vendredi 19 mars 2021

Blanquer en fuite devant la mobilisation...

 

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué de presse intersyndical (FSU, CGT, FO, SE-UNSA, SGEN-CFDT, Solidaires) suite à l'annulation de la venue de Blanquer dans la Manche ce lundi 22 mars.


A maintes reprises et sous différentes formes (grève, rassemblements, boycott des instances, motions...), nous avons alerté M. Blanquer sur la situation catastrophique pour nos écoles et établissements de la Manche pour la rentrée prochaine. Alors que tout le monde s'accorde à dire que l'école est essentielle, que décide notre ministre après avoir loué notre travail ? Il supprime des postes  tout particulièrement dans la Manche où il opère une véritable saignée : 33 postes dans les collèges, une vingtaine dans les lycées, 42 fermetures de classe...

Depuis la prise de connaissance de ces mesures de suppression,  la colère et l’incompréhension se manifestent chez les enseignant.es, à tel point que sa venue était vécue comme une occasion unique de lui faire part de leur ressenti et d'exiger l'annulation des suppressions de postes.

Et maintenant avec l'annulation de sa venue, c'est une immense déception. Ils constatent simplement que leur ministre a préféré de nouveau continuer sa communication hors sol depuis Paris et fuir la réalité du terrain !

Alors qu’une audience devait avoir lieu, l’IS déplore cette dérobade du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et des sports et tient à remercier l’ensemble des personnels pour leur réactivité à se mobiliser.

dimanche 14 mars 2021

Éducation : Se doter des moyens humains nécessaires pour réussir

 

 

 

Éducation : Se doter des moyens humains nécessaires pour réussir


Nos organisations CGT Éduc’Action, FNEC-FP FO, FSU, SNALC, Sud Éducation, UNSA Éducation demandent au gouvernement les moyens humains nécessaires pour affronter la situation épidémique jusqu’à cette fin d’année scolaire puis pour en dépasser les conséquences durant l’année scolaire prochaine.
Alors même que depuis un an l’ensemble des personnels de l’Éducation est engagé pour affronter la crise sanitaire et assurer la continuité du service public d’éducation, les moyens ne sont pas au rendez-vous.
Pour les mois à venir, il faut prolonger les enseignants contractuels et assistants d’éducation (AED) déjà recrutés à minima jusqu’à la fin de l’année scolaire, ne pas arrêter leurs contrats au mois de mai, recruter davantage de personnels, notamment par le recours aux listes complémentaires, pour faire face aux besoins suscités par la crise sanitaire.

En effet, les besoins sont forts pour assurer les remplacements des personnels touchés par la Covid, pour renforcer les services de Vie Scolaire, pour améliorer globalement les conditions d’accueil et contribuer à pouvoir laisser les écoles et établissements ouverts.
Pour la rentrée prochaine, le budget 2021 n’est pas à la hauteur des défis renforcés par ce contexte. 

En effet, les collèges et les lycées subissent une suppression de 1800 postes d’enseignant·es. La pression des heures supplémentaires devient intenable.
Pour les écoles, les décisions prises en ce moment dans les départements montrent que les moyens attribués ne permettent pas de répondre aux besoins et entraînent des fermetures de classes injustifiées, des réductions des moyens en remplacement ou en Réseaux d’aide (RASED) notamment.

Ces décisions dégradent le système éducatif et réduisent sa capacité à apporter des réponses positives aux élèves.
S’agissant des personnels administratifs et techniques, s’il n’y a pas de baisse au niveau national, certaines académies voient leurs moyens considérablement réduits. Comme la crise l’a à nouveau montré, notre système est « sous administré » et nous avons besoin de créations de postes.
La crise a également montré que les moyens doivent être renforcés pour les personnels de santé, sociaux, de vie scolaire, Psy-EN, RASED, afin de répondre aux besoins d’accompagnement global des élèves dans la crise et dans la sortie de crise.

Sur l’ensemble du territoire nous soutenons les équipes d’école et d’établissement qui sont mobilisées pour alerter sur la dégradation des conditions d’enseignements de la rentrée prochaine et pour exiger les créations de postes nécessaires Nos organisations demandent qu’elles soient entendues et qu’un rectificatif budgétaire vienne donner les moyens de
préparer une année scolaire à la hauteur de ce que seront les besoins des élèves.

