samedi 14 octobre 2023

LYCÉE : Nouveau calendrier, du mieux mais…

Les annonces de rentrée vont enfin dans le sens de nos revendications : déplacement des épreuves de spécialités en juin, réduction de 20 à 16 des textes pour l’épreuve anticipée de français, suppression de la partie orientation du Grand Oral, retour des maths en tronc commun de première… Il ne s’agit pas de bouder notre plaisir, mais ces décisions ne remettent pas en cause le fond de la réforme du lycée : spécialités à fort coefficient, lien avec Parcoursup… ce qui met les élèves, les personnels et les disciplines en concurrence permanente tout en organisant le tri social vers le supérieur. Au-delà du tri organisé, c’est aussi un formidable coup de pouce à l’enseignement supérieur privé

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LA CGT EDUC’ACTION REVENDIQUE

  • La reconstitution du groupe classe
  • Pas plus de 24 élèves par classe
  • L’arrêt de la multiplication des missions périphériques et de la surcharge administrative
  • Un temps de concertation inclus dans le temps de service

mardi 10 octobre 2023

Annonces Attal, ou l’intensification de la bataille idéologique (communiqué national)

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lors de la journée internationale des enseignant·es le 5 octobre dernier, le ministre Attal a présenté son «choc des savoirs » visant à « engager une bataille pour le niveau » de l’École.

La CGT Éduc’action dénonce à la fois le fond et la forme de ce nouveau « chantier ». Elle considère que c’est une accélération de la politique gouvernementale de démantèlement de l’Éducation nationale et la réaffirmation de la politique menée depuis 2017 et l’arrivée de JM Blanquer.

Sur la forme, en annonçant ces mesures sans aucune concertation avec les syndicats (un seul et bref échange lors d’un week-end…) et en engageant un vaste sondage auprès des personnels, il est clair que le ministre souhaite contourner le dialogue social (qu’il vante pourtant…) et délégitimer la représentativité syndicale. Nous dénonçons également le calendrier retenu qui indique clairement que le travail est d’ores et déjà mené par le ministère et que les décisions sont prises.

Sur le fond, la CGT Éduc’action ne partage ni le constat du ministre, ni les solutions proposées et encore moins sa vision de l’École. Ses choix de comparaison (« être enseignant ce n’est pas un choix de carrière, c’est un choix de vie »), ses propositions pour le recrutement (retour des écoles normales après le bac), l’éternel recentrage des apprentissages sur les seules matières « fondamentales » (avec aussi la suppression des cycles) ressemblent davantage à l’École du début XXème siècle qu’à celle du XXIème siècle…

Pour notre organisation, si de telles mesures devaient être imposées à notre institution et aux personnels, elles entraineraient un profond déclassement des enseignant·es avec la perte d’une grande partie de leur professionnalité. Plus besoin de formation (initiale et continue) pour appliquer des directives et des méthodes officielles descendantes… Cela aurait donc obligatoirement une répercussion sur le niveau de qualification et les rémunérations des personnels.

La CGT Éduc’action dénonce aussi la nouvelle mainmise du Conseil Scientifique Blanquer aux mains des neuroscientistes dont les méthodes ont montré leur faillite lors des dernières évaluations internationales. Elle dénonce aussi la place centrale des préconisations libérales de la Cour des Comptes et de l’Institut Montaigne. Elle dénonce un plan d’action trompeur visant soi-disant à combattre les inégalités alors que le budget 2024 va bel et bien les accroitre (suppression de plus de 2000 postes, baisse des recrutements, baisse des bourses et du fonds social, prime à l’enseignement privé…).

La CGT Éduc’action s’opposera à ce projet politique pour l’École qui cassera le Collègue unique (introduction des classes de niveau), mais aussi les statuts de la Fonction publique tout en caporalisant les personnels et leur liberté pédagogique. Pour notre organisation, il y a urgence à porter notre projet de société et d’École émancipatrice débarrassée des inégalités et du tri social.

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dimanche 8 octobre 2023

TOUTES LES RAISONS DE SE MOBILISER LE 13 OCTOBRE !

En France comme dans toute l’Europe, nous sommes des millions à nous opposer aux politiques d’austérité qui abiment les services et les biens publics. Fort·es de la mobilisation historique pour les retraites, nous sommes déterminé·es à rester combatif·ves pour gagner des droits en faveur du monde du travail, des augmentations salariales, l’égalité salariale ou une autre réforme des retraites.

Pour nos salaires

  • Pour nos services publics et nos conditions de travail

  • Pour l’égalité

  • Pour nos retraites

LA CGT EDUC’ACTION APPELLE L’ENSEMBLE DES PERSONNELS À SE MOBILISER LE 13 OCTOBRE PAR DES RASSEMBLEMENTS, DES MANIFESTATIONS ET DES ACTIONS, Y COMPRIS PAR LA GRÈVE, POUR PLUS DE JUSTICE SOCIALE !

