mercredi 6 août 2014

Accompagnement des élèves en situation de handicap : où en sommes-nous, un mois après la présentation d’un texte en CTM ?

Le 13 mai 2014, le ministère de l’Éducation nationale a présenté en Comité Technique Ministériel (CTM) un projet de décret visant à professionnaliser les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap (personnels AESH).
Le CTM s’était alors exprimé majoritairement contre ce projet de décret. Cette professionnalisation aboutit non pas à la mise en place d’un métier statutaire, mais d’un métier, sous statut précaire, avec, pour la grande majorité d'entre eux, des personnels rémunérés à moins de 700 euros...
Un mois après, alors que dans les académies la préparation de la rentrée est largement avancée, il y a urgence à apporter des réponses concrètes.
Les questions de la qualification et de la valorisation de leur expérience restent également en suspens. La CGT Educ'action s'oppose d'ailleurs à une qualification de niveau 5 et, en cohérence avec les réflexions de la Commission Paritaire Consultative de l’action sociale, propose un diplôme de niveau 4.
Les années d’ancienneté des AVS actuellement sur les contrats de droit privé ne seraient pas prises en compte pour l’obtention d’un CDI. La CGT Educ'action condamne cette situation injuste et inacceptable ; elle demande que ces années soient prises en compte dans le décompte des six années exigibles pour obtenir un CDI.
Les organisations syndicales FERC-CGT, FSU, SUD-Educaction et SGEN-CFDT ont envoyé un courrier au ministre dès la fin du CTM rappelant que, pour elles, les discussions sur ce dossier ne sont pas abouties.
Nous attendons donc de la part du ministre de nouvelles propositions permettant des améliorations plus conséquentes, susceptibles de sortir ces personnels de la précarité.
La "professionnalisation" annoncée n’est pas au rendez-vous. Pour la CGT Educ'action, seule la titularisation sans condition de ces personnels, et donc la création d'un métier statutaire, permettrait de répondre aux problématiques posées par l'accompagnement des élèves en situation de handicap. 
Montreuil, le 13 juin 2014
Le communiqué au format 

Où se feront les économies Monsieur le ministre ?

Il est déjà loin le temps où l’Éducation nationale était une priorité du candidat, devenu président, Hollande. Les mots étaient forts : La connaissance, le savoir, l'école ne sont pas seulement des dépenses, ce sont des investissements...
Déjà, dans un rapport, la Cour des Comptes a fait état de ses doutes sérieux sur la capacité de procéder aux 54 000 recrutements annoncés.
Aujourd'hui, dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014, qui prévoit notamment 1,6 milliard d'euros d'économie, il est demandé à l’Éducation nationale de rendre 189 millions d'euros.
La CGT Educ'action, avec la CGT, appelle à un changement majeur de politique. Elle continuera à s'opposer aux politiques d'austérité. La CGT, avec les salarié-e-s, les retraité-e-s et les privé-e-s d'emploi, s'emploiera à créer les conditions du rapport de force et développera les luttes sociales pour les salaires, l'emploi, les conditions de travail, le service public, la politique industrielle et la protection sociale, car elles sont autant de motifs d'espoir et porteuses d'une transformation sociale. 
Montreuil, le 12 juin 2014
Le communiqué au format 

mardi 22 juillet 2014

Groupe de travail "Personnels de santé et sociaux" : l'art de la fausse concertation


Le 28 mai 2014, une réunion du groupe de travail des Personnels de santé et sociaux s'est tenue dans le cadre des Chantiers métiers. Depuis cette date, le travail est stoppé... 
Lors de cette réunion, il n'avait pas été question des Chantiers métiers mais du travail sur la circulaire de rentrée qui venait de paraître… Le ministère a alors annoncé la clôture du Chantier métiers et, avant même qu'il n'ait commencé, la fin du travail sur les fiches métiers !
Devant la protestation unanime des organisations syndicales, le chef du cabinet a levé la séance.
La CGT Éduc'action exige la réactivation du groupe de travail, il est indispensable d'aller à son terme. De nouvelles circulaires de missions doivent mises en place pour améliorer le service public d'éducation.
Montreuil, le 12 juin 2014
Lire le communiqué au format 

