jeudi 12 janvier 2023

Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

 

Communiqué intersyndical

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmeshommes.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.

Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales se sont immédiatement réunies pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle. Celleci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023.

Parce qu’elles représentent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, et retraité.es, c’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée.

Elles décident d’ores et déjà de se réunir le 19 janvier au soir avec les organisations de jeunesse pour prolonger le mouvement de mobilisation et convenir d’autres initiatives.

Les organisations syndicales appellent les salarié.es à se mobiliser fortement dès cette première journée dans l’ensemble du territoire et à participer aux différentes initiatives organisées en intersyndicale.

Paris le 10 janvier 2023

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mardi 10 janvier 2023

POUR LA RETRAITE A 60 ANS : EN GRÉVE INTERPRO LE 19 JANVIER

En 1982, l’âge de la retraite était fixé à 60 ans pour 37,5 ans de cotisation (5 ans plus tôt pour les catégories actives). Depuis les premières contre-réformes de 1993, on est passé à 40 ans de cotisation et un allongement progressif vers 43 ans (réforme Touraine) avec un départ à 62 ans minimum…

À chaque fois, ces régressions sociales nous ont été présentées comme absolument nécessaires afin de sauver définitivement le système de retraite… Aujourd’hui, on nous ressert les mêmes arguments fallacieux pour imposer un report de l’âge de départ à 64 ou 65 ans et/ou un allongement de la durée de cotisation.

Les mêmes recettes provoquent les mêmes dégâts : destruction du système des retraites, appauvrissement des retraité·es, précarité du marché de l’emploi…

ENSEMBLE POUR LA RETRAITE À 60 ANS,
EN GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE LE 19 JANVIER

Ce que le gouvernement veut nous faire croire

« Il faut allonger le temps de travail pour sauver le système, pour qu’il n’y ai pas de déficit, pour fair comme nos voisins européens, parce qu’on vit plus lontemps, pour améliorer les petites retraites, pour améliorer les retraites des femmes… »

Notre système de retraite n’est pas en péril. Selon le dernier rapport du COR, le prétendu déficit est très faible comparé au budget des retraites et peut se combler très facilement. Par contre, les pistes avancées détérioreraient un système déjà défavorable aux salarié·es et retraité·es.

Pour mémoire, l’âge d’annulation de la décote est déjà à 67 ans (comme chez la plupart de nos voisins européens), l’espérance de vie en bonne santé n’augmente pas, le minimum contributif (MiCo) à 1200€ n’est pas la panacée et n’a pas été amélioré depuis 2003, la situation pour les femmes retraitées serait encore détériorée…

Un danger pour les femmes

La pension moyenne actuelle perçue par les femmes est inférieure de près de 40 % à celle des hommes. En vieillissant, on augmente le risque d’être au chômage, en arrêt maladie, en invalidité, en précarité… Et les femmes séniores sont plus souvent dans ces situations que les hommes séniors. Inégalités qui se creuseraient avec un nouveau report de l’âge de départ à la retraite.

Retraite minimale à 1200€ ?

Un MiCo (n’est pas une aide sociale contrairement au minimum retraite) à 85% du SMIC était déjà prévu lors de la réforme 2003 mais jamais appliqué… 85% du SMIC ? C’est quelques euros au-dessus du seuil de pauvreté. Une misère. De plus, son accès est restrictif (basé sur une carrière complète) et ne devrait pas concerner les actuel∙les retraité∙es.

D’autres choix sont possibles :  une retraite à taux plein, à 60 ans maxi ou 37,5 ans de cotisation

Comment la financer ?

      • Augmenter les salaires
      • Aligner la réminération des femmes sur celle des hommes
      • Mettre fin aux exonérations de cotisation sociale
      • Développer l’emploi stable et qualifié
      • Taxer les profits

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Salaire,le grand déclassement

Alors que le candidat Macron avait promis 10% d’augmentation pour tous les personnels de l’Éducation nationale en janvier 2023, le président s’est une nouvelle fois renié. Pire, son ministre de l’EN affirme que cette promesse n’a jamais existé.

Il rappelle également que ces 10% seraient une moyenne, versée aux seul·es enseignant·es, CPE et Psy-EN en première partie de carrière et incluant les mesures précédentes (Grenelle et augmentation indiciaire de 3,5%). Donc rien d’automatique pour les secondes parties de carrière ni les personnels ATSS et les précaires (AESH, AEd…).

Pourquoi c’est une urgence et une priorité d’augmenter le salaires ?

  • Parce que depuis des dizaines d’années, les salaires des fonctionnaires se sont effondrés et que l’inflation galopante connue depuis des mois (quasi 10%) accentue ce décrochage salarial. Pour rattraper les pertes depuis 2010, le point d’indice devrait être à 5,52 € et non à 4,85€ comme actuellement.

