dimanche 14 janvier 2024
Loi Immigration : appel à mobilisation le 21 janvier 2024
samedi 13 janvier 2024
Remaniement : mépris et droitisation
Remaniement : mépris et droitisation, Macron maintient son cap…
Après le vote de la loi immigration largement inspirée du programme du RN, la CGT Éduc’action n’attendait pas grand-chose d’un remaniement ministériel dont l’objectif n’était pas un changement de politique mais une tentative de redonner de l’air à un Président sans majorité et qui en cherche une à droite.
Emmanuel Macron a toutefois réussi à monter d’un cran dans son mépris vis-à-vis des services publics et sa course à l’électorat le plus réactionnaire.
Mépris de l’Éducation nationale, pourtant présentée comme « la mère de toutes les batailles », d’abord en nommant un premier ministre ayant utilisé le ministère de l’Éducation nationale comme tremplin politique. Gabriel Attal s’est rendu populaire à coup d’annonces flattant les clichés les plus éculés sur l’éducation et dont la possibilité de mise en œuvre interroge. Lui qui vantait la nécessité du temps long dans ce ministère aura échoué de peu à battre le record de brièveté de Benoit Hamon, mais aura gagné une carrière. Ensuite, le choix de la nouvelle ministre et du périmètre de son ministère laisse pantois. Les 6 prochains mois de préparation des JO percutent l’agenda de l’Éducation consacré à la mise en œuvre des dangereuses mesures Attal, d’ampleur et improvisées. Si les personnels avaient bien compris que le pilotage politique de leur ministère se faisait maintenant depuis l’Élysée, ils découvrent désormais que la gestion des JO est plus importante que celle d’une Éducation nationale qui craque et peine à recruter. C’est un signal désastreux adressé aux personnels qui tiennent le système à bout de bras et dont les attentes sont fortes en termes de conditions de travail et de rémunération.
Mépris du secteur de la santé, privé d’un ministère de plein exercice, alors que l’hôpital et plus généralement, l’ensemble du secteur, vit une crise sans précédent depuis des années.
Mépris, enfin, des agent·es de la Fonction publique, si importante dans cette période où les inégalités explosent et qui n’apparait dans aucun champ ministériel alors que les difficultés de recrutement s’aggravent.
Quant au reste du gouvernement, avec notamment la tutelle du ministère des finances sur la transition énergétique et la nomination de Catherine Vautrin ancienne participante à la manif pour tous, les symboles politiques sont clairs, le macronisme ne cherche plus à faire semblant d’être « progressiste ». Ainsi, après l’ignominie des propos présidentiels sur le cas Depardieu, on ne compte que 4 femmes sur les 11 ministres de plein exercice, aucune dans un ministère régalien, constat qu’on essaie de grossièrement cacher par l’annonce de 3 ministres déléguées auprès du Premier ministre.
La CGT Éduc’action continuera de lutter contre la politique ultra libérale et réactionnaire de ce gouvernement. Elle appelle l’ensemble des personnels à la grève le 1er février, pour exiger des hausses substantielles de salaire, des créations massives de postes et l’abandon des mesures « choc des savoirs » et de la réforme des LP, qui visent à instituer une Éducation nationale à deux vitesses au détriment des classes populaires et de la liberté pédagogique des enseignant·es.
Montreuil, le 12 janvier 2024
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Fiches pratiques CPE
Fiche n°1 : Prise de fonction dans mon établissement
Première chose à faire en arrivant dans un nouvel établissement : prendre contact avec les éventuell·es autres CPE et chef·fes d’établissement (CE) pour avoir l’historique de l’établissement, le contexte, le public, la situation de l’équipe vie scolaire, etc…
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Fiche n°2 : Travailler avec les AED
![]() | Les chef·fes délèguent souvent aux CPE les tâches de recrutement des AEd ou pire, la « délicate charge » de leur expliquer leur non-renouvellement. Un flou peut être entretenu sur la place des CPE, vu·es comme des chef·fes de service. Or, il n’en est rien. Si les CPE peuvent éventuellement participer au recrutement, celui-ci se fait sous l’unique responsabilité des personnels de direction. Les CPE sont là, entre autres, pour organiser et animer la vie scolaire sous l’autorité de la direction. |
Bulletin d’information Lycée Général et Technologique n°32
Attal qui se prend à rêver d’une École basée sur la contrainte et la mise à l’écart des élèves en difficulté : retour du redoublement qui sanctionne l’échec, groupes de niveau au collège, examen d’entrée au lycée et création de « sous-secondes » de relégation où les élèves attendront de pouvoir entrer en seconde…

