mercredi 24 février 2021

Déclaration de la CGT Éduc’action au CSE du 11 février 2021

 

Nous prenons acte du protocole sanitaire renforcé depuis le 8 février pour tenir compte des variants du virus. Pour notre organisation syndicale une meilleure transparence sur les contaminations est un élément incontournable.

À cet effet, nous demandons également à être régulièrement informés des chiffres et des mesures prises pour gérer cette crise qui dure depuis bientôt un an et dont nous ne sommes pas près de sortir.
Nous restons favorables au maintien de l’ouverture des écoles, collèges et lycées, mais pas sans que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité les personnels et des élèves, afin de ne pas transformer les établissements en foyers de contamination.

Parmi celles-ci, il y a en premier lieu les moyens humains et donc les recrutements nécessaires pour alléger les contraintes insoutenables qui pèsent sur l’ensemble des personnels. Nous vous demandons de reconduire l’ensemble des dispositifs de recrutement de personnels pour faire face à la crise dans les services de vie scolaire et le premier degré notamment. Ce soutien bien qu’insuffisant à nos yeux est indispensable pour limiter la pression sur ces services.

Au-delà de ces dispositions d’urgence, nous demandons des créations de postes pérennes et un plan d’urgence pour l’Éducation qui permettra d’appréhender la rentrée de septembre dans de bonnes conditions.

Le ministre doit entendre la colère et les revendications des personnels. Il doit ouvrir des négociations en urgence pour améliorer nos conditions de travail, nos perspectives de carrière et nos salaires. Cela est particulièrement vrai pour les AESH, dont les conditions de travail ont été largement dégradées par la crise sanitaire tout autant que par la mise en place des PIAL, dont rappelons-le, l’ensemble des organisations syndicales du CTM demande un bilan avant leur généralisation. Par ailleurs, nous soutenons fermement leurs revendications salariales et exigeons que cesse leur recrutement en hors titre 2 et leur intégration dans un corps de l’Éducation nationale.

Nous sommes toujours en attente des annonces consécutives au Grenelle de l’Éducation, pour lesquelles nous n’avons aucune illusion. Les conclusions des ateliers rendues ces derniers jours confirment les menaces que nous pressentions sur nos statuts et nos conditions de travail.

Le projet politique de notre ministre vers toujours plus d’autonomie des établissements, toujours plus d’individualisation des personnels conduisant à toujours plus d’inégalités tant entre les personnels que les territoires et au final les élèves, nous confortent dans la décision que nous avions prise de quitter ces réunions. Nous refusons toujours de cautionner la mise
en concurrence des établissements et la casse du service public d’Éducation. Nous dénonçons l’absence d’un réel débat démocratique et de dialogue social.

Enfin pour ce qui est des textes que nous examinons aujourd’hui, comme pour l’ensemble des mesures prises en période de crise, nous persistons à dire qu’elles arrivent trop tard pour permettre aux enseignant.es de bien structurer leur enseignement et surtout qu’elles instaurent un mode d’évaluation du baccalauréat inégalitaire mettant en cause le caractère national du diplôme. Par ailleurs nous considérons toujours qu’il serait bienvenu d’annuler l’épreuve du grand oral tout comme celle du chef d’oeuvre pour les CAP. Dans les deux cas, les élèves auront à essuyer les plâtres d’une première session d’examen alors que leurs conditions de préparation n’auront pas été optimales.

Nous persistons à demander l’abrogation des réformes du bac, du lycée et de la loi ORE, qui sont les révélateurs d’une vision idéologique contraire aux intérêts des élèves et des personnels.

La déclaration au CSE du 16 mai 2019 au format 

dimanche 14 février 2021

DES LYCÉES PROFESSIONNELS SOUS-FINANCÉS ET SOUS-DOTÉS

 

 

 

DES LYCÉES PROFESSIONNELS SOUS-FINANCÉS ET SOUS-DOTÉS

 

L’assèchement des ressources budgétaires des lycées professionnels

En 2014, la part barème de la taxe d’apprentissage (financement des équipements des lycées technologiques et professionnels) était déjà passée de 43% à 23%. La loi Pénicaud de septembre 2018 achève le sous-financement des lycées professionnels en faisant passer la part hors quota, rebaptisée solde de la taxe d’apprentissage de 23% à 13%. Les types d’établissements qui peuvent y prétendre ont explosé. Ainsi, en 2021 les lycées pro et technologiques devraient toucher 28 millions d’euros alors qu’ils percevaient 50 millions avant la réforme, sans aucune compensation de l’État ou des Régions. Les 87% restant vont à l’apprentissage. De plus, l’État a débloqué plus de 1 milliard d'euros pour soutenir l'apprentissage. On voit quelles sont ses priorités ! En attendant les lycées professionnels et les SEGPA voient leur budget baisser de façon importante.

