant CNESCO- qui est chargé par le ministre Blanquer de la généralisation du tout-évaluation dans l’Éducation nationale. Au-delà des évaluations nationales des élèves, il s’agit pour le CEE d’instaurer une évaluation et un contrôle plus strict des établissements scolaires et des écoles.

Ces auto-évaluations sont dans un premier temps fléchées pour les établissements du 2nd degré dès 2020, mais sont désormais étendues aux écoles à partir de la rentrée 2021. 

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« Auto-évaluation » des établissements scolaires

 

 

« Auto-évaluation » des établissements scolaires

Les principes de cette évaluation

Le Conseil d’évaluation de l’École (CEE) -successeur du trop indépendant CNESCO- avait décidé en 2020 d’expérimenter dans quelques établissements une « évaluation » des établissements publics du 2nd degré, mais la gestion du Covid a empêché sa mise en oeuvre. Le dispositif a pourtant été généralisé dès 2021 et chaque année, 20% des collèges-LP-LGT seront évalués… puis réévalués tous les cinq ans.


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mardi 25 janvier 2022

Le gouvernement doit répondre : Préparons une grève massive jeudi 27 janvier !

 

 

Le gouvernement doit répondre :

Préparons une grève massive jeudi 27 janvier !

 

La journée de grève et de manifestation du 13 janvier a bousculé le gouvernement. Celle-ci a contraint le premier ministre à recevoir les organisations syndicales et la FCPE, à faire de premières annonces et à entamer des discussions avec les organisations syndicales. Pour autant les réponses ne sont pas à la hauteur de la colère qui s’est exprimée. En outre, le refus de dialogue avec les organisations syndicales lycéennes est incompréhensible et les discussions avec le CNVL insuffisantes et précipitées.

- Aucun engagement chiffré sur le recrutement sur liste complémentaire, cantonné au 1er degré !

- Amplification du recours aux emplois précaires !

- Rien sur les salaires !

- Distributions insuffisantes de protections aux personnels, en nombre comme en termes de calendrier !

La semaine suivant le 13 janvier les parents d’élèves et les lycéens avec leurs organisations, ont poursuivi la mobilisation sous des formes diverses (grèves, rassemblements, assemblées générales).

Nos organisations appellent les personnels à lister les besoins dans les écoles, les établissements et les services et à discuter des suites de la mobilisation.

Elles appellent les personnels de l’Education Nationale à être massivement en grève jeudi 27 janvier, dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle, au côté des salariés du privé et des autres agents du public, confrontés eux aussi aux mesures d’austérité du gouvernement et du patronat.


Nous revendiquons :

• Une augmentation immédiate des salaires, notamment par l’augmentation significative de la valeur du point d’indice !

• Un recrutement immédiat et à hauteur des besoins de personnels sous statut dans les écoles, les établissements et les services !

• Toutes les créations de classes, d’heures et de postes nécessaires lors des opérations de carte scolaire à venir !

• De réelles mesures de protection pour les personnels et les élèves !

• De véritables mesures de sortie de la précarité pour les AED et AESH concernant les conditions d'emploi et de salaire !

 

Toutes et tous en grève et en manifestation le 27 janvier !

Paris, le 21 janvier 2022

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Les personnels de santé ont autre chose à faire qu’expérimenter une application !

 

 

Les personnels de santé ont autre chose


à faire qu’expérimenter une application !

 

Au cours d’un groupe de travail de la filière santé, le ministère a annoncé pour début mars, le déploiement, à titre expérimental dans un premier temps, d’une nouvelle application pour les personnels de santé, intitulée LIEN. Cette application en ligne remplacera le logiciel SAGESSE (propre à chaque établissement) et devra être disponible à la rentrée 2022 dans tous les établissements du 1er et du 2nd degrés.

Depuis le début de la pandémie et la gestion de la crise sanitaire, les personnels de santé sont fortement mobilisés.

Cependant, ils restent en nombre très insuffisant sur tout le territoire et les prévisions pour la rentrée 2022 ne répondent pas aux besoins des élèves ni à ceux des personnels. Imposer une nouvelle application, sans formation ni accompagnement et en pleine pandémie, ressemble une nouvelle fois à du mépris pour le travail quotidien des personnels de santé.

Pour la CGT Éduc’action, le déploiement de cette application dès mars est extrêmement prématuré et débute, qui plus est, avant les périodes de formations des personnels.

En se mobilisant très massivement le 13 janvier dernier, les personnels ont rappelé leur exigence d’amélioration de leurs conditions de travail.

Après la demande de suppressions des évaluations de mi-CP et le report des épreuves de spécialités du Baccalauréat en juin, la CGT Éduc’action exige le report de la mise en service du logiciel prévu en mars 22 et l’ouverture de nouvelles négociations sur son futur déploiement.

Montreuil, le 24 janvier 2022

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