dimanche 25 avril 2021

Reprise du 26 avril AESH : Chronique d'une reprise imprécise.

 

 

Reprise du 26 avril 

AESH : Chronique d'une reprise imprécise.

 

Dans une situation sanitaire encore loin d'être stable, la réouverture des écoles se caractérise une nouvelle fois par son impréparation. La CGT Éduc’action condamne à nouveau le manque d’informations claires à destination des AESH.  

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jeudi 22 avril 2021

23 avril - 1er mai, vers la convergence des luttes !

 


Reprise le 26 avril : pas à n'importe quelles conditions !

 

                                                 

Tract LGT                                                        Tract Collège

Une reprise dès le 26 avril mais pas dans n’importe quelles conditions !

 

 

Une reprise dès le 26 avril
mais pas dans n’importe quelles conditions !

 

La reprise à partir du 26 avril  doit se faire sous certaines conditions. Pour la CGT Éduc'action, il est de la responsabilité du ministre de faire en sorte que la reprise des cours du 26 avril et du 3 mai ne mette pas en danger élèves et personnels ainsi que la population entière en relançant les contaminations. C'est pourquoi, pour cette reprise, la CGT Éduc'action a certaines revendications et appelle les personnels à se réunir dans leurs écoles et établissements pour les porter.

Elle soutiendra toutes les initiatives décidées collectivement (droit de retrait, grève...) avec les syndicats départementaux CGT Éduc’action,dans le cas où les mesures sanitaires seraient insuffisantes. 

Une catastrophe prévisible

La dégradation de la situation sanitaire et la montée des contaminations chez nos élèves et les personnels ont obligé le ministre Blanquer à mettre en œuvre ce qu’il se refusait de préparer depuis un an : la fermeture des élèves et le regroupement des zones de vacances de printemps.

Pour la CGT Éduc’action, s’il fallait bien sur tout faire pour éviter la fermeture des écoles, il fallait pour autant s’y préparer si  la situation épidémique se retrouvait hors de contrôle.

Or, du fait de l’impréparation manifeste du ministère, les personnels ont dû à nouveau subir les ratés de la « continuité pédagogique ».

C’est cette même logique de déni du ministre et du gouvernement qui a conduit à fermer les écoles.

Le gouvernement n’a pas donné les moyens à l’hôpital de répondre à l’épidémie, n’a pas mis en place une campagne de test ciblant les lieux de travail, n’a que très tardivement lever la journée de carence pour les salarié·es atteint par le covid, n’a pas faciliter l’absence pour garde d’enfant malade ou cas contact…

Sa seule réponse au covid a été la restriction des libertés publiques via un état d’urgence sanitaire antidémocratique.

Un ministre dans le déni

Dans l’Éducation nationale, le ministre s’est contenté de mettre en œuvre un protocole sanitaire inapplicable faute de moyens et d’agité des statistiques sans fondements. Le ministre est resté sourd aux revendications de la CGT Educ’action d’un plan d’urgence pour l’École et s’est enfermé dans la posture du « tout va bien ».  Cette fermeture s’apparente à un véritable gâchis.

Il est de la responsabilité du ministre de faire en sorte que la reprise des cours du 26 avril et du 3 mai ne mettent pas en danger élèves et personnels ainsi que la population entière en relançant les contaminations.

La CGT Éduc’action revendique :

C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige pour les 26 avril et le 3 mai :

  • un recrutement massif de personnels permettant de diminuer les effectifs par classe et les remplacements ;
  • un cadrage national sur un dédoublement de toutes les classes de la maternelle à la terminale ;
  • une solution de garde collective et l’arrêt de la répartition des élèves dans une autre classe en cas d’absence non remplacée de leur enseignant·e dans le 1er degré ;
  • une campagne massive de tests intégralement gratuits pour les personnels et les élèves ; pour rappel, les personnels n’ont pas à superviser les tests et auto-tests. Cela relève des compétences des autorités sanitaires.
  • des moyens pour minimiser les aérosols dans les classes (travaux pour faciliter l’aération, capteurs de CO2…) ;
  • la facilitation des absences des salarié·es pour garde d’enfant (cas contact ou covid) sans perte de salaire ;
  • l’adaptation des lieux et des temps de scolarisation permettant à chaque élève demi-pensionnaire de pouvoir manger à la cantine sans risques de contamination ;
  • la fourniture gratuite de masques chirurgicaux (à minima) aux élèves et aux personnels ;
  • le lancement immédiat de la vaccination des professions particulièrement exposées, dont les personnels de l’éducation, sur la base du volontariat, quel que soit l’âge et avec un calendrier de priorisation ;
  • la prise en compte de la situation sanitaire pour les examens (DNB, bac, BTS), avec l’adaptation des sujets (sujets multiples, priorisation dans les programmes…), l’aménagement des épreuves d’EAF, la neutralisation du grand oral en LGT et du chef d’œuvre en LP, la prise en compte des périodes de formation en milieu professionnel non réalisées...

 

Mobilisons- nous pour faire appliquer des mesures efficaces

La CGT Éduc’action appelle les personnels à se réunir dans les écoles et établissement pour porter ces revendications, dès leur retour en classe.

Elle soutiendra toutes les initiatives décidées par les collègues, avec les syndicats départementaux CGT Éduc’action, dans le cas où le ministère ne mettrait pas en place des mesures suffisantes. Nous avons élaboré un 4 pages « spécial droit de retrait »  afin de guider les personnels dans cette démarche et nous avons déposé un préavis de grève pour couvrir tous les personnels dès la reprise.

