vendredi 7 octobre 2022

18 octobre : les lycées professionnels doivent rester au service des élèves, pas du patronat ! (communiqué confédéral)

  Le président Macron a annoncé vouloir réformer, une nouvelle fois, l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Dès le mois de juin, la création d’un ministère délégué, sous la double tutelle des ministères de l’Éducation nationale et du Travail, était un premier signal inquiétant.

Alors que la réforme de l’apprentissage est dénoncée par un grand nombre des acteurs de la formation professionnelle, le président la prend comme modèle pour sa réforme. Il a annoncé vouloir supprimer du temps de formation en lycée pour augmenter le temps de présence des élèves dans les entreprises. Il veut renforcer particulièrement la mainmise des entreprises sur la formation scolaire.
Or, les lycées professionnels (LP) n’ont pas vocation à être au service des entreprises mais bien à celui des élèves. On ne forme pas mieux « sur le tas ». L’entreprise n’est pas l’alpha et l’oméga de la formation professionnelle. Elle présente pour les jeunes – qui, de surcroît, ne peuvent se défendre –, les mêmes risques liés aux manquements à la sécurité, à l’exposition aux produits dangereux, aux accidents du travail et aux violences sexistes et sexuelles que pour les adultes.
L’autonomie renforcée des établissements, à travers les « expérimentations locales », va aggraver les inégalités sociales et territoriales et conduire à la dislocation du cadre national de cette voie d’enseignement. L’introduction des compétences est déjà une attaque forte contre le diplôme et la qualification qu’il certifie et les droits collectifs qui y sont liés.
Autre annonce, la mise en adéquation de la carte des formations scolaires avec les besoins immédiats de main d’œuvre des entreprises locales et les fermetures de formations prétendument non-insérantes. Ces orientations trouveront largement écho dans les nouveaux contrats de plan régionaux qui sont discutés, en ce moment, au sein des Comités régionaux de l'emploi, de la formation et de l'orientation professionnelles (CREFOP).  
Toutes ces mesures vont entrainer des suppressions de postes massives : c’est bien un plan social qui s’annonce dans les LP.
La CGT réaffirme sa revendication d’une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, afin de renforcer l’égalité des chances pour toutes et tous et notamment des jeunes issus des classes populaires qui sont les principaux élèves des LP.
La CGT, attachée à la valeur émancipatrice de la formation, dénonce cette nouvelle offensive libérale contre l’école. Elle soutient les personnels des LP dans leur demande de retrait de cette réforme et de renforcement de la voie professionnelle sous statut scolaire.
Elle appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser le mardi 18 octobre avec l’intersyndicale de la voie professionnelle.

Montreuil, le 6 octobre 2022

 
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[CP CGT] Reforme des lycées pro.pdf (pdf - 202388 Lu)

dimanche 2 octobre 2022

Communiqué Intersyndicale Lycée Professionnel : grève unitaire le 18 octobre

 

LYCÉE PROFESSIONNEL : EN GRÈVE LE 18 OCTOBRE POUR LE RETRAIT DU PROJET MACRON

Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH.
Nos élèves sont contraints par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.


Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.


Pour nos organisations syndicales la CGT Agri, la CGT Educ’action, la CNT-FTE, le SE-UNSA, le SNALC, le SNEP-FSU, le SNES-FSU, le SNFOEP, le SNUEP-FSU, la CGT Enseignement privé, le SNETAA-FO, le SNETAP-FSU, le SNUPDEN-FSU, le SUI-FSU, SUD rural et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

Montreuil le 23 septembre 2022

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Appel de la CGT Educ’action contre la répression syndicale

 

APPEL DE LA CGT ÉDUC’ACTION CONTRE LA RÉPRESSION SYNDICALE DANS LE MONDE DU TRAVAIL ET L’ÉDUCATION NATIONALE

Réunie en Conseil National à Dourdan du 28 au 30 Septembre 2022, la CGT Éduc’action constate que Kai Terada et Frédéric Bianic dans l’Éducation nationale, Anthony Smith à l’inspection du travail, Moussa Gakou dans le secteur de l’énergie, des camarades de la CGT TUI France, de l’Unef Nanterre, de l’UD CGT de l’Allier, des syndicalistes à La Poste (dont Christophe Musslé et Gaël Quirante) …, subissent une répression inacceptable. Celle-ci correspond à un durcissement autoritaire de l’État et du patronat pour maintenir leur domination et leurs profits. L’usage récurrent de la violence par les « forces de l’ordre » dans les manifestations et mobilisations en est un autre exemple.

Dans l’Éducation nationale, la CGT Éduc’action constate, depuis Blanquer, l’ampleur inédite de la répression à l’encontre de militant·es syndicalistes notamment à Melle, Bordeaux, Dole, Clermont, Orléans-Tours, Bobigny, Saint Denis, Paris… Pap Ndaye s’inscrit dans la continuité.

Les cas de Kai Terada et de Frédéric Bianic en sont la toute dernière illustration. La mutation dans l’intérêt du service est devenue un nouveau moyen utilisé pour empêcher toute contestation sans possibilité de procédures contradictoires. La Loi de Transformation de la Fonction publique est un outil pour la hiérarchie administrative pour se débarrasser, à peu de frais, des syndicalistes.

