vendredi 20 août 2021

Déclaration de la CGT-Éduc'action au CTM du 12 juillet 2021

 

 

L’année scolaire s’est terminée comme à elle a commencé : la confusion a jalonné la période des examens, avec des convocations arrivées tardivement notamment pour le Grand Oral où ordre/contre ordre ont été parfois la règle dans certaines académies en particulier en Région Parisienne. Les corrections de l’épreuve de philo se sont aussi déroulées de manière quelque peu chaotique.

Loin de nous l’idée de stigmatiser les services administratifs mais c’est surtout le manque d’anticipation qui résulte de cette situation. Vouloir maintenir le Grand oral à tout prix signifiait organiser les jurys en nombre suffisant et cela nécessite de l’anticipation. Ou il fallait opter pour la neutralisation du Grand oral cette année comme le préconisait la CGT.

La rentrée scolaire ne sera probablement pas une rentrée comme les autres tant la situation sanitaire reste fragile et nos élèves qui ont, comme les personnels, été soumis à rude épreuve mériteraient que des moyens suffisants soient alloués dans notre secteur afin que des solutions soient mises en place pour ceux et celles qui sont en difficulté scolaire et que les confinements successifs ont même parfois conduit au décrochage.  Ça ne serait pas juste que ces élèves-là soient laissés sur le bord de la route par manque d’ambition politique.

Les réunions dans le cadre de l’agenda social ont ponctué ces dernières semaines. Nous avons assisté à ces différents GT. Des perspectives positives sont à noter et donc à saluer pour certaines catégories. S’agissant des personnels administratifs, la requalification de la filière notamment par le passage de la catégorie C en B et de la catégorie B en A, va dans le bon sens. Par ailleurs, Pour les personnels de labo, nous souhaitons un GT pour définir une fiche métiers d'assistant.e ingénieur.e en EPLE  permettant aux personnels de labo catégorie B d'accéder à la catégorie A. Le Grenelle n'a rien prévu pour ces personnels en terme de requalification et c'est bien dommage...

Pour les personnels enseignants, les revalorisations proposées, notamment par la prime d’attractivité, ne sont pas à la hauteur des enjeux. La proposition à travers les différents scénarios était soit d’Intégrer les collègues jusqu’au 9 ème échelon avec une prime inférieure pour chacun.e ou bien privilégier les débuts de carrière avec une prime un peu plus importante pour ces collègues. Pour la CGT, c’est un non choix car l’enveloppe dédiée est fermée et insuffisante à la base. De plus il n’y a pas de perspective ou de certitude pour de nouvelles revalorisations à moyen et long terme. La seule revalorisation possible c’est l’augmentation du point d’indice qui permettra à toutes et tous d’être revalorisée de manière pérenne.

Sur le GT 3 amélioration du service public : Le service public d’Education ne peut s’améliorer sans moyens supplémentaires et sans améliorer les conditions de travail des personnels. Or, les propositions sont très réduites et reposent essentiellement sur de la hausse du temps de travail ou une multiplication des missions comme les remplacements. Quant aux AESH, si l’on peut saluer la volonté d’harmoniser les rémunérations d’une académie à l’autre par une grille nationale, cette grille malgré tout ne répond pas aux revalorisations nécessaires de ces personnels. De plus, peu de propositions permettraient une réelle amélioration des conditions d’exercice de ces personnels. Leur proposer d’augmenter le temps de travail sur des missions aussi diverses que variées notamment celles associés à Jeunesse et sport ne correspond pas vraiment aux attentes de ces personnels. Non seulement dans ce domaine, on trouve des métiers à part entière qui nécessitent une véritable formation mais cela reviendrait aussi à un cumul d’emplois. N’est- ce pas ce que la plupart d’entre eux font déjà de par les temps partiels imposés ? Une nouvelle mobilisation à la rentrée sera donc encore à l’ordre du jour.