Plus globalement, la CGT Éduc’action appelle les personnels à se mobiliser pour un plan d’urgence pour l’École et l’obtention de moyens supplémentaires massifs dès la rentrée prochaine pour pallier les conséquences pédagogiques désastreuses de cette crise.

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Déclaration de la CGT Éduc’action au CSE du 09 avril 2021

 

Après un an de pandémie, nous en sommes arrivés dans notre pays à un troisième confinement avec la fermeture des écoles et des établissements scolaires annoncée par le président de la République ce 31 mars 2021.

Alors que le Chef de l’État et le Ministre de l’Éducation n’ont eu de cesse de proclamer que l’École était indispensable et que la fermeture des écoles et des établissements ne se ferait qu’en dernier recours, ce que d’une certaine façon nous partageons complètement, la situation les a conduits à reproduire le plus mauvais des scénarios possibles pour éviter une catastrophe pourtant annoncée et faute d’avoir, dès la rentrée de septembre, mis en place les mesures et les moyens réclamés par un grand nombre d’entre nous sous la forme d’un plan d’urgence pour l’Éducation.

Une fois encore, la décision est « tombée d’en haut » sans réelle concertation préalable avec les organisations syndicales ou même les parlementaires.

Une fois encore, la population n’a d’autre choix que d’accepter cette privation de liberté qui pourtant est de plus en plus mal supportée parce qu’étant le résultat d’une politique qui ne s’est pas donné les moyens de l’éviter. Nous continuons d’exiger l’abrogation de l’État d’urgence sanitaire.

Une fois de plus, dans la précipitation, les personnels se sont organisés pour répondre au mieux aux missions qui leur incombent et certains de nos élèves de LP vont devoir passer une partie de leurs congés à suivre leur PFMP faute d’avoir eu le temps nécessaire pour les repositionner dans le calendrier.

Enfermé dans sa posture du « tout va bien » rien n’a été anticipé pour cette nouvelle période. Aucune leçon n’a été tirée du premier épisode de l’an passé, et les bugs de mardi en sont une illustration flagrante.

En dehors des quelques rares aménagements mis en place pour les lycées, des dispositions s’avéraient nécessaires pour palier toutes les difficultés que le premier confinement avait révélées.

Si le ministre prétend avoir sauvé l’essentiel, le gâchis pour les élèves, les personnels est pourtant bien réel !

Il est donc aujourd’hui plus qu’urgent que le ministre entende les alertes lancées et prenne les mesures nécessaires pour remédier à l’ensemble des problèmes résultant de la dégradation de la situation sanitaire d’une part, mais aussi de celle de la lente dégradation des services publics asphyxiés par des années d’austérité.

En premier lieu, il conviendrait que le ministère fasse en sorte que le volontariat soit effectif pour les personnels appelés à se rendre dans les établissements en particulier les Aed et les AESH soumis à des pressions intolérables. Il faut d’urgence une circulaire qui permette d’y remédier.

Il convient également d’urgence de préparer le retour après les congés d’avril, de proposer enfin des mesures concrètes et réalistes pour la fin de l’année scolaire et de préparer la rentrée prochaine
à l’aune du vécu de ces deux dernières années scolaires et dont on ne peut nier quelles ont été perturbées.

C’est pourquoi la CGT Educ’action demande dès maintenant la mise en place de concertations permettant de déboucher sur des mesures concrètes et efficaces répondant aux attentes sanitaires et pédagogiques des équipes à savoir :

. Repenser les programmes pour la rentrée de fin avril mais aussi celle de septembre prochain
. Recruter les personnels indispensables pour permettre l’accueil des élèves en effectifs réduits et pourvoir aux besoins en remplacement.
. Mener la réflexion pour les examens de fin d’année notamment les sujets d’examen et la neutralisation de certaines épreuves (le grand oral, l’oral du chef d’oeuvre en CAP…) et aménager les épreuves d’EAF ainsi que vous le demande l’intersyndicale dans son courrier.
. Sur le plan sanitaire, mettre en place la fourniture gratuite de tous les matériels de protection indispensables à la sécurité des élèves et des personnels, prévoir les aménagements des locaux en les équipant de manière à satisfaire aux besoins d’aération ou de renouvèlement de l’air, voire en prévoir d’autres si besoin.
. Organiser la vaccination des personnels comme des travailleurs en contact avec le public et les tests pour les élèves.

La crise sanitaire et l’absence de mesures volontaires depuis l’an dernier ont mis en lumière et exacerbé les inégalités et la fragilité du système scolaire. Il est urgent d’enrayer le phénomène et d’anticiper enfin pour réduire ces inégalités et pallier le décrochage des élèves les plus modestes et les plus fragiles.

Ce qui nous amène également à dénoncer le rétablissement de la loi Ciotti sous la forme d’un amendement voté par le Sénat dans le cadre de la loi « respect des principes républicains » qui supprime les allocations familiales aux parents des élèves absentéistes.

Pour la CGT Éduc’action chaque élève, même le plus fragile est « essentiel » ! Or le constat a déjà été fait par le passé de l’inopérance de cette mesure qui stigmatise une fois encore les plus précaires d’entre les élèves !

Plus globalement, nous exigeons l’arrêt d’une politique généralisée de restriction des libertés publiques et de discrimination, à commencer par l’abandon des lois « sécurité globale » et « respect des principes républicains ».

La déclaration au CSE du 09 avril 2021 au format