dimanche 3 septembre 2017

Loi Travail XXL : Actions et mobilisations le 12 septembre


La CGT lance un appel national à la grève et la mobilisation le 12 septembre 2017, afin de protester contre la Loi Travail XXL, qui s’annonce dangereuse pour les salariés et leurs représentants.
Lire le tract confédéral de la CGT
Lire les publications de la CGT-Fonction publique, de la FERC-CGT, de la CGT-Éduc'action et voir la carte des mobilisations :  ... (voir ci-dessous)
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Loi travail XXL : Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.
Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.
Pour rappel, si on comptabilise l’ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s’ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.
Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n’a jamais permis de créer des emplois car ça n’a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin’s (« 1 million d’emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !
Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.
D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.
La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).
Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.
A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.
La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.
Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pouvant prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».
Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.
Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé.
Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.
Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL.
La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu’ils pourraient subir dans leurs entreprises.
La CGT va engager le débat avec eux pour d’autres propositions, comme l’augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d’un travail.
La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l’ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.
Montreuil, le 31 août 2017

Rentrée du ministre : des annonces… et des silences assourdissants.

A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre s’est plié à la traditionnelle conférence de presse.
A cette occasion, JM Blanquer s’est borné à détailler les nouveautés de la rentrée, sans concertation depuis son arrivée en juin 2017. Elles mettent en musique le programme d’Emmanuel Macron pour l’Ecole : dérégulation du rythme scolaire avec le retour partiel de la semaine de 4 jours, dédoublement des classes de CP en éducation prioritaire, abandon d’une partie de la réforme Collège…
Il a surtout martelé son slogan d’une Ecole de la confiance, entre adultes et entre adultes et élèves. Pour la CGT Educ’action, il ne peut y avoir de confiance en un ministre qui instaure unilatéralement des mesures néfastes pour l’Ecole.
La CGT Éduc’action ne peut approuver une politique qui « dénationalise » l’Education nationale, en cassant le cadre national du temps de classe et de travail, en promouvant la concurrence et la compétition entre établissements scolaires, et en donnant un maximum d’autonomie et de pouvoir aux chefs d’établissement et aux collectivités territoriales.
En revanche, la CGT Éduc’action n’a rien entendu ce mardi 29 août, sur les projets à venir d’évaluation des personnels et de leur recrutement décentralisé, sur la réforme du bac, sur la réforme annoncée de l’enseignement professionnel, sur la remise en cause des libertés pédagogiques des personnels. Autant de sujets sensibles et potentiellement conflictuels, esquissés à longueur d’interview du ministre, qui se révèle dangereux à expliciter au moment où le gouvernement tente de reprendre la main avant d’annoncer la casse du code du travail.
La CGT Éduc’action n’a rien entendu de concret sur le chiffrage de l’augmentation annoncée par le ministre du budget de l’Education. Le ministre n’a rien dit non plus sur des mesures prises par son gouvernement sur la suppression d’une partie des emplois aidés qui va perturber le fonctionnement des écoles et des établissements, sur la remise en cause de l’application du PPCR et rien sur le rétablissement du jour de carence, sur le gel des salaires et des postes qui vont pénaliser les personnels et leur travail au moins pour l’année 2018…
Les premières mesures et les projets vont indiscutablement dans le sens d’une Ecole où le libéralisme, la culture de la concurrence et l’évaluation excessive vont être renforcés et où le scientisme va être mis en avant au détriment des libertés pédagogiques.
Face à cette tentative de casse de l’Education nationale et face à une orientation idéologique très éloignée de celle que nous portons pour une Ecole émancipatrice, la CGT Éduc’action appelle tous les personnels à se mobiliser dès le 12 septembre contre une politique gouvernementale de casse des acquis sociaux.
Montreuil, le 31 août 2017
Le communiqué au format

Retour des évaluations nationales : alibi au service de la mise en concurrence.

A quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation nationale a présenté une des nouveautés de la rentrée, les évaluations nationales pour les élèves de CP et de 6ème.
Au-delà de leur contenu, la CGT Éduc’action conteste le retour d’évaluations qu’elle avait déjà dénoncées lors de leur instauration sous le quinquennat Sarkozy et pilotées par un certain… JM Blanquer, alors DGESCO...
Le ministère a donc présenté des évaluations réalisées dans la précipitation afin d’être opérationnelles dès septembre et qui, une de fois de plus, n’ont pas été soumises à discussion avec les partenaires sociaux. Si sur le fond la CGT Éduc’action reconnait le rôle primordial des évaluations diagnostiques, elle s’oppose à ce genre de dispositif injonctif.
En effet, son caractère obligatoire, sans remontée nationale, est une atteinte à la liberté pédagogique et un manque de confiance flagrant pour des collègues qui n’ont pas attendu la nomination de Jean-Michel Blanquer pour évaluer les acquis à l’entrée en CP, y compris  par circonscription.
De plus, leur caractère national et la publicité faite autour, risquent de stresser familles et enfants, de compliquer les relations parents-enseignant-es et  de stigmatiser les élèves les plus en difficultés alors que, sur le fond et la forme, ces évaluations ne sont pas adaptées au niveau des élèves entrant en CP.
Les évaluations 6ème se feront avec une remontée nationale, anonymée. Elles doivent permettre de vérifier le niveau des élèves dans les deux matières considérées comme fondamentales (maths et français) et seront passées numériquement. La CGT Éduc’action s’opposera avec force à leur utilisation au fin de classement des collèges, accroissant encore un peu plus la mise en concurrence et la stigmatisation.
De façon générale, la CGT Éduc’action dénonce ces évaluations, sur le fond et sur la forme. Elles restent des outils au service du tri : celui des élèves, des personnels et des établissements scolaires. Nous ne sommes pas dupes et avons bien compris qu’à terme, elles doivent permettent de classer les collèges et de réorienter les missions du corps d’inspection en abandonnant le soutien pédagogique auprès des personnels pour une expertise pseudo-scientifique et l’établissement de contrats d’objectifs pour les réseaux écoles-collèges. Elles ne correspondent pas aux besoins immédiats de l’Ecole, augmentent une nouvelle fois les missions des personnels et sont une pierre de plus dans la construction d’une Ecole de la concurrence.
La CGT Éduc’action s’y oppose donc, comme elle s’y était opposée par le passé.
Montreuil, le 31 août 2017
Le communiqué au format

