Les concours ITRF 2023 sont ouverts du 30 mars au 27 avril 2023
- Plus d’info sur le site : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/recrutements/itrf
- Pour s’inscrire : https://www.itrf.education.gouv.fr/itrf/menuaccueil.do
Moment démocratique essentiel du syndicat, les délégué.es ont débattu du bilan d’activité et financier de la mandature écoulée.
Après plusieurs mois d’échanges dans les syndicats, la CGT s’engage à construire un syndicalisme de rupture sociale pour lutter contre les politiques libérales et financières et gagner de nouveaux droits, à développer ses forces et son audience électorale, pour élever et élargir le rapport de force.
Enfin les délégué.es ont élu la nouvelle direction composée de 66 membres et sa nouvelle secrétaire générale, Sophie Binet.
Cette direction assurera la conduite de l’action de la CGT dans le cadre des orientations du congrès.
Dans ses conclusions, la nouvelle secrétaire générale a salué les camarades en grève depuis plusieurs semaines pour le retrait de la réforme des retraites.
Elle a remercié les camarades bénévoles qui ont assuré l’organisation
du congrès et les délégués qui ont vécu une semaine difficile.
Si le congrès s'est tenu sur une terre volcanique, "on a empêché
l’éruption" a-elle insisté, et a regretté "qu'on soit parfois plus dur
entre nous qu’avec les patrons".
L'ambition est de retrouver des relations pacifiées grâce ce à notre culture de débats et notre culture de la lutte.
À partir du document d’orientation ambitieux, la CGT va lancer une
grande campagne de syndicalisation, et porter la reconquête industrielle
et le développement des services publics.
Elle a souligné la marque de fabrique de la CGT : porter les questions
sociales et environnementales en partant de nos métiers et notre travail
dans le contexte de la mondialisation. Elle s'est félicitée de
l'ambition de la CGT de lutter contre les violences sexistes et
sexuelles et a remercié Philippe Martinez pour son engagement à la tête
de la CGT.
Après 10 journées de temps fort d’une mobilisation historique qui ont réuni des millions de personnes, dans la rue partout en France métropolitaine et en Outre-Mer et alors que des salarié.e.s sont en grève reconductible dans le pays, Emmanuel Macron ne peut plus rester sourd et aveugle face au rejet massif de sa réforme antisociale.
Le gouvernement est prêt à tous les mauvais coups pour sortir de la crise dont il est responsable. Non à l’allongement de la durée de cotisations, non à la retraite à 64 ans ! Oui au retrait pur et simple de cette réforme illégitime, injuste, injustifiable et injustifiée ! Il n’y aura ni médiation, ni compromis.
La CGT réaffirme son exigence d’une retraite pleine et entière à 60 ans avec des départs anticipés pour tous les travaux pénibles et le maintien de tous les régimes pionniers.
Les délégué.e.s du 53ième congrès de la CGT condamnent avec la plus grande fermeté les actes policiers et des patrons. D’où qu’elles viennent, les violences ne réduiront pas la colère du monde du travail qui anime cette mobilisation sociale historique. La CGT condamne les réquisitions et le non-respect du droit de grève, droit à valeur constitutionnelle. La CGT exige la suppression de toutes les poursuites judiciaires des militant.e.s dans le cadre d’actions syndicales et de manifestations.
Après des années d’austérité salariale, de plus en plus de salarié.e.s, précaires, privé.e.s d’emploi, jeunes et retraité.e.s n’arrivent plus à faire face à l’inflation, cela ne peut plus durer. La CGT réaffirme l’ensemble de ses revendications : augmentation des salaires, SMIC à 2 000 euros, remise en place de l’échelle mobile des salaires, dégel du point d’indice…
Pleinement mobilisé.e.s contre la réforme des retraites, les délégué.e.s du 53ième congrès s’élèvent contre la dégradation de la situation internationale et réaffirment leur engagement pour la paix et la solidarité internationale entre les peuples et clament sans ambiguïté leur refus de la guerre.
Face à cette oppression du capital et de ses relais et face à l’urgence climatique, nous confirmons nos valeurs fondamentales de classe, de masse, de démocratie et d’indépendance. Nous réaffirmons que dans cette lutte violente du capital contre l’humanité et la planète, notre force est d’œuvrer à rassembler le monde du travail le plus largement possible, comme la CGT le fait depuis 128 ans.
Les congressistes du 53ième congrès rappellent leur engagement dans le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la lutte contre toutes les discriminations et toutes les violences sexistes et sexuelles. Le congrès dénonce l’agression d’un camarade à Albi par un groupuscule d’extrême droite.
Les délégué.e.s du 53ième congrès appellent également le monde du travail à garder la plus grande vigilance et la plus grande fermeté contre l’extrême droite et ses idées nauséabondes. Les délégué.e.s du 53ième Congrès représentant toute la CGT affirment que nous resterons le syndicat de toutes et tous, quels que soient leurs origines, leurs genres ou leurs croyances.
Nous sommes face à de multiples urgences qui nécessitent la mise en œuvre de véritables ruptures remettant en avant l’humain, la réponse aux besoins fondamentaux de la population et l’émancipation des travailleurs.euses.
Le 53e congrès appelle les salarié.e.s, retraité.e.s, privé.e.s d’emploi et les jeunes à s’engager dans toutes les luttes proposées, menées et organisées par la CGT et à la reconductibilité sous toutes les formes. Le 53e Congrès appelle l’ensemble des salarié.e.s à poursuivre leur engagement dans les grèves en cours, à venir amplifier les mobilisations et à rejoindre la CGT pour lutter toutes et tous ensemble JUSQU’À LA VICTOIRE !
Clermont-Ferrand, le 30 mars 2023

Le 23 mars, le degré de violence et de brutalité de la part de certaines forces de police contre des manifestant·es pacifiques a franchi un nouveau cap dans toute la France.
Les organisations CGT Éduc’action FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, UNSA Éducation condamnent avec force les exactions policières qui ont eu cours lors de la manifestation du 23 mars en particulier à Rouen, à l’appel de l’intersyndicale nationale. Parmi les manifestant.es blessé·es et victimes de ces violences figurent au moins deux agent·es de l’Éducation nationale, dont une collègue AESH qui, en recevant, sur la main, une grenade de désencerclement, a eu le pouce arraché et a perdu connaissance, avant d’être hospitalisée. Et ce alors même qu’elle demandait à de jeunes manifestant·es de reculer et de rejoindre le cortège principal !
Les syndicats CGT Éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, UNSA Éducation exigent qu’une enquête soit ouverte au plus vite sur ces faits afin qu’ils ne restent pas impunis.
Les organisations CGT Éduc’action,
FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, UNSA Éducation condamnent la stratégie
présidentielle qui consiste à passer en force avec le 49.3 une réforme
dont personne ne veut et à utiliser la violence et la répression contre
les jeunes, les salarié·es, les retraité·es. Dans les actes, comme dans
les paroles, le président de la République use et abuse de provocations
et continue ainsi de souffler sur les braises de la crise sociale et
démocratique.
Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans la situation
actuelle : son attitude irresponsable a nourri une immense colère.
Emmanuel Macron est le seul responsable de cette situation. En
maintenant sa réforme contre l’immense majorité de la population, il
piétine la démocratie. La seule solution c’est qu’il retire
immédiatement sa réforme des retraites.
Les organisations CGT Éduc’action FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, UNSA Éducation apportent tout leur soutien à l’ensemble des victimes de la répression policière, qu’elles soient ou non de l’éducation, et réaffirment leur détermination à lutter pour gagner le retrait de la réforme des retraites.
Paris, le 27 mars 2023