L’intersyndicale suite à la commission spéciale lycée (CSL) a diffusé un communiqué de presse que vous retrouverez ci-contre. | ![]() |
| En cliquant sur les vignettes, vous pourrez aussi téléchargez notre tract actualisé à l’aide des dernières informations recueillies dans les instances. | ![]() |
| La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser autour de la voie pro le 12 décembre. | ![]() |
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dimanche 3 décembre 2023
12 Décembre : les dernières informations pour construire la grève
Acte II de l’école inclusive : des contours inquiétants
Si le ministère de l’Éducation nationale a relancé un cycle de concertation autour de l’École inclusive, il est évident qu’il n’a retenu aucune des revendications et propositions syndicales. Pire, les grandes lignes de son projet (Acte II de l’École inclusive) sont adoptées dans le projet de loi de Finances 2024 avec comme mesure phare, la mise en place des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité). Le ministère en prévoit 100 pour la rentrée 2024 et 3000 d’ici 2027.
Cet Acte II confirme la volonté du ministère de maintenir l’amalgame entre traitement du handicap et traitement de la difficulté scolaire tout en renforçant la collaboration dangereuse entre Éducation nationale et secteur médico-social libéral. Ces contours, que la CGT Éduc’action dénonce, ont bien pour objectifs une « optimisation » des ressources et non un bien-être des élèves ou une qualité de travail des personnels.
Le Pôle d’Appui à la Scolarité ?
Dans ce cadre, le PAS se substituerait au PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement à la Scolarité) intégrant l’ensemble des élèves à besoins éducatifs particuliers (comme les allophones ou ceux issus des familles du voyage). Il serait constitué d’un personnel de l’Éducation nationale dont on ne connait ni le profil ni les moyens de recrutement (créations ? moyens constants) et de deux professionnels du médico-social pour apporter des réponses dîtes de premier niveau : renfort ponctuel dans la classe, accompagnement des familles, conseils…. Il est affirmé que la MDPH (Maison du handicap) pourra être saisie si cela s’avère nécessaire.
PAS, modalités d’accompagnement par les AESH et ouverture au privé libéral, il y a danger.
Si désormais ce sera au PAS de déterminer « les modalités de mise en œuvre et organise son exécution (aide humaine) » et « la quotité horaire de cet accompagnement. » des notifications MDPH, c’est bien le ministère qui gardera la main sur les moyens humains mis à disposition. Il est à craindre qu’il ne continue à raisonner qu’à moyens constants et selon le « vivier disponible » d’AESH, le tout au détriment des besoins d‘accompagnement des élèves notifié·es.
Le co-pilotage Éducation nationale et secteur médico-social (associatif, lucratif ou du libéral) se ferait par un financement public. La porte, déjà entre-ouverte pour des AESH privé·es (embauché·es directement par les familles) s’ouvre de manière plus officielle puisque inscrite dans le texte. Par ces mesures, le ministère se désengage (de façon organisationnelle et financière) encore un peu plus et accentue le parcours du combattant auquel sont confrontées les familles. C’est, une nouvelle fois, un élément supplémentaire de discrimination puisque ce sont les élèves et les familles les plus difficultés qui seront pénalisée·es.
Silence…
Preuve de ce désengagement, nous n’avons RIEN sur la formation des enseignant·es et des AESH, sur une nécessaire réforme de la formation de l’enseignement spécialisé et d’un plan de départ en formation des personnels, sur la place des RASED, sur les postes de SESSAD (services d’Éducation Soins à Domicile), sur les effectifs par classe, sur le temps de concertation nécessaire aux équipes, sur la prévention et la détection, sur le statut AESH et le temps complet à 24H en présence élève… La liste est longue !
Pour la CGT Éduc’action, le ministère doit déclencher un plan d’urgence pour l’École permettant à chaque élève d’être scolarisé·e dans de bonnes conditions. Les lignes qui se dessinent pour l’École inclusive ne prennent définitivement pas la bonne direction.
Montreuil, le 30 novembre 2023.
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Réforme des LP, le dialogue social à la sauce Grandjean/Attal
Mercredi 29 novembre, la commission spécialisée lycée du conseil supérieur de l’Éducation examinait le projet de réforme des lycées professionnels.
