jeudi 5 novembre 2020

Pour une journée revendicative le 10 novembre !

 

 

 

 

Pour une journée revendicative

le 10  novembre !

Entre l’hommage à Samuel Paty escamoté et un protocole sanitaire qui n’a de renforcé que le nom, Jean-Michel Blanquer fait preuve de mépris.

Le protocole soit disant renforcé ne peut en aucun cas garantir la santé des personnels, des élèves et de leur famille.

Depuis 2017, la communauté éducative est méprisée, infantilisée par un ministre idéologue qui méprise la liberté pédagogique et la liberté d’expression des personnels et des élèves.

Trop c’est trop!

La CGT Éduc’action appelle les personnels à se mettre massivement en grève le 10 novembre et à se réunir dans les établissements, écoles et services pour rédiger des cahiers de revendications sur la situation sanitaire et sur « l’École d’après ».

Le ministère doit assurer la sécurité de toutes et tous!

 

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samedi 31 octobre 2020

DÈS CETTE RENTRÉE NE CONFINONS PAS NOS REVENDICATIONS

 

 

 

 

DÈS CETTE RENTRÉE

NE CONFINONS PAS NOS REVENDICATIONS

 

Annulation de l’hommage national à Samuel Paty

Protocole sanitaire inadapté :

un mépris intolérable pour les personnels !

 

Pour la CGT Éduc’action, il est intolérable qu’à deux jours de la rentrée, et après deux semaines de vacances, les personnels et les familles apprennent son annulation précipitée.

D’autres choix étaient possibles, comme le report de la rentrée d’une journée demandée par la CGT Educ’action.

Notre organisation demande à ce que le mépris du gouvernement et du ministère à l’égard des personnels cesse. Il est tout aussi  inadmissible de laisser ouverts les écoles et établissements scolaires sans véritables garanties sanitaires pour les personnels et les élèves accueilli·es.

Les personnels de l’Éducation nationale ne peuvent pas être de simples variables d’ajustement au maintien de l’économie de marché.

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jeudi 29 octobre 2020

Un gouvernement dépassé, une population reconfinée.

 

 

 

Un gouvernement dépassé, une population reconfinée.

 

L’annonce d’un reconfinement, par le président de la République, mercredi 28 octobre et des différentes mesures d’accompagnement pour lutter contre l’explosion de l’épidémie démontrent que le gouvernement n’a pas été en capacité de gérer cette crise sanitaire et de protéger l’ensemble de la population.

Alors que le président de la République et son gouvernement affirment avoir tiré les leçons du premier confinement, nous notons que la politique sanitaire actuelle, sociale et économique produit globalement les mêmes effets et qu’elle conduit aujourd’hui à un nouveau confinement. Une nouvelle fois, c’est la population dans sa globalité qui subit la politique et les décisions gouvernementales incohérentes, inefficaces et autoritaires. Pire, en ne parlant que du comportement de la population dans la sphère privée, le gouvernement tente de lui faire porter la responsabilité de cette crise qui est avant tout le fruit de la destruction du service public de santé, et choisit de bafouer encore plus les libertés individuelles. C’est intolérable.

Si certain·es estiment que les nouvelles règles seront plus souples qu’au printemps, comment comprendre que tout sera interdit sauf d’aller travailler ? Il est clair que toutes les dispositions prises, dont le maintien de l’ouverture des écoles, visent avant tout à maintenir l’activité économique sans apporter de nouvelles garanties pour la santé de millions de salarié·es. Un seul mot d’ordre gouvernemental, l’économie plutôt que la santé.

Cependant, ce maintien des établissements scolaires ouverts ne pourra se faire sans un vrai renforcement du protocole en vigueur depuis la rentrée de septembre. En effet, la situation actuelle ne peut perdurer : des classes surchargées, un brassage constant des élèves, un protocole intenable, une fatigue grandissante pour les équipes éducatives. La CGT Educ’action, comme d’autres organisations n’a cessé d’alerter sur la situation critique pour les personnels depuis la rentrée.

Le ministère doit présenter, aux organisations syndicales, des nouvelles mesures et un protocole actualisé pour la reprise des cours de lundi prochain. Nous serons vigilant·es sur la protection des personnels et des élèves et exigerons la fourniture d’un matériel protecteur efficace, gratuit pour les élèves et le respect de la liste des personnels vulnérables établie en mai 2020 comme l’y oblige le conseil d’État.

