mercredi 4 janvier 2023

Ensemble pour la retraite à 60 ans

 

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera présenté le 10 janvier. Sans attendre les détails, la CGT est déjà mobilisée. Les propositions envisagées engendreront inévitablement la baisse du niveau des pensions.

La version 2023 est une réforme plus dure encore que celle de 2020

Sous couvert de contreparties comme le relèvement du montant minimum des pensions, la réforme 2023 est en fait encore plus dure que celle avortée de 2020.

Si elle était appliquée, elle serait plus rapidement défavorable aux salariés et accélérerait la baisse des pensions. Le Conseil d’Orientation des retraites estime que le pouvoir d’achat des retraités pourrait à terme baisser de 20% par rapport à celui des actifs.

La « garantie » d’un minimum de pension à 1 200 € n’est qu’un leurre, car elle ne serait effective que pour les carrières complètes.

La CGT propose une autre réforme

Il faut s’appuyer sur l’opinion publique pour passer du mécontentement à l’action collective.

Il s’agit non seulement de s’opposer au projet Macron-Borne, mais aussi de partager les propositions de la CGT pour améliorer le système de retraite existant :

  • retour à un départ à 60 ans,
  • pension minimum au niveau du SMIC à 2 000€,
  • prise en compte des années d’études, …

Comment ? En allant chercher de nouveaux financements :

  • fin des exonérations de cotisations,
  • hausse du taux de cotisation,
  • égalité professionnelle femmes-hommes, ...

jeudi 15 décembre 2022

FACE À LA MOBILISATION CONTRE LA RÉFORME DE LA VOIE PRO SOUS-TRAITER LE DIALOGUE SOCIAL AU PRIVÉ ET PASSER EN CATIMINI !

  COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Carole Grandjean a décidé d’esquiver l’absence des syndicats les plus représentatifs dans les groupes de travail nationaux, en confiant la réalisation de « focus group » à l’entreprise Stephenson Etudes spécialisée dans les études de consommation.

Dans ce cadre, des professeur·es de lycée professionnel sont invité·es à participer contre rémunération à une réunion pour recenser les moyens nécessaires pour atteindre « les 4 objectifs stratégiques de la réforme ». Donner la sous-traitance du dialogue social à une entreprise privée est inacceptable et traduit la faiblesse et la panique de la ministre déléguée devant le refus massif des personnels de cette réforme réactionnaire.

Dans le même esprit, pour pouvoir expérimenter à la rentrée 2023, la réforme Macron, des établissements ont été sélectionnés d’office sous couvert d’un accord en catimini avec les chef·fes d’établissement et quelques enseignant·es trié·es sur le volet. Là encore, il s’agit d’imposer, par l’expérimentation, une réforme que les personnels ont largement refusée lors des deux journées de mobilisation exceptionnelles du 18 octobre et du 17 novembre.

La CGT Éduc’action n’est pas dupe de la volonté du gouvernement d’imposer la réforme de la voie professionnelle par la généralisation des expérimentations, comme pour le bac pro 3 ans. Ces stratagèmes artificiels symbolisent une volonté de contourner la contestation légitime de cette réforme qui s’exprimera encore dans le courant du mois de janvier.

Montreuil, le 15 décembre 2022

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mardi 13 décembre 2022

Budget et rentrée 2023 : des économies sur le dos des élèves et des personnels

 

  COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le ministère vient de présenter ce mardi 14 décembre la proposition de répartition 2023 des moyens de l’enseignement scolaire. Cette répartition concerne l’ensemble des personnels, les répartitions académiques de postes ou les « priorités » ministérielles.

La CGT Éduc’action reconnait que c’est audacieux de la part du ministère de présenter un tel budget qui fait la part belle aux nombreuses suppressions de postes d’enseignement (-1117 dans le 1er degré et -481 dans le 2nd degré) alors que les conditions d’encadrement des élèves depuis la rentrée sont extrêmement mauvaises et qu’elles se sont à nouveau dégradées ces dernières semaines avec les différentes vagues épidémiques.

Alors que la situation est déjà très compliquée dans les écoles et les établissements scolaires (classes surchargées, manque de personnels, recours accru aux personnels précaires, burn-out dans certains services…), le nouveau ministre ne rompt pas le rythme instauré par son prédécesseur. Ce budget et les choix politiques faits vont de nouveau dégrader les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels et ainsi accélérer le démantèlement du Service public d’éducation.