Inscriptions aux concours des personnels enseignants, d'éducation et d'encadrement - session 2018 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action

Inscriptions aux concours des personnels enseignants, d'éducation et d'encadrement - session 2018 :
Le 4 pages de la CGT -Éduc'actionImage(à venir)
Note de service n° 2017-125 du 18-7-2017 publiée au BOEN N° 26 du 20 juillet 2017
Dates d'inscriptions : du mardi 12 septembre 2017 à partir de 12 h, au jeudi 12 octobre 2017 à 17 h (heure de Paris) 
Des informations à destination des candidats aux concours externes, externes spéciaux, internes et réservés ou aux avancements de grade (programmes des épreuves, conditions requises d'inscription, nature des épreuves, rapports des jurys...) sont consultables aux adresses internet suivantes :
- pour les personnels enseignants : http://www.devenirenseignant.gouv.fr
- pour les conseillers principaux d'éducation : www.education.gouv.fr/concoursCPE
- pour les concours de psychologues de l'éducation nationale : www.education.gouv.fr/concoursPsyEN
- pour les concours de personnels d'encadrement : http://www.education.gouv.fr/siac4
Inscription obligatoire sur Internet par le biais des adresses mentionnées ci-dessus.

Inscriptions aux concours des personnels administratifs, sociaux, de santé et des bibliothèques - session 2018 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action

Inscriptions aux concours des personnels administratifs, sociaux, de santé et des bibliothèques - session 2017 : le 4 pages de la CGT-Éduc'action Image(à venir)
Note de service n° 2017-125 du 18-7-2017 publiée au BOEN N° 26 du 20 juillet 2017
Dates d'inscriptions : du mardi 12 septembre à partir de 12 h, au jeudi octobre 2017 à 17 h (heure de Paris)
Toutefois, pour les concours ou examens mentionnés ci-dessous, les candidats s'inscrivent par Internet du mardi 6 février 2018 à partir de 12 h, au mardi 6 mars 2018, 17 heures, heure de Paris :
- infirmier ;
- assistant de service social ;
- secrétaire administratif de classe normale et secrétaire administratif de classe supérieure ;
- adjoint administratif ;
- concours réservé d'infirmier ;
- examen professionnalisé réservé d'assistant de service social ;
- examen professionnalisé réservé de secrétaire administratif de classe normale ;
- examen professionnalisé réservé d'adjoint administratif ;
- recrutement réservé sans concours d'adjoint administratif.
Attention : les inscriptions aux examens professionnels d'avancement de grade dans le corps des SAENES relèvent de la période d'inscription du 12 septembre au 12 octobre 2017, mentionnée ci-dessus.
Des informations à destination des candidats aux concours externes, externes spéciaux, internes et réservés ou aux avancements de grade (programmes des épreuves, conditions requises d'inscription, nature des épreuves, rapports des jurys...) sont consultables aux adresses internet suivantes : 
- pour les concours et les examens professionnels de personnels administratifs, sociaux, de santé : http://www.education.gouv.fr/siac3
- pour les concours et examens professionnels de personnels des bibliothèques : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/bib
Inscription obligatoire sur Internet par le biais des adresses mentionnées ci-dessus.

4 pages rentrée 2017 de la CGT-Éduc'action


FACE AUX ATTAQUES DE CE GOUVERNEMENT CONTRE LES SALARIE-ES ET L’EDUCATION, SOYONS PRÊT-ES !
Sans surprise, le nouveau président Macron n’a pas l’intention de renoncer au passage en force sur la casse du Code du Travail, alors que l’abstention montre qu’il n’a pas de majorité sur ce projet...
Celui-ci, plus violent que la Loi travail I est le prolongement du démantèlement commencé par les gouvernements précédents contre les droits des salarié-es et des retraité-es. C'est la politique libérale prévue par le président revendiquée par le MEDEF au seul bénéfice des classes dirigeantes. La CGT dénonce le transfert d’une part des cotisations sociales vers la CSG, l’extension de l’inversion de la hiérarchie des normes, la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et le blocage de leurs salaires...
Lire la suite dans le 4 pages de la CGT-Éduc'action " FACE AUX ATTAQUES DE CE GOUVERNEMENT CONTRE LES SALARIE-ES ET L’EDUCATION, SOYONS PRÊT-ES ! "
Dès la rentrée et la grève interprofessionnelle du 12 septembre, construisons, une mobilisation pour gagner.
Toutes & tous ensemble, construisons le rapport de force pour faire reculer Macron sur la nouvelle loi travail.