Nous sommes surtout très dubitatif·ves quant à la possibilité de faire respecter tous les gestes barrières avec les effectifs accueillis actuellement et les conditions matérielles mises à dispositions des personnels. Comment croire que nous serons en capacité de gérer plusieurs services de restauration scolaire, d’éviter les brassages de grands groupes-classes, de ventiler efficacement les locaux ?

En refusant de fermer à nouveau les écoles et les établissements scolaires, le président reconnait, par ailleurs, que la « continuité pédagogique » vantée par J.M Blanquer a été un échec.

La CGT Éduc’action rappelle que des mesures concrètes et immédiates étaient à prendre dès le printemps par le biais d’un plan d’urgence pour recruter massivement des personnels afin de diminuer les effectifs par classe (et permettre par exemple d’accueillir tou·tes élèves de lycées), trouver des solutions pour compenser l’insuffisance de salles, multiplier les groupes dans les écoles et établissements, permettre la distanciation physique, l’aération des locaux ou le lavage régulier des mains et permettre la prise en compte pédagogique des difficultés des élèves engendrées par le confinement. Le gouvernement a préféré resté sourd à nos revendications qui montrent aujourd’hui leur importance.

Face à l’urgence sanitaire et sociale, la CGT Éduc’action réaffirme la nécessité d’ouvrir immédiatement et de façon pérenne des lits d’hôpitaux d’augmenter drastiquement les postes et les salaires à l’hôpital. Elle revendique dans l’immédiat des postes et des locaux dans l’Éducation nationale pour permettre distanciation et remédiation pédagogique, ainsi que la fourniture des matériels de protection de qualité et en quantité suffisante pour tous les agent·es et les élèves.

Dans le cas où le ministère ne mettrait pas en place des mesures suffisantes, la CGT Éduc’action appellera les personnels à réagir et soutiendra toutes les initiatives décidées par les collègues.

La santé de toutes et tous n’a pas de prix !

Montreuil, le 29 octobre 2020

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jeudi 22 octobre 2020

Face à l'obscurantisme, faisons grandir une société unie et fraternelle

 

Une fois encore, le visage horrible du terrorisme nous met au défi. Assassiner et décapiter un enseignant, un professeur d’histoire-géographie en charge de l’enseignement moral et civique, c’est s'attaquer au cœur de notre société


C'est s'attaquer à ces hommes et ces femmes qui se chargent sur tout le territoire national d’enseigner les savoirs, d’initier au débat argumenté, d’éveiller l'esprit critique et d’assurer la liberté de conscience.
C'est s'attaquer à l'ambition d'une école commune donnant à tous les jeunes les moyens de maîtriser leur avenir.
Dans toutes nos écoles, en exerçant leur métier, les professeurs et l’ensemble des personnels font vivre les valeurs républicaines, la liberté, la laïcité, en leur donnant sens. Chaque jour, par leur action patiente, enseignantes et enseignants, personnels de l’éducation nationale contribuent à construire une République unie et fraternelle, diverse et respectueuse, éclairée et apte au débat démocratique.
Face à l’obscurantisme qui a massacré l’un des nôtres et nous meurtrit, notre réponse doit être ferme et résolue. Cet acte a été commis au nom de l’islamisme intégriste. C’est bien cette idéologie et celles et ceux qui la portent qui doivent être combattu.es sans relâche.

Par ailleurs, la stigmatisation des musulman.es dans laquelle certaines forces politiques veulent entraîner le pays depuis bien des années ne peut que renforcer des clivages délétères et alimenter les machines de haine.

C’est par une politique ambitieuse d’éducation dans le cadre de l’École publique et laïque avec l’implication des mouvements d’éducation populaire complémentaire de l’enseignement  public et des collectivités territoriales, pour transmettre et faire vivre les valeurs de la République, par une politique de justice sociale que nous ferons reculer les périls obscurantistes et garantirons nos libertés.

Parce que c’est le devenir même de la République, de son École publique et laïque et de notre Nation qui est en jeu et, avec elles, une part de celui du monde, nous appelons toute la population à construire cette réponse avec nous.

Non à l’état d’urgence et à la privation de libertés. Oui à un plan d’urgence pour l’hôpital et l’École publique

 

 

 

Non à l’état d’urgence et à la privation de libertés.

