dimanche 11 octobre 2020

AESH : Continuons le combat !

 

 

AESH : Continuons le combat !

 

Le ministère a élaboré un Guide National des AESH lors de groupes de travail avec les syndicats. Ces derniers ont fortement contribué à l’amélioration de ce guide soit en permettant de préciser certains éléments soit en demandant des informations supplémentaires. Il se base sur la circulaire AESH 2019-090 ainsi que sur tous les textes de loi en vigueur.

Néanmoins, La CGT Éduc’ation estime que les AESH doivent avoir d’autres précisions sur ce qui n’est pas mentionné dans ce guide, ainsi que sur certains points de vigilance. Cela pourra permettre aux AESH d’exercer un regard critique sur la politique inclusive et d’avoir quelques outils nécessaires à la connaissance et l’application de leurs droits.

Une précarité maintenue

Alors que l’inclusion est prétendue grande cause nationale depuis 2005, l’accompagnement des élèves ou personnels en situation de handicap reste dans une véritable précarité. À ce jour, plus de 100 000 AESH, la plupart ayant des temps partiels imposés, travaillent quotidiennement pour un salaire de misère, dans des conditions dégradées et sans aucune reconnaissance.

Le cadre de gestion n’est toujours pas appliqué dans nombre de départements ce qui engendre des abus de toutes sortes. Les AESH continuent d’être la cible des employeurs peu scrupuleux des réglementations qui s’imaginent avoir un personnel corvéable sous la main.

Dans le même temps, le nombre d’AESH demeure insuffisant et ne permet pas de répondre à toutes les notifications avec un accompagnement de qualité. Le nombre d’élèves par AESH se multiplie. Le droit à la scolarité n’est donc pas respecté. Cette situation s’aggrave considérablement par la généralisation des Pials (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) et la mutualisation à outrance

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lundi 5 octobre 2020

Protocole sanitaire à l’École - Essayons d’y voir plus clair

 

 

Protocole sanitaire à l’École

Essayons d’y voir plus clair.

  

Les modifications incessantes des consignes sanitaires ministérielles s’apparentent à un véritable « plan de continuité en débrouillantiel » obligeant les personnels à gérer seuls des consignes incohérentes.

Aujourd’hui, le protocole sanitaire est une simple liste de recommandations appliquées localement selon les autorités académiques, sans prise en compte de la circulation du virus.

Ces modifications et allégements successifs inquiètent les personnels qui ne se sentent pas protégés correctement. Après avoir annoncé que les personnels à risques devaient revenir travailler ou prendre un congé maladie (et perdre un jour de carence), le gouvernement a fait machine arrière en rétablissant les autorisations d’absence (ASA) tout en réduisant la liste des pathologies concernées. Ce qui exclut les personnels vivant avec des personnes à risques.

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Il faut un plan d’urgence pour le système éducatif ! (communiqué confédéral)

 

Dans son bulletin hebdomadaire du 24 septembre, Santé publique France note qu’un tiers des clusters répertoriés se trouvent dans le milieu scolaire et universitaire. Ces chiffres arrivent alors que le ministre de l’Éducation nationale vient d’alléger le protocole sanitaire à l’école !

Rien n’a été prévu dans l’Éducation nationale et dans l’enseignement supérieur pour alléger les effectifs en cours, aménager les locaux, adapter les emplois du temps scolaires, etc. Depuis la rentrée, nous voyons se multiplier les difficultés de fonctionnement : restauration, circulation dans les établissements, internats et logements, impossibilité d’aérer des salles, manque de sanitaires, alourdissement de la charge de travail des personnels d’entretien. Face à l’opacité des informations sur les cas positifs, ce sont les personnels qui doivent faire face, seuls, à toutes ces difficultés, sans soutien ni cadrage national.
La ministre du supérieur a annoncé des places supplémentaires en université mais la rallonge budgétaire ne permet pas de créer des postes, elle se contente de rajouter des chaises dans les salles de cours !
Comment s’étonner, dès lors, de la multiplication des foyers épidémiques (sûrement sous-évalués) dans les lieux d’enseignements ?!
Alors que le gouvernement octroie des milliards, sans contrepartie, aux entreprises, le plan de relance ne prévoit rien pour le système éducatif.
Il faut un plan d’urgence et des investissements à long terme, pour donner les moyens à l’Éducation nationale et à l’Enseignement supérieur, afin d’assurer la réussite de toutes et tous.
Il faut d’urgence :

  • des masques gratuits et en nombre suffisant pour les personnels et les jeunes ;
  • un plan massif de recrutement :

•   de personnels d’enseignement et d’éducation avec intégration immédiate de toutes les listes complémentaires aux concours, titularisation des précaires ;

•   d’Assistant·e.s d’éducation et d’Accompagnants des Élèves en situation de handicap ;

•   de personnels administratifs, en particulier, pour les universités qui ont accueilli plusieurs dizaines de milliers d’étudiant·e.s supplémentaires ;

•   d’infirmier·ère.s et de médecins ;

•   de fonctionnaires territoriaux dans les écoles, collèges et lycées ;

•   de personnels pour les cités et restaurants des CROUS ;

  • l’aménagement rapide de locaux supplémentaires permettant la réduction du nombre d’élèves/étudiant·e.s par salle ;
  • l’installation de sanitaires en nombre suffisant ;
  • la mise en place d’une médecine de prévention à la hauteur des besoins pour les personnels et les jeunes.