Dernier point : la direction d’École. Le ministre a décidé d’instaurer des emplois fonctionnels de direction dans les écoles à décharge complète. Même si ce dispositif ne concernerait, pour l’instant que 6% des écoles environ, nous craignons que ce ne soit probablement qu’une première marche vers un élargissement du dispositif, dispositif que la majorité des collègues rejettent.

Que ce soit dans le 1er et 2nd degré, il n’est absolument pas souhaitable d’instaurer des hiérarchies intermédiaires qui engendrent la plupart du temps des divisions entre les personnels quand il faut, au contraire de la cohésion.

Multiplier les hiérarchies intermédiaires est un processus que les grandes entreprises dans le privé ont développé dans les années 90. Trente après, beaucoup d’économistes même parmi les plus libéraux ont changé de braquet  tant cette évolution s’est avéré contre-productive. Des cadres pressurisés, des salariés à bout pour au final des performances moindre.

L’Education nationale ne doit pas être dirigée comme une entreprise.  Pour nous, les personnels travaillent sur de l’humain et un seul et même objectif doit les animer : amener le plus grand nombre d’élèves à s’insérer socialement quel que soit leur parcours scolaire et devenir des citoyens ou citoyenne émancipées.

La CGT soutiendra toute mobilisation dès la rentrée.

La déclaration au format

 

Communiqué commun SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, FNEC FP-FO, SNALC, CGT-Educ’action, SUD Education

 

 

 

Communiqué commun SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU,

FNEC FP-FO, SNALC, CGT-Educ’action, SUD Education

 

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu. Les personnels ont vu les conséquences de son renforcement, dans le cadre de la crise sanitaire, tout au long de  l’année : augmentation de la charge de travail, pressions multiples sur les enseignants, dénaturation de nos missions et augmentation des inégalités entre les élèves.

Dans ce contexte, vouloir renforcer la place du contrôle continu relèverait plutôt d’une instrumentalisation de la crise sanitaire. La méthode est d’autant plus inacceptable que les textes ont été présentés au Conseil Supérieur de l’Education du 8 juillet alors que la nouvelle mouture du baccalauréat Blanquer avait déjà été annoncée, par le ministre lui-même, à la presse.

Les conditions désastreuses dans lesquelles se sont déroulés les épreuves, les jurys d’harmonisation et de délibération de la session 2021 sont une illustration de plus, s’il en fallait, que la réforme du lycée et du baccalauréat n’est pas la bonne.

Nos organisations réaffirment leur attachement à un baccalauréat national, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes, seule organisation des examens gage d’égalité entre les élèves. Elles en demandent le rétablissement pour la session 2022. Elles organiseront rapidement, avec les personnels, la mobilisation.

Le 9 juillet 2021.

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Direction d’école : le ministre franchit la ligne rouge !

 

 

 

Direction d’école : le ministre franchit la ligne rouge !

Vendredi 2 juillet, dans les dernières minutes du dernier groupe de travail de l’agenda social sur la direction d’école, les représentant·es de l’administration ont annoncé que le ministre avait la ferme intention de mettre en œuvre un projet de « statut d’emploi fonctionnel » pour les directrices et directeurs totalement déchargé∙es de classe prenant la forme, à l’horizon 2022, d’un détachement et d’une grille salariale spécifique.

Avancées dans la proposition de loi Rilhac et durant les ateliers du Grenelle de l’éducation, les mesures qui entendent « donner aux directrices et directeurs d’école un véritable statut leur conférant une autorité décisionnelle et fonctionnelle » ne répondent pas aux besoins des écoles et entraîneraient un bouleversement de leur fonctionnement.

Conférer un « statut d’emploi fonctionnel» aux 2 900 directrices et directeurs d’école totalement déchargé·es de classe, assorti d’une lettre de mission de l’IA-DASEN, c’est créer une profonde césure au sein de l’École de la République. C’est grâce au travail collectif de tous les enseignant·es (directeur·trices, adjoint·es…) que l’école a tenu face à la pandémie, face aux consignes tardives voire incohérentes du ministre. C’est dans le cadre d’équipes pédagogiques mues par leur pouvoir d’agir que sont créées les conditions de la réussite de toutes et de tous.