La CGT Éduc’action revendique la réintégration immédiate de Kai Terada et Frédéric Bianic sans condition et l’abrogation de la Loi de la transformation de la Fonction publique. La CGT Éduc’action s’inscrira dans toutes les mobilisations intersyndicales qui s’opposent à toute forme de discriminations syndicales. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action appelle avec Sud Education l’ensemble des personnels à participer massivement à une journée d’action le 11 octobre 2022 contre la répression anti-syndicale dans les territoires, par la grève et l’organisation de rassemblements devant les DSDEN, les rectorats, les tribunaux. Elle appelle les personnels à se saisir de cette journée pour mobiliser sur les cas de répression anti-syndicale, passés ou en cours, dans les départements. 

« 4 pages » Non-titulaires 1er et 2nd degré

 

1er degré

  • Edito

  • Mission, Affectation, Des brigades sous pression, PV d’installation, Les contrats

  • Rémunération et ancienneté, Statut et temps de travail, CDIsation, NUMEN et courriel académique, Agent·es de nationalité étrangère

  • Formation, Avis IEN / Renouvellement, Formation syndicale

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2nd degré

  • Édito

  • PV d’installation, NUMEN

  • État de service, Rémunération, Révision d’affectation, Formation

  • La CGT revendique

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« 4 pages » Collège

 

Le collège unique pour la réussite des élèves

Le président Macron semble avoir découvert le 25 août 2022 que « quelque chose ne marchait pas » à lÉducation nationale et que « les inégalités étaient toujours aussi criantes ». Cependant il a exclu toute augmentation des moyens considérant que cela a déjà été fait. Le président semble penser que les cadres trop stricts de lÉcole empêcheraient chaque élève de réussir. Il souhaite que lÉcole soit plus libre, plus autonome et plus flexible.

Sommaire

  • Des mesures innovantes ?

  • Devoirs-faits

  • Évaluation 6ème : outil de l’école du tri?

  • Évaluations quand tu nous tiens…

  • Veut-on en finir avec les inégalités ?

  • EPS Vs activité sportive…

  • Urgence sur les salaires

Nos revendications

  • Des moyens pour travailler en groupe à effectifs réduits avec un cadrage national;
  • Des recrutements massifs de personnels (enseignant·es, ATSS, Voe-scolaire, AESH…) pour couvrir les besoins;
  • Des classes ne dépassant pas 20 élèves voire 15 en éducation prioritaire;
  • La création de vrais statuts pour les AESH et les AEd

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Communiqué de presse intersyndical Voie pro : grève le 18 octobre

 

LYCÉE PROFESSIONNEL :
EN GRÈVE LE 18 OCTOBRE POUR LE RETRAIT DU PROJET MACRON

Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH. Nos élèves sont contraints par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.

Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.

Pour nos organisations syndicales CGT Agri, CGT Educ’action, CNT-FTE, SE-UNSA, SNALC, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNFOEP, SNUEP-FSU, SEA-UNSA, SNEP-UNSA, CGT Enseignement privé, SNETAA-FO, lSNETAP-FSU, SNUPDEN-FSU, SUI-FSU, SUD rural, SUNDEP-solidaires et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

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Communiqué de presse intersyndical réintégration immédiate de Kai Terada

 

Halte à la répression syndicale.
Pour le respect de la liberté syndicale, Kai Terada doit être réintégré sur son poste sans délai !

Lors du CTMEN de ce vendredi 23 septembre, Les organisations syndicales FSU, UNSA Éducation, FNEC-FP FO, SGEN CFDT, CGT Éduc’action, SNALC – avec le soutien de Sud Éducation – ont fait une déclaration commune dénonçant avec la plus grande fermeté les pratiques de répression syndicale ou d’atteinte à la liberté syndicale et exigeant l’annulation de la décision de la rectrice de Versailles de muter d’office Kai Terada, professeur de mathématiques au Lycée Joliot-Curie de Nanterre et militant syndical départemental Sud Éducation.

En l’absence de réponse du ministre ou de son cabinet en séance, inacceptable compte-tenu de la gravité en termes de répression syndicale que constitue la mesure prise à son encontre, la FSU, la FNEC FP-FO et la CGT Éduc’action ont quitté le CTMEN.

Ce jeudi, Kai Terada a en effet appris qu’il était muté d’office dans l’intérêt du service dans un lycée des Yvelines. Pourtant, le rectorat lui-même indique qu’il n’y a rien qui justifie d’engager la moindre procédure disciplinaire. La rectrice de Versailles use donc d’un procédé de contournement que les motivations de la décision assument en tant que tel.

La seule motivation affichée par l’administration lors du CTMEN est de garantir la continuité du service dans l’établissement. Pourtant, les personnels y sont massivement en grève pour protester contre la suspension et maintenant le déplacement dans l’intérêt du service de leur collègue tant il est évident qu’il s’agit d’une sanction disciplinaire déguisée et sans fondement.

Les organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education dénoncent les agissements de la rectrice de Versailles.

Ces faits s’inscrivent dans un contexte d’atteintes à la liberté syndicale qui a pris une ampleur inédite et dangereuse dans l’Éducation nationale sous le ministère de Jean-Michel Blanquer. Ça suffit !

Après le succès du rassemblement de soutien à notre collègue devant le ministère mercredi 21 septembre, nos organisations syndicales sont déterminées à poursuivre leur action de soutien plein et entier pour le respect du droit syndical dans l’Éducation nationale.

Le ministre Pap Ndiaye doit prendre ses responsabilités et annuler sans délai la décision de la rectrice de Versailles et réintégrer Kai Terada sur son poste.

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