Cet été, certains pays, comme l’Italie, ont pris des mesures dans ce sens, en assumant l’effort budgétaire nécessaire. Le gouvernement français ne l’a pas fait. Ce sont les personnels, les jeunes et leurs familles qui en subissent, aujourd’hui, les conséquences.

Montreuil, le 30 septembre 2020

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PEF 165, octobre 2020

 


PEF 165

Sommaire :

p. 2 : Actualités : un plan de relance... pour le patronat !
p. 3 : Des actes, pas des promesses !
p. 4 : L’apprentissage contre la voie scolaire
p. 5 : Une rentrée sabordée
p. 6 : Collège : pas de moyens, des vieilles recettes !
p. 7 : Injustices et répression
p. 8 : Stagiaires : un stress supplémentaire
        Quelle rentrée pour les titulaires première année ?
p. 9 : AESH : une revalorisation en suspens
         Une rentrée différente à la Vie Scolaire
p. 10 : Assistant·es sociaux·ales : oui au versement de la prime REP+
p.11 à 14 : DOSSIER – Une rentrée à risques
p. 15 : La prime qui ne passe pas à l’AS
p. 16 : Une rentrée à (très) hauts risques
p. 17 : Report du 10e Congrès de la CGT Éduc’action
          17 septembre, une journée de remobilisation
          Rentrée inédite : maintenir le collectif à tout prix !
p. 18 : Rapport annuel OCDE
          Pédagogies de l’exigence - coord. JP Terrail
p. 19 : Sexisme à l’École
p. 20 : Des virus circulent !
           La lutte des âges
p. 21 : Rencontre : Aurélie Arnaud - Co-secrétaire SDEN 30
p. 22 : «Ensauvagement» toi-même !
p. 23 : T comme Territorialisation

Indemnité ZEP en lycée, la mesquinerie de ce gouvernement n’a pas de limite

 

 

 

 

Indemnité ZEP en lycée, la mesquinerie de

ce gouvernement n’a pas de limite

 

Les personnels de lycées anciennement classés éducation prioritaire ont vu, avec surprise pour la majorité, leur fiche de paie de septembre amputée de l’indemnité de sujétion spéciale ZEP.

Pour mémoire, la réforme de l’éducation prioritaire de 2014 avait exclu les lycées de la carte de l’éducation prioritaire sous prétexte que la scolarité obligatoire s’arrêtait à 16 ans. Un dispositif transitoire, prorogé grâce aux mobilisations des personnels, avait maintenu le versement intégral de l’indemnité jusqu’à la rentrée 2020.

C’est donc à l’issue d’une année scolaire bouleversée par la crise sanitaire et dans le contexte d’une rentrée extrêmement difficile que les personnels concernés se retrouvent, sans le moindre rappel de la fin de la période probatoire, privés de plus de 90 euros de revenu.

Rappelons que les établissements concernés, souvent des lycées professionnels, accueillent les élèves des milieux populaires, principales victimes des effets du confinement, censé·es bénéficier d’un suivi prioritaire de la part du ministère.

Rappelons également que cette baisse de revenu frappe les collègues alors même que le ministre annonce une revalorisation des rémunérations des enseignant·es français·es qui sont parmi les moins bien payé·es des pays de l’OCDE.

Pour la CGT Éduc’action, le ministère fait ainsi preuve d’un double langage et démontre son mépris des personnels et des élèves issu·es des milieux populaires.

La CGT Éduc’action exige le maintien du versement de l’indemnité et le rattrapage de septembre.

Elle rappelle son opposition à la carte actuelle des réseaux d’éducation prioritaire, fondée sur des critères opaques et limitée par une enveloppe budgétaire contrainte.

La difficulté scolaire et sociale ne s’arrêtant pas à l’entrée en seconde, nous continuons d’exiger une nouvelle carte de l’éducation prioritaire établie sur des critères sociaux, incluant les lycées.

Cette politique d’éducation prioritaire doit permettre de reconnaitre la difficulté d’exercice des personnels (en termes de revenu comme de bonifications pour les mutations) et redevenir fidèle à son ambition émancipatrice de départ, donner plus à celles et ceux qui ont le moins, en établissant une limite réglementaire des effectifs par classe et des moyens fléchés nationalement pour le travail en effectifs réduits. 

