mercredi 30 novembre 2022

Election CSA Normandie 2022 : la liste CGT éduc'action

 

Election CAPA 2022 (certifiés, PLP, agrégés, CPE, psy-EN) : la liste CGT Normandie

 


Communiqué de presse : Évaluations Nationales…

 

ÉVALUATIONS NATIONALES, IL FAUT QUE ÇA S’ARRÊTE

 

Le ministère de l’Éducation nationale a présenté les résultats des évaluations nationales de la rentrée 2022 réalisées dans les écoles et en 6ème. À la lecture du dossier presse et au regard des tournures syntaxiques utilisées, une chose est sûre : le ministère ne reconnait pas l’échec de la « politique pédagogique » Blanquer. Pire, l’administration attribue ces résultats à la crise sanitaire et aux difficultés à maintenir la « continuité pédagogique »… Procédé douteux car ce même ministère avait souligné, l’an passé à la même époque, le fait que « les retards dus au Covid » avaient été gommés !

Pour la CGT Éduc’action, ces résultats 2022 traduisent surtout plusieurs vérités qu’elle a déjà énoncées.
Tout d’abord, les personnels enseignants n’ont pas besoin de ces évaluations standardisées pour connaitre leurs élèves. Évaluer fait partie intégrante de leur pédagogie et ils mettent en œuvre leurs propres évaluations en fonction des apprentissages menés. Évaluer, ce n’est pas stigmatiser des élèves en difficulté mais les aider grâce à une aide spécialisée-adaptée. Évaluer, ce n’est pas valider des compétences, mais mesurer des progrès à un moment donné.

D’autre part, il est désormais clair que l’idéologie Blanquer concernant les apprentissages (soutenue par le Conseil scientifique) montre ses limites. En mathématiques comme en français. Non, l’accès à la lecture ne peut pas se faire par des méthodes imposées par les neuroscientistes (le « tout syllabique ») et non, la maitrise de la lecture ne se juge pas au nombre de mots lus à la minute. Pour la CGT Éduc’action, il est temps que le ministère se détache de cette dangereuse vision pour les élèves et reconnaisse enfin que lire c’est comprendre.

Cette idéologie Blanquer a aussi entrainé l’échec du dédoublement généralisé en éducation prioritaire. En effet, si la diminution des effectifs par classe est une nécessité majeure pour les apprentissages, ses bénéfices sont réduits à néant par l’instauration de méthodes pédagogiques désastreuses.
Enfin, ces résultats attestent clairement que la politique menée depuis des décennies ne permet toujours pas de gommer les inégalités sociales dans l’éducation, et ce malgré les promesses ministérielles. Preuve est faite que la multiplication des dispositifs et l’éclatement de la politique d’éducation prioritaire sont une mauvaise option. Chose dénoncée depuis des années par la CGT Éduc’action…

Clairement, les politiques éducatives du ministère nous mènent droit dans le mur. Pour la CGT Éduc’action, d’autres choix sont possibles pour parvenir à une école émancipatrice pour les élèves comme les personnels. C’est pour cette transformation de l’École et de la société que les personnels de l’Éducation nationale auront à se prononcer du 1er au 8 décembre.

Montreuil le 29 novembre 2022.

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lundi 28 novembre 2022

Communiqué de presse : les AESH pas assez qualifié·es…

Les AESH ne seraient pas assez qualifié·es pour être titularisé·es ?

 

Simple erreur ou tentative de mensonge ?

Pour M. le ministre de l’Éducation nationale, la titularisation des AESH est impossible ! En effet, le 22 novembre, lors d’une réponse au gouvernement, il s’est opposé publiquement au projet de statut de catégorie B utilisant un argument fallacieux selon lequel seulement 20% des AESH actuel⋅les avaient la Bac (condition nécessaire pour être en catégorie B). En fait… c’est l’inverse ! Le bilan social AESH, présenté en comité national de suivi par le ministère lui-même, le 20 février 2020, indiquait les chiffres suivants : 84% des AESH ont un diplôme de niveau bac à master2 ! De quoi susciter un sentiment de colère légitime voire de révolte de la part des collègues.

AESH : un personnel précaire à bas coût dont on détruit le métier

  • Après l’annonce au sujet des indemnités REP et REP+ (pour rappel les AESH et AEd y auront désormais droit mais en version « low cost », c’est-à-dire des montants inférieurs à ceux des autres catégories de personnels).
  • Après l’annonce faite par le groupe parlementaire selon laquelle les AESH seraient augmenté·es de 10% alors qu’en réalité, cette augmentation est liée au double employeur (Éducation nationale et Collectivité territoriale) ;
  • Après les stratégies d’évitement, l’occultation des missions éducatives des AESH par les parlementaires lors de la présentation de la proposition de loi pour la titularisation des AESH ;
  • Après les vagues « d’intox » médiatiques sur les réseaux sociaux qui présentaient l’extension des « missions » comme un progrès pour les conditions salariales alors que c’est clairement une non-reconnaissance des valeurs professionnelles ;
  • Après la volonté affichée d’étendre les « périmètres de travail » et la multiplication du nombre d’élèves accompagné·es pour contenir les nombre d’AESH ;
  • Après que le 24 novembre, la proposition de loi sur la titularisation des AESH, à laquelle la CGT Éduc’action et les AESH ont contribué, n’a même pas pu être débattue.

La « pilule du mépris » reste en travers de la gorge

Les AESH cochent toutes les cases d’un corps de métier de la Fonction publique d’État : emploi permanent, mission pérenne, compétences spécifiques.

