jeudi 16 octobre 2025

Infos rentrée : Infirmier.ère de l’Éducation nationale

La rentrée s’est déroulée dans un contexte de mobilisation et de contestation sociale. Rien d’étonnant au regard des choix politiques ultra-libéraux ayant évidemment des conséquences dans notre secteur de l’éducation. Ces choix ont un impact direct sur la situation des publics reçus par les personnels : situation socio-économique, état psychique, malaise social et sociétal etc… Les conditions de travail des personnels sont intolérables : moyens humains constants, redéploiements inacceptables, salaire bloqué avec un pouvoir d’achat qui se réduit, organisation du travail hors sol. Rares sont les établissements où l’équipe médicale et sociale est au complet, sachant que les personnels interviennent dans plusieurs établissements ou écoles. Il est urgent d’investir dans l’Éducation nationale pour la réussite et le bien-être de toutes et tous les élèves.

tract INF oct 25-13 OCT

Infos rentrée : Psychologues de l’Éducation nationale 1er et 2nd degré

Non au redéploiement !

En cette rentrée, et comme cela devient une « habitude », toujours aucune création de postes statutaires pour les infirmier·ères de l’Éducation nationale. Pourtant les besoins ne sont plus à démontrer. Malgré cette évidence, dans certaines académies, au lieu de recruter des personnels, c’est le redéploiement (ou partage de la pénurie…) qui a été décidé. Ainsi, dans le département de la Seine-Saint-Denis, ce ne sont pas moins de 39 postes d’infirmier·ères qui ont été redéployé·es sur plusieurs établissements (touchant surtout les lycées professionnels), augmentant significativement la charge de travail des infirmier·ères. Cette nouvelle dégradation des conditions de travail touche également beaucoup d’autres académies dans lesquelles les congés maternité, les arrêts maladie, les décharges syndicales, les temps et les congés de formation etc. ne sont plus remplacés faute de budget et/ou de candidat·es.

Frais de déplacement

Les personnels sociaux font face à des difficultés récurrentes concernant le remboursement de leurs frais de déplacement. La CGT Éduc’action a alerté à plusieurs reprises le ministère à ce sujet car il est inacceptable qu’ils avancent les frais et peinent à se faire rembourser (quand ils y arrivent…).

Des délais de traitement trop longs (parfois plus d’un an), des remboursements partiels, des démarches administratives chronophages sont autant de freins pour bénéficier de ces indemnités dues. Pourtant, le ministère dit avoir pris en compte cette problématique et que des travaux sont en cours afin, à la fois, d’améliorer le traitement des demandes et d’abonder l’enveloppe budgétaire liée à ces dépenses. Force est de constater que ce travail n’a pas dû être mené puisque depuis cette rentrée, des assistant·es de service social réclamant les remboursements de leurs frais de déplacement, se voient répondre non pas une augmentation de l’enveloppe budgétaire, mais une demande de réflexion sur les missions d’intervention dont l’objectif est de réduire les déplacements. C’est une remise en cause pure et simple de nos missions et de l’égalité d’accès au Service public d’Éducation ! Les personnels n’ont pas à faire de choix pour faire face à des restrictions budgétaires imposées.

La CGT Éducation revendique une dotation budgétaire conséquente pour permettre le remboursement des frais de déplacement à la hauteur des besoins, ainsi qu’une revalorisation du taux et une amélioration significative des délais de traitement et de remboursement.

Salaires, la duperie du ministère…

… ou quand les taux de promotion peuvent donner un effet trompeur

Alors que les personnels se mobilisent massivement pour exiger une autre orientation budgétaire incluant notamment des augmentations de salaire dans l’Éducation nationale, le ministère répond depuis des mois par des mesures techniques liées aux promotions de carrière…

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dimanche 12 octobre 2025

LP - mobilisation nationale et académique - mardi 14 octobre

 


LP en grève le 14 octobre pour défendre nos élèves et nos métiers

Après les mobilisations réussies des 10 et 18 septembre, le combat contre l’austérité va se poursuivre le 2 octobre pour imposer par la justice fiscale une autre répartition des richesses qui permettent de répondre aux besoins sociaux et écologiques. Revendiquer un plan d’urgence pour la voie professionnelle contribue à renforcer cette mobilisation. 

Le démantèlement des lycées professionnels a connu une impulsion décisive avec la réforme qui s’est mise en place à la rentrée 2024. Si la diminution drastique des heures disciplinaires, l’appauvrissement des contenus de formation, et le développement de l’apprentissage, se sont poursuivis, la réforme Macron va plus loin car elle livre, sur un plateau, les lycées professionnels au monde économique…

Combattre ce projet réactionnaire est une nécessité, émanciper la jeunesse scolarisée en LP est un enjeu de classe et de société qui demande la construction d’une mobilisation d’ampleur.
L’appel à la grève intersyndicale le 14 octobre est une étape décisive pour abroger cette réforme.


Défense des lycées pro,
mobilisation et
grève le 14 octobre !


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L’appel intersyndical :  Lycées professionnels,
il y a urgence !
Toutes et tous mobilisés, par la grève et les manifestations,
le 14 octobre