dimanche 27 mars 2016
Appel du Conseil National de l’Union réuni du 21 au 23 mars 2016 à Dourdan
Projet de loi Travail : ni amendable, ni négociable
Nous sommes toutes et tous concerné-es !
Nous sommes toutes et tous concerné-es !
La CGT
Éduc'action, réunie en Conseil National du 21 au 23 mars 2016, tient à
réaffirmer son opposition totale au projet de loi Travail. Ce recul
historique dans la relation entre les salarié-es et les patrons est une
remise en cause des normes et réglementations nationales, entreprise par
entreprise...
La CGT
Éduc'action appelle tous les personnels de l'Education nationale à se
mobiliser par la grève, y compris reconductible, avec la jeunesse dans
un cadre interprofessionnel pour obtenir le retrait de cette loi. Les
agents publics sont également concernés.
Le statut des fonctionnaires est certes
dérogatoire mais pas sans lien avec le Code du travail dont les
principes fondamentaux s'appliquent aux agents publics.
Après le Code du travail, le statut
général de la fonction publique sera sans aucun doute la prochaine cible
des politiques libérales.
Plus de cent-vingt ans de luttes, de combats, d’actions syndicales ont permis de construire des garanties collectives pour les salarié-es. L’histoire sociale et syndicale de notre pays, c’est l’histoire du progrès social contre le capitalisme, contre les privilèges du pouvoir de l’argent.
Plus de cent-vingt ans de luttes, de combats, d’actions syndicales ont permis de construire des garanties collectives pour les salarié-es. L’histoire sociale et syndicale de notre pays, c’est l’histoire du progrès social contre le capitalisme, contre les privilèges du pouvoir de l’argent.
Le texte porté par le gouvernement reprend toutes les revendications patronales et libérales.
La colonne vertébrale de ce texte, c’est
la fin de la hiérarchie des normes et du principe de faveur, la
dérogation permanente qui conduit à remettre en cause, par exemple, les
35 h et, au-delà, la durée légale du travail. L’argumentaire du
gouvernement repose sur un mensonge, celui qui considère que les droits
des salarié-es sont coupables de la montée du chômage. Dans le pays des
droits de l’homme, ce gouvernement veut faire croire que les droits et
les libertés syndicales sont responsables du chômage. En fait, ils
veulent imposer toujours plus de flexibilité pour les salarié-es et
donner toujours plus de sécurité aux patrons. Leur liberté, c’est notre
aliénation et notre exploitation !
Ce ne sont pas les salarié-es mais bien les capitalistes qui sont responsables d’une aggravation de la situation de l’emploi, de la précarisation et de la paupérisation de millions de jeunes, de retraité-es de salarié-es. Ce sont les milliards d’aides versés au patronat sans aucune contrepartie qui manquent pour l’investissement, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, la création d’emplois, l’amélioration de nos services publics et de notre sécurité sociale.
Ce ne sont pas les salarié-es mais bien les capitalistes qui sont responsables d’une aggravation de la situation de l’emploi, de la précarisation et de la paupérisation de millions de jeunes, de retraité-es de salarié-es. Ce sont les milliards d’aides versés au patronat sans aucune contrepartie qui manquent pour l’investissement, l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, la création d’emplois, l’amélioration de nos services publics et de notre sécurité sociale.
Nous demandons le retrait total du
projet de loi Travail dicté par le MEDEF à ce gouvernement qui veut
subordonner la citoyenneté des salarié-es aux seuls désirs de leurs
employeurs. Les « reculs » annoncés ne sont que des miettes laissées à
des syndicats au service du patronat pour affaiblir le mouvement pour le
retrait du projet de loi.
La CGT Éduc'action
appelle à amplifier les luttes revendicatives en exigeant
l’augmentation des salaires, en exigeant une réduction du temps de
travail, un retour à l’âge de départ en retraite à 60 ans qui sont de
vraies réformes progressistes. Elle appelle à se mobiliser aussi pour
une véritable augmentation des salaires dans la Fonction publique, bien
plus que les 0,6 % + 0,6 % annoncés alors que les agents publics ont
perdu plus de 13 % de pouvoir d'achat depuis 2000 : c'est 400 euros pour
toutes et tous qu'il faut en urgence !
La CGT
Educ'action appelle à participer à toutes les initiatives en cours, en
particulier le 24 mars 2016, à être massivement en grève le 31 mars 2016
et à poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait de la loi Travail.
L'appel du CNU au format 
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Action,
Publication CGT éduc'action
Loi travail - Communiqué commun CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Comme les 9 et 17 mars, étudiant-es, lycéen-nes,
salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es ont montré ce jour toute
leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail.