  • Parce que le SMIC rattrape tout le monde… En 2000, les catégories C étaient recrutées à 3% au-dessus du SMIC alors qu’aujourd’hui elles sont à ce niveau jusqu’au 7 premiers échelons du 1er grade, les catégories B recrutées à 14 % au-dessus du SMIC alors qu’aujourd’hui les 2 premiers échelons sont abaissés à son niveau et les catégories A recrutées à 37% au-dessus du SMIC contre 11% aujourd’hui.
  • Parce que les enseignant∙es sont parmi les moins payé·es de l’OCDE avec des salaires inférieurs à la moyenne des fonctionnaires de l’État de catégorie A.
  • Parce que la rémunération indemnitaire vendue par les gouvernants crée des inégalités femmes-hommes, entre premier et second degré, entre corps et disciplines du second degré.
  • Parce que les questions de retraites et de salaires sont liées. Une part de nos salaires (appelée salaire socialisé) permet de financer (par cotisations) tout ce qui a trait aux besoins sociaux : sécurité sociale, chômage ou retraites… Augmenter les salaires c’est augmenter ces cotisations et préserver indiscutablement notre système de retraites et de protection sociale

Stop aux contre-vérités

NON, contrairement aux dires rabâchés par nos gouvernants, la France ne doit pas travailler plus et plus longtemps pour éviter le déclassement. Pour rappel, l’OCDE indique que la France a la productivité et l’efficacité de travail parmi les plus élevées d’Europe (avec l’Angleterre et l’Espagne).

Donc, NON, les personnels de l’EN n’ont pas besoin de « travailler plus pour gagner plus » ni de contreparties pour justifier leurs augmentations de salaires.

Pour tous les personnels, sans contrepartie

    • Augmentation immédiate de tous les personnels de 400€ net
    • SMIC à 2000€ brut
    • Dégel de la valeur du point d’indice avec le ratrapage des pertes antérieures
    • Indexation de la valeur du pnt d’indice sur l’indice des pricx à la consommation
    • Égalité salariale entre les femmes et les hommes
    • Revalorisation immédiate et conséquente des pension

 

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lundi 9 janvier 2023

L’intersyndicale déterminée à exiger le retrait du projet de réforme des lycées professionnels

Communiqué de Presse Intersyndical

 

Les mobilisations des personnels ont obligé Carole Grandjean à un premier recul : la réforme ne s’appliquera pas à l’ensemble des établissements à la rentrée 2023. Cependant, elle ne renonce pas et tente dorénavant de l’imposer plus insidieusement par des expérimentations qu’elle généralisera, à coup sûr, sans bilan et rapidement malgré une contestation toujours vive des personnels. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs réaffirmé le 21 décembre dernier que le gouvernement avait engagé une réforme du lycée professionnel. Carole Grandjean est donc toujours déterminée à sacrifier l’avenir des jeunes, de nos métiers et de nos lycées professionnels – quitte à contourner le dialogue social en ayant recours à des cabinets de conseil malgré les scandales.

Les préconisations qu’elle doit émettre en février seront basées sur un bilan complètement tronqué de la réforme Blanquer qui affirme, en particulier, que le chef-d’œuvre est un dispositif « structurant au résultat encourageant » et sur des postures extrêmement réactionnaires de la formation professionnelle des jeunes. Augmenter les périodes de stages, même progressivement, comme développer à tout crin l’apprentissage, c’est tout simplement priver les élèves, mineurs et les plus fragiles scolairement, d’un enseignement global et ambitieux. C’est mettre en péril leur avenir scolaire comme professionnel. C’est aussi les exposer aux dangers multiples, en particulier de sécurité, inhérents au monde du travail. Exiger des établissements qu’ils décident localement des horaires disciplinaires c’est aussi mettre à mal l’égalité entre les jeunes. Enfin, réviser la carte des formations au prisme des besoins économiques locaux et immédiats des entreprises, c’est entraver leur possibilité de choisir la formation à un métier de leur choix. Il s’agit d’une volonté réactionnaire qui projette de renvoyer la formation professionnelle des décennies en arrière.

Carole Grandjean décide donc bien de mépriser la colère des personnels et de passer outre leur expertise. Pour mener à bien ce projet dévastateur, elle envisage aussi de détruire nos métiers prônant notamment un vaste plan de reconversion des enseignantes et enseignants et le recrutement massif de professeur·es associé·es. En parallèle, le ministère s’obstine à vouloir imposer son « pacte » – dispositif qui revient à conditionner une valorisation du pouvoir d’achat à des missions supplémentaires, révélant ainsi son mépris pour nos conditions de travail déjà dégradées. Quant à la réforme des retraites menée à marche forcée par le gouvernement contre l’avis des salarié.es, elle participe de cette même logique du travailler plus !

Face à l’ensemble de ces attaques, l’intersyndicale est déterminée à ne rien laisser passer. Elle combattra la réforme des retraites et s’engagera dans les luttes pour de véritables revalorisations salariales. L’intersyndicale soutient les personnels en lutte pour sauver les lycées menacés de fermetures et ne lâchera rien non plus sur la réforme Grandjean des lycées professionnels. Elle s’engage à construire, ici aussi, les mobilisations indispensables pour empêcher la mise en place des expérimentations Grandjean et obtenir le retrait de ce projet dévastateur pour l’avenir des jeunes, de nos métiers et de nos lycées professionnels.

