dimanche 5 mars 2023

7 mars dans la Manche : les points de rendez-vous

 

Rassemblements mardi 7 mars :

 

  • Avranches à 14h30 – mairie
  • Carentan à 14h00 – gare
  • Cherbourg à 14h00 – place Jacques Demy (Rond Point Themis), barbecue le midi (actions de blocage à partir de 4h)
  • Coutances à 10h30 – Carrefour leclerc
  • Granville à partir de 5h00 – rond-point Brico Leclerc
  • Saint-Lô à 10h30 - mairie

Communiqué de presse intersyndical : AESH 7 mars 2023

 

AESH : dès le 7 mars, mobilisation pour un vrai statut, une hausse des salaires le retrait de la réforme des retraites !

Les AESH, en majorité des femmes, sont sous le coup d’une triple peine avec le projet de réforme des retraites.

Depuis l’annonce le 10 janvier 2023 par la Première Ministre du report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation, les AESH ont très massivement pris part aux journées de grève et de manifestation.

La réforme des retraites est un coup de plus porté aux travailleurs et travailleuses, et notamment aux AESH. Elle révèle les conditions d’emploi inacceptables des AESH lorsque ces personnels parviennent à l’âge où elles·ils devraient partir à la retraite. Les AESH sont triplement pénalisé·es.

D’abord, l’allongement de la durée de cotisation leur est particulièrement préjudiciable du fait de carrières davantage hachées et souvent incomplètes. Il leur faudra travailler jusqu’à 67 ans pour bénéficier d’une retraite sans décote. Ensuite, les temps incomplets imposés par le ministère donnent lieu à des salaires, puis à des pensions de retraite, très faibles. Enfin, les AESH sont soumis·es au régime général et non au code des pensions : leur retraite est calculée sur les 25 meilleures années et non sur les 6 derniers mois.

Avec cette réforme, les AESH, qui subissent des salaires au minimum de la Fonction publique, vont devoir travailler plus longtemps pour des retraites toujours aussi basses.

Le report de l’âge et l’allongement de la durée de cotisation discriminent particulièrement les femmes et renforcent les inégalités femmes-hommes : or les AESH étant très majoritairement des femmes, les effets de décote et les inégalités de pensions seront encore aggravés.

Nous sommes uni·es et déterminé·es à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale AESH appelle toutes et tous les AESH à participer à la mise à l’arrêt des écoles, collèges, lycées et services dès le 7 mars aux côtés de tous les personnels de l’éducation nationale, à poursuivre le mouvement le 8 mars à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et en continuant la mobilisation jusqu’à la victoire.

Toutes et tous mobilisé·es le 7, le 8… contre le projet de réforme des retraites !

 

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samedi 4 mars 2023

7 mars : grèves, manifestations. La Manche à l'arrêt !


 

Tract Collège

 

COLLÈGE, La 6ÈME SUR LE GRILL

 

En janvier, le gouvernement a distillé les informations sur son projet concernant le collège au compte-goutte. Les unes après les autres, les annonces présagent d’un avenir morose pour les personnels et les élèves, sous couvert d’amélioration pédagogique. En pleine préparation de la prochaine rentrée, c’est la classe de 6e qui va d’abord être impactée. Ce que la CGT Éduc’action voit surtout, ce sont des mesures sans queue ni tête et surtout sans écouter les besoins des personnels.

  • Renforcement en Français et en Maths ?

  • Technologie en 6ème !

  • Et devoirs faits ?

  • Un manque de moyens flagrant !

  • Découverte professionnelle ?

  • Évaluations en 4éme !

Nous exigeons  :

    • Des moyens pour travailler en groupes à effectifs réduits, avec un cadrage national
    • Des classes ne dépassant pas 20 élèves, 15 en éducation prioritaire
    • Des recrutements massifs de personnels [enseignant·tes, vie scolaire, ATSS, AESH,  AED…]
    • Le maintien de l’enseignement de la technologie en 6ème
    • L’abrogation de la loi 3DS

 

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CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES, POUR L’ÉGALITÉ : LE 8 MARS, GRÈVE FÉMINISTE !


