mardi 18 février 2020

20 février 20 dans la Manche : la lutte se poursuit.

https://docs.google.com/viewerng/viewer?url=http://ekladata.com/TEJQMbRxmXRNc9BhE5JhmJbuCzY/2020-02-10-Affiche-Manche-20-fevrier.pdf

Tract confédéral 20 février 20

https://docs.google.com/viewerng/viewer?url=http://ekladata.com/wfNngf5pIjvp7IUAY_hDywDeIqU/2020-02-13_CGT-Retraite_Tract-20-fevrier_.pdf

Réforme des retraites et Revalorisations salariales Ou comment se partager des miettes...


Réforme des retraites

et Revalorisations salariales


Ou comment se partager des miettes...


La journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 6 février a démontré une nouvelle fois que la mobilisation contre la contre-réforme des retraites s’ancre dans la durée à un niveau exceptionnel.
Le gouvernement est plus que jamais isolé et affaibli alors que son projet est rejeté par la majorité de l’opinion, des syndicats, des partis politiques et des professions. Le début de l’examen du projet de loi en commission à l’Assemblée nationale, comme l’avis lapidaire du Conseil d’État, démontre que ce projet est non seulement une attaque contre les salarié·es de ce pays mais aussi qu’il est bancal, non financé, parcellaire et mensonger. Cela confirme les analyses de la CGT et de l’intersyndicale.
Plus que jamais, les salarié·es en lutte peuvent faire reculer le gouvernement en continuant et en renforçant la mobilisation.
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NON À UNE RÉPONSE AUTORITAIRE ET SÉCURITAIRE



NON À UNE RÉPONSE AUTORITAIRE ET SÉCURITAIRE

Halte à la répression !
Après plus de 3 semaines de contestation et de grève des élèves et des personnels entrainant des perturbations dans des centaines d’établissements, la communauté éducative reste très opposée aux E3C. Pour l’heure, la seule réponse du ministre est autoritaire et sécuritaire : zéro collectif, intimidations, intervention des forces de l’ordre, gardes à vue d’élèves, menaces de sanction contre les personnels. Embarassé, le ministre concède des « aménagements » qui devraient être annoncés le 11 Mars.
Dans les académies qui viennent de partir en vacances, des dizaines de lycées ont reporté les épreuves d’E3C. La CGT Éduc’action refusera toute forme d’intimidation et de violence qui pourrait avoir lieu face à des manifestations de la communauté éducative.
Le droit de manifester, de s’exprimer, de se rassembler existe dans ce pays. Il doit être respecté !
N’hésitez pas à remplir le questionnaire de la CGT Éduc’action sur la tenue des E3C en vous connectant sur https://framaforms.org/enquete-sur-les-e3c-1581502932

La CGT Éduc’action exige la suppression immédiate des E3C, refuse qu’elles soient transformées en contrôle continu ou en CCF et revendique le retour à des épreuves nationales et terminales.

Elle exige du ministre de faire cesser la répression contre les lycéen·nes et les personnels.
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Revalorisation : l’arnaque