Les organisations signataires rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.
Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salarié-es d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.
Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.
Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
A l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salarié-es et les jeunes à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations.
Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées.
Paris, le 24 mars 2016
Les organisations signataires rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.
Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salarié-es d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.
Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.
Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
A l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salarié-es et les jeunes à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations.
Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées.
Paris, le 24 mars 2016
Stop aux provocations et violences policières - La CGT exige la justice sociale
La France est-elle encore une République où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits d’expression ?
C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser après les nombreux incidents survenus hier.
Les pouvoirs publics doivent être les garants de l’Etat de droit et, avant tout, assurer la protection de chacun, qu’il exerce son droit à manifester ou à s’organiser.
La vague de répression que subissent les militants syndicaux depuis des années prend de l’ampleur et a franchi une nouvelle étape.
Après la violence des choix patronaux (licenciements, chantage à l’emploi, etc.) et l’utilisation de l’appareil judiciaire pour faire taire toute contestation, nos gouvernants n’ont pas trouvé d’autres solutions que l’agression des manifestants par les forces de l’ordre.
Les inégalités sociales se creusent et suscitent l’exaspération de toute la population.
C’est par la réponse aux besoins de justice sociale que se trouve la solution et non par le mépris, la répression et la violence.
La CGT condamne les violences et provocations policières qui ont eu lieu dans et en marge des manifestations de ce jeudi 24 mars.
Elle condamne les arrestations sommaires et garde à vue dont sont victimes de nombreux manifestants et dirigeants syndicaux.
Elle condamne avec fermeté l’arrestation violente du jeune lycéen de l’établissement Bergson et la mise en garde à vue du secrétaire général de l’Union départementale CGT du Doubs.
La CGT exprime toute sa solidarité avec les victimes de ses violences.
La CGT appelle tous les salariés à venir exercer leurs droits constitutionnels dans les actions de grève et de manifestations du 31 mars.
Il s’agit, dès à présent, de continuer à tout mettre en œuvre pour préparer, avec la jeunesse, les actifs et les retraités, dans l’unité la plus large, cette journée de grève et de manifestation qui d’ores et déjà s’annonce de grande ampleur.
Montreuil, le 25 mars 2016
C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser après les nombreux incidents survenus hier.
Les pouvoirs publics doivent être les garants de l’Etat de droit et, avant tout, assurer la protection de chacun, qu’il exerce son droit à manifester ou à s’organiser.
La vague de répression que subissent les militants syndicaux depuis des années prend de l’ampleur et a franchi une nouvelle étape.
Après la violence des choix patronaux (licenciements, chantage à l’emploi, etc.) et l’utilisation de l’appareil judiciaire pour faire taire toute contestation, nos gouvernants n’ont pas trouvé d’autres solutions que l’agression des manifestants par les forces de l’ordre.
Les inégalités sociales se creusent et suscitent l’exaspération de toute la population.
C’est par la réponse aux besoins de justice sociale que se trouve la solution et non par le mépris, la répression et la violence.
La CGT condamne les violences et provocations policières qui ont eu lieu dans et en marge des manifestations de ce jeudi 24 mars.
Elle condamne les arrestations sommaires et garde à vue dont sont victimes de nombreux manifestants et dirigeants syndicaux.
Elle condamne avec fermeté l’arrestation violente du jeune lycéen de l’établissement Bergson et la mise en garde à vue du secrétaire général de l’Union départementale CGT du Doubs.
La CGT exprime toute sa solidarité avec les victimes de ses violences.
La CGT appelle tous les salariés à venir exercer leurs droits constitutionnels dans les actions de grève et de manifestations du 31 mars.
Il s’agit, dès à présent, de continuer à tout mettre en œuvre pour préparer, avec la jeunesse, les actifs et les retraités, dans l’unité la plus large, cette journée de grève et de manifestation qui d’ores et déjà s’annonce de grande ampleur.
Montreuil, le 25 mars 2016
Le Petit Cahier N°38
Publication nationale 1° degré de la Cgt Educ'Action
N°38 Mars 2016
Sommaire :
N°38 Mars 2016
Sommaire :
| Editorial | p1 |
| Com’ ministérielle | p2 |
| Bienveillance ? | p3 |
| 108 heures | p4 |
| Fin des circonscriptions ? | p5 |
| Rythmes scolaires | p6 |
| Classes bilangues | p8 |
| Fermeture d’écoles | p9 |
| EREA | p10 |
| M@gistère | p11 |
| Frais de déplacement | p11 |
| Loi sur le travail | p12 |
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Premier Degré,
Publication CGT éduc'action
Lettre de l'intersyndicale second degré à la Ministre sur la circulaire de rentrée
Paris, le 24 mars 2016
Madame la Ministre,
Vous proposez ce jour à quelques
organisations syndicales, sélectionnées sur des bases ne correspondant à
aucun critère objectif, de travailler avec vos services le projet de
circulaire de rentrée.