Le 8 pages "Spécial" Stagiaires 1er et 2nd degrés : Rentrée 2014/2015


Rentrée 2014 / 2015 : Stagiaires et Étudiants en formation
Emplois d'avenir professeur (EAP), stagiaires , étudiant-e-s en formation... vous allez avoir toutes et tous une entrée difficile dans le métier, sans une réelle formation et subissant les quelques bricolages du gouvernement puisque la réforme introduisant les Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE) ne permet pas d’espérer une réelle amélioration par rapport à la situation antérieure...
Lire la circulaire n° 2014-080 du 17-6-2014 relative aux modalités d'organisation de l'année de stage - année scolaire 2014-2015 


Sommaire : 
p. 1 : Édito
p. 2 : Infos pratiques / Calendrier scolaire
p. 3 : Notions de base / Elections professionnelles
p. 4 : Emplois d'Avenir Professeur (EAP)
p. 5 : Stagiaires
p. 6 Reclassement / Classement /Salaire, échelons
p. 7 : Congés / Logement / Mutations
p. 8 : La CGT Éduc'action revendique !
Bulletin de syndicalisation

samedi 28 juin 2014

Vers une disparition du brevet des collèges ?

Le Conseil Supérieur des Programmes (CSP), dans ses préconisations rendues publiques mardi 10 juin 2014, souhaite remettre en cause le Diplôme National du Brevet (DNB). Pour le CSP, il s'agirait de mettre en place une procédure unique qui, à la fois, valide le DNB et le Socle Commun de Compétences (SCC). Certains membres du CSP parlent tout simplement de supprimer le DNB.
Pour la CGT Éduc'action, la question de l’évaluation ne peut se limiter à la définition d’un Brevet dont l’obtention est subordonnée à l’acquisition du SCC, a fortiori si une procédure unique valide à la fois le DNB et le SCC, comme le préconise le CSP. 
La CGT Éduc'action rappelle son opposition à la réduction de la scolarité obligatoire au SCC.
Loin d'assurer à tous les élèves une base commune, le socle conduit les enseignant-e-s à proposer une éducation au rabais aux élèves en difficulté et une éducation plus ambitieuse aux élèves les plus initiés.
Le socle a peu de rapport avec l'émancipation personnelle que le système scolaire doit permettre.
Pour la CGT Éduc'action, le socle commun ne saurait se résumer à un minimum de savoirs pour les enfants des milieux populaires. Il possède aussi une dimension économique, celle d’une École de l’employabilité, basée sur les compétences patronales. Enfin, il porte une volonté idéologique, celle de la transmission aux élèves des valeurs dominantes. Ces deux éléments ne sont pas nouveaux, mais sont aggravés par le socle commun.
Pour la CGT Éduc'action, il s’agit de sortir de la transmission de la culture dominante, au bénéfice de la construction d’une culture commune émancipatrice, libérée de tout rapport de domination, dans le cadre d’une co-production des savoirs.
Pour la CGT Éduc'action, l'évaluation telle qu’elle est pratiquée, inscrit les élèves dans une idéologie de la performance, de la sélection et de la concurrence. Une évaluation ne peut être utile pour l'élève que si, par la suite, elle amène à une aide qui lui permettra de progresser et de comprendre ses difficultés. Cela demande donc des moyens humains supplémentaires pour former des groupes de remédiation.
Montreuil, le 10 juin 2014
Lire le communiqué au format 

Quelle refondation de l’éducation prioritaire ?

