dimanche 26 mars 2023

Mardi 28 mars : les rendez-vous dans la Manche

Avranches : 14h30 place de la Mairie


Cherbourg  : 10h30 place Napoléon


Coutances : 10h30 place St Nicolas


Granville : 10h30 Place de la Mairie


Saint-Lô : 10h30 place de la Mairie

Toutes et tous ensemble, nous allons gagner. En grève jusqu’au retrait !


C’est une marée humaine qui a déferlé dans les rues sur tout le territoire. 3,5 millions de manifestant∙es, c’est la réponse cinglante d’un peuple contre un 49.3 et les propos d’un président qui s’isole chaque jour davantage.

Par des arrêts de travail qui se multiplient, par des grèves reconductibles qui se massifient, par la jeunesse qui se mobilise dans les lycées, dans les universités, le peuple a envoyé un message fort au président et son gouvernement : cette réforme, il n’en veut pas !

Face à cela, Emmanuel Macron souffre de toute évidence de cécité ou de surdité et sa prise de parole où alternaient mépris et fermeté, n’a fait qu’amplifier la colère.

Les personnels de l’Éducation ont répondu présents sur cette journée : de nombreuses écoles fermées, des établissements scolaires et des services avec des taux de grévistes élevés… Les personnels de notre secteur n’ont guère apprécié le ton péremptoire du président lors de sa prise de parole s’agissant également de l’Éducation. Sur les lycées professionnels, le président persiste dans sa volonté de réforme alors que toutes les organisations syndicales l’ont dénoncée et contre laquelle les collègues se sont massivement mobilisé∙es cet automne.  Quant aux remplacements immédiats, c’est une véritable provocation : souhaiter « qu’à la rentrée prochaine, on puisse remplacer du jour au lendemain les profs [absents] dans les classes » c’est, pour la CGT Éduc’action vouloir imposer le Pacte à marche forcée, Pacte que l’intersyndicale a fortement dénoncé dans ses communiqués.

Les jeunes, étudiant∙es et lycéen∙es sont venu∙es grossir massivement les cortèges avec son lot de légèreté, de gaieté mais aussi de détermination. La jeunesse est consciente des enjeux de cette lutte contre la réforme.

La répression policière a été forte à Paris, comme sur tout le territoire et s’est encore intensifiée avec des gazages, charges policières, interpellations et des mises en garde à vue.

Une collègue AESH, à Rouen, a même eu un doigt arraché du fait du jet d’une grenade lacrymogène. La CGT Éduc’action apporte tout son soutien à cette collègue et ne peut accepter cette répression policière.

Le gouvernement est fébrile, sa réponse par la répression en est la preuve.

À nous de rester uni·es et déterminé∙es dans cette bataille. Faire reculer ce gouvernement, sans base sociale et politique, est à portée de main car la force du collectif est là. Plus que jamais, il faut généraliser la grève dans tous les secteurs. La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à participer aux mobilisations intersyndicales de ce week-end, à cesser le travail et à se réunir en assemblées générales dès maintenant et à décider de la grève reconductible.

Elle appelle à faire de la prochaine date interprofessionnelle de grève et de manifestation du 28 une réussite. Enfin, la CGT Éduc’action appelle les personnels à soutenir les mobilisations lycéennes et à refuser toute répression policière contre celles-ci.

Montreuil, le 24 mars 2023

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La mobilisation sociale s’accentue, c’est l’heure du retrait !

 

Communiqué de presse intersyndical

logo 23 mars

A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales et de jeunesse, la 9ème journée de mobilisation contre la réforme de retraites a encore réuni plus de 3 millions de manifestants, ce qui en fait l’une des plus importantes depuis le début du mouvement social. La jeunesse s’est aussi largement mobilisée.
Massifs et déterminés, ces manifestations, ces actions intersyndicales, ces grèves et ces débrayages sont une réponse aux contre-vérités exprimées par le Président de la République et son entêtement incompréhensible.
L’intersyndicale réaffirme que contrairement aux propos du président de la République, de nombreuses alternatives aux mesures d’âge ont été formulées. Aucune n’a été sérieusement étudiée. La responsabilité de la situation explosive n’incombe donc pas aux organisations syndicales mais bien au gouvernement.
Alors que l’exécutif cherche à tourner la page, ce mouvement social et syndical pérenne et responsable, confirme la détermination du monde du travail et de la jeunesse à obtenir le retrait de la réforme.
A l’issue d’un parcours parlementaire chaotique, au cours duquel le gouvernement a utilisé tous les outils constitutionnels à sa disposition permettant de limiter l’exercice démocratique, le texte de loi est à présent soumis au Conseil Constitutionnel. Dans ce cadre, l’intersyndicale lui adressera prochainement des contributions explicitant les raisons pour lesquelles cette loi doit être entièrement censurée.
Face à l’absence de réponse de l’exécutif, Président de la République en tête, les organisations syndicales et de jeunesse, ont demandé publiquement une consultation citoyenne.
Les parlementaires se sont saisis de l’outil constitutionnel à leur disposition et ont transmis un projet de Référendum d’Initiative Partagée au Conseil constitutionnel. Les organisations syndicales et de jeunesses sont prêtes à y prendre toute leur part dans le périmètre de leur représentation du monde du travail et de la jeunesse.
Le puissant rejet social de ce projet est légitime et son expression doit se poursuivre.
Revendiquant le retrait de la réforme des retraites, l’intersyndicale appelle les millions de travailleurs et travailleuses, les jeunes et les retraités à continuer de se mobiliser. Elle appelle à des rassemblements syndicaux de proximité ce week-end et à une nouvelle grande journée de grève et de manifestations mardi 28 mars partout dans le pays.
L’intersyndicale se réunira mardi 28 mars au soir.