Pour la CGT Éduc’action, la baisse démographique (à nouveau signalée par des études de la DEPP cette semaine) ne doit pas être l’occasion pour le ministère de supprimer à nouveau des postes. Elle doit être au contraire l’occasion d’améliorer considérablement les conditions d’enseignement en améliorant les taux d’encadrement et en reconstituant un volant de postes de remplacement conséquents pour assurer les continuités de service. Une nouvelle fois cette année, nous dénonçons le tour de passe-passe du ministère concernant les personnels stagiaires afin de minorer les suppressions de postes. Nous continuons de dénoncer le passage à plein temps de certain·es stagiaires avec des répercussions tant sur le plan professionnel que personnel. Cette entrée dans le métier s’avère désastreuse conduisant, malheureusement, certains ou certaines à la démission.

Quant aux moyens concernant les personnels administratifs, rien de neuf non plus malheureusement. Aucune création nette de postes et un simple jeu de bonneteau entre académies et services centraux… Comme si les services n’étaient pas assez pressurisés… Alors que les 300 postes de CPE crées en 2022 ne suffisent pas améliorer la situation dans les établissements, le ministère réussit l’exploit de n’en proposer que 100 cette année. Et rien pour accompagner durablement les élèves (infirmier·ères ou assistant·es sociaux·ales) qui ont des besoins accrus avec l’accélération de la crise sociale. Preuve que les choix budgétaires priment sur les besoins du terrain. Inacceptable.

La CGT Éduc’action note cependant la volonté du ministère de soutenir la Guyane et Mayotte. Alors qu’un véritable plan Marshall est nécessaire pour aider ces territoires, on ne nous propose qu’une rustine… Inconséquent.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale n’a pas d’autre choix que de condamner ce budget et les choix réalisés par le gouvernement et le ministère. Ces propositions sont la preuve du déni de leur part vis-à-vis de la réalité vécue par les personnels et les usager-ères. Pire, puisqu’ils sont assumés, ces choix portent la marque du mépris alors que les personnels font tant d’efforts pour faire tourner la machine (crise sanitaire, crise climatique, énergétique et économique).

Au final, le ministère comme le gouvernement n’ont tiré aucun enseignement des dernières années. Ils n’ont pas non plus entendu les revendications et le sens du vote des personnels lors des dernières élections professionnelles. Aucune création de poste ni titularisation des contractuel·les, aucune création de statut pour des personnels indispensables (AESH ou AED…). Pire, ils pénalisent certaines académies déjà en grandes difficultés. En conséquence, la CGT Éduc’action continue d’exiger un plan d’urgence et appelle les personnels à se mobiliser rapidement pour gagner la bataille des moyens, des salaires et des retraites.

Montreuil, le 13 décembre 2022

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AESH : un CDI après 3 ans d’exercice ? Non. Ces personnels doivent obtenir un statut !

 

  COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Sénat a validé jeudi 8 décembre le passage en CDI des AESH après 3 ans de CDD. Le gouvernement s’en félicite, bien sûr, et semble considérer cette mesure comme une avancée. En revanche, pour la CGT Éduc’action, les AESH ne peuvent se contenter de « mesurettes » qui ne font que graver dans le marbre la précarité de ces personnels. Cela ne répond pas à l’urgence de revalorisation salariale ! Cela ne résout en rien l’absence d’attractivité, les démissions en cascade, et les burn-out qui se multiplient.

Le CDI pour les AESH, qu’il arrive au bout de 3 ou 6 ans, ne leur apporte aucune reconnaissance professionnelle, aucune amélioration de leur niveau de vie, aucune évolution positive de conditions de travail dégradées. Que cela soit pour se loger, pour se chauffer, pour se nourrir, pour se déplacer, pour vivre dignement, pour prétendre à un prêt, il faut disposer d’un reste à vivre suffisant ! Ce n’est pas le cas des AESH.

Le gouvernement poursuit son projet destructeur

Sans AESH, la dite école inclusive dysfonctionnerait encore plus gravement. Les AESH exercent, donc, un métier essentiel, à part entière, au sein de l’Éducation nationale. Il est grand temps pour ces personnels d’accéder à une reconnaissance concrète qui ne peut passer que par le statut et un CDI de la Fonction publique n’est pas une titularisation !