Paris, le 6 janvier 2023

 

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dimanche 8 janvier 2023

Dernières annonces de Pap N’Diaye pour les collèges. De la pure « com » et aucune perspective réaliste

 

À la rentrée, le ministre qualifiait le collège « d’homme malade du système éducatif ».

Après n’avoir rien proposé sur cette question pendant des mois, voilà que lors de ses vœux, Pap N’Diaye avance deux propositions qui sentent bon le réchauffé… Pire, elles ne résoudront en rien les problèmes de fond et ne feront qu’accroître les difficultés organisationnelles pour les personnels tout en étant des mesures cosmétiques pour les élèves : plus de Devoirs faits et des professeur·es des écoles au collège…

Concernant l’encadrement d’un soutien en français et mathématiques par des professeur·es des écoles, cela est une mauvaise réponse à la bonne question de la liaison primaire-secondaire. Le ministre démontre qu’il n’a guère de logique pédagogique et que la réalité pratique lui échappe également : le nombre d’enseignant·es nécessaire, la distance école-collège (frais de déplacement ? ordre de mission ?) par exemple. La généralisation de cette mesure expérimentée dans l’académie d’Amiens (non évaluée et aux limites soulignées par les personnels concernés…) peut ressembler à une punition pour des personnels du premier degré qui n’auraient pas rempli correctement leurs missions les années précédentes et dont les élèves seraient en échec… C’est aussi une curieuse méthode pour l’administration de répondre aux justes revendications salariales des professeur·es des écoles en créant un vivier d’heures supplémentaires au détriment d’augmentations indiciaires.

La généralisation du dispositif Devoirs faits en 6ᵉ relève de l’effet d’annonce pour un dispositif dont aucune évaluation sérieuse n’a été faite et dont les moyens dédiés restent insuffisants et hors temps de service. La CGT Éduc’action milite pour la fin des devoirs à la maison qui sont un facteur aggravant des inégalités scolaires, liées aux inégalités socioculturelles. En revanche, elle revendique la mise en place d’une heure par jour de soutien/aide/approfondissement pour tous les élèves avec des effectifs réduits (avec co-intervention des enseignant·es sur leur temps de service).

La CGT Éduc’action revendique la baisse du nombre d’élèves par classe et exige du ministre qu’il augmente significativement les enseignant·es alors même que leurs salaires ont dévissé de plus de 20% depuis l’an 2000 et qu’il crée massivement des postes d’enseignant·es titulaires.

Montreuil, le 06 janvier 2023

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Bulletin d’informations lycée GT (janvier 2023)

 

Une rentrée 2023 une fois encore sous le signe de l’austérité !

Le ministère annonce la suppression de 1 300 postes pour la rentrée 2023, touchant au premier chef le Premier degré. Face à la baisse démographique du nombre d’élèves, le ministère fait sans surprise le choix de récupérer des moyens plutôt que de les maintenir pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, alors que la France fait partie des pays de l’OCDE avec le plus d’élèves par classe à tous les niveaux de l’enseignement.

Dans le Second degré pour 840 élèves de moins (sur 5 millions !) au niveau national, le ministère prévoit de supprimer près de 500 postes ! La conséquence est claire le nombre moyen d’élèves par classe atteint aujourd’hui un niveau record qu’il n’avait pas connu depuis la fin des années 1990. Le ministre aura beaucoup de mal à nous faire croire qu’il veut la réussite de tous et toutes à l’école !

  • En série technologique, un Grand oral déconnecté du projet technologique

  • Grand oral : oui, non… circulez il n’y a rien à voir !

  • Élections professionnelles : la CGT Éduc’action progresse encore !

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mercredi 4 janvier 2023

Ensemble pour la retraite à 60 ans

 

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera présenté le 10 janvier. Sans attendre les détails, la CGT est déjà mobilisée. Les propositions envisagées engendreront inévitablement la baisse du niveau des pensions.

La version 2023 est une réforme plus dure encore que celle de 2020

Sous couvert de contreparties comme le relèvement du montant minimum des pensions, la réforme 2023 est en fait encore plus dure que celle avortée de 2020.

Si elle était appliquée, elle serait plus rapidement défavorable aux salariés et accélérerait la baisse des pensions. Le Conseil d’Orientation des retraites estime que le pouvoir d’achat des retraités pourrait à terme baisser de 20% par rapport à celui des actifs.

La « garantie » d’un minimum de pension à 1 200 € n’est qu’un leurre, car elle ne serait effective que pour les carrières complètes.

La CGT propose une autre réforme

Il faut s’appuyer sur l’opinion publique pour passer du mécontentement à l’action collective.

Il s’agit non seulement de s’opposer au projet Macron-Borne, mais aussi de partager les propositions de la CGT pour améliorer le système de retraite existant :

  • retour à un départ à 60 ans,
  • pension minimum au niveau du SMIC à 2 000€,
  • prise en compte des années d’études, …

Comment ? En allant chercher de nouveaux financements :

  • fin des exonérations de cotisations,
  • hausse du taux de cotisation,
  • égalité professionnelle femmes-hommes, ...