Oui à un plan d’urgence pour l’hôpital et l’École publique

 

Les annonces mercredi 14 octobre du Président de la République pour lutter contre la montée de l’épidémie démontrent une fois de plus que les décisions de ce gouvernement sont incohérentes, inefficaces et principalement guidées par une idéologie ultra libérale et autoritaire. 

Le gouvernement a démontré son incapacité à gérer intelligemment et efficacement une crise sanitaire : stocks stratégiques de masques, de réactifs pour les tests, de médicaments insuffisants voire inexistants en mars, campagnes de tests non ciblées avec des résultats délivrés bien trop tard rendant les tests inutiles à l’automne, messages contradictoires adressés à la population.

Par ailleurs, le fameux « quoi qu’il en coûte » s’est certes traduit par le financement du chômage partiel mais surtout par l’instauration d’un plan de relance au grand bénéfice des entreprises sans la moindre contrepartie pour l’emploi. Quant aux services publics, pourtant indispensables, aucune mesure n’a été envisagée pour améliorer leur fonctionnement dans la période.

Le Ségur de la santé (dont les mesures budgétaires sont compensées par une baisse des dépenses de santé de la Sécurité sociale) n’a en rien permis de régler la crise de l’hôpital et du système de santé. Alors que le président affirme que le gouvernement a tiré les enseignements de la première vague Covid, le ministère continue de fermer des lits et n’a pas augmenté les capacités d’accueil permanentes en réanimation depuis la crise, alors que les personnels, exténués, continuent de faire face tant bien que mal. Les augmentions de salaire insuffisantes ne permettent pas d’attirer des nouveaux personnels qui connaissent trop bien les conditions de travail inacceptables à l’hôpital qu’aggrave encore ce gouvernement. Quant aux volontaires venu·es prêter main forte dans les services au printemps, le gouvernement a refusé de leur verser la prime Covid… Tout ceci participe activement à l’épuisement actuel des personnels.

De même, dans l’Éducation nationale, et contrairement à ce qu’a pu faire l’Italie, le gouvernement n’a en rien anticipé la rentrée de septembre ni injecté des moyens d’urgence pour permettre la distanciation physique, l’aération des locaux ou le lavage régulier des mains, qu’il prône partout ailleurs. Si le gouvernement vante la limitation des regroupements à 6 personnes, des lycéen·nes, par exemple, passent 8h par jour dans des salles difficiles à aérer à 35 élèves sans distanciation. C’est à croire que le virus s’arrête aux portes des écoles et établissements !

Rien non plus n’a été fait pour permettre la prise en compte pédagogique des difficultés des élèves engendrées par le confinement. Le ministère demeure sourd aux exigences des organisations syndicales sur ces sujets ainsi que sur la gratuité des masques pour les élèves et personnels.

Devant son incurie, le gouvernement préfère rendre responsable la population de la remontée épidémique et choisit de bafouer les libertés individuelles en relançant l’état d’urgence sanitaire et en instaurant un « couvre-feu » dans certaines métropoles. Les travailleurs et travailleuses doivent sortir pour travailler - et l’École, pour cela, doit accueillir leurs enfants dans des conditions dégradées - mais ne peuvent pas se déplacer librement le soir ! C’est inacceptable.

La CGT Éduc’action exige l’abrogation de l’état d’urgence et de ce couvre-feu. Elle réaffirme la nécessité d’ouvrir en urgence et de façon pérenne des lits d’hôpitaux en augmentant immédiatement et drastiquement les postes et les salaires à l’hôpital. Elle continue aussi d’exiger des postes et des locaux en urgence dans l’Éducation nationale pour permettre distanciation et remédiation pédagogique, ainsi que la fourniture des matériels de protection de qualité et en quantité suffisante pour tous les agent·es et les élèves. 

Montreuil, le 15 octobre 2020

 


Revalorisation : le ministre doit revoir sa copie

 

 

 

Revalorisation : le ministre doit revoir sa copie

 

Le ministère a présenté aux organisations syndicales ses derniers scénarii de revalorisation pour les personnels pour l’année 2021.

Le ministère a fait le choix de privilégier l’indemnitaire comme unique moyen de revalorisation des personnels.

Au vu des annonces salariales, la CGT Éduc’action ne peut que pointer l’inconséquence du ministère sur une question pourtant essentielle pour les personnels.

En effet, il n’y a toujours aucune piste sur le montant et les modalités de revalorisation concernant la programmation pluriannuelle annoncée par le gouvernement.