Cette méthode faisant fi de la représentativité syndicale est un signal négatif supplémentaire envoyé aux représentants des personnels, et partant, aux personnels eux-mêmes...
Cette méthode faisant fi de la représentativité syndicale est un signal négatif supplémentaire envoyé aux représentants des personnels, et partant, aux personnels eux-mêmes...
Par ailleurs, alors que nos
organisations (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SNETAAFO,
SFSDPEP-FO, CGT, CGT enseignement privé, SNALC-FGAF, SNCL-FAEN,
SIES-FAEN, CNGA CFE-CGC, SUD Solidaires, SUNDEP-Solidaires) vous
alertent depuis un an sur les conséquences néfastes de la réforme
collège 2016 dans les établissements, le projet de circulaire décline la
mise en oeuvre de la réforme sans qu’aucune réponse n’ait été donnée
aux organisations syndicales ni aux personnels quant à leurs
interrogations.
Nous le redisons : un tel mépris pour
celles et ceux dont vous avez reconnu à maintes reprises l’engagement au
service de la réussite de leurs élèves est non seulement injuste, mais
totalement inefficace pour l’avenir du système éducatif et pour la
jeunesse de notre pays.
Nous sollicitons de nouveau une audience
afin de vous exposer les raisons de notre demande d’abrogation de la
réforme collège 2016 et l’ouverture de discussions sur d’autres bases.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l'expression de notre haute considération.
L'intersyndicale du second degré
La lettre intersyndicale au format 
Déclaration des fédérations de l’éducation nationale
Après le succès des mobilisations du 9
mars, le gouvernement a été contraint de faire des premières concessions
sur la loi El-Khomri par exemple sur le temps de travail des apprentis
tout en leur enlevant par ailleurs certaines mesures protectrices sur
leurs conditions de travail. Il maintient néanmoins l’axe général de son
projet : l’inversion de la hiérarchie des normes pour remettre en cause
toutes les garanties collectives. Il maintient sa volonté de tout
définir au niveau de l’entreprise là où le rapport de forces est le plus
défavorable aux salariés...
Toutes les réformes du gouvernement sont
marquées de cette orientation : remettre en cause le cadre national et
les garanties collectives ; elles sont aussi marquées par un refus de
discuter sur les revendications exprimées par les salariés et leurs
organisations. La montée en puissance de la mobilisation de la jeunesse
qui s’est exprimée ce 17 mars est un refus évident de ces régressions
que le gouvernement continue à promouvoir dans l’Education nationale
comme dans le droit du travail.
Le réforme du collège et celle des
rythmes scolaires, les lois d’autonomie de gestion des Universités (LRU)
ou la création des COmUE aboutissent en effet aussi à remplacer les
normes et réglementations nationales par des règles locales au niveau
des collectivités, des établissements et des services. Les fédérations
de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et la recherche
FERC-CGT, FAEN, FGAF, SUD
Education, FNEC FP-FO confirment en conséquence leur soutien à
l’intersyndicale du second degré qui continue d’exiger l’abrogation de
la réforme du collège, et elles condamnent le mépris dont la ministre
fait preuve pour l’intersyndicale par son refus obstiné d’entendre les
représentants syndicaux.
Les fédérations refusent le détricotage
des droits collectifs garantis par les statuts nationaux au prétexte de
les faire rentrer dans un « compte personnel d’activités » (CPA).
Les fédérations de l’Education nationale FERC-CGT,
FAEN, FGAF, SUD Education, FNEC FPFO considèrent que le retrait de la
loi-travail serait un point d’appui pour la satisfaction de toutes les
revendications, notamment en matière de salaires les annonces de
l’augmentation de 1,2% du point d’indice ne répondant en rien aux
revendications des personnels.
Les fédérations FERC-CGT,
FAEN, FGAF, SUD Education, FNEC FP-FO appellent les personnels à se
réunir en assemblées générales dans les établissements et services pour
préparer la grève interprofessionnelle du 31 mars pour le retrait du
projet de loi El-Khomri. Elles soutiennent les initiatives prises d’ici
au 31 mars pour amplifier la mobilisation en particulier celles prises
par les organisations syndicales étudiantes et lycéennes qui défendent
l’avenir de la jeunesse.
Le 21 mars 2016
La déclaration des fédérations de l'éducation nationale au format 
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