Les femmes seront les grandes perdantes de cette réforme des retraites. L’allongement de la durée de cotisation et le décalage de l’âge de départ sont encore plus injustes pour les femmes qui ont des carrières courtes, hachées (chômage, temps de travail incomplet). Le temps partiel subi ou l’arrêt complet de l’activité professionnelle concernent aussi plus particulièrement les femmes. Les inégalités professionnelles et les discriminations subies par les femmes durant leur carrière sont renforcées au moment de la retraite. Le taux de pauvreté des femmes retraitées est supérieur à celui des hommes : 10,4 % contre 8,5 %. Cet écart a tendance à continuer de se creuser. 20% de femmes sont contraintes d’attendre l’âge d’annulation de la décote (67 ans) pour toucher leur pension à taux plein. 52% des femmes perçoivent une pension mensuelle inférieure à 1000 euros contre 20% des hommes.

DES MOYENS POUR METTRE FIN AUX INÉGALITÉS SALARIALES ET À LA PRÉCARITÉ

Les inégalités salariales existent et persistent au niveau élevé de 22% au détriment des femmes.
Pour symboliser les inégalités de salaires, les femmes devraient s’arrêter de travailler à partir de 15h40, moment qui illustre le ¼ de salaire en moins, heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées. Les femmes représentent 73% des personnels dans l’Éducation nationale mais leur salaire net moyen demeure aussi inférieur à celui des hommes de 15%. Le Pacte qui s’inscrit dans le processus de prétendues revalorisations des personnels enseignants est, là encore, particulièrement préjudiciable aux femmes. Les emplois précaires, dont les missions rendent compliquée l’articulation entre vie privée et vie professionnelle, augmentent. Ils offrent de faibles perspectives de carrière, sont peu rémunérés et sont la plupart du temps occupés par des femmes. C’est la réalité des AESH qui sont pour 93% des femmes. Ces personnels et ce métier sont donc emblématiques des urgences pointées par le plan d’action national en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes. La précarité n’a sa place ni dans l’Éducation nationale, ni dans les universités, ni ailleurs.

DES MOYENS POUR METTRE FIN AUX VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES

Alors qu’une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail au cours de sa vie, les procédures prévues par la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la Fonction publique ne sont pas ou peu appliquées dans l’Éducation nationale. L’accord Égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique précise pourtant explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en la matière et que le principe de tolérance zéro doit être effectif. Pour nos organisations, les dispositifs de signalement et d’accompagnement doivent se déployer maintenant sur tous les territoires et des moyens dédiés doivent être fléchés. Les personnels doivent aussi bénéficier d’une formation au recueil de la parole des élèves et étudiant·es avec lesquel·les ils et elles sont au contact au quotidien tout au long de l’année, afin d’alerter les services spécialisés dans la prise en charge de ces types de violence. Des protocoles rigoureux et clairs doivent être diffusés pour répondre à l’urgence des situations des victimes. Nos organisations FSU, CGT et SUD éducation appellent à faire du 8 mars une grande journée de grève féministe de lutte pour les droits des femmes, dans le secteur de l’éducation. Nos organisations syndicales soutiennent la mobilisation des femmes du monde entier notamment en Iran et en Afghanistan où règnent une répression meurtrière et où les droits les plus fondamentaux des femmes sont bafoués.

NOS ORGANISATIONS REVENDIQUENT

• Le retrait du projet de réforme des retraites

• Le dégel de la valeur du point d’indice a minima à hauteur de l’inflation et un véritable plan de rattrapage des pertes cumulées

• La réduction du temps de travail pour que les femmes n’aient plus besoin d’avoir recours au temps partiel (donc au salaire partiel) pour articuler leur vie professionnelle et privée

• Une organisation du travail revue au prisme de la vie globale des agentes – notamment avec la tenue de réunions et d’instances d’établissements sur le temps de travail

• Une revalorisation des salaires et des carrières pour les métiers féminisés en application de la loi « travail de valeur égale, salaire égal »