Face aux imprécisions et l’absence de réponse de l’administration sur une réforme dont l’impact sera majeur sur l’avenir des LP, de leurs élèves et personnels, les organisations syndicales, présentes à cette CSL, ont exigé d’être reçues par le cabinet du ministre Gabriel Attal en intersyndicale et n’ont obtenu aucune réponse à cette demande.
Ce même jour, à 18h30, la CGT Éduc’action devait être reçue par Gabriel Attal et Carole Grandjean au sujet de ce projet de réforme. Elle a donc demandé que cette audience, prévue à l’agenda des deux ministres, se tienne avec l’ensemble de l’intersyndicale.
Face au refus des deux ministres de recevoir l’intersyndicale, la CGT Éduc’action a fait le choix de ne pas se rendre à l’audience.
En effet, ce projet de réforme de la voie professionnelle est une attaque sans précédent contre le rôle émancipateur du lycée professionnel et de l’École dans son ensemble. En diminuant drastiquement les heures d’enseignement au profit des périodes de formation en entreprise et en limitant l’offre de formation aux seules exigences des bassins d’emploi, ce sont les élèves de LP, majoritairement issu·es des milieux populaires, qu’on abandonne à la seule logique de l’employabilité immédiate.
Le refus de recevoir l’intersyndicale est une marque de mépris du dialogue social, des organisations syndicales mais surtout des personnels et des élèves de LP.
Plus que jamais, la CGT Éduc’action appelle les personnels à se mobiliser massivement par la grève le 12 décembre pour la sauvegarde d’un lycée professionnel au service de l’émancipation des élèves.
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LA RÉFORME DES LYCÉES PRO EXPLIQUÉE À TOUTES ET TOUS…
UN ENJEU DE CLASSE ET DE SOCIÉTÉ
La voie professionnelle sous statut scolaire
concerne 37% des élèves. Le LP concentre fortement des populations d’origineReforme-Bac-pro-et-Poursuites-detudes sociale défavorisée (57 % des élèves). Par conséquent, cette réforme va surtout impacter les jeunes issu∙es des milieux populaires.
Pour la CGT, la voie professionnelle doit « former l’Homme, le citoyen, le Travailleur », or la réforme Macron a pour seule boussole l’employabilité immédiate au détriment des autres missions (éducation, ouverture culturelle, culture professionnelle, citoyenneté…).
Comment imposer un Bac pro en 2 ans …
Vendredi 24 novembre, le ministère organisait enfin, une réunion en multilatérale avec les organisations syndicales pour présenter le projet de réforme structurelle du bac pro. L’absence de la ministre est symptomatique de son refus de se confronter aux réalités des LP portées par les organisations syndicales représentatives des personnels.
Une fois de plus, c’est l’impréparation la plus complète et la volonté de mener cette réforme au pas de charge qui domine car il faut bien répondre, coûte que coûte, à la commande présidentielle. Au final, les élèves vont perdre 7 semaines de cours ! Auxquelles s’ajoute la perte de 8 semaines de la réforme Blanquer. Cette nouvelle réduction d’heures d’enseignement, notamment professionnel, conjuguée aux familles des Métiers permettent d’affirmer que le Bac pro 3 ans sera dorénavant un bac pro 2 ans !
En seconde et première, sous couvert de rendre obligatoire l’enseignement à effectifs réduits des savoirs dits fondamentaux (français et math), la réforme réussit le tour de passe-passe, de supprimer 4 semaines de cours. En fait, il s’agit de créer des groupes de niveaux dont on sait qu’ils sont inefficaces pour traiter la difficulté scolaire mais par contre qu’ils renforcent le tri et la sélection.
En terminale, les élèves, soumis à un calendrier démentiel, auront des épreuves anticipées à la mi-mai puis commenceront leurs 6 semaines de « parcours diversifiées » (départ en PFMP ou préparation des études supérieures). Les 6 semaines de stages supplémentaires du parcours différencié sont bien gratifiées. Les contraintes financières pèseront donc sur les choix des élèves ! La réforme augmentera le tri social dans la voie pro ! Les jeunes s’absenteront de la période de préparation ou de l’entreprise fin juin pour passer l’oral de chef d’œuvre et la PSE!
