COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Sénat a validé jeudi 8
décembre le passage en CDI des AESH après 3 ans de CDD. Le gouvernement
s’en félicite, bien sûr, et semble considérer cette mesure comme une
avancée. En revanche, pour la CGT Éduc’action, les AESH ne peuvent se
contenter de « mesurettes » qui ne font que graver dans le marbre la
précarité de ces personnels. Cela ne répond pas à l’urgence de
revalorisation salariale ! Cela ne résout en rien l’absence
d’attractivité, les démissions en cascade, et les burn-out qui se
multiplient.
Le CDI pour les AESH, qu’il arrive au
bout de 3 ou 6 ans, ne leur apporte aucune reconnaissance
professionnelle, aucune amélioration de leur niveau de vie, aucune
évolution positive de conditions de travail dégradées. Que cela soit
pour se loger, pour se chauffer, pour se nourrir, pour se déplacer, pour
vivre dignement, pour prétendre à un prêt, il faut disposer d’un reste à
vivre suffisant ! Ce n’est pas le cas des AESH.
Le gouvernement poursuit son projet destructeur
Sans AESH, la dite école inclusive
dysfonctionnerait encore plus gravement. Les AESH exercent, donc, un
métier essentiel, à part entière, au sein de l’Éducation nationale. Il
est grand temps pour ces personnels d’accéder à une reconnaissance
concrète qui ne peut passer que par le statut et un CDI de la Fonction
publique n’est pas une titularisation !
La proposition de loi de création d’un
corps de métier AESH a été rejetée sous de faux prétextes :
contrairement à ce qu’a annoncé le ministre à l’Assemblée, c’est bien
80% d’AESH qui ont le bac et qui, par conséquent, pourraient prétendre à
un statut de catégorie B.
Par ailleurs, en plus de subir la
gestion purement comptable et catastrophique des PIAL, l’« acte 2 de
l’école inclusive » prévoit une diminution du nombre d’AESH dans les
écoles aux fins d’alléger le coût salarial du budget de l’Éducation
nationale et pour les mettre à disposition des collectivités
territoriales !
Urgence absolue : augmentation des salaires
La CGT Éduc’action exige que le
ministère de l’Éducaction nationale assume ses responsabilités vis-à-vis
de ces agents de toute urgence sur la refonte de la grille salariale,
la création d’un corps de métier statutaire AESH au sein de l’Éducation
nationale, des mesures concrètes pour l’amélioration des conditions de
travail et d’accompagnement.
Une intersyndicale AESH est prévue lundi 12 décembre afin de maintenir la pression sur le ministère.
Pour l’heure, la CGT Éduc’action
reste mobilisée pour et avec les collègues, localement et au niveau
national, pour mettre fin à ce mépris et obtenir satisfaction à leurs
revendications
Montreuil, le 12 décembre 2022