Revalorisation : l’arnaque

Le ministère a présenté aux organisations syndicales des premières pistes de revalorisation pour les personnels enseignants.
Au vu des annonces, la CGT Éduc’action ne peut que pointer l’inconséquence du ministère sur une question que le ministre juge pourtant essentielle pour compenser les baisses massives de pension des enseignant·es avec la réforme des retraites.
En effet, il n’y a toujours aucune piste sur le montant et les modalités de revalorisation concernant la loi de programmation pluri annuelle annoncée par le gouvernement.
Pour le moment, donc, la revalorisation se limite aux 500 millions d’euros pour janvier 2021 promis par le ministre, sans commune mesure avec les 30% de perte de pension qu’engendrerait la réforme.
Pire, sur cette somme, seule environ la moitié, d’après le ministère, serait consacrée à une réelle augmentation du traitement. Le reste serait consacré à l’augmentation du nombre de formations indemnisées pendant les vacances scolaires et des heures de remplacement interne dans les établissements pour les absences de courte durée. C’est-à-dire : travailler plus pour gagner plus. Le ministère ouvrirait également des discussions pour améliorer les changements de grade pour les personnels en fin de carrière.
Quant aux augmentations, elles se feraient sous la forme d’une « prime d’attractivité » dégressive selon l’ancienneté (l’échelon des enseignant·es). Ce n’est donc pas une augmentation de salaire via une refonte des grilles mais un dispositif qu’un futur gouvernement pourrait plus facilement annuler.
Le ministère demande aux organisations syndicales de choisir entre 4 scenarii de versement de la prime à partir du 2e échelon jusqu’au 5e, 6e, 8e ou dernier échelon du premier grade. C’est-à-dire de revaloriser très peu de monde correctement (14% des enseignant·es pour le scenario 1) ou beaucoup plus de monde mais sous forme d’aumônes pour une majorité.
De plus, les exemples proposés induisent des inversions de carrière dans 3 cas, c’est-à-dire des promotions d’échelons qui se traduisent… par une baisse du traitement net des personnels !
Pour résumer les pistes du ministère :
      - aucune visibilité pour les personnels sur les prochaines années ;
      - une revalorisation limitée pour le moment à 500 millions d’euros (on est bien loin des 10 milliards parfois lâchés en interview) écartant les personnels non enseignants du ministère ;
    - une prime, versée à une partie seulement des enseignant·es et basée sur des scenarii visiblement bâclés, assortie d’une volonté manifeste d’augmenter le temps de travail ;
… et toujours avec une réforme des retraites rejetée par les personnels qui baisserait drastiquement leurs pensions.
Décidément, ce gouvernement et ce ministre continuent de mépriser les personnels.
Plus que jamais, la CGT Éduc’action exige l’abandon de la réforme des retraites et une revalorisation salariale immédiate de 400€, une hausse de la valeur du point d’indice et des grilles indiciaires, sans contrepartie, pour TOUS les personnels de l’Éducation nationale.
Montreuil le, 12 février 2020
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Conférence sur le Handicap : Mépris et Mensonges de M. Macron pour les AESH !



Conférence sur le Handicap : Mépris et Mensonges
de M. Macron pour les AESH !

Mardi 11 février, Emmanuel Macron et son ministre Jean-Michel Blanquer intervenaient pendant la conférence  sur le handicap en précisant le devenir des Accompagnant·es d’Élèves en Situation de Handicap (AESH). Ils se félicitent des contrats précaires de 3 ans, de la continuité de la mutualisation à outrance et du périscolaire en vue d’un travail à temps plein.

“Une Nation faite de citoyen·nes à part entière” se targue le président Macron. C’est sans compter les AESH qui, au sortir de cette conférence sur le handicap, se retrouvent toujours aussi méprisé·es, exploité·es, oublié·es !
Macron insiste sur le recrutement de 11 500 AESH d’ici 2022. Faux ! Nous, CGT Éduc’action et son Collectif AESH National, attendons de vrais recrutements avec les moyens nécessaires débloqués pour que chaque élève soit accompagné·e par un·e AESH dignement rémunéré·e.
Macron nous vend de vrais contrats pour des AESH sécurisé·es dans leur statut. Faux ! Ceux-ci restent des contrats partiels de 3 ans renouvelables une fois avant d’espérer peut-être un CDI...La seule issue pour les AESH reste la démission sans droit au chômage…
Macron nous évoque également un vrai statut pour une fonction qui n’a que des missions écrites dans des circulaires… Faux ! Le véritable statut possible serait la titularisation de ce personnel avec une augmentation salariale conséquente (et non le SMIC) basée sur un véritable plan de carrière (et non 150 euros net sur toute une carrière pour un temps plein).
Macron nous parle d’AESH formé·es, recuté·es. Faux ! La seule formation existante reste la formation de 60 heures, non qualifiante et pas toujours proposée dès le recrutement ni appliquée. Nous voulons une formation continue qualifiante accompagnée de formations spécifiques !
Nous exigeons des conditions de travail décentes pour ces personnels qui sont encore plus exploités depuis la rentrée 2019 avec des abus manifestes et constants de la part des employeurs, DSDEN et rectorats !
Enfin, pour pallier les temps partiels en promettant 35h/semaine, M. Macron nous ressort les multi-employeurs pour faire des AESH des personnels multifonctions alliant accompagnement, périscolaire et autres fonctions surprises qui les sortiraient de la précarité. Faux ! Les AESH sont des professionnel·les qui refusent d’exercer un travail qui n’est pas le leur, des missions hors-cadre et toute forme d’exploitation de leurs conditions de travail.
Une professionnalisation est plus que nécessaire pour ce personnel indispensable que le gouvernement cherche à exploiter davantage !
Les AESH n’en peuvent plus et les démissions pleuvent....
La CGT Éduc’action et son Collectif AESH National  rappellent qu’il serait temps de rendre cette fonction attractive par un statut, une titularisation, un salaire décent, une véritable formation et des conditions de travail dignes permettant à ce personnel d’exercer sereinement sa profession pour un meilleur fonctionnement de l’école inclusive.
Le gouvernement n’entend pas les AESH, nous les appelons à se mobiliser avec l’intersyndicale nationale !
Montreuil, le 12 février 2020 