Pour le moment, donc, la revalorisation se limite toujours à 500 millions d’euros annuels à partir de 2022 (400 millions pour 2021).

Pire, sur cette somme, seuls 311 millions en rythme annuel seraient consacrés à une réelle augmentation du traitement des personnels.

260 millions seraient dédiés aux personnels enseignant·es, CPE et Psy-EN, sous la forme d’une « prime d’attractivité » dégressive selon l’ancienneté (l’échelon des enseignant·es) versée à partir de mai 2021. Ce n’est donc pas une augmentation de salaire via une refonte des grilles mais un dispositif qu’un futur gouvernement pourrait très facilement annuler.

Le ministère demande aux organisations syndicales de choisir entre 4 scenarii de versement de la prime à partir du 2e échelon jusqu’au 5e, 6e, 7e ou 8e du premier grade, soit seulement entre 14 et 42% des enseignant·es. Pour les autres, rien si ce n’est la promesse d’augmenter de 1700 le nombre de promotions annuelles à la hors classe.

Pour les autres catégories de personnels du ministère, seuls 51 millions sont budgétés, en priorité pour les directions d’écoles et les personnels de direction, voire de santé. Autrement dit, rien pour les personnels les plus mal payés, les catégories C ou les plus de 100 000 AESH.

Par ailleurs, le ministère se rend compte enfin que les enseignant·es se paient leurs outils de travail depuis des années (ordinateurs, imprimantes, consommables, forfait internet…) et promet une prime annuelle dès le 1er janvier de… 150 euros net par an (dispositif dont seraient exclu·es les CPE, Psy-En, enseigant·es stagiaires et professeur·es documentalistes !). Pour la CGT Éduc’action, cette prime, notoirement insuffisante, ne compense pas les dépenses des personnels et ne peut pas être considérée comme une revalorisation, comme le fait le ministère.

À la différence des premières annonces de février, le ministère ne parle plus d’heures supplémentaires imposées ou de paiement de formations en dehors du temps de travail. Pour la « revalorisation » de 2021, l’introduction de la prime d’équipement suite au confinement a absorbé le budget qu’il comptait y consacrer Le ministre compte toujours lier le programme de revalorisation pluriannuel à des contreparties qu’il appelle une « redéfinition des métiers », lors du « Grenelle de l’Éducation ».

Pour la CGT Éduc’action, il est hors de question de choisir entre des scenarii insuffisants et de séparer les discussions sur les annonces pour 2021, portant sur les débuts de carrière et celles sur le plan pluriannuel, concernant le reste des personnels.

Plus que jamais, la CGT Éduc’action exige une revalorisation salariale immédiate de 400€, une hausse de la valeur du point d’indice et des grilles indiciaires, sans contrepartie, pour TOUS les personnels de l’Éducation nationale.

Montreuil, le 13 octobre 2020

 

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samedi 17 octobre 2020

Assassinat d’un enseignant des Yvelines : entre horreur, tristesse et colère

 

 

 

 Assassinat d’un enseignant des Yvelines : entre horreur, tristesse et colère

 

La CGT Éduc’action tient, en tout premier lieu, à exprimer son soutien le plus profond aux proches de la victime mais aussi à ses collègues et  à ses élèves.

Pour la CGT Éduc’action, c’est toute notre profession qui est endeuillée mais qui restera combative parce que l’École doit rester le lieu du vivre ensemble, de l’émancipation et doit former des citoyen.nes libres et éclairé·es.

L’École ne pourra jamais, à elle seule, soigner les fractures d’une société minée par les inégalités sociales et les discriminations. Son rôle d’émancipation collective et individuelle ne pourra s’accomplir vraiment  qu’en travaillant à une réelle et profonde transformation de la société sur les bases de la justice sociale et d’une véritable égalité.

Sur le terrain, les enseignant.es, dans leur quotidien doivent redoubler d’ingéniosité pour enseigner l’éducation civique, la science et conserver leur liberté pédagogique.

Un·e  enseignant·e doit pouvoir, dans son enseignement, aborder tous les sujets du programme sans avoir peur pour sa vie ou celle de ses proches.

Pour l’heure, c’est  le temps du recueillement et de la retenue qui prime. La CGT Éduc’action se tiendra aux côtés des collègues qui continueront d’accomplir leur mission avec dignité.

La CGT Educ’action soutient tous les rassemblements  locaux en hommage à notre collègue.

Montreuil, le 17 octobre 2020 

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