La circulaire concernant la "refondation" de l’Éducation prioritaire a été publiée le 5 juin 2014.
Pour la CGT Éduc'action, le compte n’y est pas, la refondation proposée consiste surtout en un rétrécissement du champ de l’éducation prioritaire. 
Alors qu'aujourd’hui 1 084 collèges et plus de 400 lycées sont dans le dispositif de l’éducation prioritaire, seulement 350 établissements correspondant aux plus difficiles seront classés "REP+", et 731 établissements seront classés "REP". De plus, dans sa circulaire, le ministère renvoie la question des lycées à plus tard. Comment pourrait-il en être autrement, il faut bien que certains pâtissent d’une réforme qui se fait à moyens constants…
Alors que le ministère reconnaît la difficulté et la spécificité de l'enseignement en Éducation prioritaire par l’octroi de décharges horaires (via une pondération) qui permettront le travail en équipe et le suivi des élèves, ce qui répond aux demandes de la CGT Éduc'action, seuls les 350 établissements REP+ seront concernés. Les établissements REP n'auront de prioritaire que le sigle !
Rappelons que la priorité, pour la CGT Éduc'action, passe par la prise en compte des difficultés sociales. La CGT Éduc'action demande donc une réelle refondation de l’Éducation prioritaire qui ne se contente pas d'en rétrécir le champ mais qui consiste à mettre en œuvre une politique ambitieuse en termes de moyens.
Cela passe par :
- une diminution des effectifs et des maxima par classe fixés nationalement,
- des critères objectifs et transparents pour définir les écoles et établissements relevant de l’éducation prioritaire,
- la prise en compte de ces critères pour le maintien ou l’entrée des lycées généraux, technologiques et professionnels dans la carte de l’éducation prioritaire,
- l’abandon du socle commun et de la politique d’autonomie des établissements, et le maintien de la liberté pédagogique des équipes ; l’Éducation prioritaire ne doit pas être un laboratoire des politiques libérales mais bien un moyen de donner plus à ceux qui en ont moins.
Montreuil, le 6 juin 2014
Le communiqué au format 

Oui à une autre évaluation des élèves !

Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire, a annoncé le 4 juin 2014, une évolution très prochaine de l'évaluation des élèves.
La CGT Éduc'action prend acte de cette annonce qui correspond à ses revendications rappelées lors de son congrès national au mois de mai 2014 : 
Pour la CGT Éduc'action, l’évaluation est un acte professionnel fort qui nécessite une formation pour le maîtriser. L’évaluation telle qu’elle est pratiquée inscrit les élèves dans une idéologie de la performance, de la sélection et de la concurrence. En cela, elle est contestable et il est nécessaire de réfléchir à d’autres modalités pour favoriser l’évolution des élèves dans leurs apprentissages.
Au préalable, l’évaluation doit être supprimée en maternelle.
Même si elle est largement répandue, l’évaluation par la notation pose problème.
La notation ne constitue pas une référence objective dans l’évaluation. Les écarts de note varient pour de multiples raisons.
La notation produit statistiquement de l’échec par le tri qu’elle induit.
de compétition entre élèves.
Il existe d’autres types d’évaluation que la notation. Il est important d’encourager les expérimentations assorties des moyens estimés nécessaires par les enseignants. Il faut favoriser l'évaluation formative plutôt que l'évaluation sanction. L'évaluation par compétences est à rejeter car elle est trop réductrice.
De manière générale, l’évaluation n’est utile que si elle est comprise par l’élève et si, il/elle est partie prenante de son évaluation. Il faut permettre à chaque élève de s'investir dans son évaluation, c'est ce qui permettra le progrès dans les apprentissages, la compréhension des erreurs favorisera la réussite.
Une évaluation ne peut être utile pour l'élève que si, par la suite, elle amène à une aide qui lui permettra de progresser et de comprendre ses difficultés. Cela demande donc des moyens humains supplémentaires pour former des groupes de remédiation. 

Montreuil, le 6 juin 2014
Le communiqué au format