Paris, le 23 mars 2023.

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CP 23 mars intersyndical.pdf (pdf - 148278 Lu)

mercredi 22 mars 2023

Projet de réforme des lycées professionnels : une intersyndicale unie et vigilante


La mobilisation des personnels des lycées professionnels a posé dans un débat large la question des difficultés générées par les réformes précédentes, la transformation de la voie professionnelle et par les annonces du Président. L’intersyndicale de la voie professionnelle insiste sur l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre des mesures permettant d’améliorer les conditions d’études des jeunes, leur réussite aux examens et les conditions de travail des personnels.

La transformation de la voie professionnelle engagée sous le précédent quinquennat est à rebours de ces objectifs. C’est pourquoi l’intersyndicale voie professionnelle continue d’exiger une révision des dispositifs – notamment sur les enseignements pluridisciplinaires (la co-intervention et le chef-d’œuvre) mais également les familles de métiers, pour redonner du temps disciplinaire aux élèves et permettre aux enseignant·es de renforcer la réussite de toutes et tous aux épreuves des diplômes.

Si à l’issue des groupes de travail la ministre Carole Grandjean a convenu qu’il n’y avait pas de consensus sur l’augmentation de 50 % des stages, elle ne renonce pas à tenter d’imposer une augmentation en classe de terminale. L’intersyndicale s’oppose toujours à toute semaine supplémentaire et rappelle que c’est sur la qualité des stages qu’il faut absolument travailler et non sur leur quantité. L’intersyndicale s’oppose aussi fermement au SNU qui confisquerait encore deux semaines d’école à nos élèves de seconde bac pro et de première CAP. Elle rappelle que les élèves entrant en lycée professionnel cumulent des difficultés sociales et scolaires et qu’ils ont besoin de plus et de mieux d’école.

Alors que le projet de C. Grandjean reste très contesté dans les établissements, que la réforme n’est toujours pas dévoilée, le ministère veut l’imposer en inscrivant dans le Pacte de nouvelles missions pour les professeur·es de lycée professionnel. Pour l’intersyndicale, ce choix d’imposer de nouvelles missions au détriment de la revalorisation des salaires est inacceptable.

L’intersyndicale réaffirme son opposition ferme au développement de l’apprentissage à tout crin dans nos lycées professionnels et en particulier sous la forme de mixité de public qui revient à dégrader l’organisation des établissements et l’organisation pédagogique dans nos classes. Ce sont nos lycées professionnels et nos formations scolaires qui ont besoin d’un vaste plan de revalorisation !

L’intersyndicale dénonce la quasi-absence d’options pour les élèves de lycée professionnel. Elle en demande la création, adossées à des programmes rigoureux, financées par des moyens supplémentaires et certificatives pour les diplômes.

L’intersyndicale rappelle qu’une réforme ne peut et ne doit se faire contre les personnels et contre l’intérêt des jeunes. Les lycées professionnels font partie intégrante du système éducatif du pays et jouent aussi un rôle qualifiant et social majeur pour un tiers de la jeunesse lycéenne. Elle rappelle donc à la ministre, si elle persiste à vouloir imposer un projet, qu’elle doit le présenter aux représentants des personnels afin d’en informer tous les acteurs concernés. À ce titre, il est temps de clarifier les modalités et le rythme des réunions et pour davantage de transparence dans la méthode de dialogue social, de privilégier des réunions avec toutes les organisations syndicales. L’intersyndicale attend donc un calendrier et des documents précis afin d’évaluer ensemble les contenus de son projet.

L’intersyndicale reste très vigilante et prendra ses responsabilités, en particulier sur les éléments qui ont déclenché la contestation massive des personnels, mais aussi sur tous les dispositifs qui dégraderaient encore les conditions d’études des élèves, les stages et les conditions de travail des personnels.

Paris, le 21 mars 2023

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mardi 21 mars 2023

Rassemblements le 23 mars 2023 :

 

-     Saint-Lô 10h30 Mairie

-     Cherbourg  14h00 – place Napoléon (barbecue à 11h30)

-     Carentan  Appel à rejoindre la manif de Cherbourg

-     Granville 10h30 - Mairie

-     Avranches 15h30 - Mairie

         -     Coutances 10h30 – Place Saint-Nicolas

dimanche 19 mars 2023

Appel intersyndical : Pendant le bac, la mobilisation continue !