Toutes les consultations des personnels des écoles ont montré leur rejet massif de modifier la structuration et le fonctionnement de l’école. Seul, contre l’avis de la majorité des personnels et de nos organisations syndicales, le ministre souhaite mettre un coup d’accélérateur en introduisant plus de verticalité, sans s’attaquer aux problématiques qui ne cessent de s’accumuler : notamment alléger le quotidien de toutes et tous pour répondre à la dégradation des conditions de travail.

Ce ministre n’en est pas à sa première tentative depuis son entrée au gouvernement. Sous la pression des mobilisations, iI a dû retirer le fameux article 6 de la loi pour l’école de la confiance qui visait à créer des établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux.

Pour les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’Action et Sud Education, il franchirait ainsi une ligne rouge en maintenant ce projet, avançant de façon dogmatique au mépris de l’expression des directrices et directeurs, qu’il a pourtant consulté∙es à l’automne 2019, et au mépris de l’ensemble des professeur∙es des écoles. Les organisations SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’Action et Sud Education jugent inacceptable ce qui mettrait à mal la place centrale du conseil des maîtresses et maîtres animés par les directrices et directeurs, lieu de débats et de démocratie au sein des écoles. Les personnels des écoles n’ont pas besoin de hiérarchie dans l’école, mais de renforcer le collectif pédagogique.

Elles engageront à la rentrée une mobilisation avec les personnels pour faire échec à ce projet et faire valoir les réelles revendications des personnels pour la direction d’école : une augmentation des décharges, l’allègement des tâches inutiles et chronophages et la mise en place d’une aide administrative pérenne et statutaire dans les écoles.

Paris, le 7 juillet 2021

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Direction d’école : Le coup de force de Blanquer

 

 

Direction d’école :

Le coup de force de Blanquer

 

Lors du groupe de travail Direction d’école du vendredi 2 juillet sur les obligations réglementaires de service des personnels, l’administration a décidé d’annoncer, au moment de clore cette réunion, la volonté du ministre Blanquer d’instaurer très rapidement des emplois fonctionnels de direc- teur·trice dans les écoles où ces personnels bénéficient d’une décharge complète.

En agissant de la sorte, le ministre se passe de la loi Rilhac pour imposer cette mesure réglementaire. Cela fait des semaines que la CGT Éduc’action l’annonce. Cette décision, si elle est confirmée, ne concernerait pour l’heure que les écoles maternelles de 13 classes et plus, ainsi que les écoles élémentaires de 14 classes et plus, soit environ 6% des écoles. Évidemment ce n’est qu’une première marche vers un futur élargissement du dispositif. Ces emplois fonctionnels transformeraient les directeur⋅trices en supérieur⋅es hiérarchiques des enseignant·es. Ils se feront selon un détache- ment, une grille salariale annoncée comme « très avantageuse », avec des missions et des contrats limités dans le temps et renouvelables… Si dans un premier temps il n’y aura pas d’obligation pour les collègues en poste d’accepter ce statut, les futurs personnels recrutés sur ces directions y seront soumis. Aucune date n’est actuellement avancée dans l’attente des derniers arbitrages du ministre, mais il est possible que cela se fasse au cours de l’été.

La CGT Éduc’action dénonce ce procédé sournois et méprisant pour les personnels et les organisa- tions syndicales. En effet, en passant en force à la veille des vacances et après 18 mois compliqués pour l’École, le ministre Blanquer souhaite ainsi éviter la mobilisation des personnels.

La CGT Éduc’action rappelle depuis des mois au ministre que les personnels du premier degré sont très majoritairement opposés à l’instauration d’une hiérarchie et qu’ils l’ont d’ailleurs très massive- ment exprimé lors du sondage ministériel de novembre 2019. Le mal-être des directeur·trices ne vient pas de l’absence de statut et de pouvoirs, mais bien d’un manque de temps, d’un manque de personnels administratifs statutaires pour les aider et d’une surcharge récurrente de travail.