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L’extrême droite n’a rien à faire dans nos établissements !

Communiqué intersyndical

Mardi 19 septembre 2023, deux députés du Rassemblement National ont tenté de pénétrer dans l’enceinte du lycée Utrillo (Stains), sans y être invités, accompagnés des caméras et micros de médias habitués à propager leurs idées. La vigilance de la direction a permis de les maintenir hors de l’établissement. Ils sont restés devant le lycée en poussant des cris d’orfraie face à la présence de la police. Ces deux individus sont en effet venus pour intimider et semer la panique au sein de cet établissement de la République, où équipes éducatives et élèves travaillent sérieusement et dans la sérénité.

Il s’agissait pour ces deux députés de profiter du débat sur l’abaya, une des priorités ministérielles de la rentrée, pour entretenir une polémique raciste insupportable et légitimer les pires revendications de l’extrême droite et pointer du doigt les jeunes élèves musulman·es ou supposé·es tel·les.

Nos organisations syndicales CGT Éduc’action, SNEP-FSU, SNES-FSU, SUD éducation et UNSA éducation dénoncent avec force ce coup de communication sordide ainsi que les propos sexistes et homophobes contre les élèves et personnels auxquels elles apportent tout leur soutien.

Ce harcèlement des élèves mais aussi de l’ensemble des personnels de l’établissement, exige une réponse ferme du rectorat de Créteil et du ministère de l’Éducation nationale.

Nous exigeons des mesures de protection à la hauteur de la gravité des faits : cette tentative d’intimidation fait de l’établissement, des usager·ères qui y sont accueilli·es et des personnels qui y travaillent au quotidien, des cibles.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNEP-FSU, SNES-FSU, SUD éducation et UNSA éducation continueront de défendre les principes d’égalité et de liberté, de combattre les idées d’extrême droite qui véhiculent racisme et discriminations en tout genre.

Elles rappellent que ce dont souffre l’Éducation dans les écoles et établissements accueillant les élèves issu·es des classes populaires, en particulier en Seine-Saint-Denis, est le dramatique manque de personnels enseignants, administratifs, techniques, de santé et sociaux, de Vie scolaire, d’AESH…

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dimanche 1 octobre 2023

Annonces du bac Attal : reconquête du mois de juin …. et surprise du chef (communiqué national)

Le nouveau calendrier du bac a été annoncé hier. Les épreuves sont, comme prévu, reportées au mois de juin mais avec un calendrier très serré à partir de la mi-juin. Ainsi après l’écrit de français le 14 juin, s’enchaîneront la philosophie le 18 juin, les épreuves de spécialité, du 19 au 21 juin, et le grand oral du 24 juin au 3 juillet.

Ce choix ne doit pas se traduire par une dégradation de conditions de correction déjà difficiles, en particulier pour les enseignant·es de Lettres et de Philosophie. La CGT Éduc’action exige que les viviers de correcteur·trices et examinateur·trices des épreuves de spécialité, d’épreuve anticipée de Français et de grand oral soient distincts dans l’ensemble des académies.

Par ailleurs, la demande de la CGT Éduc’action de conserver cette année les programmes limitatifs, n’a pas été entendue, ce qui, en l’absence de temps dédié au grand oral, rendent très difficile la préparation à cette épreuve.

Dans l’esprit de la « reconquête du mois de juin » le ministre préconise que les conseils de classe de seconde aient lieu le plus près possible de la mi-juin, ce qui semble incompatible avec les procédures d’affectation en première, dont les commissions d’appel.

Enfin, surprise du chef, la reconquête du mois de juin ne se traduit pas par deux semaines de cours supplémentaires pour les secondes mais par un stage obligatoire « en entreprise, dans des associations ou services publics » du 17 au 28 juin.

Cette annonce pose de nombreuses questions en termes d’organisation : qui aidera les élèves à trouver un stage ? Qui suivra les élèves à l’heure où de très nombreux∙ses collègues seront mobilisé∙es par les épreuves du Bac ? Cette mesure est discriminatoire socialement, comme le montrent les stages de 3ème. Le gouvernement utilise à nouveau, comme pour le Bac Pro, le mythe de l’entreprise formatrice. Ce n’est pas de plus d’entreprise dont les élèves ont besoin, c’est de « mieux » d’École ! Enfin, il y a un risque fort de concurrence avec les lycéen∙nes de lycée professionnel, dont les périodes de formation en milieu professionnel sont allongées avec la contre-réforme des LP.

Si on peut se satisfaire du décalage des épreuves en juin, sur le fond de la réforme rien ne change : le l-cée reste focalisé sur un objectif de tri social et de spécialisation. Il repose toujours sur la mise en concurrence et donc l’accentuation des inégalités. La CGT Éduc’action revendique toujours l’abrogation des ré-formes du bac et de Parcoursup. C’est un véritable changement de paradigme dont nous avons besoin pour le lycée.

Montreuil, le 29 septembre 2023

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