mercredi 31 janvier 2024

2024, retour du patriarcat (communiqué fédéral)

 

Au milieu de tout le vocabulaire guerrier utilisé dans sa conférence de presse du 16 janvier dernier, le Président Macron a aussi évoqué le « réarmement démographique ».

Le ventre des femmes n’est ni une arme de guerre ni au service de l’État. Les femmes sont libres de l’utilisation de leur corps, chacun·e est libre de devenir parent ou non : Nos corps, nos choix, nos droits.

Peut-être faut-il prendre le problème à l’envers et se questionner sur la raison de la baisse démographique généralisée du fait de facteurs sociaux et environnementaux et des décisions politiques. Quand les femmes et leurs conjoint·es subissent la précarité, elles ont du mal à envisager un avenir serein pour constituer ou élargir une famille.

Cette déclaration du Président s’ajoute à celle faite lors d’une émission de télévision, où il a montré son manque de soutien à l’égard des victimes invalidant leur parole et entravant leur recours à la justice.
Les choix politiques de ce président annoncent le retour d’un patriarcat passéiste à rebours des aspirations des nouvelles générations et du mouvement féministe et à l’encontre de l’égalité des droits.

  • La FERC CGT dénonce ce discours aux relents vichystes, ressemblant à une dystopie et déconnecté de la réalité écologique.
  • La FERC lutte contre les pressions réactionnaires et nauséabondes et les idées d’extrême droite, dont on sait ce qu’elles coûtent aux femmes.
  • La FERC CGT est féministe : elle lutte contre toute forme de freins à l’exercice du droit des femmes et leur liberté à disposer de leur corps.

lundi 29 janvier 2024

Les agents territoriaux sont appelés à la grève le jeudi 1er février

ATSEM, faisant-fonction, adjoints techniques, agents sociaux, animateurs périscolaires | Toutes et tous en grève et manifestation le 1er février avec les personnels de l’éducation nationale

Agentes et agents essentiel·les à la vie des établissements scolaires et périscolaires, à la continuité et la qualité de l’accueil des enfants, faisons entendre notre voix pour :

  • l’augmentation des rémunérations, la revalorisation du point d’indice à 6 euros et son indexation sur l’inflation, la refonte de la grille indiciaire avec la reconnaissance des qualifications ;
  • la reconnaissance du cadre d’emplois des
  • ATSEM en catégorie B-Type, au regard des qualifications et des missions éducatives acquises conformément au référentiel du CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance ;
  • l’attribution de la Prime Ségur appelée CTI-Complément de Traitement Indiciaire, soit +189 euros nets mensuels pris en compte dans le calcul des retraites pour l’ensemble des agent·es travaillant dans les établissements scolaires et périscolaires ;
  • une ATSEM à temps plein par classe sur tout le temps scolaire et des remplacements immédiats en cas de sous-effectif ;
  • la reconnaissance de la pénibilité des métiers des agent·es de la fonction publique territoriale des établissements scolaires : baisse du temps de travail à 32 heures hebdomadaires, reconnaissance des sujétions particulières, inscription de ces cadres d’emplois auprès de la CNRACL en carrière active (départ anticipé à la retraite avant 60 ans sans décote).

Le 1er février, ensemble gagnons sur nos revendications !
La fédération CGT des Services publics a déposé un préavis de grève et appelle l’ensemble des agent·es de la fonction publique territoriale exerçant leurs missions dans un établissement scolaire ou autre à une action intersyndicale et à participer aux manifestations le 1er février 2024.

Pour préparer l’avenir de nos enfants, il faut améliorer le présent des agent·es de la fonction publique territoriale travaillant au sein des établissements scolaires et périscolaires !


Tract en téléchargement aux formats PDF et Word


Voir le préavis de grève déposé par la fédération CGT des Services publics du 1er au 29 février 2024

Mobilisation unitaire dans tout le système éducatif (CGT, FO, FSU, SUD, UNSA)

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE

 JEUDI 1ER FÉVRIER 

10h30 


AVRANCHES 
place de la mairie 
CHERBOURG 
place Jacques-Hébert 
(devant les Eléis) 
SAINT-LÔ  
Inspection d'Académie


Pour un service public d’éducation de qualité et la reconnaissance de notre métier ! 