La formidable mobilisation sociale organisée par l’ensemble des organisations syndicales est engagée depuis le 19 janvier.  Depuis deux mois, ce sont des millions de travailleurs-euses, jeunes, retraités qui ont exprimé avec force et dignité leur  refus d’un recul de l’âge légal à 64 ans et d’un allongement des trimestres de  cotisation.

Aujourd’hui, c’est ce mouvement social exemplaire qui démontre que le président de la République et son gouvernement sont  en échec devant l’Assemblée Nationale. Au lieu de retirer leur projet, ils décident de passer en force en ayant recours  au 49-3.

L’intersyndicale mesure avec gravité la responsabilité que porte l’exécutif dans la crise sociale et politique qui découle  de cette décision, véritable déni de démocratie.

Forts du soutien de la grande majorité de la population, mobilisée depuis des semaines, l’intersyndicale continue à exiger  le retrait de cette réforme en toute indépendance dans des actions calmes et déterminées. Elle décide de poursuivre la  mobilisation et appelle à des rassemblements syndicaux de proximité ce week-end et à une nouvelle grande journée de grèves  et manifestations le jeudi 23 mars prochain.

C’est dans ce contexte que les épreuves de spécialité du baccalauréat 2023 se dérouleront les 20 et 21 mars prochain. Ce  calendrier est un non sens pédagogique. Ces épreuves arrivent bien trop tôt : elles ont obligé les professeurs à une  course contre la montre pour tenter de finir les programmes avant les épreuves de la semaine prochaine au prix d’une  dénaturation profonde de nos métiers.

Dans l’intérêt des élèves et des personnels, nous avons exigé le report des épreuves au mois de juin. Le ministère s’est  entêté à maintenir le calendrier du bac sur un schéma qui désorganise gravement l’année de Terminale, entrave les  apprentissages et pénalise les élèves. La responsabilité du ministre est grande dans les difficultés rencontrées  actuellement par les personnels et les élèves.

Aussi, nos organisations SNES-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Fnec-FP FO, FO Enseignement Agricole, CGT Educ’action, Cgt Agri, Sneip-CGT, Sud Education, Sud Rural Territoires et Sundep Solidaires ont déposé un préavis de grève qui couvre la période es épreuves de spécialités. Dans l’hypothèse où le gouvernement n’aurait pas retiré son projet de réforme des retraites, elles appellent tous les collègues  à décider de la poursuite de l’action et à poursuivre la mobilisation pendant les épreuves de spécialité y compris par  la grève des surveillances là où cela est possible.

A Paris, le 17 mars 2023

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samedi 18 mars 2023

Déni de démocratie, mépris des personnels, ne laissons pas faire : grève jusqu’au retrait

 

Après avoir présenté un projet de loi brutal et injuste, le gouvernement choisit de faire un bras d’honneur aux millions de travailleurs et de travailleuses qui se mobilisent dans le calme depuis le 19 janvier ainsi qu’à la grande majorité de la population.

Le projet de loi d’Emmanuel Macron était déjà largement minoritaire dans l’opinion, ce 49.3 démontre qu’il l’est aussi à l’Assemblée.

La contre-réforme des retraites n’a donc aucune légitimité et doit être définitivement abandonnée comme l’avait été le CPE.

Dans notre secteur, ce même processus autoritaire de mépris des personnels est à l’oeuvre depuis de trop nombreux mois. Le gouvernement reste sourd à la fatigue et la colère des personnels devant la dégradation de leurs conditions de travail, la perte de sens de leur métier et l’inflation qui accélère leur appauvrissement (résultat du long décrochage salarial). Cela n’empêche pas le ministre de vouloir amplifier encore la politique réactionnaire de son prédécesseur avec le retour du « travailler plus pour gagner plus » avec son Pacte qui mettrait les personnels en concurrence et aggraverait les inégalités femmes/hommes, casse de la voie pro-fessionnelle contre les élèves des classes populaires, militarisation de la jeunesse avec le SNU…

Pire, alors que les organisations syndicales demandent depuis des mois d’abandonner le calendrier intenable, pour les élèves comme leurs enseignant·es, du baccalauréat et le report des épreuves de spécialités en juin, le ministère ne tient même pas compte de la situation sociale de ces dernières semaines et les maintient les 20, 21 et 22 mars.

Face à ce gouvernement qui n’entend rien, méprise les travailleurs et travailleuses et refuse le vote à l’Assemblée sur l’attaque contre cette conquête sociale majeure qu’est la retraite, la lutte est plus que jamais à l’ordre du jour.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à participer aux rassemblements de ce week-end, à cesser le travail lundi 20 mars et à se réunir en assemblées générales pour construire la riposte. Elle appelle à reconduire la grève dès le mardi et à converger massivement avec les autres secteurs jeudi 23 mars.

Le gouvernement porte l’entière responsabilité des grèves et de leurs conséquences sur le baccalauréat.

Montreuil, le 17 mars 2023

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