Face à ce coup de force intolérable, la CGT Éduc’action prendra ses responsabilités et travaillera, avec les organisations syndicales qui le souhaitent, à la construction d’une très large mobilisation dès la rentrée contre ce projet Blanquer.

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Guide de rentrée stagiaires 2021/2022

 

 

 

 Guide de rentrée stagiaires 2021/2022

Bienvenue à l’Éducation nationale ! Les médias font la même publicité à chaque rentrée : baisse d’attractivité du métier d’enseignant·e, crise des vocations, dévalorisation de l’image du prof, manque de performance de l’École française avec des enseignant·es parmi les plus mal payé·es de UE... Les bonnes questions ne semblent jamais posées, car si on décrit les échecs, on ne met pas assez en avant les raisons de ceux-ci et la responsabilité de l’État. Enseignant·e est un métier qui s’apprend et durant cette année de stage vous allez découvrir presque toutes les facettes de ce métier : l’enthousiasme de découvrir les classes et les élèves, d’essayer des techniques pédagogiques innovantes et émancipatrices, apprendre à comprendre les matières à enseigner, rencontrer les collègues au sein de la salle des personnels et dans le travail en équipe…

Lire le guide de rentrée stagiaire 2021/2022 au format 

 

Communiqué intersyndical AESH

 

 

 Communiqué intersyndical AESH

 

Le 3 juin, les AESH se sont mobilisé·e·s en nombre dans toute la France, avec le soutien des autres personnels de l’Éducation nationale. Par la grève et la participation aux manifestations, ils et elles ont rendu visible leur colère face au mépris du ministère qui reste sourd à leurs revendications.

Pour toute réponse, le ministère a refusé d’engager des négociations spécifiques et a relégué les discussions sur les rémunérations et le temps de travail des AESH dans le groupe de travail « Amélioration du service public » du Grenelle, excluant ainsi toute une partie des revendications.

Les pistes avancées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont pas acceptables. En effet, il serait proposé aux AESH de multiplier les contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du champ de l’Éducation nationale. Cela ne répond aucunement aux attentes des AESH qui exigent la pleine reconnaissance de leur métier d’accompagnant.e d’élèves en situation de handicap, dans les écoles et établissements scolaires.

Une enveloppe de 40 à 60 millions d'euros serait prévue pour 2022, mais sans aucun engagement sur un plan pluriannuel pour améliorer les rémunérations. La proposition d’un cadre dérogatoire, avec une grille de rémunération comprenant 11 niveaux allant jusqu’à l’indice majoré 427 contre 363 actuellement, et un avancement automatique tous les trois ans contourne la création d’un corps, mais c’est un premier bougé à mettre à l’actif des mobilisations.

Il reste urgent d’augmenter les rémunérations de tous les AESH sur toute la carrière et leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail, d’abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens, de créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, et de recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des besoins.

L’intersyndicale nationale juge nécessaire de poursuivre et amplifier la mobilisation pour imposer la satisfaction des revendications des AESH. Elle décide de se revoir fin août pour échanger sur les modalités d’action et construire cette mobilisation avec les personnels. Elle apporte dès à présent son soutien à toutes les initiatives en cours ou à venir.

Paris, le 1er juillet

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Le 16 pages "Spécial" Stagiaires 1er et 2nd degré en INSPE : Rentrée 2021

 

 

 

SOMMAIRE 

 

Page 3 Edito
Page 4 L’année de stage en résumé
Page 5 Une CGT Féministe
Page 6 A l’INSPE
Pages 7 & 8 Calendrier et textes de référence
Page 9 A l’INSPE
Pages 10 & 11 Dans mon école / mon établissement
Pages 12 & 13 Bienvenue à l’Éducation nationale : la paperasse - nos revendications

 

 

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