✔ avec de vraies augmentations de salaires 

✔ avec de meilleures conditions de travail 

✔ avec des moyens à hauteur des besoins

✔ avec une réelle école inclusive 

dimanche 28 janvier 2024

Personnels sociaux : mobilisons-nous le 1er février !

Personnels sociaux : mobilisons-nous le 1er février !

Nous commençons cette année avec une nouvelle ministre de l’Éducation nationale, 4ème ministre sous la présidence Macron ! Les ministres se succèdent  et la situation des personnels sociaux n’est quasiment jamais évoquée. Or, les conditions de travail des assistant·es et des conseiller·ères techniques de service social se dégradent d’année en année et la CGT Éduc’action, aux cotés des autres organisations syndicales, n’a de cesse d’alerter le ministère : aucune création de postes, salaires insuffisants, épuisement professionnel… A cela s’ajoutent l’exclusion du CTI, la proratisation de l’indemnité REP/REP+ et une inquiétude sur le maintien du service social au sein de l’Éducation nationale.

De plus, les corps de métiers du social restent indéfiniment les grands oubliés du gouvernement dans chaque discours, chaque nouvelle mesure (Harcèlement,…) alors qu’ils sont  des personnels ressource formés pour prendre en compte les situations des élèves dans leur globalité.

Rappelons que toutes nos demandes d’audience restent sans réponse.  Ça ne peut plus durer, il est temps de nous faire entendre ! Toutes et tous en grève le 1er février !

tract intersyndical personnels sociaux grève EN 1er fevrier

APPEL UNITAIRE 1er février 2024 : Personnels des filières administrative, technique, des laboratoires, de santé et sociale du ministère de l’Éducation nationale

PAS d’école sans nous ! Ras-le-bol du manque de personnels et des bas salaires !Les moyens manquent et le compte n’y est pas…

Pour l’augmentation générale des traitements et toutes les revalorisations auxquelles nous avons droit … Pour des conditions de travail acceptables !

Retrouver l’appel national unitaire du 1er février 2024

 

Uniforme à l’école… vieille lubie réactionnaire et ridicule.

Le Président Macron, le 1er Ministre Attal et la nouvelle ministre de l’Éducation nationale Oudé-Castera ont réaffirmé leur volonté, sous prétexte de « réarmer » le pays, de caporaliser l’Éducation nationale par une accentuation de l’autoritarisme.

Retour de la Marseillaise dans les écoles alors qu’elle fait partie des programmes depuis 38 ans, imposition de manuels scolaires et de progressions remettant en cause la liberté pédagogique des enseignant·es (les transformant en exécutant·es d’une pédagogie imposée par l’État), disparition du collège unique au profit d’un collège inique…

Et cerise sur le gâteau le « retour » de l’uniforme à l’École, rebaptisé « tenue unique », lui qui n’a jamais existé sauf dans les confettis de l’Empire. C’est en s’habillant toutes et tous pareil·les qu’on a le sentiment d’appartenance à une communauté? Non, ce sont les projets que l’on vit ensemble qui fédèrent, rassemblent et peuvent éventuellement rendre fier·e d’appartenir à un groupe (l’école, le club de sport,…).
Cette décision est présentée comme devant permettre de « lutter contre les inégalités sociales », de développer « le sentiment d’appartenance à la communauté nationale » ou encore de permettre « un retour à l’ordre et à la discipline ».

Nous ne sommes pas dupes de leurs discours grandiloquents sur la « lutte contre les inégalités sociales ». Ce sont avant tout les quartiers populaires qui sont visés par ces « expérimentations » et par l’ensemble du débat politique actuel autour de l’uniforme : il s’agit de discipliner les élèves et les habitant·es de ces quartiers, constamment suspecté·es de ne pas avoir de « sentiment d’appartenance à la communauté nationale » et de ne pas « respecter les valeurs de la République ». C’est un pas de plus dans une politique de stigmatisation profondément réactionnaire qui traite tout un pan de notre jeunesse comme une classe dangereuse.

