dimanche 29 mars 2015

Appel de la CGT-Éduc'action : Toutes et tous en grève le 9 avril 2015

Contre l’austérité
Pour une autre politique d’Education
Appel intersyndical à la grève interprofessionnelle du 9 avril 2015 
(SNFOLC, SNETAA FO, CGT Educ’action, SUD Education, SNES FSU, SNEP FSU, SNUEP FSU) 
 Départ 13H00 place d'Italie en direction des Invalides

TROP c'est TROP : Les services sociaux en grève le 2 avril !

La lutte contre les inégalités à l’Education nationale exige des moyens pour les services sociaux
Les personnels dénoncent les risques psychosociaux liés à la dégradation de leurs conditions de travail
Pendant de trop nombreuses années, les trois services sociaux -élèves, étudiant-e-s, personnels- ont souffert de redéploiements, voire de suppressions.
Les 100 postes créés pour le seul service social des élèves, ces deux dernières années, ne suffisent pas à améliorer de façon significative le taux actuel d'encadrement dans le secondaire...
Lire la suite dans le tract d'appel de la CGT-Éduc'action 

Mouvement 2015 ATSS

Personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé : Modalités des mouvements - rentrée 2015
Voir :
NOTRE PUBLICATION DANS LE PEF N°133 CONCERNANT LE MOUVEMENT 2015 DES :
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Perpectives retraites n°12

Journal des retraités de l'académie de Caen (mars 2015) 

Réforme du collège : la Ministre rate son brevet

Le ministère vient d’annoncer les grandes lignes de son projet de réforme du collège. Si la CGT Éduc’action regrette que ces informations soient diffusées dans la presse dès le mardi 10 mars avant même toute discussion avec les organisations syndicales, elle considère qu’il est difficile de juger l’intégralité de ce projet sans connaître les grilles horaires de chaque niveau d’enseignement...
Toutefois, pour nous, certains éléments sont d’ores et déjà inacceptables : 
Les nouveaux programmes et le diplôme national du Brevet ne sont pas abordés, si ce n’est par leur maintien dans la logique du socle commun de compétence et de culture. La CGT Éduc’action rappelle son opposition à cette logique ainsi qu’à l’évaluation par compétences.
Nous dénonçons un projet construit sur le modèle de la réforme du lycée avec le renforcement de l’autonomie des établissements : moyens dédiés à l’accompagnement personnalisé (AP), éventuels dédoublements, choix des thèmes des nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). Cette autonomie va introduire une concurrence généralisée, entre les disciplines, entre collègues, entre établissements, entre les élèves et ne sera en aucune façon l’autonomie pédagogique annoncée. Elle est aussi une remise en cause du collège unique et du caractère national des programmes.
De plus, si certaines nouveautés, avec un cadrage national, peuvent apparaître comme de réelles avancées, elles doivent s’accompagner de moyens supplémentaires. Or, le ministère annonce seulement 4000 équivalents temps plein pour 7200 collèges, soit 10 heures hebdomadaires par collège. Ainsi, dans un collège de 20 classes, chaque classe « bénéficierait » d’une demi-heure pour couvrir l’accompagnement personnalisé, les dédoublements nécessaires (dont celui de l’AP) ainsi que la co-intervention en EPI (et la nécessaire concertation des collègues pour ces derniers) ! Dans ces conditions, les élèves ne pourront tirer aucun bénéfice de ces dispositifs.
Pour la CGT Éduc’action, ce projet doit donc être intégralement revu et une large concertation s’ouvrir. Elle revendique une réforme permettant enfin la démocratisation du collège unique, une réelle liberté pédagogique ainsi que la fin de la politique d’autonomie et de management. Pour cela, les moyens doivent être à la hauteur afin de permettre les dédoublements, diminuer les effectifs par classe (20 élèves maximum, 15 en Éducation prioritaire) et intégrer le temps de concertation des équipes dans le temps de service.
Elle appelle l’ensemble des personnels à la grève le 9 avril prochain afin d’exiger la fin des politiques austéritaires avec l’ensemble des salariés et revendiquer les moyens nécessaires à une école émancipatrice.
Montreuil, le 12 mars 2015
Le communiqué au format 

Mutations nationales des professeurs des écoles : Une catastrophe !

Cette année les résultats des permutations du lundi 9 mars sont quasiment les plus bas depuis 10 ans. Globalement, seulement 21,67 % (539 personnes sur 16 330 candidat-e-s) des collègues ayant formulé une demande ont obtenu satisfaction cette année contre 42,74 % en 2005.
Parmi ces personnes, moins de 40 % sont des rapprochements de conjoints (c’était 61 % en 2005)...

Le droit à la mutation (même pour des priorités légales comme le rapprochement de conjoint ou le handicap) n’est pas respecté pour les personnels du Premier degré dans l’Éducation nationale.
En 2013, suite aux interventions de la CGT Éduc’action, mais aussi d’autres syndicats et de divers collectifs de personnels, le ministère de l’Éducation nationale avait consenti à faire des efforts au moment des ajustements de juin et s’était engagé à améliorer et fluidifier les mutations nationales pour les années suivantes. Où sont les actes ? Que sont devenues les promesses aujourd’hui ? Le résultat de cet immobilisme qui maintient un système de mutation hérité des années 70 est un drame humain pour chaque collègue qui reste éloigné de sa famille, de sa vie sociale ou qui souhaite simplement muter comme il en a le droit.
Pour que la situation change et que le seul intérêt de la publication des résultats ne soit pas l’établissement d’un classement des zones bloquées, la CGT Éduc’action considère que la ministère de l’Éducation nationale doit engager une véritable politique volontariste autour de la question de l’Éducation et de ses personnels, mais aussi prendre des engagements forts : fin du calibrage départemental, modification de l’algorithme qui gère les permutations informatisées, respect de l’article 60 de la loi 84-16 sur la mobilité prioritaire et du droit à mutation de tout fonctionnaire. Et surtout, il faut recréer des postes en nombre suffisant pour permette une meilleure fluidité du mouvement entre départements.
Pour la CGT Éduc’action, plus que jamais, gérer des personnels ne veut pas dire gérer des chiffres !
Montreuil, le 12 mars 2015.
Le communiqué au format