• Des moyens spécifiques pour mettre en œuvre des mesures immédiates de rattrapage salarial pour les femmes discriminées sur l’ensemble de la carrière et le financement ambitieux des politiques d’égalités inscrites dans les plans d’action Égalité

• Une formation initiale et continue des personnels dédiée à la lutte contre les stéréotypes sexistes et aux inégalités entre femmes et hommes, déployée dans toutes les académies et accessibles à un grand nombre d’agent·es chaque année

• Une véritable éducation à l’égalité, à la sexualité et contre les stéréotypes sexistes pour les élèves

• Une formation spécifique de tous les personnels à la prise en charge de ces violences

• Le bénéfice systématique de la protection fonctionnelle par le protocole Égalité pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles au travail et les violences conjugales avec, par ailleurs, l’abrogation du jour de carence pour toutes et tous

Nos organisations appellent les personnels, dans la foulée de la grève du 7 mars, à se mettre massivement en grève le 8 mars et à participer aux initiatives prévues sur tout le territoire.

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Les AESH ne doivent pas être les victimes des carences de la politique d’inclusion du ministère


Les AESH ne doivent pas être les victimes des carences de la politique d’inclusion du ministère

 

Ce matin, dans un collège de l’académie de Metz, une collègue AESH a été violemment frappée par un élève dont elle assurait l’accompagnement.

Outre les conséquences physiques qu’elle a subies (traces de coup sur le visage et sur la tête), la collègue se retrouve dans un état de traumatisme que l’on peut facilement imaginer.

La CGT Éduc’action tient avant tout à exprimer toute sa solidarité envers la collègue.

Cet incident, certes isolé, est loin d’être mineur : se faire agresser en exerçant son métier ne doit pas être minimisé par la hiérarchie de l’Éducation nationale et ne doit pas être une fatalité. Les personnels doivent pouvoir exercer leur mission sereinement et l’Institution en tant qu’employeur est dans l’obligation d’y  veiller.

Cet événement illustre la carence institutionnelle quant aux places dans les instituts spécialisés. En effet, certains ou certaines élèves extrêmement violents ou avec des troubles graves du comportement relèvent parfois davantage de structure médico-sociales. Ces dernières sont adaptées et disposent de personnels qualifiés, des professionnel.les qui savent comment gérer ce type de situation.

La CGT Éduc’action a alerté à plusieurs reprises le ministère sur le manque de places d’accueil et de prises en charge dans ces instituts et les problématiques que cela pouvait engendrer quand ces jeunes se retrouvaient scolarisé.es dans un établissement où les personnels ont, certes, de la bonne volonté mais n’ont ni les moyens ni la formation adéquate. L’inclusion à marche forcée ne doit plus être le palliatif à l’accueil et  l’accompagnement dans des structures spécialisées. Elles disposent d’enseignant·es et permettent l’accès à une scolarité adaptée, le droit d’apprendre n’est pas ici remis en cause.

Enfin, les personnels AESH, parmi les plus précaires de l’Éducation nationale ne doivent plus travailler de façon isolée et mérite davantage de considération par l’Institution avec une véritable amélioration de leurs conditions de travail.

Montreuil, le 1er mars 2023

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jeudi 2 mars 2023

Tract Profs documentalistes

 Alors que les pouvoirs publics vantent limportance de développer la formation des jeunes à lesprit critique dans une société marquée par la multiplication et laccélération des flux dinformation, il est plus que temps de donner toute leur place aux professeur·es documentalistes et de reconnaitre leur engagement professionnel au même titre que les autres disciplines.

Ignorante, méprisante, injuste…  Les professeur·es documentalistes ne savent plus avec quels mots qualifier l’attitude du ministre face aux annonces qui se succèdent et les classent systématiquement avec les non-enseignant·es.

  • Documentation invisibilisée

  • Vigilance sur les dispositifs UPE2A

  • Professeur·es documentalistes et Obligations Réglementaires de Service

La CGT Educ’action revendique :

  • Chaque heure d’enseignement décomptée pour 2h de service
  • Alignement de l’ISP sur l’ISOE
  • Versement de la prime informatique
  • Une inspection spécifique à la discipline

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