La proposition de loi de création d’un corps de métier AESH a été rejetée sous de faux prétextes : contrairement à ce qu’a annoncé le ministre à l’Assemblée, c’est bien 80% d’AESH qui ont le bac et qui, par conséquent, pourraient prétendre à un statut de catégorie B.

Par ailleurs, en plus de subir la gestion purement comptable et catastrophique des PIAL, l’« acte 2 de l’école inclusive » prévoit une diminution du nombre d’AESH dans les écoles aux fins d’alléger le coût salarial du budget de l’Éducation nationale et pour les mettre à disposition des collectivités territoriales !

Urgence absolue : augmentation des salaires

La CGT Éduc’action exige que le ministère de l’Éducaction nationale assume ses responsabilités vis-à-vis de ces agents de toute urgence sur la refonte de la grille salariale, la création d’un corps de métier statutaire AESH au sein de l’Éducation nationale, des mesures concrètes pour l’amélioration des conditions de travail et d’accompagnement.

Une intersyndicale AESH est prévue lundi 12 décembre afin de maintenir la pression sur le ministère.

Pour l’heure, la CGT Éduc’action reste mobilisée pour et avec les collègues, localement et au niveau national, pour mettre fin à ce mépris et obtenir satisfaction à leurs revendications

Montreuil, le 12 décembre 2022

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Fin du mouvement INTER pour les ATSS : Jeudi 29 dec 22

 

Fin du mouvement INTER pour les ATSS  : Jeudi 29 décembre 2022

 

Les personnels (AAE – SAENES – MEN – CTSS) ,qui souhaitent participer à ces opérations de mouvement inter-académique, doivent se connecter sur le site AMIA à l’adresse suivante du mercredi 07/12/2022 au jeudi 29/12/2022 inclus :

 

Connexion site AMIA

vendredi 9 décembre 2022

Élections professionnelles : la CGT Éduc’action progresse encore

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les résultats des élections professionnelles sont tombés hier en début de soirée.

La CGT Éduc’action connait une progression de 0,5 points pour atteindre 6,64% des voix.

Nous maintenons notre siège au CSA ministériel et par conséquent notre représentativité mais c’est la CGT Éduc’action, avec + 1578 voix, qui connait la plus forte progression du nombre de votants.

Nous tenons à remercier vivement les électeurs et électrices qui nous ont apporté leur voix. Nous y voyons là un gage de confiance envers nos militants et militantes qui, au quotidien, fournissent un travail de terrain que ce soit dans l’aide individuelle mais aussi dans l’organisation de mobilisations collectives.

Ces élections ont été néanmoins entachées par les difficultés techniques et informatiques que génère le vote électronique. Une fois encore les mêmes incidents se sont produits : pannes successives du serveur, notices de votes non distribuées…Voter relevait, pour certains ou certaines, d’un véritable parcours du combattant. Ces incidents sont fortement dommageables pour l’exercice démocratique et le ministère devra en tirer un bilan.

Pour l’heure, renforcée par ses résultats électoraux, la CGT Éduc’action reste mobilisée contre les attaques du gouvernement et les luttes à venir vont être nombreuses.

Nous devons mobiliser pour gagner des revalorisations dignes, sans contrepartie et pour toutes les catégories de personnels.

Nous devons maintenir la pression contre ce projet de la réforme de la voie pro qui représente un recul historique pour des milliers de jeunes.

Nous devons nous battre pied à pied pour faire reculer la précarité qui n’a pas sa place dans un service public de l’Éducation

Enfin, nous devons nous tenir prêts et prêtes à lutter contre la future réforme des retraites. Les personnels de l’Éducation, comme tous et toutes les salarié.es de ce pays, l’ont bien compris : reculer l’âge de départ à la retraite n’est pas nécessaire pour l’équilibre des comptes. C’est bel et bien une volonté idéologique de la part de nos dirigeants contre laquelle nous devons nous opposer.

À chacun de ces rendez-vous, la CGT Éduc’action répondra présente et mobilisera les collègues pour ces luttes soient massives et victorieuses.

Montreuil, le 9 décembre 2022

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