Croire que l’uniforme va « lutter contre les inégalités sociales » est tout simplement ridicule. Pour lutter vraiment contre les inégalités sociales, il faut en réalité mener une politique sociale ambitieuse de renforcement et d’accompagnement des populations défavorisées. Être obligé·e de rappeler cette évidence montre l’étendue de la vacuité du débat politique aujourd’hui.

Enfin, l’argent gaspillé dans cette « expérimentation » devrait être utilisé de manière pertinente en améliorant par exemple l’encadrement des élèves par des professionnel·les ou en garantissant la gratuité de l’École. Le coût de cet uniforme représenterait à terme l’équivalent de 25.000 postes d’enseignant·es, de quoi régler le problème du remplacement cher à Mme la ministre.

Rappelons pour finir qu’il existe des outils efficaces pour lutter contre les inégalités : le premier d’entre eux est le Service public, garant de la cohésion sociale. L’urgence est donc d’investir massivement dans les Services publics, à commencer par celui de l’Éducation, plutôt que de les détruire à coup d’austérité, de privatisation et de mise en concurrence.

 

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Pour une école de qualité pour tou·tes : stop au séparatisme !

La nomination de la ministre des sports à la tête d’un super ministère englobant l’Éducation n’aura fait que confirmer un peu plus le mépris de la macronie envers le monde éducatif. Mais plus que ça, cette nomination calamiteuse aura permis à la nouvelle ministre de mettre au grand jour la scandaleuse place qu’occupe l’enseignement privé dans l’Éducation nationale, au dépend d’une éducation gratuite, égalitaire et laïque.

Il est évident que l’intérêt de nos dirigeant·es pour l’École privée ne cesse de croitre, au détriment bien sûr de l’égalité des chances prônée par l’enseignement public. Que les élites choisissent de payer pour l’école de leurs enfants n’est pas un problème en soi, mais lorsque c’est avec de l’argent public (qui plus est dans des établissements hautement réactionnaires), il y a lieu de s’indigner ! Car oui, l’argent public finance en grande partie l’enseignement privé dit « sous contrat ». Et ça ne date pas d’hier.

La loi Debré d’abord, a autorisé en 1959 que le public finance gracieusement des établissements privés en échange de leur conformité aux programmes nationaux. Puis la loi Blanquer en 2019, en étendant la scolarité obligatoire à 3 ans sans remettre en cause ce financement du privé, a même augmenté ses sources de financement. Aujourd’hui ces établissements sont financés à plus de 76% par de l’argent public alors qu’ils sont les concurrents directs de l’enseignement public !

Outre le fait que ces financements publics (de la part de l’État et des collectivités territoriales) permettent à certaines écoles de réaliser de gros bénéfices (que dire de Stanislas et ses quelques 3 millions d’euros de bénéfice l’an dernier), ils sont constamment et régulièrement dépourvus de contrôles quant à leur utilisation ou conformité vis-à-vis de la loi.

Parallèlement, nos écoles, nos collèges et nos lycées publics ne cessent de se dégrader, faute de moyens accordés à hauteur des besoins, faute d’intérêt de la part des pouvoirs publics tout simplement. Bâtis scolaires insalubres ou presque, manque de personnels, de remplaçant·es, classes surchargées, formations en faible nombre et de qualité inégale, rémunération en deçà des niveaux de qualification et de l’investissement demandé… le délabrement de l’École publique s’accélère. En conséquence, les écoles privées jouissent d’un intérêt croissant. Elles représentent (à tort) pour beaucoup de familles (ayant les moyens de se détournent du secteur public) la seule voie de réussite scolaire et sociale. Ainsi, la mixité sociale est de plus en plus menacée et les élèves les plus favorisé·s se concentrent dans les écoles privées.
Comment pouvons-nous accepter sans réagir l’abandon de l’ambition collective d’une même éducation de qualité pour tou·tes et partout sur le territoire ? Et comment accepter une ministre avec si peu d’égard pour l’École publique ?

Nos services publics sont progressivement détruits (retraites, hôpitaux, secteur de l’énergie, des transports, de la sécurité sociale, etc…). L’ère Macron ne fait qu’accélérer cette individualisation et cette mise en concurrence de la société. Notre École n’échappe hélas pas à ces politiques néolibérales. À nous d’exiger les moyens pour une École ambitieuse et égalitaire !

 

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