vendredi 15 novembre 2024

Préavis de grève UFSE-CGT sur la période du 18 novembre au 31 décembre 2024

Monsieur Guillaume Kasbarian
Ministre de la Fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique

Dépôt d’un préavis de grève sur la période du 18 novembre au 31 décembre 2024

Monsieur le ministre,

A l’évidence, les fondamentaux de la politique mise en œuvre par Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs sont confirmés :

  • Plus d’austérité budgétaire au titre des projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale 2025,
  • Austérité salariale,
  • Moins de politiques publiques et moins de services publics,
  • Dégradation organisée des conditions de vie et de travail des agent.es,
  • Etc.

Face à cette entreprise de liquidation de la Fonction publique et de ses agent.es, d’autres choix sont non seulement possibles mais nécessaires au moyen, notamment de :

  • La construction de lois de finances et de financement de la sécurité sociale sur d’autres bases,
  • La reconquête et du développement de services publics et de la Fonction publique au service de la mise en œuvre d’une nouvelle logique de développement articulant réponse aux droits fondamentaux et aux besoins, reconquête des activités industrielles et transition écologique,
  • L’abandon de tout projet – législatif ou autres – visant à saper les fondements du statut général des fonctionnaires,
  • L’augmentation immédiate et significative des traitements, des salaires, des pensions, des retraites,
  • L’indexation de la valeur du point sur l’inflation,
  • L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • La refonte des grilles indiciaires intégrant la revalorisation des filières à prédominance féminine,
  • La reconduction de la Gipa,
  • L’abrogation de la loi portant contre-réforme des régimes de retraite, le développement et le financement de politiques de protection sociale et d’action sociale de haut niveau.
  • De ce point de vue, il est nécessaire d’abroger tout jour de carence et de maintenir à 100 % la prise en charge de la rémunération des agent.es publics lorsqu’elles et ils sont en congé maladie ordinaire.

Force est de constater que vous refusez d’apporter des réponses à cet ensemble de propositions et de revendications.

C’est pourquoi l’Union Fédérale des Syndicats de l’Etat CGT appelle les personnels à la mobilisation par tout moyen, y compris la grève et la manifestation.

C’est dans ce sens que l’Union Fédérale des Syndicats de l’Etat CGT dépose un préavis de grève du 18 novembre au 31 décembre de l’année 2024.

Le présent courrier vaut préavis de grève pour l’ensemble des personnels, ainsi que pour les nuitées en amont et en aval des dates du 18 novembre au 31 décembre 2024.

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Pour l’UFSE CGT,
Le secrétaire général,
Christophe Delecourt.


– Préavis de grève UFSE-CGT en téléchargement

25 novembre 2024 – Lutte contre les violences sexistes et sexuelles

 

 

Plus d’une femme sur deux (55 %) a déjà subi des violences sexistes ou sexuelles au cours de sa vie professionnelle et près d’une femme sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement sur son lieu de travail.

Les femmes mais aussi les hommes doivent être libéré·es de ce système de domination patriarcale. Nous devons passer de la culture du viol à la culture du consentement. Et en tant que professionnel·les de l’éducation nous avons un grand rôle à jouer.

Télécharger le 4 pages

mercredi 13 novembre 2024

Perte actualisée du pouvoir d’achat (Septembre 2024) - DOCUMENTS UFSE CGT

 

La CGT Fonction publique vous transmet la perte de valeur du point d’indice de septembre 2024. Il se vérifie que l’augmentation du point d’indice de 1,5% au 1er juillet 2023 et de 3,5% au 1er juillet 2022 et les 5 points d’indice au 1er janvier 2024 sont totalement insuffisants pour rattraper les pertes subies par les agentes et les agents (depuis 2010, le point d’indice devrait être à 5,60 € et non à 4,93).

Les trois documents joints recto-verso :

  • un premier recto-verso des pertes du point d’indice par rapport à l’inflation depuis le 1er janvier 2000 ;
  • un deuxième recto-verso des pertes du point d’indice par rapport à l’inflation depuis le gel du point d’indice au 1er juillet 2010 ;
  • un troisième recto-verso des pertes dues à l’augmentation de la cotisation retraite depuis le 1er janvier 2011, avec un tableau récapitulatif des augmentations jusqu’en 2020.