Sur l’organisation des 6 semaines de préparation à l’enseignement supérieur le ministère refuse de donner un cadrage national et donc de produire une grille horaire, jugeant cela « sclérosant ». Chaque établissement est renvoyé à son autonomie pour produire son propre projet (horaires, contenu…), à partir d’une note de service, de ressources, de préconisations…
Les craintes de la CGT sont confirmées. L’aménagement de l’année de terminale est bien un puissant levier d’annualisation. Il est annoncé que les Professeurs de LP signeront un état de service et auront un emploi du temps pour la première partie de l’année, puis, à partir de mi-mai subiront une modification de celui-ci
Ce n’est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme.
Pour stopper ce démantèlement organisé et contre cette dégradation de nos conditions de travail, la CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le mardi 12 décembre pour exiger le retrait de cette réforme réactionnaire.
Montreuil, le 27 novembre 2023
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jeudi 30 novembre 2023
Les évaluations d’école, c’est toujours NON
Communiqué intersyndical
À l’initiative du Conseil d’Évaluation de l’École, instance créée par la loi « pour une École de la confiance », les autorités académiques imposent aux personnels les évaluations d’école, composées d’une auto- évaluation que doivent mettre en œuvre les équipes, et d’une « évaluation externe », qui peut parfois s’apparenter à un véritable audit, menée par des groupes d’évaluateurs constitués par les DSDEN.
Au moment où les conditions de travail sont dégradées comme jamais et principalement par le manque de personnels, notamment dans le remplacement, dans les RASED ou dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap, et alors que le ministre prévoit 1709 nouvelles suppressions de postes d’enseignantes et enseignants du 1er degré à la rentrée 2024, comment peut-on demander aux personnels de « s’auto- évaluer » ?
Les évaluations d’école tendent à rendre les équipes seules responsables des difficultés de fonctionnement des écoles, alors que les ministres successifs et leur politique d’austérité en sont en réalité à l’origine.
Les personnels n’ont pas besoin d’auto-évaluations chronophages pouvant conduire à une mise en concurrence des écoles et des personnels. Les collègues vivent cette injonction à mettre en place ces évaluations comme une pression permanente dans le cadre du « tout évaluation » voulu par le ministère. Ce ne sont pas d’évaluations d’école dont les personnels ont besoin, mais bien de créations de postes à hauteur des besoins et de temps pour pouvoir travailler collectivement dans le cadre de la liberté pédagogique !
Les évaluations d’école sont ainsi perçues par les personnels ayant été contraints de les mettre en œuvre (souvent sous les pressions hiérarchiques) au mieux comme inutiles, infantilisantes et chronophages, au pire comme maltraitantes.
Les personnels n’acceptent pas la mise en place de ces évaluations et dans certains départements ils résistent, le plus souvent dans un cadre intersyndical (motion d’école ou de réunions syndicales, audiences, courriers…).
Ces mobilisations peuvent permettre d’éviter les pressions, voire de ne pas être contraints d’entrer dans le dispositif. Nos organisations syndicales appellent donc les personnels à développer et amplifier ces actions.
Il est grand temps que le ministère laisse les collègues travailler sereinement !
Ainsi, les organisations syndicales FSU-SNUipp, SNUDI-FO, CGT Educ’action, SUD éducation et SNALC continuent à exiger l’abandon des évaluations d’école, la fin des pressions hiérarchiques et des menaces de sanctions visant les équipes et les personnels s’y opposant ou refusant d’entrer dans un tel dispositif.
Elles invitent les collègues à continuer de résister aux pressions visant à tenter d’imposer ces évaluations d’école et à organiser collectivement la résistance, dans un cadre intersyndical. Elles continuent également de soutenir et d’accompagner les équipes qui subissent des pressions. Nos organisations syndicales ont ainsi décidé de demander audience en commun auprès du ministre pour porter ces exigences et nos revendications sur ces questions.
Télécharger le communiqué inter-syndical
Télécharger le courrier intersyndical au ministre de l’Education nationale
vendredi 24 novembre 2023
12 décembre : Toutes et tous en grève pour un lycée pro émancipateur
Vous trouverez en téléchargement en cliquant sur les vignettes : Le communiqué commun de l’intersyndicale, le tract de la CGT Éduc’action et l’affiche pour les panneaux syndicaux.