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Lycée : Quel est le projet de la CGT Educ’action ?
Nos gouvernant·es sont nostalgiques d’une « France d’avant » qui n’est pas sans inquiéter. Elle repose sur une vision réactionnaire d’une France… qui n’a jamais vraiment existé : Macron, fantasme une armée et un service militaire qui aurait été un moment de bonheur collectif qui l’a conduit à imaginer le SNU ; Attal se prend à rêver d’une École basée sur la contrainte et où tou·tes les élèves réussissaient mieux… C’est fort de cette image fausse, que le gouvernement nous propose son École du 21ème siècle : une École basée sur l’exclusion où on introduit un examen d’entrée au lycée et où on crée des « sous-secondes » de relégation où les élèves attendront de pouvoir entrer en seconde.
Tout ce que combat la CGT Éduc’action. Elle porte un projet radicalement différent de la maternelle jusqu’à la terminale. Cette publication vise à synthétiser nos propositions de court et moyen-terme pour les lycées.

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CPE : Face à l’insécurité professionnelle… des réponses syndicales.
Être CPE ne se décrit pas. Cela se vit intensément ! Un tourbillon incessant des demandes contradictoires, des sollicitations diverses, des situations problématiques, des tensions de terrain, des noeuds à démêler, des souffrances adolescentes, des colères à apaiser, une disponibilité intellectuelle de tout instant. C’est entre autre cette diversité qui fait que nous aimons notre métier !
Pourtant, nous subissons une insécurité professionnelle…
La CGT propose des réponses pour la surmonter :

Un 4 pages spécial « face à l’insécurité professionnelle des CPE »
Une fiche outil : « arrivée dans un nouvel établissement »
Une fiche outil : « travailler avec les AEd »
Communiqué intersyndical Voie pro – 1er février
Pour faire reculer la réforme Grandjean des lycées pros, mobilisation massive le 1er février 2024
Depuis plus d’un an une intersyndicale large et unie, dénonce et s’organise pour lutter contre la réforme des lycées professionnels. Notre mobilisation et notre détermination ont permis des reculs de la part de la ministre déléguée C. Grandjean.
Au fur et à mesure que ce projet est dévoilé nous constatons qu’il s’annonce dévastateur pour les élèves et les personnels de lycée professionnel. Et plus globalement pour tous les acteurs de l’Éducation nationale car les élèves et les enseignant·es de lycée professionnel sont systématiquement les cobayes de dispositifs que l’État étend par la suite à tous les niveaux de l’éducation.
Avec le pacte LP, les fermetures autoritaires et injustes des filières tertiaires et maintenant la désorganisation complète de la classe de terminale bac pro, année pourtant cruciale pour l’obtention du diplôme, C. Grandjean orchestre le basculement de nos métiers et des lycées pros vers du formatage à l’emploi. Près de 170 heures de cours en moins pour nos élèves soit l’équivalent de 6 semaines.
Déjà en 2024 les places aux concours CAPLP sont réduites de 10 % (-198). La volonté d’élaborer la carte des formations en fonction des besoins locaux d’emplois va également multiplier les reconversions forcées.
Pour l’instant, le ministre G. Attal fait la sourde oreille face aux demandes de rencontres des syndicats de la voie professionnelle. L’enseignement professionnel ne semble plus être l’affaire du ministère de l’Éducation nationale mais bel et bien relégué au ministère du travail… Nos statuts sont clairement remis en question.
Le 29 novembre, nos organisations syndicales avec la FCPE et Les Lycéens !, ont dénoncé d’une seule voix la réforme des lycées professionnels en claquant la porte de la Commission Spécialisée des Lycées.
La grève du 12 décembre, comme premier élan, a été une réussite en termes de mobilisation et de visibilité médiatique. D’autres voix que celle des enseignantes et enseignants de lycée professionnel commencent à s’élever.
Le 14 décembre, la FSU, FO, le SGEN-CFDT, la CGT Éduc’action, le SNALC, SUD Education, la Fep-CFDT, le SNFOEP, la CFTC, le SNEC-CFTC soutenus par la FCPE, Les Lycéens !, la FAGE, l’Union des étudiants, la ligue de l’enseignement, l’UNAF et la CNT FTE ont également boycotté le Conseil Supérieur de l’Éducation. Le quorum n’étant pas atteint, il n’a pas pu se tenir.
Nous sommes déterminé·es à faire reculer cette réforme libérale et à imposer un véritable dialogue social concernant l’avenir du lycée professionnel. Nous appelons l’ensemble des acteurs de l’éducation mais également les syndicats de travailleurs et travailleuses de branches et d’industries à s’emparer du sujet. C’est un projet de recul sociétal qui nous concernent toutes et tous.
L’intersyndicale de la voie professionnelle appelle les collègues à se mobiliser massivement le 1er février 2024 et à rendre nos revendications visibles ce jour-là, par des actions, de la communication et en participant aux rassemblements et manifestations.