Montreuil, le 30 septembre 2020

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Communiqué unitaire : Le sexisme n’a sa place ni dans les établissements scolaires, ni dans les universités, ni ailleurs

 Les injonctions contradictoires sur les tenues vestimentaires ne cessent de s’amplifier. À l’école, à l’université, au travail, dans tous les aspects de leur vie quotidienne, les femmes et les filles subissent des propos sexistes culpabilisants véhiculés par une société restée patriarcale. Les vêtements portés par les filles et les femmes ne correspondent jamais à la norme : trop longs, trop courts, trop enveloppants, trop décolletés… La volonté de contrôler le corps des femmes est une constante qui se manifeste aussi sur leur tenue par des sommations : « couvrez-vous » ou « découvrez-vous ».

Sur le front de l’égalité, Le ministère communique beaucoup, mais agit peu. Si les discussions sur le plan national d’action pour l’égalité femmes-hommes progressent, rien n’est visible pour les personnels dans les établissements et les services. Malgré le travail conduit par la DGRH, les personnels, comme les élèves et les parents d’élèves attendent toujours l’application de la circulaire du 9 mars 2018 contre les violences sexuelles et sexistes. La mission de référent-es égalité filles/garçons dans les établissements ne bénéficie que rarement ou que partiellement des moyens pour la mener. Cette mission n’est jamais une priorité dans les faits. Le constat est le même au sein des établissements de l’enseignement supérieur et notamment des universités, malgré la loi Fioraso de 2013 rendant obligatoire l’existence de chargé-e de
mission égalité femme-homme.
Il existe toujours des règlements vestimentaires sexistes qui s’appliquent presque uniquement au corps des filles et des femmes, en contradiction avec l’article 9 de la Charte de la laïcité à l’école.
Des collégiennes et lycéennes se mobilisent pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires. Au lieu d’apporter son soutien dans la lutte contre le sexisme, le ministre Jean-Michel Blanquer demande à ce que les filles s’habillent “normalement”. Le lundi 21 septembre, il a encore franchi un cran dans cette voie en demandant de venir à l’école habillé “de manière républicaine”. Les filles et les femmes, comme les autres individus, doivent pouvoir s’habiller sans subir la sexualisation de leur corps. Le ministre semble oublier les pressions que subissent les filles et les injonctions qui leur sont faites concernant leurs vêtements, leur comportement, leur langage.
Contrôler les tenues des filles et des femmes nourrit et reproduit les inégalités de genre et les violences sexistes. Cela participe à la culpabilisation des femmes et des filles et à l’impunité des garçons et des hommes.
Alors qu’une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel au travail au cours de sa vie, les procédures prévues par la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la Fonction Publique ne sont pas ou peu mises en oeuvre dans l’Éducation nationale, ministère pourtant féminisé à plus de 68 %, sans doute faute d’engagement budgétaire suffisant dans la formation, et dans l’installation d’une véritable cellule d’écoute. L’accord Égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique stipule pourtant explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance zéro.
Le plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes du MENJS et du MESRI doit permettre la prévention et la lutte contre ces violences et les agissements sexistes en tous genres.
Nos organisations, (CGT-FERC, FSU, SGEN-CFDT, SNALC, SUD éducation, UNSAéducation, FIDL, MNL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL) revendiquent :


• une formation initiale et continue des personnels dédiés à la lutte contre les stéréotypes sexistes et aux inégalités entre femmes et hommes, déployée dans toutes les académies et accessibles à un grand nombre d’agent-es chaque année ;
• une véritable éducation à l’égalité, à la sexualité et contre les stéréotypes sexistes pour les élèves ;
• des moyens pour tout-es les référent-es Égalité filles-garçons dans les établissements ;
• la mise à disposition et diffusion pour les personnels des résultats de la recherche sur les pratiques pédagogiques qui permettent de lutter contre les modes de
domination reproduits à l’école ;
• le bénéfice systématique de la protection fonctionnelle renforcée par le protocole Égalité pour les femmes qui dénoncent les violences sexistes et sexuelles au
travail et les violences conjugales ;
• une formation spécifique de tous les personnels à la prise en charge de ces violences ;
• la prise en compte réelle des actions et propositions des élèves dans la modification des règlements intérieurs où subsistent des injonctions archaïques en matière de
tenues vestimentaires, notamment à travers la mobilisation des CVC et CVL.

Communiqué de presse
Paris, le 28 septembre 2020

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Le Petit Cahier N°62

 

 


Le Petit Cahier N°62 : Le télécharger  

Publication nationale 1° degré de la Cgt Educ'Action

N°62 Septembre 2020

Sommaire : 

Edito  p 1 
Rentrée 2020 p 2
Direction d’école p 6
Inégalités femme / homme p 11
Nouveaux programmes p 12