Mesures Genetet ou l’entêtement néfaste d’une ministre

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alors qu’en sept ans de mandat Macron les contre-réformes dans l’Éducation se sont enchainées à un rythme effréné, la ministre Genetet avait promis, lors de sa prise de fonction, une pause et un retour au « dialogue social » pour redonner du souffle à l’institution.

À l’évidence, il est clair que cette promesse Genetet a fait long feu. Non seulement elle n’a pu s’empêcher d’introduire de nouvelles mesures (épreuve anticipée de mathématique en 1ère, note dissociée EMC-Histoire Géo au DNB) afin de marquer son passage au ministère, mais surtout, elle maintient toutes les mesures Choc des savoirs. Certes, elle joue un peu la montre dans l’instauration de certaines (DNB obligatoire pour l’entrée au lycée en 2027) ou s’adapte en fonction des restrictions budgétaires (groupes de niveaux 4ème-3ème), mais elle persiste dans leur application (ou les adapte) alors qu’elles sont très largement dénoncées par le monde de l’Éducation.

Il y a un numéro d’équilibriste à vouloir imposer ces mesures nécessitant un nombre d’enseignant·es non négligeable dans un contexte d’austérité budgétaire et de suppression de postes. Consciente de ne pas avoir les personnels suffisants pour les groupes de niveaux collège, la ministre va très certainement recourir au financement du soutien des élèves en difficultés par le Pacte (Devoirs faits, stages pendant les vacances…), autre mesure rejetée par la CGT Éduc’action. Le tout se fera en dehors du temps scolaire, stigmatisant ainsi une nouvelle fois ces élèves qui devront travailler davantage… La CGT Éduc’action rappelle que la réussite de tou·tes les élèves, dans un souci d’égalité, ne peut passer que par des créations de postes permettant une réduction des effectifs par classe et une prise en charge plus individualisée, mais aussi par la mise en place de dispositifs d’aide à ces élèves en difficultés (type Rased).

Avec ces annonces, une chose est sûre : la ministre maintient bien le cap comme elle l’avait promis, auquel le gouvernement ajoute rigueur et violence contre la Fonction publique. Non content de faire payer l’austérité aux fonctionnaires (jours de carence supplémentaires, suppression de postes, gel des salaires…), ce gouvernement continue les attaques contre les métiers de l’enseignement en encadrant plus fortement les pratiques professionnelles. Preuve en est avec l’introduction de la labellisation des manuels en primaire, mesure rétrograde prônée par l’extrême droite et au coût important. Quand l’idéologie est plus forte que les économies à faire…

Face à cette politique gouvernementale et ministérielle rejetée fermement et unanimement par les personnels et les organisations syndicales (mais aussi dans les urnes au printemps), la CGT Éduc’action réaffirme son opposition et exige l’abandon de toutes ces réformes. D’autres politiques d’éducation et de financement sont possibles. À nous, dès aujourd’hui, sur nos lieux de travail, de nous organiser. À nous de nous mobiliser pour construire le rapport de force indispensable au recul gouvernemental, de rejoindre la mobilisation Fonction publique de début décembre qui sera fixée par l’intersyndicale du 12 novembre.

Montreuil, le 12 novembre 2024

Télécharger le communiqué de presse

mercredi 6 novembre 2024

Publication spéciale “Mutations 2025”

 

Supplément Mutations 2024-2025

GUIDE MUTATIONS 2024-2025

Consulter la page “carrières” dédiée aux mutations

Examens professionnels ITRF 2024

 

Vous trouverez à suivre les résultats 2024 ( examen pro et liste d’aptitude) pour la filière ITRF

Pour les résultats académiques , consultez le site webITRF

Examen  pro TRF CLASSE SUPERIEURE

Examen pro TRF CLASSE EXCEPTIONNELLE

Déclaration intersyndicale

 