Halte à la répression ! Ne touchez pas à nos élèves !



Halte à la répression ! Ne touchez pas à nos élèves !
Depuis le 5 décembre dernier, les salarié.es, chômeur.ses, retraité.es et jeunes sont mobilisé.es et en grève contre un projet qui conduirait, s’il était adopté, à repousser l’âge de départ à la retraite, à baisser les pensions et à ouvrir la porte aux retraites par capitalisation. Aujourd’hui encore, plus de 60 % des français.es et parmi eux une grande majorité de salarié.es, réclament avec nous le retrait du projet de loi.
Le Président et le Premier ministre sont donc de plus en plus isolés. Ils sont même désavoués par le Conseil d’Etat. Et pourtant ils poursuivent dans la même direction. Ce gouvernement ne voit rien et n’entend rien. Dans la continuité de l’escalade répressive des derniers mois, le premier ministre menace même d’un recours à la « force pour ramener l’ordre ».
Un cran supplémentaire a été franchi ces derniers jours contre les enseignant.es et les lycéen.nes, qui ne veulent tout simplement pas de la « réforme » Blanquer du Baccalauréat et des épreuves communes de contrôle continu. Jean-Michel Blanquer de son côté veut imposer à tout prix et par la force si nécessaire la tenue de la session « E3C ».
Depuis une semaine devant les lycées, la répression fait rage. En tenue de combat, les forces de l’ordre pourchassent, utilisent gaz lacrymogènes et matraques contres des lycéen.nes, comme cela s’est produit à plusieurs reprises.
Les recteurs et rectrices ont reçu des consignes d’agir avec la plus grande fermeté : sanctions disciplinaires à l’égard des professeur.es avec menaces de recours au code pénal, des 0/20 aux élèves récalcitrant.es, etc. Quatre lycéens du lycée Ravel à Paris ont même passé la nuit en garde à vue et trois d’entre eux ont été déférés au tribunal de grande instance. A l’heure où ces lignes sont écrites, un élève, mineur, du lycée Paul Valéry à Paris est en garde à vue. A Rennes, au lycée Victor et Hélène Bash, des lycéen.nes ont été obligés de composer sous présence policière. D’autres situations similaires continuent de se produire sur l’ensemble du territoire.
C’est inacceptable !
Les organisations syndicales FNEC FP-FO, SNES-FSU, Cgt Educ’action, Sud Education et UNL exigent que cesse cette répression tous azimuts. A travers cette attitude autoritaire et méprisante, c’est bien la démocratie qui est menacée. Nos organisations réaffirment avec force la nécessité de respecter le droit de grève, de respecter et faire vivre la démocratie des personnels comme des lycéen.nes (droit de se réunir, de manifester…), élément incontournable d’une éducation émancipatrice.
Le 8 février 2020