Les AEd voient leurs missions se multiplier. Si elles sont diverses et variées, certains employeurs en profitent pour imposer aux Assistants d’Education des tâches qui ne relèvent pas de leurs fonctions.
Les AEd voient leurs missions se multiplier. Si elles sont diverses et variées, certains employeurs en profitent pour imposer aux Assistants d’Education des tâches qui ne relèvent pas de leurs fonctions.
Suite à une large mobilisation, les AEd ont droit au CDI depuis 2022. Malgré cette avancée, les entraves sont nombreuses pour refuser l’accès à de nombreux·ses personnels. Si le CDI n’est pas un droit opposable, le refus n’est pas laissé à l’arbitraire du·de la chef·fe d’établissement et ne peut intervenir que dans des cas prévus par les textes.
L’égalité entre les femmes et les hommes qui doit s’appliquer à l’ensemble des sphères professionnelles, sociale et familiale, est un enjeu de justice sociale majeur qui nous concerne toutes et tous. Stratégique dans la guerre culturelle engagée par l’extrême-droite pour arriver au pouvoir par les urnes, l’Éducation nationale fait l’objet d’un vif intérêt de la part des identitaires et nationalistes de tous poils.
En octobre 2024, l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche a remis son rapport sur les GRETA, document théoriquement confidentiel, mais qui circule largement. Il nous semble donc légitime de permettre aux personnels concernés d’avoir accès à ce document.
Certains éléments de constat peuvent faire consensus. Depuis 2019, le pilotage a essentiellement porté sur le développement de l’apprentissage au détriment des missions de formation continue. En effet, le nombre des apprenti·es en formation dans les GRETA et les GIP FCIP a triplé tandis que les effectifs des autres publics bénéficiaires ont reculé globalement de 22 %. Or leur rôle de « prestataires de missions de service public », notamment en ce qui concerne la formation des publics prioritaires éloignés du marché de l’emploi” est pourtant, une de leurs raisons d’être;

*L'existence de ces programmes est une avancée mais la version présentée le 29/01 a acté un certain nombre de reculs (notamment sur la transphobie). Le Café pédagogique, Libération
Éducation à la Vie Affective Relationnelle et Sexuelle, un programme ambitieux pour l’égalité - (CGT Educ 30/01/2025) Déclaration liminaire à la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de la protection de l’enfance (CGT Santé Action sociale - 22/02/2025) La protection de l’enfance est en danger: avis adopté par le CESE (11/10/2024)
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Réfléchie à la base comme permettant de généraliser l’éducation artistique et culturelle à un maximum d’élèves d’un établissement, nous venons d’apprendre que la part collective du Pass Culture est bloquée à partir de ce 31 janvier et jusqu’à la fin de l’année scolaire, alors même que les personnels travaillent depuis des mois avec les professionnel·les de la culture pour organiser des sorties ou faire venir des artistes dans les lycées et les collèges.
Les actions qui ne seront pas validées ce 31 janvier ne pourront plus être financées sur la part collective !
Les équipes ont été totalement prises au dépourvu et mises devant le fait accompli. Comme dans certaines collectivités, faire de la culture la variable d’ajustement du ministère pour faire des économies,n’est pas acceptable.
Notre projet d’École est celui d’une École émancipatrice et nous exigeons pour cela un budget suffisant pour le financement intégral pour tou∙tes les élèves d’une activité pédagogique et culturelle en lien avec les partenaires extérieurs, afin de favoriser l’ouverture d’esprit nécessaire à la réussite des élèves et les ouvrir au monde.
La CGT Éduc’action revendique que tou·tes les élèves aient accès à la culture à travers la découverte de tous les arts. Nous continuons d’exiger un changement radical d’orientation budgétaire et politique pour les Services publics et notamment celui d’Éducation.
Montreuil le 31 janvier 2025
Ce mercredi 29 janvier, une version retravaillée du projet de programmes d’EVARS était enfin présentée au Conseil Supérieur de l’Éducation, marquant l’aboutissement d’un processus de nombreuses consultations mené l’an passé. L’âpreté des débats a conduit le CSE à poursuivre son travail sur la matinée du jeudi 30.
La CGT Éduc’action accueille favorablement ces nouveaux programmes, essentiels pour participer à l’éradication des violences de genre et à la construction d’une société égalitaire. Elle se félicite de voir réintégrées certaines mentions, comme celles relatives à l’orientation sexuelle ou les violences sexistes et sexuelles et de voir aborder à la fin du cycle 4 les notions suivantes : l’intersexualité, l’identité de genre, l’homophobie et la transphobie ainsi que les violences conjugales et les féminicides.
La CGT Éduc’action acte le recul du ministère sur l’obligation faite aux enseignant·es en matière d’information préalable aux familles quant aux contenus et dates des séances, remplacée par une information sur les objectifs annuels de l’EVARS.
Grâce à notre intervention, la question des violences sexistes et sexuelles au travail entre dans les programmes pour les classes de 1ère et 1ère CAP. Il s’agit pour les élèves de savoir identifier ces violences et de connaître les démarches et interlocuteur·trices à même de les faire cesser ou de les aider à s’en prémunir.
Si la CGT Éduc’action s’est prononcée en faveur de ces nouveaux programmes, elle rappelle au ministère que pour être efficace, l’EVARS nécessite des moyens dédiés. Elle prend acte des annonces de la ministre sur la mise en place d’actions de formation à destination de l’ensemble des personnels et le soutien sans faille de l’administration à leur égard et saura, le cas échéant, la rappeler à ses engagements.