Madame la ministre,

À plusieurs reprises, vous avez fait savoir votre souhait d’avoir « un dialogue constant, sincère et direct » avec les organisations syndicales. Ces échanges sont indissociables de la démocratie sociale. Certains de vos prédécesseurs ont largement mis à mal ce principe par des pratiques inacceptables. Nos organisations souhaitent revenir sur la diffusion à la presse des informations incomplètes et erronées à la sortie de la réunion avec votre cabinet mercredi dernier. Nous ne pourrons tolérer que les organisations syndicales représentatives soient ainsi malmenées et méprisées. Un dialogue social constant, sincère et direct dites- vous ? Les paroles ne suffiront pas, il faudra des actes.

L’École est à un point de bascule, asphyxiée par un manque de moyens évident mais aussi par un enchaînement de réformes qui ont profondément transformé et brutalisé nos métiers, tout en aggravant les difficultés de notre système éducatif. Dix semaines après la rentrée, des élèves n’ont encore pas eu certains cours, n’ont pas d’AESH ou n’ont pas de remplaçants. Cette rentrée marque une étape supplémentaire dans la dégradation du service public d’Éducation. Les conditions de travail sont aussi dégradées par des effectifs souvent lourds dans le 1er degré comme dans le 2nd degré. Tous les jours, nos collègues nous disent leur colère, leur amertume, leur désenchantement, leur souffrance au travail, d’autant plus que le gouvernement leur impose de travailler deux ans de plus en raison de la réforme Borne/Macron dont nous continuons à demander l’abrogation. L’École est tenue à bout de bras par des personnels à bout de souffle, malmenés et méprisés. Vous devez cesser de jouer avec la conscience professionnelle de nos collègues pour faire fonctionner une École qui manque de tout.

C’est dans ce contexte que nous avons appris la suppression de 4000 postes d’enseignants à la prochaine rentrée. Cette annonce est scandaleuse : elle va conduire à des suppressions de postes, des fermetures de classes, d’écoles, une diminution de l’offre de formation qui vont mettre à mal le service public d’Éducation. Et contrairement à ce que vous et vos collègues du gouvernement ne cessez de répéter, il ne s’agit pas de suivre la démographie. Si la variable démographique était vraiment votre boussole et celle de vos prédécesseurs, des emplois auraient été créés et non supprimés dans le second degré ces six dernières années, pendant lesquelles nous avons eu 8865 élèves supplémentaires. Ce sont donc des choix politiques, que vous portez et que vous assumez, ceux de ne pas préserver l’Éducation nationale de l’austérité et d’aggraver la crise que nous traversons. Nous ne l’acceptons pas et c’est le sens de l’alerte sociale que nous avons déposée en intersyndicale. Nous exigeons l’annulation des plus de 4000 suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires.

Le « Choc des savoirs » ne s’applique pas complètement dans tous les établissements en cette rentrée, notamment sur les groupes de niveaux grâce à la mobilisation des personnels. Nous continuons à nous opposer aux mesures du Choc des savoirs et à demander leur abandon. Par exemple, les évaluations nationales standardisées obligatoires doivent être abandonnées, et les mesures en suspens comme la généralisation des classes prépa secondes doivent être retirées.

Madame la ministre, vous arrivez à la tête d’une École où les enseignants sont parmi les moins bien rémunérés d’Europe, avec les classes parmi les plus chargées dans le 1er comme le 2n d degré et où les inégalités scolaires et sociales sont criantes. La gravité de la situation appelle des mesures d’urgence : augmentation immédiate des salaires sans contreparties et abandon du Pacte, création de postes, diminution des effectifs dans les classes, création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH. Il est indispensable d’engager les premiers pas d’une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation salariale et de recrutements et de sortir d’une vision de court terme et budgétaire. En l’absence de réponse, notamment à notre alerte sociale unitaire déposée le 13 octobre et au préavis de grève qui y est associé, nous organiserons rapidement avec les personnels les mobilisations nécessaires.

À Paris, le 21/10/24

Télécharger la déclaration