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Guide 1er degré à l’usage des militant·es de la CGT Éduc’Action

 

 

G

CONSTRUIRE UNE CULTURE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL 

Notre employeur permet des conditions de travail inacceptables jouant souvent sur l’attachement des personnels de l’éducation à ce qu'ils qualifient comme étant "leurs missions". Ces dernières se confondent avec leur métier et donc de leur statut de travail-leur·euse. Aujourd’hui la question de la santé au travail dans l’Éducation nationale est complètement négligée. Pour contrer cette logique, la CGT Educ’Action en tend outiller les militant·es et investir les questions de travail et santé et reconstruire une réelle culture de la santé au travail.

Consulter notre guide 1er degré à l’usage des militant·es de la CGT Éduc’Action

Direction d’école L’autorité fonctionnelle est à combattre et il y a urgence.

 

 

 

Direction d’école

L’autorité fonctionnelle est à combattre et il y a urgence.

 

Lors de l’étude du projet de loi Rilhac au Sénat ce mercredi 10 mars, nous avons assisté à un nouveau revirement de position de la part du ministre Blanquer, comme il l’avait d’ailleurs déjà fait lors de la loi « École de la confiance ».

Alors qu’il avait extirpé la notion « d’autorité fonctionnelle » du texte présenté à l’Assemblée nationale, le ministre ne s’est pas privé hier, avec l’accord et le soutien de la majorité présidentielle, de revenir sur « ses engagements » et d’affirmer qu'il était désormais "favorable à la délégation de compétences". Cette volte-face de la part du ministre n’est pas une surprise. Il utilise toutes les opportunités politiques qui s’offrent à lui et qui lui permettent d’aller plus loin dans sa volonté d’exploser définitivement le cadre actuel de l’École, et ce malgré les urgences de la crise sanitaire qu’il a du mal à traiter. Cette décision supprime toute collégialité dans les écoles et donne un pouvoir très clairement hiérarchique aux directrice·teurs. Demain, le Grenelle de l’Éducation et ses conclusions lui serviront tout autant de prétexte pour casser nos statuts, nos missions et nos grilles de rémunération.

Le Sénat et le ministre introduisent les emplois fonctionnels avec autorité fonctionnelle et délégation de prérogatives des IEN aux directrice·teurs. Cette mesure et l’absence de cadre strict vont engendrer des dérives dans le fonctionnement des équipes et instaurer une autorité hiérarchique entre directrice·teurs et adjoint·es (avec la possibilité d’évaluation par exemple…). Le ministre instaure une pression supplémentaire et une mainmise complète sur les directrice·teurs qui en souffrent déjà trop.

La question de la direction d’école traverse nos classes et les couloirs du ministère depuis des années. Les personnels ne demandent ni statut ni autorité fonctionnelle et l’ont rappelé une nouvelle fois en décembre 2019 lors de la concertation ministérielle en s’exprimant à près de 90% contre. Ce n’est pas cette absence qui empêche les équipes de fonctionner. La crise sanitaire a d’ailleurs montré qu’elles étaient tout à fait capables de travailler sans statut de direction ou d’établissement. Leurs principaux problèmes venaient de l’absence manifeste de l’autorité administrative au quotidien, de leur manque de temps, d’aide administrative, de leur faible rémunération ou de leur trop faible formation.

Sans attendre le second passage à l’Assemblé nationale de ce projet de loi, la CGT Éduc’action appelle les personnels à se réunir et à décider collectivement des modalités d’action pour s’opposer à cette dangereuse transformation de l’École. Elle continue de porter ses revendications pour exiger un temps de décharge suffisant pour chaque école et directeur·trice (et qu’il soit assuré par un·e collègue dédié·e à ces remplacements), l’abandon de toutes les tâches administratives inutiles et inappropriées, une aide apportée par des personnels administratifs Fonction publique d’État dans les écoles, une création massive de postes, une augmentation des rémunérations et des bonifications indiciaires.

Montreuil, le 11 mars 2021

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Le grand oral : le grand scandale

 

 

 

 

Le grand oral : le grand scandale

Le grand oral est sans doute l’épreuve la plus symbolique du nouveau bac, la marque personnelle du ministre et de sa volonté de « faire du neuf ». Preuve de cette importance, son poids dans le résultat final du bac : 10 % du bac général et 14 % du bac technologique. 

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