 

La saignée des heures/poste en lycée professionnel

Dans les lycées professionnels on voit des postes supprimés et partiellement remplacés par des heures supplémentaires. Si la réforme de la voie professionnelle s’attaque aux contenus de formation, elle a aussi comme nous n’avons cessé de le dénoncer un aspect comptable. En supprimant des semaines de cours, de 4 à 6 pour les CAP, de 8 à 11 pour les Bacs pros, il était assuré que cela aurait des conséquences sur le nombre de postes.

Comme si cela ne suffisait pas, les rectorats appliquent des modalités de calcul qui sous-dotent les établissements. Minorant systématiquement les effectifs attendus, procédant à des regroupements contestables, ils ne garantissent même pas les heures indiquées dans les grilles horaires. En effet, lorsque des ½ divisions de spécialités professionnelles différentes sont regroupées, les rectorats ne tiennent pas compte de cette spécificité et dotent les établissements sur la base d’une division. En conséquence, les élèves ne bénéficient pas de l’ensemble des heures inscrites dans les textes réglementaires, notamment pour ce qui est des heures de co-intervention et de chef-d’oeuvre. Le ministre ne cesse de vanter ses dispositifs, comme avec les « chefs-d’oeuvre de la République », alors qu’il ne garantit pas les moyens de l’application de sa propre réforme.

Des milliards sont dégagés pour la promotion de l’apprentissage, la voie professionnelle scolaire se contente d’effets d’annonce ! La CGT Éduc’action exige un véritable plan d’urgence pour la voie pro, notamment l’abrogation des dispositifs de co-intervention et de chef-d’oeuvre, pour restituer des heures disciplinaires aux élèves.

Des moyens sont nécessaires pour permettre la réussite de tou·tes les élèves.

Montreuil, le 12 février 2021

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Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 09 février 2021

 

La rentrée du 4 janvier s’est faite sans changement du protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées.

Pourtant le directeur général de la santé a indiqué, dès le 3 janvier, que les variants du SARS-CoV-2 « toucheraient » plus les jeunes, au-delà du débat scientifique sur la contagiosité des enfants, les enseignants, de la maternelle au lycée, portent aujourd’hui une même exigence, celle de la transparence sur les contaminations en milieu scolaire.

Si nous nous sommes prononcés pour le maintien le plus longtemps possible de l’ouverture des écoles, collèges et lycées, nous demandons que toutes les mesures soient prises pour assurer la sécurité les personnels et des élèves, pour éviter de transformer les établissements scolaires en foyers de contamination.

Nous demandons aussi une plus grande transparence dans la gestion de la crise, et des informations doivent être communiquées régulièrement aux organisations syndicales.

Les contradictions de l’automne, entre les bilans hebdomadaires communiqués par l’éducation nationale, fondés sur du « déclaratif » et les statistiques de Santé publique France ne doivent pas se reproduire.

Depuis la rentrée les services de vie scolaire, en première ligne depuis le début de la pandémie, sont au bord de l’implosion. Les contrats des personnels recrutés pour faire face à la crise doivent être prolongés.

Depuis la rentrée les AESH ne sont guère mieux lotis, ils et elles se sont vus imposer, avec la crise sanitaire, des tâches ne relevant pas de leurs missions et la mise en place des Pials a dégradé un peu plus leurs conditions de travail, à ce jour, aucune revalorisation de leur salaire n’est prévue et le recrutement d’AESH hors titre 2 concerne plusieurs dizaines de milliers de collègues.
Au-delà des dispositions d’urgence qui doivent être prises, il faut des créations de postes et la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Éducation pour préparer la rentrée de septembre dans de bonnes conditions.

Le ministre doit entendre la colère et les revendications des personnels. Il doit ouvrir des négociations en urgence pour améliorer nos conditions de travail, nos perspectives de carrière et nos salaires.

Les différents ateliers du Grenelle de l’éducation ont remis leur copie fin janvier et nous attendons sans illusion les annonces que le ministre pourrait faire sur « une évolution profonde du système éducatif et des métiers des personnels ».

Les conclusions du Grenelle vont dans le sens de la politique menée depuis près de quatre ans, plus d’autonomie pour les établissements scolaires, part variable de la rémunération des enseignants, renforcement du pouvoir des chefs d’établissement, recrutement d’une partie des enseignants sans passer par le « mouvement national » ces idées qui n’ont rien d’incontournable font débat un peu partout au niveau international sur les effets qui pourraient en résulter.

Le niveau de qualification pour le recrutement des enseignants a augmenté ces vingt dernières années sans contrepartie salariale, ce qui a contribué à exacerber la crise des vocations.