La CGT Éduc’action continue de revendiquer un salaire avec la refonte immédiate de la grille indiciaire et des conditions de travail dignes. Mais par-dessus tout, un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B, seul rempart contre la précarité qui n’a pas sa place dans un service public de l’Éducation.

Montreuil, le 28 novembre 2022

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dimanche 27 novembre 2022

Communiqué de presse : Personnels ATSS

 

Les personnels ATSS en première ligne pour gérer la pénurie

 

Lors de la rentrée de septembre 2022, la CGT Éduc’action a dénoncé le manque de personnels à tous les niveaux de l’Éducation nationale.

Et certaines situations perdurent quoi qu’en pense le ministre. En effet, les personnels ATSS n’ont pas bénéficié de moyens supplémentaires.

Aujourd’hui les services sont exsangues sur tout le territoire. Le manque des personnels et de moyens est flagrant comme en attestent les nombreux exemples.

Dans les rectorats, par suite d’erreurs d’orthographe sur le parchemin du CAP, les services doivent refaire les diplômes avec une difficulté supplémentaire lorsque les diplômé·es ont quitté le système scolaire. Il faut réimprimer le document, téléphoner aux intéressé·es et renvoyer le nouveau quand le précédent est retourné. Ces tâches se cumulent aux autres à un moment où les services sont déjà en tension : suivi des élections professionnelles, inscriptions aux examens, mise en place de la nouvelle base de gestion des agent·es RenoiRH, nouvelle session de CAP à la suite de l’arrêt du Conseil d’État concernant la disparition du BEP sans information spécifique… Dans l’académie de Lyon, un service tente de fonctionner avec 2 personnes pour assurer le travail de 11… Impossible !

Dans les établissements scolaires, certaines collectivités, comme en Ile-de-France par exemple, ont décidé de prélever sur les fonds de réserves, ne laissant que 3 mois de fonctionnement aux établissements. Avec l’inflation galopante à tous les niveaux, ces 3 mois d’avance ne seront pas suffisants. Dans l’académie Aix-Marseille, ce sont les fonds sociaux qui sont diminués, laissant seul·es les agent·es devant répondre aux demandes des familles les plus démunies financièrement. La mise en place de la loi 3DS, en janvier prochain, plaçant les adjoint·es gestionnaires sous la double autorité Collectivités-État, ne manquera pas de générer de nouvelles dissensions préjudiciables au fonctionnement serein des établissements et du quotidien des personnels et élèves.

Ces dégradations de conditions de travail génèrent une perte de sens du métier et à terme un manque d’attractivité. La CGT Éduc’action continue de demander un plan d’urgence pour l’Éducation nationale et ses personnels autour des deux axes : recrutement massif pour répondre aux besoins et reconnaissance du travail avec une augmentation immédiate de 400€ pour tous les personnels et des nouvelles grilles salariales pour toutes les catégories.

Montreuil, le 25 novembre 2022

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2ème lettre électronique CSA Ministériel

 

Edito

Dans un contexte de flambée des prix, la période actuelle est marquée, dans de nombreuses entreprises, par des luttes pour obtenir des augmentations de salaires, luttes qui s’avèrent souvent victorieuses.

L’Éducation nationale et ses personnels ne sont pas épargnés par les conséquences de cette inflation galopante. Les agent·es de catégories C et les précaires sont les premières victimes alors que les catégories A subissent également une baisse de pouvoir d’achat. C’est un inacceptable appauvrissement des agent·es de la Fonction publique.
…/…

Sommaire :

  • Du côté des luttes (voie pro,  secteur médico-social)

  • +10% pour toutes et tous… vraiment ?

  • Égalité professionnelle, un combat de tous les jours

  • La retraite c’est à 60 ans et à taux plein ! (vidéo)

  • Nos propositions, notre projet d’école et nos revendications

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Communiqué Intersyndical du 24 novembre (enseignement professionnel)

 

L’intersyndicale plus que jamais mobilisée
contre le projet de réforme des lycées professionnels

 

Après une première journée de grève majoritaire dans les lycées professionnels contre le projet de réforme des lycées professionnels, le deuxième temps fort du mardi 17 novembre est une étape réussie qui installe la contestation des professeurs de lycée professionnel dans le paysage social et dans la durée.

Ces mobilisations sont essentielles et indispensables pour forcer le gouvernement à abandonner son projet initial. Le ministère de l’Éducation nationale a enfin concédé un premier recul en convoquant, dès vendredi, une réunion d’échanges sur la situation de la voie professionnelle hors cadre du projet de réforme. Être reçu par le ministère de l’Éducation nationale était une de nos revendications, c’est pourquoi nos organisations syndicales s’y rendront pour porter nos revendications et la voix des personnels, notamment l’urgence sociale de renforcer nos lycées professionnels pour faire réussir tous les jeunes.

D’ores et déjà, l’intersyndicale soutient toutes les initiatives des établissements mobilisés, notamment contre les fermetures brutales décidées pour septembre 2023, à Paris comme dans le Grand-Est.

Ce premier recul ne signifie pas un abandon du projet de réforme. L’intersyndicale maintient donc sa volonté de continuer les luttes et appelle les collègues à poursuivre la mobilisation sous des formes diverses et variées pour montrer leur opposition résolue contre ce projet, en organisant en particulier des actions établissements sur le mois de décembre (déploiement de banderoles, interpellations des élus régionaux, réunions avec les parents, tractages…) dans la perspective de construire une troisième journée de mobilisation en janvier.

Paris, 24 novembre 2022

 

 

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