Pour aligner le salaire des nouveaux professeurs sur le salaire médian des autres titulaires d’un bac + 5 il faudrait une hausse d’au moins 4 600 euros brut par an. Les 100 euros net supplémentaires par mois annoncés dans le cadre du plan de revalorisation sont bien loin du compte.

La question de l’individualisation de la rémunération est surtout une posture idéologique du ministre qui souhaite reconnaitre en tant que tel le « mérite » en appliquant au secteur public une philosophie issue du privé et en remettant en cause la liberté pédagogique des enseignants, constitutive du métier.

Le Grenelle propose de renforcer l’autonomie des établissements, nous aussi là nous sommes devant une logique de décentralisation pour permettre aux personnels de direction de prendre les décisions en fonction du contexte local ou du projet d’établissement de tels bouleversements sont susceptible de changer profondément le système éducatif sans débat démocratique.
Et c’est la mise en concurrence des établissements qui en découlerait qui accentuerait les inégalités territoriales.

Ces annonces confirment les analyses qui ont poussé la CGT Éduc’action à quitter ces ateliers.

Pour terminer cette intervention, nous demandons le respect de l’exercice du droit syndical dans l’académie d’Aix Marseille, la tenue des heures mensuelles d’information syndicale doit se faire normalement et dans cette même académie nous ne comprenons pas la situation des élèves de 3 lycées, qui se sont vu attribué comme note zéro aux épreuves d’E3C de l’année scolaire 2019-2020.

Nous demandons au ministre d’intervenir pour faire annuler cette décision injuste, pour tous les élèves concernés.

La déclaration au format

 

vendredi 12 février 2021

17 février 2021 - appel unitaire à mobilisation pour dénoncer les multiples suppressions de postes, réductions de moyens...


 

Appel à la mobilisation à Cherbourg, dans le Cotentin, le 17 février 2021, pour dénoncer les suppressions de postes, fermetures de classes...

 


Lycée Polyvalent Tocqueville de Cherbourg - un cadre et des méthodes inacceptables pour les DHG

 



Loi 4 D : double autorité, désordre, dérive et destruction

 

 

 

Loi 4 D : double autorité, désordre, dérive et destruction

 

L’avant-projet de loi de décentralisation 4D présenté par le gouvernement en décembre 2020 annonce une nouvelle vague de décentralisation dans l’Éducation nationale. Après la médecine scolaire, ce sont les adjoint∙es gestionnaires et les gestionnaires qui seraient concerné∙es par la mise en place d’une double autorité pour ces personnels. Qu’est-ce que cela apporterait de plus ?

Cette double autorité poserait de grandes difficultés pour se situer et accentuerait forcément une perte d’autonomie pour les adjoint∙es gestionnaires de catégorie A ou B qui ont des missions de conduite de projets et non d’exécution. Être à la fois sous l’autorité de la collectivité tout en restant sous celle du/de la  chef∙fe d’établissement serait une source permanente de conflits. Le fait d’être fonctionnaire d’État permet de maintenir une distance face aux injonctions des collectivités qui peuvent être intrusives mettant en péril la gestion des établissements au bénéfice des personnels et des élèves en EPLE.

Cette proposition s’appuie sur la partie matérielle et la gestion des personnels des collectivités alors que l’adjoint∙e gestionnaire au sein de l’EPLE est bien plus que cela. Il ou elle est sur tous les fronts : juridique, financier, comptable, matériel, gestion de tous les personnels, fonctionnement général de la sécurité, de l’hygiène, de l’organisation quotidienne, des voyages, de l’ensemble des projets pédagogiques, de la vie scolaire et autres domaines. Il ou elle est à la croisée de l’ensemble de la communauté éducative sans être exclusivement sur la gestion matérielle mais bien sur les compétences régaliennes de l’Éducation nationale qui relève exclusivement de l’État.

Enfin, cet avant-projet, comme de coutume pour ce gouvernement, est présenté sans avoir été discuté avec les organisations syndicales.

La CGT y est opposée, en premier lieu, la décentralisation subie en 2003 n’a été pas une réussite : les TOS, les services de l’équipement disposent aujourd’hui de moins de droits qu’auparavant. Les statuts ont considérablement été amputés de leur substance et peu de progression est possible. La catégorie B est quasi inaccessible aux ATEE. Les mutations sont difficiles voire impossibles d’une collectivité à l’autre.  Les recrutements s'y déroulent de façon différente.

La CGT Éduc’action s'oppose à tout transfert des adjoint∙es gestionnaires de l'État aux collectivités.

La CGT Éduc’action continuera également de combattre le désengagement constant de l’État et la sous-traitance accrue de missions du service public aux entreprises privées dans les EPLE. 

Montreuil, le 11 février 2021

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